Connectez-vous pour enregistrer les articles, suivre votre progression et ajouter des favoris.

Abonnez-vous pour bénéficier des playlists

Bloody Mary : Marie Tudor, 284 suppliciés et un surnom tardif

Angleterre & îles BritanniquesRéforme & guerres de religion14 septembre 202636 sources vérifiées
John Foxe / Wikimedia Commons
8 min de lecture36 sources vérifiées
L’article complet en PDFAbonnez-vous pour bénéficier du téléchargement PDF

Toute phrase qui commence par « Marie Tudor a fait brûler » remonte au même livre. Les Actes and Monuments de John Foxe, imprimés à Londres par John Day en 1563 puis augmentés en 1570, 1576 et 1583, fournissent les noms, les dates, les métiers, les lieux. Il n’existe pas de registre central des exécutions pour hérésie sous ce règne, et les archives diocésaines comme les procédures de confiscation servent à recouper le récit, jamais à refaire le compte de bout en bout. Foxe avait fait paraître un premier état latin des procès et des bûchers, les Rerum in ecclesia gestarum… commentarii, en août 1559, neuf mois après la mort de la reine.

Trois vieux statuts remis en service

Marie Ire reçoit la couronne le 19 juillet 1553, après les neuf jours de Jeanne Grey. La restauration religieuse commence par le droit. En novembre 1554, le Parlement vote la remise en vigueur de trois statuts contre l’hérésie, celui de Richard II en 1382, celui de Henri IV en 1401, connu sous son incipit latin De heretico comburendo, et celui de Henri V en 1414. Les trois avaient été abrogés au fil des ruptures précédentes. Ils redeviennent applicables à la fin de janvier 1555, et le 4 février John Rogers brûle à Smithfield.

Les dates de janvier à mars sont données ici selon l’année commençant le 1er janvier ; les documents anglais du temps les portent encore à l’année précédente, puisque l’année civile y démarre le 25 mars.

Le dispositif est judiciaire de bout en bout. L’évêque diocésain juge, le condamné qui refuse d’abjurer est remis au shérif, et le shérif allume. Hugh Latimer, évêque de Worcester, et Nicholas Ridley, évêque de Londres, meurent à Oxford le 16 octobre 1555. Thomas Cranmer, archevêque de Cantorbéry et architecte du Book of Common Prayer, est brûlé au même endroit le 21 mars 1556, après avoir signé sa soumission à Rome puis l’avoir reniée publiquement. Trois ans et demi séparent Rogers de la mort de la reine, le 17 novembre 1558, journée qui emporte aussi le cardinal Pole.

Compter avec le livre d’un adversaire

Deux cent quatre-vingt-quatre. Le chiffre circule partout et il a une origine unique. Thomas S. Freeman a reconstitué, pour l’édition en ligne des Actes and Monuments, un tableau chronologique des martyrs mariaux qui indique pour chacun la date de mort aussi précisément que Foxe et les sources parallèles le permettent, le mode de mort, l’âge quand il est connu, le métier et le statut matrimonial.

Le tableau distingue explicitement ceux qui sont morts en prison de ceux qui ont brûlé. Le chiffre rond de trois cents, qu’on lit souvent, additionne les deux catégories et emprunte à la rhétorique de Foxe lui-même.

Foxe n’est pourtant pas un faussaire.

Elizabeth Evenden et Thomas S. Freeman ont montré comment le livre a été fabriqué, avec quels matériaux et quels collaborateurs, et la base documentaire a mieux résisté qu’on ne l’attendait d’un martyrologe militant. La polémique est dans le cadre. Isabelle Fernandes a analysé la stratégie d’inversion qui transforme le supplicié en vainqueur et le catholique en suppôt du diable, avec l’objectif avoué de produire assez de haine pour que le combat continue. Les deux choses tiennent ensemble, et c’est ce qui autorise à se servir du décompte sans se servir du vocabulaire.

