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Concile de Trente : la contre-attaque catholique relue dans ses textes

Claude Duchet / Wikimedia Commons
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Le 4 décembre 1563, au second jour de sa dernière session, le concile de Trente se décharge de quatre travaux qu’il n’a pas menés à terme. Chargés d’examiner les censures et les livres suspects, des pères ont fini leur besogne, mais les titres sont trop nombreux pour que l’assemblée en juge un par un ; le décret remet donc leurs conclusions au pape, pour qu’il les achève et les publie de sa propre autorité, et règle de la même façon le sort du catéchisme, du bréviaire et du missel. L’Index de 1564, le catéchisme romain de 1566, le bréviaire de 1568 et le missel de 1570, que l’usage range sous l’adjectif tridentin, ont été terminés à Rome, sous Pie IV puis sous Pie V, une fois les évêques rentrés dans leurs diocèses.

Sept cents convoqués, vingt-neuf présents

Paul III avait daté sa bulle d’indiction du 22 mai 1542, à Saint-Pierre de Rome. Il y justifie le choix de Trente, capitale d’une principauté épiscopale du Saint-Empire au débouché des cols alpins, par deux raisons. Vicence, d’abord, n’était plus disponible ; les Allemands, ensuite, avaient demandé Trente, où l’on pouvait venir sans peine d’Allemagne, de France et d’Espagne. La bulle assigne au concile l’intégrité de la religion, la correction des mœurs, la concorde des princes chrétiens et la défense contre les assauts des infidèles. En mai 1543, selon la chronologie dressée par la Biblioteca nazionale Marciana de Venise, seuls les légats et dix évêques avaient gagné la ville, et la convocation fut ajournée. Il fallut une nouvelle bulle en novembre 1544 pour que les légats arrivent le 13 mars 1545 et que l’ouverture soit fixée au 13 décembre. Toutes les dates du concile précèdent la réforme grégorienne de 1582 et s’entendent dans le calendrier jul​ien, alors en usage dans toute la chrétienté latine.

Dans la cathédrale Saint-Vigile, le jour de l’ouverture, ils sont vingt-neuf évêques pour quelque sept cents invités, d’après le compte de John O’Malley que reprend le compte rendu de Denis Janz. La Marciana compte trente-quatre pères et quarante-deux théologiens, soit environ 4 % des prélats qui avaient le droit de siéger. Pour raccorder les deux comptes, il suffit de suivre la Catholic Encyclopedia de 1912, qui détaille trois légats, le cardinal Madruzzo, évêque du lieu, quatre archevêques, vingt et un évêques et cinq généraux d’ordres religieux, soit vingt-neuf prélats, et trente-quatre avec les généraux. Le décret lu ce jour-là fixe au concile l’extirpation des hérésies, la paix et l’union de l’Église, la réforme du clergé et du peuple chrétien, l’abaissement des ennemis du nom chrétien.

Le concile siège ensuite par intermittence pendant dix-huit ans, et aucun des trois papes qui le convoquent ou le rouvrent, Paul III, Jules III et Pie IV, ne vient jamais à Trente. Le 11 mars 1547, après qu’une maladie infectieuse a emporté entre autres le général des franciscains, la huitième session vote le transfert à Bologne, où les légats partent dès le lendemain. Rouverte à Trente sous Jules III, la deuxième période commence avec quinze évêques. Le 25 janvier 1552, la quinzième session accorde un sauf-conduit à tous les Allemands, ecclésiastiques, princes, nobles ou gens du commun, et nomme spécialement ceux de la Confession d’Augsbourg, avec le droit de venir, de proposer des articles par écrit ou de vive voix, de les prouver par l’Écriture et les Pères, puis de repartir librement ; les pères s’engagent à punir ceux des leurs qui le violeraient. Des envoyés luthériens se mettent en route, Johann Brenz présente une confession, Philippe Melanchthon ne dépasse pas Nuremberg, et le concile leur offre la discussion sans leur accorder de voix. Le 28 avril 1552, l’Allemagne étant, dit le décret, en feu par les armes et la discorde, la seizième session suspend les travaux pour deux ans, et la suspension en dure près de dix. Le 18 janvier 1562, la dix-septième session la lève, et la troisième période réunit jusqu’à deux cents évêques environ.

