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Marie Stuart : trois royaumes, une exécution, des preuves perdues

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Anthony Babington a brûlé la lettre aussitôt après l’avoir lue. Il l’a reconnu pendant son interrogatoire, et le papier n’a jamais reparu. La pièce qui a conduit Marie Stuart à l’échafaud n’existe donc plus que sous forme de copies, et ces copies ont été faites par ceux qui l’accusaient. Dix-neuf ans plus tôt, les lettres tirées d’un coffret d’argent et produites contre elle à Westminster avaient suivi un chemin voisin, passant d’un régent écossais à l’autre avant de s’évanouir après 1584. Le coffret, lui, est à Édimbourg.

Le traité qu’elle n’a jamais ratifié

Née à Linlithgow le 8 décembre 1542, Marie devient reine d’Écosse six jours plus tard, à la mort de son père Jacques V. On l’envoie à cinq ans à la cour de France, pendant que sa mère, Marie de Guise, gouverne l’Écosse en son nom de 1554 à 1560. Le 24 avril 1558, elle épouse le dauphin François. En novembre, Marie Tudor meurt et Élisabeth lui succède sans opposition. Pour une partie de l’Europe catholique, la fille d’Anne Boleyn est illégitime, et la couronne anglaise revient de droit à l’arrière-petite-fille d’Henri VII par Margaret Tudor.

Henri II tire les conséquences de cette lecture et fait proclamer son fils et sa bru roi et reine d’Angleterre. Les armes anglaises sont alors écartelées avec celles du couple. Une copie de ce blason, envoyée de France en juillet 1559, est conservée à la British Library dans le manuscrit Cotton Caligula B.X, au feuillet 17, et William Cecil l’a annotée de sa main. Il y désigne l’objet comme « the fals armes of Scotland, France, England, Julij, 1559 ». Vingt-huit ans avant Fotheringhay, le secrétaire d’Élisabeth avait déjà classé la pièce et daté le grief.

Le traité conclu à Édimbourg le 5 juillet 1560 exigeait précisément l’abandon de ces armes et de ce style. Marie ne l’a jamais ratifié. Elle a bien proposé de le faire en 1583, quand un accord sur sa libération paraissait envisageable, sans que l’offre aboutisse. François II meurt le 5 décembre 1560, après dix-huit mois de règne, et la reine douairière rentre en Écosse à l’été 1561. Trois couronnes, trois statuts. La première portée depuis le berceau, la deuxième pendant un an et demi, la troisième revendiquée sans être jamais ni exercée ni abandonnée. C’est la troisième qui la tue. L’époque moderne, la période qui va de la fin du XVᵉ siècle à la Révolution, s’ouvre sur quantité de litiges dynastiques de ce genre, que ni le droit ni les traités ne parviennent à trancher.

Huit lettres, douze sonnets, deux contrats

En juin 1567, peu après la reddition de Marie devant les lords confédérés, le comte de Morton fait saisir un coffret d’argent doré sur un serviteur de Bothwell. Il le porte devant le Conseil privé écossais et en force la serrure. Aucun procès-verbal d’époque ne dit ce qu’il y avait dedans, et c’est le premier trou du dossier. La divulgation se fait ensuite par paliers : en décembre 1567, un acte présenté au parlement écossais mentionne des lettres sans qu’on sache lesquelles ont été produites ; en juin 1568, une traduction en écossais part pour Londres afin que des juges anglais disent si la cause serait prouvée, à condition que les originaux s’accordent avec ces copies ; il faut attendre décembre 1568 pour que le nombre exact des pièces soit révélé, soit huit lettres, douze sonnets et deux contrats de mariage. A. E. MacRobert, qui a repris l’ensemble en 2002, insiste sur le temps ainsi laissé à qui aurait voulu retoucher la liasse. Aux conférences d’York, de Westminster et de Hampton Court, entre octobre et décembre 1568, les originaux français sont comparés à des lettres authentiques de Marie, mais ses propres commissaires se sont retirés au début de décembre, pour protester contre le refus de laisser leur maîtresse comparaître, et n’ont contesté aucune pièce. Élisabeth clôt l’enquête sans rien conclure, ce qui lui convenait. La version hostile se fixe en 1571 dans un imprimé sorti des presses londoniennes de John Day, « Ane detectioun of the duinges of Marie Quene of Scottes », petit in-octavo de 176 pages dû à George Buchanan, qui avait été vingt ans plus tôt le précepteur de Montaigne au collège de Guyenne à Bordeaux.