Personne ne l’appelle ainsi de son vivant

Le surnom est posthume, et il met longtemps à prendre. Susan Doran a étudié la manière dont les auteurs protestants élisabéthains parlent de Marie. Ils la présentent comme un châtiment divin envoyé à un peuple infidèle, dans un registre qui reste celui du sermon et de la prophétie. Thomas S. Freeman a consacré un chapitre entier à l’invention de « Bloody Mary » et il fait courir la carrière du surnom de la Restauration des Stuarts au XXᵉ siècle. Entre les bûchers et l’étiquette, il y a donc l’anticatholicisme anglais du XVIIᵉ siècle, celui des complots supposés et des paniques successives, dont Fernandes montre qu’il puise directement dans l’image de l’ennemi fabriquée par Foxe.

Le XIXᵉ siècle consolide. À Oxford, sur les fonds d’une souscription publique, un mémorial néogothique dessiné par George Gilbert Scott et sculpté par Henry Weekes s’élève entre 1841 et 1843 au bas de St Giles, à trois siècles de distance des faits. Une croix de granit marque, dans la chaussée de Broad Street, l’emplacement présumé des bûchers.

La charge contre elle mobilise d’autres griefs que les bûchers. Isabelle Fernandes, dans la biographie française qu’elle lui a consacrée en 2012, range parmi les griefs du procès posthume le mariage espagnol, les grossesses annoncées qui n’aboutissent pas, et la perte de Calais au début de 1558. Frederick E. Smith a relevé de son côté que les historiens continuent d’écrire « Mary Tudor » là où ils écrivent « Elizabeth I », privant du titre régnant la seule des deux sœurs qui ait été catholique. Je garde « Marie Ire » dans le corps de cet article, parce que l’asymétrie de l’usage fait partie de l’objet.

Aux Pays-Bas, mille trois cents condamnations à mort

L’ordre de grandeur européen est connu. William Monter a estimé à environ trois mille les exécutions pour hérésie légalement prononcées dans l’ensemble de la chrétienté latine entre 1520 et 1565, soit sur quarante-cinq ans et sur tout le continent. Dans les seuls Pays-Bas, A. C. Duke compte plus de mille trois cents personnes condamnées à mort pour infraction aux placards contre l’hérésie entre le 1er juillet 1523 et l’été 1566, et il ajoute que la répression réelle a pu toucher cinq à dix fois plus de poursuivis. Le prince qui hérite de ces provinces en 1555 s’appelle Philippe, et il est alors l’époux régnant de Marie.

Duke observe au passage que les bûchers mariaux sont plus notoires, et que la fureur y est retombée vite. Il a raison sur le total et il déplace le problème. Ce qui isole l’Angleterre de 1555-1558 n’est pas le nombre absolu mais la cadence, environ quatre-vingts suppliciés par an contre une trentaine de condamnations annuelles aux Pays-Bas, sur un territoire moins peuplé et pendant une fraction du temps. Les deux séries ne sont pas construites de la même façon, l’une compte des sentences et l’autre des morts, et l’on ne sait pas trancher la part qui revient à l’état des archives. Frederick E. Smith formule néanmoins le verdict sans amortisseur, l’intensité de la campagne anglaise sur un laps aussi court est sans précédent, y compris mesurée aux normes de son époque. La comparaison avec le règne suivant échoue pour une autre raison. Claire Cross a montré que le gouvernement élisabéthain, après la bulle d’excommunication de 1570, poursuit les prêtres séminaristes et leurs protecteurs pour trahison et non pour hérésie, ce qui déplace le débat sur la question de savoir si ces hommes meurent pour un crime politique ou pour leur foi. Les catholiques exécutés sous Élisabeth sont nombreux, et ils relèvent d’une autre qualification juridique, ce qui interdit d’aligner les deux bilans dans une même colonne.