Au bas des décrets, la liste des souscriptions publiée par J. Waterworth en 1848 aligne quatre légats, deux cardinaux, trois patriarches, vingt-cinq archevêques, cent soixante-huit évêques, sept abbés, trente-neuf procureurs de prélats absents et sept généraux d’ordres, soit 255 noms. La Catholic Encyclopedia retient 215 pères, dont cent soixante-sept évêques, et met à part dix-neuf procureurs représentant trente-trois absents ; la Marciana parle de 220 prélats. L’écart tient au sort fait aux procurations et à un évêque de différence. Nous retenons 255, seul total que l’on puisse recompter ligne à ligne sur une liste publiée. Les deux tiers de ces noms sont italiens, selon la New Schaff-Herzog Encyclopedia, qui ajoute que l’Allemagne n’eut jamais plus de huit évêques présents.

« Avec une égale affection de piété »

Le 8 avril 1546, la quatrième session reçoit les livres saints et les traditions non écrites, venues selon elle du Christ ou de l’Esprit, pari pietatis affectu, avec une égale affection de piété. Elle dresse la liste des livres canoniques, où figurent Tobie, Judith, la Sagesse, l’Ecclésiastique et les deux livres des Maccabées. Un second décret tient la vieille Vulgate latine pour authentique dans les leçons, les disputes, les sermons et les explications publiques, ordonne de l’imprimer aussi correctement que possible, et interdit d’imprimer, de vendre ou même de garder un livre sur les choses sacrées sans nom d’auteur ni approbation de l’ordinaire, sous peine d’anathème et d’amende. La justification occupe la sixième session, le 13 janvier 1547, au terme d’un débat de sept mois. Seize chapitres et trente-trois canons composent le décret. Le neuvième frappe d’anathème quiconque dit l’impie justifié par la foi seule, sans que rien d’autre soit requis, et le dernier condamne ceux qui prétendraient que cette doctrine diminue la gloire de Dieu ou les mérites du Christ, ce qui revient à répondre d’avance à l’objection des réformateurs. L’augustin Girolamo Seripando y défend sur le péché originel et la justification des vues que la Catholic Encyclopedia qualifie de particulières, et quelques évêques, rapporte John McCafferty d’après le livre d’O’Malley, laissent entendre que Luther pourrait avoir raison sur la foi seule.

Ceux qui lisent Trente comme une contre-attaque trouvent ici leurs meilleurs arguments. Les canons dogmatiques sont rédigés en face des propositions des réformateurs, chacun clos par un anathème, et la censure des livres suit. Le concile met l’Index à l’étude en janvier 1562, profondément divisé selon la notice de la bibliothèque de l’université Brigham Young, après un Index de Paul IV, en 1559, que beaucoup jugeaient trop restrictif. Celui que Pie IV fait imprimer à Rome par Paul Manuce en 1564 est un in-octavo de trente-deux feuillets, 152 millimètres sur 102 dans l’exemplaire de Provo. Il proscrit l’œuvre entière de 610 auteurs, des titres précis de 69 autres et 297 ouvrages anonymes, d’après le décompte de la bibliothèque Bridwell de Dallas, et ne donne aucun motif.

Sur la langue de la messe, le texte est plus nuancé que sa réputation. Le 17 septembre 1562, la vingt-deuxième session ne juge pas expédient de célébrer partout en langue vulgaire, garde l’usage ancien et le rite romain, et ordonne aux pasteurs d’expliquer souvent, les dimanches et jours de fête, une partie de ce qui se lit à la messe ; son neuvième canon condamne ceux qui soutiennent qu’elle doit être dite seulement en langue vulgaire. McCafferty rappelle que les pères ont sérieusement envisagé la langue du peuple, et que des voix nombreuses demandaient d’assouplir le célibat des prêtres.