Moray et ses commissaires remportent les originaux en Écosse. Morton, devenu régent en 1572, les garde ; après son exécution en 1581, ils passent au comte de Gowrie ; Gowrie est exécuté à son tour en 1584, et lettres et coffret s’évanouissent ensemble. On travaille depuis sur des copies écossaises et anglaises, incomplètes et divergentes. Antonia Fraser a défendu en 1969 l’hypothèse d’un montage mêlant des lettres réelles de Marie et des lettres adressées à Bothwell par une autre femme. Parmi les lectures proposées de la longue lettre II, la plus économique est celle qui admet un noyau authentique sur les manœuvres de Darnley et des insertions postérieures, parce qu’elle n’oblige à supposer ni un faussaire génial ni une reine suicidaire. Quant au coffret, vingt et un centimètres de long, acheté en 2022 par les National Museums Scotland pour 1,8 million de livres, c’est un travail d’orfèvre parisien réalisé entre 1493 et 1510, accompagné depuis plus de trois siècles d’une note de provenance rédigée par David Crawford, secrétaire de la duchesse Anne de Hamilton, avant la mort de celle-ci en 1716. Le musée écrit qu’on ne peut ni prouver ni réfuter qu’il s’agisse du coffret de 1567.

Walsingham laisse passer le courrier

Au printemps 1585, sir Amias Paulet remplace sir Ralph Sadler auprès de la prisonnière. Le régime se durcit, la correspondance est coupée, Marie craint pour sa vie. Un canal clandestin s’ouvre alors, et il est fabriqué par l’adversaire : les lettres chiffrées voyagent dans un bouchon de tonneau de bière, portées par Gilbert Gifford, agent double, ouvertes et déchiffrées par Thomas Phelippes, recachetées, puis remises au destinataire.

Phelippes n’a pas eu à forcer grand-chose. Il avait la clé depuis des mois.

Le 6 juillet 1586, Babington écrit à Marie et lui expose un plan en plusieurs volets, dont l’assassinat d’Élisabeth par six gentilshommes. Marie répond le 17. Elle demande qu’on mette les six hommes à l’œuvre, souhaite le renversement de son fils Jacques VI et un soulèvement en Irlande, et prévient Babington de ce qui l’attend si l’affaire échoue. Phelippes déchiffre, dessine une potence sur le feuillet d’adresse, puis ajoute au bas du texte un post-scriptum de son invention réclamant les noms des six conjurés. Le calcul se retourne en partie. Le 3 août, Walsingham écrit à Phelippes qu’il redoute d’avoir éveillé les soupçons avec cet ajout, et sa lettre est aujourd’hui à la British Library, Cotton MS Appendix L, feuillet 143v. Babington est pris dans le bois de Saint-John, jugé, puis pendu et écartelé le 20 septembre 1586 avec six complices.

Nau et Curle dans la Tour de Londres

Réduire l’affaire à une machination serait confortable et faux. Le faux de Phelippes porte sur le post-scriptum, pas sur le corps de la lettre. Ce corps-là sort de Chartley. Les deux secrétaires de Marie, Claude Nau et Gilbert Curle, ainsi que le clerc Jérôme Pasquier, sont arrêtés et conduits à Londres, où ils reconnaissent avoir écrit la lettre sur l’ordre de leur maîtresse, Pasquier avouant en septembre 1586 avoir rédigé pour elle des lettres en chiffre. Babington de son côté signe un exemplaire de l’alphabet chiffré en déclarant que c’est le seul dont il se soit servi pour écrire à la reine d’Écosse.

