Une relation espagnole des exécutions, conservée dans les archives impériales de Vienne, porte en tête « Execution criminal hecha en Inglatierra el 16 de Mayo 1536 ». La date est fausse. Les cinq hommes sont morts le 17, la reine le 19. Le texte décrit pourtant la scène de très près : le manteau court fourré d’hermine qu’on lui retire, la coiffe anglaise qu’elle ôte elle-même, la coiffe de lin qu’une jeune femme lui tend, une autre qui lui bande les yeux. Il se termine sur l’accomplissement d’une prophétie de Merlin. C’est à peu près l’état du dossier : une précision d’huissier, et des erreurs dès la première semaine.
Du tournoi de Greenwich au coup d’épée
Une commission est mise en place en avril 1536 pour instruire les rumeurs sur la conduite de la reine. Quand la cour se rassemble à Greenwich pour le tournoi du 1er mai, le musicien Mark Smeaton est déjà emprisonné. Le 2, Anne est arrêtée et conduite par barge à la Tour de Londres. Le 9, les charges sont formellement portées à Westminster, en deux dossiers. Le 12, Smeaton, Henry Norris, William Brereton et Francis Weston comparaissent ; seul Smeaton se reconnaît coupable. Le 15, la reine et son frère George, vicomte Rochford, sont jugés à l’intérieur de la Tour devant leur oncle le duc de Norfolk, siégeant comme grand sénéchal en vertu de lettres patentes scellées du grand sceau. Plus de deux mille personnes assistaient, note Chapuys, qui souligne qu’on ne les avait pas menés à Westminster comme les autres.
Le fonds KB 8/9 tient en treize feuillets de parchemin, avec de nombreux doublons. Les actes d’accusation sont en latin de chancellerie et n’essaient pas de dissimuler leur hostilité : la reine y suit son appétit fragile et charnel. Une charge d’inceste est datée du 2 novembre 1535, à Westminster, et la formule ajoute « et à diverses reprises avant et après ». Une autre affirme que la reine et ses complices conspiraient la mort du roi, et qu’elle avait promis d’épouser l’un d’eux ensuite. C’est elle qui fait basculer l’adultère dans la trahison, seule qualification capable de tuer une reine. Ce que les treize peaux ne conservent pas, l’institution qui les garde le dit elle-même : ce sont les actes formels de la procédure, pas le contenu des débats.
Des dates que l’accusation n’a pas pu tenir
Eric Ives a confronté les occasions datées de l’acte d’accusation aux itinéraires connus de la cour, dans l’English Historical Review en 1992 puis dans sa biographie de 2004. Plusieurs rencontres alléguées tombent des jours où la reine ou l’accusé se trouvent démontrablement ailleurs. L’objection est sérieuse et elle a une réponse sérieuse. George Bernard, qui avait ouvert le dossier dans la même revue en 1991 et répliqué à Ives l’année suivante, fait observer que la formule « et à diverses reprises avant et après » est une clause de style du droit anglais : la date précise n’engage pas l’accusation, elle situe. Le désaccord porte moins sur les faits que sur ce qu’un acte d’accusation du XVIᵉ siècle prétend établir.
Reste ce que dit un observateur qui n’aimait pas la reine. Chapuys note que Smeaton a seul reconnu s’être trouvé trois fois avec elle, que les autres ont été condamnés sur présomptions, et qu’aucun témoin n’a été produit, ce qui est pourtant l’usage quand l’accusé nie. Plusieurs assistants pariaient dix contre un sur l’acquittement de Rochford. Il rapporte enfin un détail de procédure qui vaut démonstration : une accusation trop crue, selon laquelle Anne aurait dit à sa belle-sœur que le roi n’avait « ne vertu ne puissance », n’a pas été lue à voix haute mais montrée par écrit à Rochford, avec défense de la répéter. Il l’a lue tout haut. Cromwell écrivait le 14 mai à ses ambassadeurs en France que la conduite de la reine était si notoire que ses dames ne pouvaient plus la dissimuler. Aucune de ces dames n’apparaît nommément au dossier.