Résider par précepte divin

Les décrets de réforme alternent avec les décrets de doctrine dès les premières sessions, et c’est ce couplage, selon McCafferty, qui fait avancer le concile. La résidence des évêques revient à chaque période. En janvier 1547, la sixième session prive d’une part d’une année de revenus le prélat absent de son église six mois ou plus. En 1562, la question change de nature, parce que la dire de droit divin, iure divino, revenait à borner le pouvoir pontifical de dispense, et la querelle immobilise les travaux, selon Giancarlo Pani. Après la mort du premier légat, Ercole Gonzaga, Seripando prend la présidence et meurt à son tour à Trente le 17 mars 1563. Giovanni Morone, dernier président, dénoue la crise par la négociation. Le 15 juillet 1563, le premier chapitre du décret de réforme de la vingt-troisième session dit la résidence commandée par précepte divin, divino praecepto mandatum, formule qui oblige en conscience sans rattacher la résidence au droit divin. Une absence exige désormais une permission écrite du pape ou du métropolitain, ne dépasse pas deux ou trois mois, jamais pendant l’Avent, le carême ni les grandes fêtes, et les revenus du temps d’absence vont à la fabrique ou aux pauvres.

Le même jour, au chapitre XVIII, le concile crée les séminaires.

Chaque évêque devra entretenir un collège de garçons d’au moins douze ans, nés d’un mariage légitime, sachant convenablement lire et écrire, les enfants des pauvres choisis de préférence, ceux des riches admis s’ils paient leur entretien. Ils portent dès l’entrée la tonsure et l’habit clérical. L’évêque finance la maison par un prélèvement sur les revenus ecclésiastiques du diocèse, ceux de la mense épiscopale et du chapitre compris, fixé avec deux chanoines et deux membres du clergé de la ville.

Adopté le 11 novembre 1563, le décret Tametsi commence par concéder que les mariages clandestins, conclus du libre consentement des époux, ont été jusque-là de vrais mariages, puis change la règle pour l’avenir. Pendant la messe, trois jours de fête consécutifs, les bans seront publiés. L’échange des consentements se fera devant le curé propre et deux ou trois témoins, faute de quoi le concile rend les parties inhabiles à contracter et déclare le contrat nul. Dans un livre, le curé inscrira les noms des époux et des témoins, le jour et le lieu. Le décret n’entre en vigueur dans chaque paroisse que trente jours après sa première publication dans cette paroisse, si bien que sa date d’application varie d’une paroisse à l’autre.

Agazzari, Sienne, 1607

Le décret de la vingt-deuxième session sur ce qu’il faut observer et éviter dans la célébration de la messe ordonne aux évêques de bannir des églises les musiques où, par l’orgue ou par le chant, se mêle quelque chose de lascif ou d’impur. Le texte ne nomme pas la polyphonie et ne l’interdit pas. On raconte pourtant que les pères, ou une commission de cardinaux, s’apprêtaient à chasser des églises la musique à plusieurs voix, et que Giovanni Pierluigi da Palestrina l’aurait sauvée en faisant entendre sa Missa Papae Marcelli.

Les documents du temps disent autre chose. D’après le journal du secrétaire Angelo Massarelli, le Vendredi saint 12 avril 1555, le pape Marcel II reproche aux chantres de chanter comme pour une fête et leur demande un style accordé au deuil du jour, de sorte qu’on entende et comprenne les paroles. Le 28 avril 1565, Charles Borromée et le cardinal Vitellozzo Vitelli font chanter quelques messes pour vérifier si l’on en saisit le texte, et le musicologue Francesco Saggio ne trouve aucune trace que la messe du pape Marcel y ait été donnée. Elle paraît en 1567 dans le Missarum liber secundus, dédié à Philippe II d’Espagne, et sa composition se situe entre 1555 et 1567, probablement dans les années 1560, peut-être en 1565, date qui figure dans le manuscrit 22 de la chapelle Sixtine.

Le récit apparaît en 1607, à Sienne, dans un mince traité imprimé par Domenico Falcini, le Del sonare sopra ’l basso du compositeur Agostino Agazzari. L’auteur y défend une manière récente, où une voix ou quelques voix rendent les paroles intelligibles en approchant du discours parlé, contre les vieux motets dont les longues imitations brouillent le texte. Un pape, écrit-il, aurait presque banni la musique de l’Église si Palestrina n’avait montré, par cette messe, que la faute venait des compositeurs et non de la musique. L’anecdote sert donc d’argument à un praticien de la basse continue, quarante ans après les faits, et Saggio la retrouve chez Adriano Banchieri en 1609 puis chez le jésu​ite Louis de Cressolles en 1629 ; certains chercheurs, ajoute-t-il, la rattachent aux jésu​ites et à la promotion de Rome comme modèle du catholicisme. Le fac-similé publié en 2015 par Atelier Philidor compte dix-sept pages, et l’instrumentarium que le traité passe en revue tient dans une ligne, luth, théorbe, guitare, clavecin, orgue, harpe.