Ce que la procédure a de contestable ne touche pas ces aveux. Marie n’a pas eu d’avocat, ce qui était la règle dans les procès de trahison anglais, elle n’a pas été autorisée à examiner les pièces écrites, et elle a nié la compétence du tribunal au motif qu’elle n’était pas sujette anglaise. L’acte voté en 1585 pour la sûreté de la reine rendait passible de mort toute personne au profit de laquelle un complot serait ourdi, ce qui déplaçait la question de l’acte à la connaissance de l’acte. Devant les commissaires, Marie a répondu qu’on la jugeait sur ses propres mots et qu’on n’y trouverait pas sa culpabilité.

Deux affaires distinctes, donc, qu’on a tort de traiter comme une seule. Démolir les lettres du coffret ne change rien à celle du 17 juillet 1586, et la condamnation de 1586 n’apprend rien sur la mort de Darnley en février 1567. John Guy, qui estime qu’environ la moitié du contenu du premier corpus est faux, y voit un montage habile des ennemis de la reine ; Jenny Wormald, dont l’essai de 1988 juge le règne à l’aune de l’échec politique, refuse d’en faire le cœur du sujet. Michel Duchein, inspecteur général des Archives de France, avait consacré en 1987 six cent vingt pages à ce partage entre la femme et le mythe.

Mal classées à Paris depuis quatre siècles

Le 8 février 2023, quatre cent trente-six ans jour pour jour après l’exécution, la revue « Cryptologia » publie un article de cent deux pages signé George Lasry, Norbert Biermann et Satoshi Tomokiyo. Les trois hommes, membres du projet DECRYPT, travaillaient sur des documents entièrement chiffrés de la Bibliothèque nationale de France, catalogués comme « pièce en chiffre » ou « dépêches chiffrées » et rangés parmi des fonds décrits comme italiens des années 1520 et 1530. Rien, dans ces feuillets, n’indiquait ni date, ni auteur, ni destinataire. Les formes verbales au féminin, les mentions de captivité, puis le nom de Walsingham ont orienté la lecture. Les cotes concernées sont Français 2988 et Français 20506, auxquelles s’ajoutent deux lettres dans Cinq Cents de Colbert 470, feuillets 307 et 308, et une lettre en clair à passages chiffrés dans Français 3158, feuillet 57. Cinquante-sept lettres en tout, cent cinquante mille symboles transcrits, cinquante mille mots restitués, écrits entre 1578 et 1584 et adressés pour l’essentiel à Michel de Castelnau, seigneur de La Mauvissière, ambassadeur de France à Londres de 1575 à 1585.

L’attribution ne repose pas sur la seule vraisemblance. Sept de ces lettres existaient déjà en clair dans les archives britanniques, transmises à Walsingham par une taupe installée dans l’ambassade, et la concordance ferme la démonstration. Le contenu est d’abord diplomatique. Marie y parle de sa santé déclinante, de l’enlèvement de son fils en août 1582, de sa méfiance envers Walsingham, de son animosité envers le comte de Leicester, et elle y écrit que les négociations en cours sur sa libération ne sont pas menées de bonne foi. John Guy a jugé qu’il s’agissait de la plus importante découverte sur Marie Stuart depuis cent ans.

Sur le procès, ces lettres ne disent rien. Elles s’arrêtent au milieu de 1584, deux ans avant Babington, et ne touchent pas davantage aux événements de 1567. Les déchiffreurs n’ont livré que des résumés préliminaires et quelques pièces intégrales, en invitant les historiens à prendre la suite ; une édition savante a été annoncée en 2024 chez Routledge pour 2027, avec Alexander Courtney, Estelle Paranque et Michael Questier.

Fotheringhay, 8 février 1587

Marie arrive au château de Fotheringhay, dans le Northamptonshire, le 25 septembre 1586. Le procès s’ouvre en octobre devant trente-six pairs et conseillers privés, et la commission se réunit de nouveau le 25 octobre dans la Chambre étoilée, à Westminster, où le verdict de culpabilité est prononcé en l’absence de l’accusée. Le 24 novembre, une délégation des Lords et des Communes se rend auprès d’Élisabeth à Richmond pour obtenir l’exécution. La reine d’Angleterre laisse passer six semaines, puis signe le 1ᵉʳ février 1587 et confie le document à son secrétaire William Davison.