Quatre lettres, un incendie et un imprimé de 1679
William Kingston, connétable de la Tour, écrivait à Cromwell presque chaque jour. Ses lettres sont la seule source directe sur ce que la prisonnière a dit. Elles étaient reliées dans le volume Cotton Otho C X, papier, 340 sur 255 millimètres, et le feu d’Ashburnham House les a rongées en 1731. Le texte qu’on cite depuis deux siècles est donc reconstitué, ses lacunes comblées d’après l’Histoire de la Réformation de Gilbert Burnet, imprimée en 1679, c’est-à-dire d’après une lecture antérieure au feu. La lettre du 16 mai, elle, a survécu ailleurs, dans le manuscrit Harley 283. Détail qui compte pour qui veut vérifier sur pièces : les feuillets ne portent pas les mêmes numéros dans le calendrier de 1887 et dans le catalogue actuel, le volume ayant été relié à neuf en 1962.
Ce qu’on y lit tient en peu de phrases et pèse lourd. Le 16 mai, à dîner, Anne dit qu’elle ira au couvent et qu’elle espère avoir la vie sauve ; dans la même lettre, Kingston demande les instructions du roi sur la préparation des échafauds. Le 18, il se déclare soulagé d’apprendre l’arrivée de l’exécuteur de Calais, qui saura s’y prendre, et annonce qu’il envoie chercher des charpentiers pour dresser une plateforme assez haute pour que tous voient. Le 19 au matin, elle lui dit qu’elle a entendu dire que l’exécuteur était bon et qu’elle a un petit cou, met ses mains autour et rit de bon cœur. Il faut se rappeler qui écrit à qui : ces confidences sont rapportées par le geôlier au ministre qui instruit l’affaire. Une autre lettre du même volume, d’Edward Baynton, prévenait que personne d’autre que Mark n’avouerait quoi que ce soit contre la reine.
Un poème français daté du 2 juin, imprimé neuf ans plus tard
Le récit suivi le plus complet ne vient ni de la justice ni de la chronique anglaise. Lancelot de Carle, secrétaire d’Antoine de Castelnau, ambassadeur de France à Londres, a écrit 1 318 vers datés du 2 juin 1536, restés manuscrits jusqu’à une impression lyonnaise de 1545, un in-octavo de 47 pages. Il y raconte l’origine de l’affaire. Un membre du conseil privé, ayant constaté que sa propre sœur aimait certains hommes d’un amour déshonnête, la réprimande ; elle répond que sa faute est peu de chose au regard de celle de la reine, et le renvoie à Mark. Le frère prend conseil de deux familiers du roi ; tous trois vont le trouver. Le roi change de couleur, remercie, ne montre rien. Le poème ajoute que Smeaton, sans avoir été torturé, a déclaré délibérément que la reine s’était trois fois donnée à lui.
La sœur admonestée n’est pas nommée, et son identification avec Élisabeth Browne, comtesse de Worcester, est une reconstitution postérieure. Le texte se donne pour un ensemble de choses entendues en Angleterre, sans nommer ses informateurs, et il contient des erreurs que son auteur pouvait vérifier. Il reste qu’il s’agit d’un témoignage d’ambassade rédigé sur place, deux semaines après les faits, par un homme sans intérêt à servir la thèse anglaise, et qu’il fournit le seul mécanisme cohérent d’origine de l’accusation.
Ce que le camp adverse a de plus solide
Tenir l’affaire pour un montage de Cromwell est la position dominante, et il faut donner à ceux qui la refusent leur version la plus forte. George Bernard, dans Anne Boleyn : Fatal Attractions en 2010, s’appuie sur le poème de Carle et soutient qu’une part des accusations pourrait être fondée. Ses arguments ne relèvent pas de la dévotion. Smeaton a maintenu son aveu jusqu’au pied de l’échafaud. Une fabrication supposait la complicité silencieuse d’un très grand nombre de gens, dont l’oncle et le père de l’accusée. Et le couple royal ne donnait pas, à l’automne 1535, les signes d’une rupture. Greg Walker a proposé en 2002, dans The Historical Journal, une troisième voie : il écarte la faction comme la culpabilité et met en cause des conversations imprudentes tenues dans les appartements de la reine pendant le week-end du 1er mai, qu’une loi de trahison votée en 1534 rendait capitales. Retha Warnicke avait avancé dès 1989 une explication par la fausse couche de janvier 1536, hypothèse aujourd’hui peu suivie.