L’argument de Duffy dans sa version forte

Le camp qui refuse la légende noire plaide la compétence du régime, et cette manière de poser le problème rend sa position difficile à écarter. Dans Fires of Faith, paru en 2009, Eamon Duffy soutient que le régime marial fut compétent et inventif, que le cardinal Pole tenait réellement la campagne antihérétique en main, qu’elle a été exécutée sur le terrain par un réseau d’hommes d’Église, de commissaires laïcs et de magistrats locaux, qu’elle a été justifiée en chaire et par l’imprimé, et qu’elle s’est accompagnée d’efforts sérieux pour obtenir des abjurations plutôt que des morts. Duffy note que les gestes de sympathie envers les suppliciés restent limités à quelques localités et qu’il ne voit pas de désaffection religieuse en train de se propager. Il tire enfin du recul spectaculaire des bûchers en 1558 la conclusion la plus contestée de son livre, la répression commençait à produire son effet parce qu’il restait moins de militants à brûler. Thomas S. Freeman l’a soutenu dans le même volume collectif où il démontait le surnom. Paul Cavill a élargi le cadre en rappelant que le bûcher n’était qu’un instrument parmi d’autres, à côté de la confiscation des biens des hérétiques, et qu’évaluer l’application de la politique religieuse suppose de tenir compte de ceux qui ont collaboré sans adhérer. Je tiens cette dernière remarque pour la plus utile du débat, parce qu’elle sort du face-à-face entre le bûcher et la sympathie populaire.

« Une négligence », juge le jésuite Robert Persons

Les objections viennent aussi du camp catholique, et très tôt. En 1596, le jésuite anglais Robert Persons rédige un plan pour une future restauration du catholicisme en Angleterre et y juge l’entreprise de Marie négligente, occupée des dehors sans traiter la racine. Sa recommandation est de ne presser aucune conscience pendant les premières années. Persons écrit après coup, avec l’intérêt d’un homme qui défend sa propre méthode, et son plan a surtout circulé par une édition anglaise imprimée en 1690, près d’un siècle après sa rédaction.

Chez les modernes, David Loades et Diarmaid MacCulloch ont refusé la lecture de 1558 proposée par Duffy dans leurs comptes rendus respectifs. Andrew Pettegree tient les bûchers pour le signe le plus clair de la stérilité du régime et de son aveuglement, jugement qui prolonge l’interprétation dominante du XXᵉ siècle, celle d’A. G. Dickens en 1964 et de G. R. Elton en 1977, pour qui le règne fut un intermède rétrograde. Christopher Haigh a rappelé le handicap documentaire de ces cinq années, où manquent les grands amasseurs de papiers d’État du type de Thomas Cromwell ou de William Cecil. Frederick E. Smith, extérieur aux deux camps, observe que la discussion restera spéculative, la brièveté du règne interdisant de savoir ce qu’une politique religieuse aurait donné sur vingt ans.

À l’Ashmolean Museum d’Oxford, deux objets survivent de l’affaire des trois évêques. Une clé de la prison du Bocardo, où ils furent détenus, porte le numéro AN1836 p.133 351 ; la prison elle-même a été démolie en 1771, et la clé est passée aux mains des antiquaires alors que le bâtiment n’existait plus. L’autre pièce est un bandeau de fer articulé, muni d’un fermoir verrouillable. Il porte le numéro AN1877 226, et la notice du musée ne dit pas qu’il a serré la taille de Cranmer pendant sa détention de 1554, elle dit qu’on le croit.

Pour aller plus loin

Autour de ce règne se tiennent plusieurs sujets voisins de l’encyclopédie. Le Book of Common Prayer et son auteur Thomas Cranmer forment le cas limite de la conformité religieuse imposée, avec des rétractations signées puis reniées en public. Par le mariage espagnol de 1554, l’Angleterre entre dans l’orbite de Philippe II au moment où celui-ci hérite des Pays-Bas habsbourgeois, et le concile de Trente pose ensuite la question de ce que le synode légatin de Pole a pu lui transmettre.