La suite a occupé les historiens autant que le procès. Le Conseil privé, convoqué par Cecil, décide d’expédier le mandat sans en référer davantage. Robert Beale, clerc du Conseil, porte la commission à Fotheringhay et la lit sur place. Élisabeth avait auparavant laissé entendre à Paulet qu’une mort discrète lui conviendrait, et le geôlier avait refusé. Après l’exécution, elle se retourne contre Davison, enfermé à la Tour et traduit devant la Chambre étoilée le 28 mars 1587 ; l’historiographie récente voit en lui un bouc émissaire plutôt qu’un saboteur.

Six heures avant de monter sur l’échafaud, à deux heures du matin, Marie écrit à Henri III, frère de son premier mari, qu’elle va être exécutée comme une criminelle à huit heures, et elle lui recommande ses serviteurs. Deux feuillets, conservés à la National Library of Scotland sous la cote Adv.MS.54,1.1. L’exécution elle-même a eu ses témoins et ses rapporteurs. Beale en a tracé un dessin, aujourd’hui relié dans son volume de papiers sous la cote Add MS 48027/1, feuillet 650*r. Robert Wingfield, neveu de Cecil et envoyé par lui pour observer, en a rédigé une relation quelques jours plus tard : la hache est tombée deux fois, un lambeau de chair tenait encore après le premier coup, et le petit chien de la reine a été trouvé dans ses jupes. Les vêtements ont été brûlés pour empêcher la fabrication de reliques. Marie a été inhumée à la cathédrale de Peterborough à l’été 1587. En 1612, son fils devenu roi d’Angleterre la fait transférer à l’abbaye de Westminster, par mandat du 28 septembre, sous un tombeau de marbre blanc dû à Cornelius et William Cure.

Beale n’a pas accepté la version officielle. Au dos d’un compte rendu du procès de Davison, il a noté que le Conseil avait eu grand tort de prendre une telle affaire sur lui, et que cet aveu pourrait un jour servir à condamner ses membres. Quelques lignes plus bas, il compare Élisabeth à Charles IX, qui avait tenté de faire porter aux Guise la responsabilité du massacre de la Saint-Barthélemy avant de devoir l’assumer. Un protestant convaincu, serviteur loyal, porteur du mandat, qui met sa souveraine à côté de l’auteur de 1572, et qui l’écrit au feuillet 690v du manuscrit Add MS 48027.