Le document qu’on oppose à tout cela mérite d’être lu jusqu’au bout. Le 6 juin 1536, Chapuys rapporte à Charles Quint que Cromwell lui a dit avoir découvert et poursuivi l’affaire de la concubine, s’y être donné beaucoup de peine, et, après la colère qu’il avait encourue à cause de la réponse faite par le roi à l’ambassadeur le troisième jour de Pâques, s’être mis « a fantasier et conspirer led. affaire ». C’est la pièce la plus lourde du dossier de la conspiration. C’est aussi une vantardise adressée à un diplomate qu’il avait intérêt à impressionner, et Cromwell enchaîne en louant le sens, l’esprit et le courage de la reine et de son frère.
Deux versions de la même sentence en quarante-huit heures
Le 17 mai, à Lambeth, Cranmer prononce la nullité du mariage devant le chancelier Thomas Audley, le duc de Suffolk et le comte d’Oxford. La sentence sera scellée le 10 juin et souscrite par les deux chambres de la Convocation le 28. Elle ne dit pas sur quel empêchement elle se fonde. Deux jours plus tard, Chapuys écrit à Granvelle que l’archevêque a déclaré la fille de la concubine bâtarde de Norris ; dans la même lettre, il ajoute que d’autres lui rapportent un motif tout différent, les relations antérieures du roi avec la sœur d’Anne. Une troisième piste avait été testée peu avant : le 13 mai, de Newington Green, Henry Percy, comte de Northumberland, écrivait à Cromwell pour nier tout contrat de mariage passé avec Anne Boleyn.
L’incohérence est frontale. Si le mariage n’a jamais existé, il n’y avait pas de reine, donc pas d’adultère royal, donc pas de trahison. Les quatre gentilshommes et Rochford avaient été décapités le matin même sur Tower Hill en vertu d’un jugement qui présupposait le contraire. Le 19 mai, jour où l’épée de Calais servit dans l’enceinte de la Tour vers neuf heures, Cranmer signait à Lambeth, sur une page de parchemin, une dispense autorisant Henri VIII et Jane Seymour à se marier malgré un empêchement d’affinité et sans publication de bans. Le lendemain à neuf heures, la promesse de mariage était échangée. La noce eut lieu le 30 mai.
La postérité s’est chargée du reste. Le sixième doigt entre dans l’imprimé en 1585, dans le De origine ac progressu schismatis Anglicani de Nicholas Sander, mort cinq ans plus tôt, achevé par Edward Rishton et publié sous une adresse fictive, Cologne, alors que le livre sort des presses de Jean Foigny à Reims. L’ouvrage est une démonstration polémique : le mariage était nul, donc Élisabeth Iʳᵉ est illégitime, donc son règne l’est aussi. Aucune source du vivant d’Anne ne mentionne ce doigt.
Le dossier tait plusieurs choses pour de bon. On ne s’accorde même pas sur le nombre des assistants à l’exécution : un correspondant écrit mille personnes, Chapuys note qu’on n’a pas admis les étrangers, et Kingston avait fait sortir moins de trente d’entre eux de la forteresse. Le lieu de l’échafaud n’est pas celui que signale le mémorial de verre posé sur Tower Green : Ives l’a replacé devant la maison de l’artillerie, sur l’actuelle place d’armes au nord de la Tour blanche. Quant aux ossements exhumés lors de la restauration de la chapelle Saint-Pierre-aux-Liens en 1876 et 1877, puis remis en terre dans des coffrets de plomb, leur attribution repose sur un plan de sépultures et une concordance de position, non sur une preuve indépendante.
Il subsiste en revanche deux liasses de comptes. L’une est endossée « dettes dues à feu la reine Anne », l’autre « dettes dues par feu la reine Anne au moment de sa mort », ancien rouleau mis à plat et mutilé, pour un total de 934 livres sterling 7 shillings et un demi-penny. Le livre de comptes ouvert en décembre 1535 les précède. On y trouve, au 18 janvier, le prix du bateau de Greenwich à Londres et retour pour prendre la mesure des bonnets de la petite princesse. Au 20 mars, un bonnet de satin blanc garni d’une riche résille d’or, quatre livres sterling, et un autre de satin cramoisi, trois livres treize shillings quatre pence. Le registre est endossé : livre des dettes de la reine.
Pour aller plus loin
Ce dossier croise la rupture avec Rome et l’acte de suprématie de 1534, sans lequel aucune des juridictions employées en mai 1536 n’aurait eu cette forme. Il rejoint la dissolution des monastères, engagée au printemps de la même année et dont les commissaires écrivaient à Cromwell depuis Northampton le 19 mai, ainsi que la chute de Cromwell lui-même en 1540, condamné par acte d’attainder sans procès contradictoire.