Se connecter pour enregistrer
Se connecter pour enregistrer

Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. John Foxe, *Actes and Monuments of these Latter and Perillous Dayes*, Londres, John Day, 1563 ; quatrième édition, Londres, 1583, p. 2098-2099 pour le jugement d’ensemble de Foxe sur le règne de Marie
  2. John Foxe, *Rerum in ecclesia gestarum commentarii*, premier état latin des procès et des bûchers mariaux, août 1559
  3. Revival of the Heresy Acts, statut du Parlement d’Angleterre, 1 & 2 Ph. & M. c. 6, voté en novembre 1554, remettant en vigueur 5 Ric. II st. 2 c. 5 (1382), 2 Hen. IV c. 15 (1401) et 2 Hen. V st. 1 c. 7 (1414), applicable à partir de la fin de janvier 1555
Voir les 33 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Robert Persons, *The Jesuit’s Memorial for the Intended Reformation of England*, éd. Edward Gee, Londres, 1690, p. 20-26 et p. 32
  2. Bandeau de fer articulé à fermoir verrouillable, dit « Cranmer’s Band », attribué à la détention de Thomas Cranmer à Oxford en 1554 Ashmolean Museum, Oxford, AN1877 226
  3. Clé de la prison du Bocardo, Oxford, lieu de détention de Cranmer, Ridley et Latimer, prison démolie en 1771 Ashmolean Museum, Oxford, AN1836 p.133 351
  4. Martyrs’ Memorial, St Giles, Oxford, monument néogothique de George Gilbert Scott, statues de Henry Weekes, érigé entre 1841 et 1843 ; croix de granit marquant l’emplacement des bûchers dans la chaussée de Broad Street

Bibliographie

  1. Eamon Duffy, *Fires of Faith. Catholic England under Mary Tudor*, New Haven, 2009, xiv + 249 p., ISBN 978-0-300-15216-6 Yale University Press
  2. Susan Doran et Thomas S. Freeman (dir.), *Mary Tudor : Old and New Perspectives*, Basingstoke, 2011, xiv + 345 p., ISBN 978-0-230-00462-7 Palgrave Macmillan
  3. Thomas S. Freeman, « Inventing Bloody Mary : Perceptions of Mary Tudor from the Restoration to the Twentieth Century », dans Doran et Freeman (dir.), *Mary Tudor*, p. 78-100 Palgrave Macmillan
  4. Thomas S. Freeman, « Burning Zeal : Mary Tudor and the Marian Persecution », dans Doran et Freeman (dir.), *Mary Tudor*, p. 171-205 Palgrave Macmillan
  5. Susan Doran, « A “sharp rod” of chastisement : Mary I through Protestant eyes during the reign of Elizabeth I », dans Doran et Freeman (dir.), *Mary Tudor*, p. 21-36, DOI 10,1007/978-0-230-34385-6_2 Palgrave Macmillanhttps://doi.org/10.1007/978-0-230-34385-6_2
  6. Elizabeth Evenden et Thomas S. Freeman, *Religion and the Book in Early Modern England : The Making of John Foxe’s Book of Martyrs*, Cambridge, 2011 Cambridge University Press
  7. Frederick E. Smith, « Reinventing the Counter-Reformation in Marian England, 1553-1558 », *The Historical Journal* 64 (4), 2021, p. 1105-1127, DOI 10,1017/S0018246X20000394 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/S0018246X20000394
  8. Paul R. Cavill, « Heresy and Forfeiture in Marian England », *The Historical Journal* 56, 2013, p. 879-907, DOI 10,1017/S0018246X13000277 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/S0018246X13000277
  9. William Monter, « Heresy Executions in Reformation Europe, 1520-1565 », dans Ole Peter Grell et Bob Scribner (dir.), *Tolerance and Intolerance in the European Reformation*, Cambridge, 1996, p. 48-64, DOI 10,1017/CBO9780511523328 006 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/CBO9780511523328
  10. A. C. Duke, « Building Heaven in Hell’s Despite : The Early History of the Reformation in the Towns of the Low Countries », dans A. C. Duke et C. A. Tamse (dir.), *Britain and The Netherlands*, Dordrecht, 1981, p. 45-75, DOI 10,1007/978-94-009-7695-5_3 Martinus Nijhoffhttps://doi.org/10.1007/978-94-009-7695-5_3
  11. Isabelle Fernandes, *Marie Tudor. La souffrance du pouvoir*, Paris, 2012, ISBN 978-2-84734-737-1 ; rééd. coll. « Texto », 2023 Tallandier
  12. Isabelle Fernandes, « “The deformed imp of the devil” : John Foxe and the Protestant fashioning of the Catholic enemy », *Angles* 10, 2020, DOI 10,4000/angles.299 Société des anglicistes de l’enseignement supérieurhttps://doi.org/10.4000/angles.299
  13. Claire Cross, « Orthodoxy, Heresy and Treason in Elizabethan England », *Revue française de civilisation britannique* XVIII-1, 2013 Presses Sorbonne Nouvelle
  14. A. G. Dickens, *The English Reformation*, Londres, 1964 ; 2ᵉ édition, 1989, 461 p. B. T. Batsford
  15. G. R. Elton, *Reform and Reformation : England, 1509-1558*, Londres, 1977, coll. « The New History of England », ISBN 978-0-7131-5952-3 Edward Arnold
  16. Andrew Pettegree, « A. G. Dickens and his critics : a new narrative of the English Reformation », *Historical Research* 77, 2004, p. 39-58, DOI 10,1111/j.1468-2281,2004,00197.x Institute of Historical Researchhttps://doi.org/10.1111/j.1468-2281.2004.00197.x
  17. David Loades, compte rendu de Eamon Duffy, *Fires of Faith*, *Journal of British Studies* 50, 2011, p. 473-474, DOI 10,1086/658197 The University of Chicago Presshttps://doi.org/10.1086/658197
  18. Diarmaid MacCulloch, compte rendu de Eamon Duffy, *Fires of Faith*, *The Sixteenth Century Journal* 41, 2010, p. 1303-1305 The Sixteenth Century Journal
  19. Christopher Haigh, compte rendu de John Edwards, *Mary I : England’s Catholic Queen*, *The Sixteenth Century Journal* 43, 2012, p. 1276-1277 The Sixteenth Century Journal