Gegenreformation

En 1619, à Londres, l’imprimeur John Bill publie en italien une Historia del Concilio Tridentino signée Pietro Soave Polano, anagramme de Paolo Sarpi Veneto. Le servite vénitien, théologien de la République pendant l’interdit de 1606 et excommunié par l’Inquisition en 1607, ouvre son introduction sur un concile « désiré et procuré par les hommes pieux pour réunir l’Église qui commençait à se diviser », et le livre est mis à l’Index le 18 novembre 1619. La Marciana conserve le manuscrit de la version finale, copié par Marco Fanzano et corrigé par Sarpi et son secrétaire Fulgenzio Micanzio.

Le mot de Contre-Réforme vient d’Allemagne. Johann Stephan Pütter l’emploie en 1776 pour désigner les mesures qui ramenaient de force au catholicisme des territoires protestants, et il devient aux XIXᵉ et XXᵉ siècles le nom commun du catholicisme de l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution, comme l’a retracé Christoph Jobst. L’historiographie protestante l’a rendu courant, les anticléricaux italiens en ont fait la cause d’un déclin, et les historiens catholiques ont échoué à le remplacer. En 1946, à Lucerne, Hubert Jedin propose d’associer réforme catholique et Contre-Réforme, l’effort de l’Église pour retrouver sa nature propre et la défense de cette nature contre les protestants. Après 1970, les historiens préfèrent parler de confessionnalisation et de disciplinement. En 2000, John O’Malley avance l’expression d’early modern Catholicism, catholicisme de la première modernité, sans congédier les autres termes, dont il limite seulement la validité.

Jean Delumeau a déplacé la question. Dans Le catholicisme entre Luther et Voltaire, en 1971, puis dans sa leçon inaugurale au Collège de France, le 13 février 1975, il rapproche les deux Réformes, qui ont l’une et l’autre porté jusque dans les campagnes une religion unanimiste et austère, et il en conclut que la grande christianisation de l’Europe est un fait relativement récent. Lu ainsi, le concile s’adresse d’abord aux paroisses catholiques, à leurs évêques absents, à leurs mariages sans témoins, à des fidèles qu’il faut catéchiser.

Les deux lectures s’appuient sur des décrets différents, que le concile a votés ensemble, session après session.

La France sert de cas d’épreuve, car les parlements y refusent d’enregistrer les décrets, qui font dériver toute juridiction ecclésiastique de l’autorité pontificale et heurtent l’édit d’Amboise du 19 mars 1563, lequel accorde aux réformés la liberté de conscience et un culte limité, rappelle le Dictionnaire de l’histoire de France publié par Larousse. Sans eux, les évêques avancent. Le concile provincial de Reims applique les nouveautés tridentines dès 1564 sous l’impulsion du cardinal de Lorraine, l’assemblée de Melun décide en 1579 d’appliquer les mesures disciplinaires et liturgiques, le concile de Bordeaux, pourtant très gallican, publie en 1583 des statuts inspirés de Trente, et la plupart des provinces ecclésiastiques ont adopté les décrets à la fin du siècle. En 1615, l’assemblée du clergé les reçoit officiellement, pour son propre compte, et ils n’ont jamais figuré parmi les lois du royaume. Victor Martin a consacré en 1919 un livre entier à ce demi-siècle d’introduction, de 1563 à 1615, et Alain Tallon, dans sa thèse sur la France et le concile, a montré comment des milieux très divers se sont saisis des réformes en refusant qu’elles leur soient imposées d’en haut par le roi, allié ou non au pape. Les séminaires disent la lenteur du mouvement. Vers 1642, le royaume en compte une dizaine, dont quatre à Paris ; trente-six sont fondés entre 1642 et 1660 et soixante-quatre entre 1660 et 1700, d’après le cours de licence de Florent Quellier à l’université d’Angers, qui ne précise pas de quelle série viennent ces chiffres.