Pour aller plus loin

Ce sujet croise la Saint-Barthélemy et la longue série des guerres de religion françaises, auxquelles Beale renvoie explicitement dans ses notes. Il rejoint aussi l’Invincible Armada de 1588, que l’exécution de Fotheringhay a contribué à précipiter, et l’union des Couronnes de 1603, quand le fils de la condamnée hérite du trône que sa mère avait revendiqué sans jamais l’obtenir.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Marie Stuart, dernière lettre, adressée à Henri III depuis Fotheringhay le 8 février 1587 à deux heures du matin, deux feuillets National Library of Scotland, Édimbourg, Adv.MS.54,1.1
  2. Copie contemporaine de la lettre de Marie Stuart à Anthony Babington, 17 juillet 1586, dite « Gallows Letter », état le plus proche de l’original détruit The National Archives, Kew, SP 53/18/53
  3. Lettre d’Anthony Babington à Marie Stuart, juillet 1586, exposé du plan et mention des six gentilshommes The National Archives, Kew, SP 53/19/12
Voir les 36 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Lettre de Francis Walsingham à Thomas Phelippes, 3 août 1586, crainte exprimée au sujet du post-scriptum ajouté British Library, Londres, Cotton MS Appendix L, f. 143v
  2. Robert Beale, recueil de papiers relatifs à Marie Stuart, comprenant sa copie de la commission d’exécution avec mention de la signature royale (f. 645r), son dessin de l’exécution (f. 650*r) et son mémorandum sur le procès de Davison et la responsabilité d’Élisabeth (f. 690v) British Library, Add MS 48027
  3. Copie des armes écartelées prises par Marie Stuart et François, envoyée de France en juillet 1559, endossée de la main de William Cecil British Library, Cotton MS Caligula B.X, f. 17
  4. Lettres chiffrées de Marie Stuart à Michel de Castelnau de La Mauvissière, 1578-1584 Bibliothèque nationale de France, Paris, Français 2988 et Français 20506 ; Cinq Cents de Colbert 470, ff. 307-308 ; Français 3158, f. 57
  5. George Buchanan, « Ane detectioun of the duinges of Marie Quene of Scottes, thouchand the murder of hir husband, and hir conspiracie, adulterie, and pretensed mariage with the Erle Bothwell », [Londres], John Day, 1571, in-8°, [176] p., STC 3981 exemplaire numérisé consulté dans Early English Books Online
  6. Coffret d’argent doré dit de Marie Stuart, orfèvrerie parisienne, vers 1493-1510, avec la note de provenance rédigée avant 1716 par David Crawford, secrétaire d’Anne, duchesse de Hamilton National Museums Scotland, Édimbourg, acquis en 2022
  7. Robert Wingfield, relation de l’exécution du 8 février 1587 adressée à William Cecil, lord Burghley original dans les archives du marquis de Bute, Mount Stuart ; copie manuscrite conservée à The National Archives, Kew
  8. Tombeau de Marie Stuart, marbre, par Cornelius et William Cure, bas-côté sud de la chapelle de la Vierge, réinhumation du 11 octobre 1612 Westminster Abbey, Londres

Bibliographie

  1. George Lasry, Norbert Biermann et Satoshi Tomokiyo, « Deciphering Mary Stuart’s lost letters from 1578-1584 », *Cryptologia* 47 (2), 4 mars 2023, p. 101-202, DOI 10,1080/01611194,2022,2160677 Taylor and Francishttps://doi.org/10.1080/01611194.2022.2160677
  2. Michel Duchein, *Marie Stuart. La femme et le mythe*, Paris, 1987, 620 p., ISBN 978-2-213-01961-1 Fayard
  3. John Guy, *« My Heart is My Own ». The Life of Mary Queen of Scots*, Londres, 2004 Fourth Estate
  4. Jenny Wormald, *Mary Queen of Scots : A Study in Failure*, Londres, 1988, 206 p. ; 2ᵉ édition sous le titre *Mary Queen of Scots : Politics, Passion and a Kingdom Lost*, 2001 George Philip
  5. Antonia Fraser, *Mary Queen of Scots*, Londres, 1969 Weidenfeld and Nicolson
  6. A. E. MacRobert, *Mary Queen of Scots and the Casket Letters*, Londres et New York, 2002, x + 235 p., ISBN 1-86064-829-0 I.B. Tauris