Sources en ligne

  1. « Reinventing the Counter-Reformation in Marian England, 1553-1558 » The Historical Journal, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/historical-journal/article/reinventing-the-counterreformation-in-marian-england-15531558/B148A747A15B49DDEAF895ED5D661D9D
  2. « TABLE Foxe’s Marian Martyrs » The Acts and Monuments Online, Digital Humanities Institute, université de Sheffieldhttps://www.dhi.ac.uk/foxe/freeman-marion.pdf
  3. « The Oxford Martyrs’ Material » Ashmolean Museum, British Archaeology Collections, université d’Oxfordhttps://britisharchaeology.ashmus.ox.ac.uk/highlights/oxford-martyrs.html
  4. « Martyrs or traitors ? » Museum of Oxford, expositions numériqueshttps://moxdigiexhibits.omeka.net/exhibits/show/oxford-re-formed/martyrs/martyrs-or-traitors
  5. « Heresy executions in Reformation Europe, 1520-1565 (Chapter 4) » Tolerance and Intolerance in the European Reformation, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/books/abs/tolerance-and-intolerance-in-the-european-reformation/heresy-executions-in-reformation-europe-15201565/EFB6CFCAD5C26AA8189170837B478D4A
  6. « Building Heaven in Hell’s Despite : The Early History of the Reformation in the Towns of the Low Countries » Springer Nature Linkhttps://link.springer.com/chapter/10.1007/978-94-009-7695-5_3
  7. « Orthodoxy, Heresy and Treason in Elizabethan England » Revue française de civilisation britannique, OpenEdition Journalshttps://journals.openedition.org/rfcb/3561
  8. « ‘The deformed imp of the devil’ : John Foxe and the Protestant fashioning of the Catholic enemy » Angles, OpenEdition Journalshttps://journals.openedition.org/angles/299
  9. « Fires of Faith » Yale University Press, Londreshttps://yalebooks.co.uk/book/9780300168891/fires-of-faith/
  10. « Eamon Duffy, Fires of Faith : Catholic England under Mary Tudor », compte rendu The Innes Review, Edinburgh University Presshttps://www.euppublishing.com/doi/10.3366/E0020157X09000572
La lettre

Vous avez aimé cet article ?

Les nouveaux récits de l’encyclopédie et l’enquête du moment.