Santa Maria Maggiore

Le 26 janvier 1564, Pie IV confirme les décrets par la bulle Benedictus Deus, qui met aussi en place les commissions chargées des livres liturgiques, selon Uwe Michael Lang. L’édition officielle sort la même année des presses de Paul Manuce, et quelques exemplaires seulement portent les signatures du secrétaire du concile, Angelo Massarelli, évêque de Telese, et de deux notaires, Marcantonio Peregrino et Cinzio Panfilo, qui en garantissent l’exactitude ; l’un d’eux, de la collection de G. Scott Clemons, a figuré dans une exposition en ligne du Grolier Club. C’est dans la cathédrale Saint-Vigile que se tenaient les sessions solennelles, et dans l’église Santa Maria Maggiore les congrégations générales, où l’on discutait les textes avant de les voter.

Les images du concile sont presque toutes postérieures. Une session imaginaire, peinte par un Vénitien dans la première moitié du XVIIᵉ siècle sur une toile de 111 centimètres sur 267, a reparu sur le marché viennois en 2017, avant que la Cassa di Trento, qui l’avait achetée, la prête au Museo Diocesano Tridentino en 2023. Selon le quotidien trentin L’Adige, la plupart des manuels scolaires reproduisent l’image qu’Elia Naurizio a peinte en 1633, soixante-dix ans après la clôture. Naurizio copie fidèlement une gravure vénitienne anonyme de 1563, y ajoute le chœur de l’église avec son maître-autel, démonté en 1631, et nomme les vingt personnages les plus en vue de l’assemblée, ce qu’aucune représentation antérieure ne faisait. La toile, aujourd’hui au Museo Diocesano Tridentino, ornait à l’origine, dans le chœur de Santa Maria Maggiore, le monument funéraire du marchand Giovanni Armanni et de sa seconde épouse, Maria Felicitas Rottenbucherin, et c’est sur ce tombeau qu’une image du concile a pour la première fois donné un nom à vingt de ses pères.

Pour aller plus loin

L’Index de 1564 ouvre une longue histoire de la censure romaine des livres, que croise le procès de Galilée. La justification par la foi seule renvoie à la Genève de Calvin et à l’affaire Servet, et la réception des décrets en France prolonge les débats des guerres de Religion jusqu’à l’édit de Nantes.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Paul III, nouvelle bulle de convocation du concile, novembre 1544 citée d’après la chronologie de la Biblioteca nazionale Marciana, texte non consulté
  2. Paul III, bulle d’indiction du concile à Trente, Rome, Saint-Pierre, XI des calendes de juin 1542 (22 mai 1542), choix de Trente et fins assignées au concile trad. J. Waterworth, The canons and decrees of the sacred and oecumenical Council of Trent, Londres, Dolman, 1848
  3. Concile de Trente, session I, 13 décembre 1545, décret d’ouverture et ses quatre fins éd. Waterworth, 1848
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Sources primaires (suite)