Sources en ligne

  1. « The last letter of Mary, Queen of Scots » National Library of Scotlandhttps://www.nls.uk/collections/stories/scottish-history/mary-queen-of-scots-last-letter/
  2. « Last letter written by Mary Queen of Scots, on 8 February, 1587 (the night before her execution), to her brother-in-law, Henri III of France », notice de la cote Adv.MS.54,1.1 National Library of Scotland, Archives and Manuscript Cataloguehttps://manuscripts.nls.uk/repositories/2/resources/16277
  3. « Mary Queen of Scots' last letter transcription » National Library of Scotlandhttps://www.nls.uk/collections/stories/scottish-history/mary-queen-of-scots-last-letter-transcription/
  4. « The Gallows Letter » British Library, série Medieval manuscriptshttps://www.bl.uk/stories/blogs/posts/the-gallows-letter
  5. « Mr Beale and the death warrant » British Library, Medieval manuscripts bloghttps://blogs.bl.uk/digitisedmanuscripts/2022/02/mr-beale-and-the-death-warrant.html
  6. « The controversial letters associated with the Mary, Queen of Scots Casket » National Museums Scotlandhttps://www.nms.ac.uk/discover-catalogue/the-controversial-letters-associated-with-the-mary-queen-of-scots-casket
  7. « Rare French silver casket believed to have belonged to Mary, Queen of Scots is acquired for the nation » National Museums Scotland, service de pressehttps://media.nms.ac.uk/news/rare-french-silver-casket-believed-to-have-belonged-to-mary-queen-of-scots-is-acquired-for-the-nation
  8. « Casket believed to have belonged to Mary, Queen of Scots to go on tour » National Museums Scotland, service de pressehttps://media.nms.ac.uk/news/casket-believed-to-have-belonged-to-mary-queen-of-scots-to-go-on-tour
  9. « Deciphering Mary Stuart’s lost letters from 1578-1584 » *Cryptologia*, Taylor and Francis, accès ouverthttps://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/01611194.2022.2160677
  10. « Lost letters of Mary, Queen of Scots, give up their secrets after 450 years, thanks to Northeastern historian » Northeastern Global Newshttps://news.northeastern.edu/2024/08/21/mary-queen-of-scots-letters/
  11. « Scientists Decipher 57 Letters That Mary, Queen of Scots Wrote before Her Beheading » *Scientific American*https://www.scientificamerican.com/article/scientists-decipher-50-letters-from-mary-queen-of-scotts-before-her-beheading1/
  12. « On this day, 24 November 1586 : Parliament’s intervention against Mary, Queen of Scots » History of Parliament Onlinehttps://www.historyofparliamentonline.org/periods/tudors/day-24-november-1586-parliament%E2%80%99s-intervention-against-mary-queen-scots
  13. « The Casket Letters », article d’A. E. MacRobert dans *The Historian* Historical Associationhttps://www.history.org.uk/files/download/21481/1567178440/the_casket_letters.pdf
  14. « Reviewed by : Mary Queen of Scots and the Casket Letters », compte rendu de Tricia A. McElroy Project MUSEhttps://muse.jhu.edu/article/199871
  15. « I. A Summary of Charges made by Parliament against Mary Stuart, May 1572 », notes sur les armes de 1559 et sur la non-ratification du traité d’Édimbourg *Camden Third Series*, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/camden-third-series/article/abs/i-a-summary-of-charges-made-by-parliament-against-mary-stuart-may-1572/A2A62CC33C500B16035D5C389F2B8AAF
  16. « Series 3 > Mary Queen of Scots and the Babington plot », p. 26 National Library of Scotland, publications numérisées de la Scottish History Societyhttps://digital.nls.uk/scottish-history-society-publications/browse/archive/127236957?mode=transcription
  17. « Ane detectioun of the duinges of Marie Quene of Scottes... », notice et texte intégral Early English Books Online, University of Michigan Library Digital Collectionshttps://quod.lib.umich.edu/e/eebo/A17102.0001.001?view=toc
  18. « Buchanan Detectioun », notice de l’exemplaire de Princeton, RHT 16th-12 Archaeology of Reading in Early Modern Europehttps://archaeologyofreading.org/bibliography/harvey-corpus/buchanan-detectioun/
  19. « Manuscript copy of Robert Wynkfeilde’s account of the execution of Mary Queen of Scots on 8 Feb 1587 » The National Archives, Discoveryhttps://discovery.nationalarchives.gov.uk/details/r/e450b3b0-8998-42d5-a2eb-037068b950ea
  20. « Mary Queen of Scots » Westminster Abbeyhttps://www.westminster-abbey.org/abbey-commemorations/royals/mary-queen-of-scots
  21. « Michel Duchein, Marie Stuart. La femme et le mythe, 1987 », compte rendu Perséehttps://www.persee.fr/doc/rnord_0035-2624_1990_num_72_285_4531_t1_0385_0000_2
  22. « The diplomatic authority of William Davison » *Historical Research*, Oxford Academichttps://academic.oup.com/histres/article/97/278/476/7712146
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