Une reine d’Angleterre a été décapitée en mai 1536, dix-sept jours après son arrestation, pour adultère, inceste et complot contre la vie du roi. Elle s’appelait Anne Boleyn. Son mari, Henri VIII, avait rompu avec le pape pour l’épouser trois ans plus tôt. La question posée depuis est simple à formuler et difficile à trancher : que prouvent réellement les papiers que cette affaire a laissés ?
Un dossier de justice qui a survécu
Le dossier du procès existe encore. Il tient en treize feuilles de parchemin conservées aux archives nationales britanniques. On y trouve la nomination du juge, l’oncle même de l’accusée, les accusations rédigées en latin, les dates supposées des rencontres.
On n’y trouve pas ce qui a été dit à l’audience. Ce type de dossier enregistrait la procédure, pas les débats. Sur les cinq hommes accusés avec la reine, un seul, un musicien de la maison royale, s’est reconnu coupable. Les quatre autres ont nié jusqu’au bout.
L’ambassadeur de l’empereur, qui détestait la reine et le disait sans détour dans ses lettres, écrit malgré tout que ces quatre hommes ont été condamnés sur de simples présomptions, sans preuve ni aveu, et qu’aucun témoin n’a été appelé. Le témoignage d’un adversaire compte double.
Ce qu’un incendie a emporté
Le chef de la prison écrivait chaque jour au ministre chargé de l’affaire pour lui rapporter les propos de la prisonnière. Ces lettres sont notre seule source directe sur ce qu’elle a dit pendant sa détention.
Elles ont brûlé. En 1731, un incendie ravage la bibliothèque qui les conservait et ronge les feuillets. Les mots manquants ont été reconstitués grâce à un livre imprimé en 1679, dont l’auteur avait lu les lettres intactes.
Ce que ces pages abîmées laissent voir est saisissant. Trois jours avant sa mort, la reine dit à table qu’elle espère avoir la vie sauve et qu’elle entrera au couvent. Dans la même lettre, le geôlier demande au ministre ses instructions pour la construction des échafauds.
Un poème écrit par un diplomate français
Le récit le plus détaillé de toute l’affaire n’est pas anglais. C’est un long poème français, daté du 2 juin 1536, écrit à Londres par le secrétaire de l’ambassade de France. Il ne sera imprimé qu’en 1545.
Il raconte l’origine des accusations. Un membre du conseil du roi reproche à sa sœur sa conduite ; elle répond que la reine fait pire, et donne un nom. L’information remonte jusqu’au roi. Le poème ajoute que le musicien a avoué sans avoir été torturé.
Ce texte ne nomme aucun de ses informateurs et contient des erreurs vérifiables. Il reste que son auteur était sur place, qu’il écrivait deux semaines après les faits, et qu’il n’avait aucune raison de défendre la version anglaise.
Les historiens ne sont pas d’accord
La thèse la plus répandue veut que le dossier ait été fabriqué par le principal ministre du roi. Elle s’appuie notamment sur le fait que plusieurs des dates portées dans l’accusation sont impossibles : la reine se trouvait ailleurs.
Ceux qui refusent cette lecture ont des arguments sérieux. La formule employée par les juristes de l’époque rendait les dates précises non contraignantes. Le musicien a maintenu ses aveux jusqu’au pied de l’échafaud. Et un tel montage supposait le silence complice d’un très grand nombre de personnes, dont la famille de l’accusée.
Une troisième explication a été proposée : ce seraient des paroles imprudentes, échangées dans les appartements de la reine quelques jours avant l’arrestation, qu’une loi récente rendait passibles de mort.
Deux jugements qui se contredisent
Le jour où les cinq hommes ont été exécutés, l’archevêque de Cantorbéry a déclaré le mariage royal nul, comme s’il n’avait jamais existé. Le texte de sa sentence ne dit pas pourquoi. Les contemporains eux-mêmes en donnaient deux raisons différentes.
Si le mariage n’avait jamais existé, il n’y avait pas de reine, donc pas d’adultère royal, donc pas de trahison. Les hommes avaient pourtant été décapités le matin même.
Deux jours plus tard, le jour de l’exécution de la reine, le même archevêque signait l’autorisation nécessaire au mariage suivant du roi. La cérémonie eut lieu onze jours après.
Le détail des accusations, l’état des lettres brûlées et la discussion entre historiens occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Actes d’accusation et pièces de procédure des procès d’Anne Boleyn et de George Boleyn, vicomte Rochford, mai 1536, treize feuillets de parchemin issus de la « Baga de Secretis » du banc du roi, dont la commission au duc de Norfolk The National Archives, Kew, KB 8/9, ff. 9r, 9v et 10r, membrane 17
- Sentence de nullité du mariage d’Henri VIII et d’Anne Boleyn prononcée par Thomas Cranmer à Lambeth le 17 mai 1536 en présence de Thomas Audley, du duc de Suffolk et du comte d’Oxford, scellée le 10 juin et souscrite par les deux chambres de la Convocation le 28 texte dans David Wilkins, Concilia Magnae Britanniae et Hiberniae, t. III, p. 803 ; Letters and Papers, Foreign and Domestic, Henry VIII, t. X, n° 896
- Dispense accordée par Thomas Cranmer à Henri VIII et Jane Seymour pour se marier malgré un empêchement d’affinité et sans publication de bans, parchemin d’une page signé « T. Cantuarien. », Lambeth, 19 mai 1536 The National Archives ; Letters and Papers, t. X, n° 915
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Sources primaires (suite)
- Lettre de William Kingston, connétable de la Tour, à Thomas Cromwell, 16 mai 1536, sur la journée de la prisonnière et la préparation des échafauds British Library, Harley MS 283, f. 134 ; Letters and Papers, t. X, n° 890
- Lettre de William Kingston à Thomas Cromwell, 18 mai 1536, sur l’« executur » de Calais et la commande des charpentiers Letters and Papers, t. X, n° 902
- Lettre de William Kingston à Thomas Cromwell, 19 mai 1536, feuillet endommagé par l’incendie de 1731, lacunes restituées d’après l’imprimé de Burnet ; l’ensemble des quatre lettres de Kingston est décrit au catalogue sous Cotton MS Otho C X, ff. 225r-228v, papier, 340 × 255 mm British Library ; Letters and Papers, t. X, n° 910
- Lettre d’Edward Baynton, Greenwich, 1536, déclarant qu’un seul homme, nommé Mark, avouera quelque chose contre la reine British Library, Cotton MS Otho C X, f. 209v
- Lettre d’Henry Percy, sixième comte de Northumberland, à Thomas Cromwell, Newington Green, 13 mai 1536, niant tout contrat de mariage antérieur avec Anne Boleyn British Library, Cotton MS Otho C X, f. 224
- Eustache Chapuys à Charles Quint, Londres, 19 mai 1536, sur les procès des 12 et 15 mai, l’absence de témoins et l’exécution archives impériales de Vienne, copie moderne ; Letters and Papers, t. X, n° 908
- Eustache Chapuys à Nicolas de Granvelle, Londres, 19 et 20 mai 1536, sur la sentence de nullité et la promesse de mariage échangée le 20 Letters and Papers, t. X, n° 909 et 926
- Eustache Chapuys à Charles Quint, Londres, 6 juin 1536, compte rendu de l’entretien avec Cromwell, 31 pages archives impériales de Vienne, copie moderne ; Letters and Papers, t. X, n° 1069
- « Execution criminal hecha en Inglatierra el 16 de Mayo 1536 », relation espagnole des exécutions de Rochford, Norris, Weston, Brereton, Smeaton et de la reine archives impériales de Vienne, copie moderne ; Letters and Papers, t. X, n° 911
- Lettres de John Husee à lord Lisle et à lady Lisle, Londres, 19 mai 1536, et d’Antony Pykeryng à lady Lisle, même date, sur les exécutions du 17 et du 19 Letters and Papers, t. X, n° 918, 919 et 920
- Lancelot de Carle, Épistre contenant le procès criminel faict à l’encontre de la royne Anne Boullant d’Angleterre, poème de 1 318 vers daté de Londres le 2 juin 1536, imprimé à Lyon en 1545, in-8°, 47 p. exemplaire de réserve numérisé de la Bibliothèque nationale de France ; analyse dans Letters and Papers, t. X, n° 1036
- « Certain debts due to the late queen Anne » et « Debts owing by the late queen Anne at the time of her death », ancien rouleau mis à plat et mutilé, total de 934 livres sterling 7 shillings et un demi-penny, et livre de comptes de la reine ouvert en décembre 1535 Letters and Papers, t. X, n° 912, 913 et 914
- Gilbert Burnet, The History of the Reformation of the Church of England, t. I, Londres, 1679, p. 327, qui imprime la dernière lettre de Kingston avant l’incendie du fonds Cotton
- Nicholas Sander, De origine ac progressu schismatis Anglicani, achevé et édité par Edward Rishton, adresse d’impression fictive « Coloniae Agrippinae », en réalité Reims, Jean Foigny, 1585 exemplaire numérisé de la John Adams Library, Boston Public Library
Bibliographie
- Eric Ives, The Life and Death of Anne Boleyn, Oxford, 2004 Blackwell
- E. W. Ives, « The fall of Anne Boleyn reconsidered », English Historical Review 107 (424), 1992, p. 651-664 Oxford University Press
- G. W. Bernard, « The fall of Anne Boleyn », English Historical Review 106 (420), 1991, p. 584-610 Oxford University Press
- G. W. Bernard, « The fall of Anne Boleyn : a rejoinder », English Historical Review 107 (424), 1992, p. 665-674 Oxford University Press
- G. W. Bernard, Anne Boleyn : Fatal Attractions, New Haven, 2010, 256 p., ISBN 978-0-300-16245-5 Yale University Press
- Greg Walker, « Rethinking the fall of Anne Boleyn », The Historical Journal 45 (1), 2002, p. 1-29, DOI 10,1017/S0018246X01002126 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/S0018246X01002126
- Retha M. Warnicke, The Rise and Fall of Anne Boleyn. Family Politics at the Court of Henry VIII, Cambridge, 1989 Cambridge University Press
- Doyne C. Bell, Notices of the Historic Persons Buried in the Chapel of St Peter ad Vincula in the Tower of London, with an Account of the Discovery of the Supposed Remains of Anne Boleyn, Londres, 1877
Sources en ligne
- « Six Wives in the archives : the trial of Anne Boleyn » The National Archives, bloghttps://blog.nationalarchives.gov.uk/six-wives-archives-trial-anne-boleyn/
- « Spotlight On : Anne Boleyn’s trial, video transcript » The National Archiveshttps://www.nationalarchives.gov.uk/education/students/videos/spotlight-on/spotlight-on-anne-boleyns-trial/spotlight-on-anne-boleyns-trial-video-transcript/
- « Court of King’s Bench : Crown Side : Baga de Secretis » The National Archives, catalogue Discoveryhttps://discovery.nationalarchives.gov.uk/details/r/C10012
- « Cotton MS Otho C X », notice de volume British Library, Archives and Manuscripts Cataloguehttps://searcharchives.bl.uk/catalog/040-001102888
- « Henry VIII : May 1536, 16-20 » British History Onlinehttps://www.british-history.ac.uk/letters-papers-hen8/vol10/pp371-391
- « Henry VIII : June 1536, 1-5 » British History Onlinehttps://www.british-history.ac.uk/letters-papers-hen8/vol10/pp424-440
- « Henry VIII : June 1536, 6-10 » British History Onlinehttps://www.british-history.ac.uk/letters-papers-hen8/vol10/pp440-470
- « Épistre contenant le procès criminel faict à l’encontre de la royne Anne Boullant d’Angleterre / par Carles,... » Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k71312g
- « RETHINKING THE FALL OF ANNE BOLEYN » The Historical Journal, Cambridge Corehttps://resolve.cambridge.org/core/journals/historical-journal/article/rethinking-the-fall-of-anne-boleyn/106377DCBE637AB5BC6D9E67F17A631E
- « Anne Boleyn » Historic Royal Palaces, Tower of Londonhttps://www.hrp.org.uk/tower-of-london/history-and-stories/anne-boleyn/
- « Tower Green and Scaffold site » Historic Royal Palaces, Tower of Londonhttps://www.hrp.org.uk/tower-of-london/whats-on/tower-green-and-scaffold-site/
- « Doctissimi viri Nicolai Sanderi, De origine ac progressu schismatis Anglicani, liber », édition de 1585 numérisée, exemplaire John Adams Internet Archivehttps://archive.org/details/doctissimivirini1585sand


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