  1. Concile de Trente, session IV, 8 avril 1546, décret sur les Écritures canoniques (« pari pietatis affectu ») et décret sur l’édition et l’usage des livres sacrés (Vulgate, contrôle de l’impression) éd. Waterworth, 1848
  2. Concile de Trente, session VI, 13 janvier 1547, décret sur la justification (16 chapitres, 33 canons, canons IX et XXXIII) et décret de réforme, chapitre I (résidence) éd. Waterworth, 1848
  3. Concile de Trente, session XV, 25 janvier 1552, sauf-conduit accordé aux Allemands, spécialement à ceux de la Confession d’Augsbourg éd. Waterworth, 1848
  4. Confession présentée au concile par Johann Brenz pour les luthériens, 1552 mentionnée par la New Schaff-Herzog Encyclopedia, texte non consulté
  5. Concile de Trente, session XVI, 28 avril 1552, décret de suspension pour deux ans éd. Waterworth, 1848
  6. Concile de Trente, session XXII, 17 septembre 1562, doctrine sur le sacrifice de la messe, chapitre VIII et canon IX (langue vulgaire), décret sur ce qu’il faut observer et éviter dans la célébration de la messe (musique) éd. Waterworth, 1848
  7. Concile de Trente, session XXIII, 15 juillet 1563, décret de réforme, chapitre I (résidence, « divino praecepto ») et chapitre XVIII (séminaires) éd. Waterworth, 1848
  8. Concile de Trente, session XXIV, 11 novembre 1563, décret de réforme du mariage, chapitre I, dit Tametsi éd. Waterworth, 1848
  9. Concile de Trente, session XXV, 3 et 4 décembre 1563, décret sur l’Index des livres, le catéchisme, le bréviaire et le missel, et liste des 255 souscriptions éd. Waterworth, 1848
  10. Canones, et decreta sacrosancti oecumenici, et generalis Concilii Tridentini, Rome, Paulus Manutius, 1564, exemplaire certifié et signé par Angelo Massarelli, secrétaire du concile, et les notaires Marcantonio Peregrino et Cinzio Panfilo collection G. Scott Clemons, présenté par le Grolier Club, New York
  11. Pie IV, bulle Benedictus Deus, 26 janvier 1564, confirmation des décrets citée d’après J. P. Kirsch (1912) et U. M. Lang (2025), texte non consulté
  12. Index des livres interdits publié sous Paul IV, 1559 cité d’après la notice de la Brigham Young University Library, non consulté
  13. Index librorum prohibitorum, cum regulis confectis, Rome, Paulus Manutius, 1564, première édition de l’Index tridentin Bridwell Library, Southern Methodist University, Dallas, ACY3341 ; autre exemplaire in-8°, 32 feuillets, 152 × 102 mm, Brigham Young University, Provo
  14. Catechismus, ex decreto Concilii Tridentini, ad parochos, Pii Quinti Pont. Max. iussu editus, Rome, Paulus Manutius, 1566 Bridwell Library, Southern Methodist University, Dallas, BRB0010
  15. Pie V, bulles Quod a nobis, 9 juillet 1568 (bréviaire romain), et Quo primum, 14 juillet 1570 (missel romain) citées d’après U. M. Lang (2025), texte non consulté
  16. Angelo Massarelli, journal, entrée du Vendredi saint 12 avril 1555 sur les consignes de Marcel II aux chantres cité d’après F. Saggio (2024), édition non consultée
  17. Giovanni Pierluigi da Palestrina, Missarum liber secundus, 1567, dédié à Philippe II, contenant la Missa Papae Marcelli ; date de 1565 portée par le manuscrit 22 de la chapelle Sixtine cités d’après F. Saggio (2024), lieu d’impression non vérifié [À VÉRIFIER]
  18. Agostino Agazzari, Del sonare sopra ’l basso con tutti li stromenti e dell’uso loro nel conserto, Sienne, Domenico Falcini, 1607 fac-similé, Atelier Philidor, 2015, 17 p. ; passage sur Palestrina lu dans la traduction allemande de Praetorius (1619) reproduite par A. Blachly
  19. Adriano Banchieri (1609) et Louis de Cressolles (1629), reprises du récit d’Agazzari sur Palestrina cités d’après F. Saggio (2024), textes non consultés
  20. Paolo Sarpi (sous le nom de Pietro Soave Polano), Historia del Concilio Tridentino, Londres, John Bill, 1619, introduction ; manuscrit de la version finale copié par Marco Fanzano, avec corrections de Sarpi et de Fulgenzio Micanzio Biblioteca nazionale Marciana, Venise, cote non relevée [À VÉRIFIER]
  21. Johann Stephan Pütter, emploi du mot Gegenreformation, 1776 ouvrage non consulté, cité d’après C. Jobst (2002)
  22. Édit d’Amboise, 19 mars 1563 ; actes du concile provincial de Reims (1564), de l’assemblée de Melun (1579), du concile provincial de Bordeaux (1583) et de l’assemblée du clergé de 1615 cités d’après le Dictionnaire de l’Histoire de France (Larousse), textes non consultés
  23. Elia Naurizio, Congrégation générale du concile de Trente dans l’église Santa Maria Maggiore, 1633, huile sur toile, à l’origine sur le monument funéraire de Giovanni Armanni et de Maria Felicitas Rottenbucherin Museo Diocesano Tridentino, Trente, numéro d’inventaire non relevé [À VÉRIFIER]
  24. Graveur vénitien anonyme, Congrégation générale du concile de Trente dans l’église Santa Maria Maggiore, 1563, gravure modèle de la toile de Naurizio, présentée par le Museo Diocesano Tridentino, localisation de l’exemplaire non relevée [À VÉRIFIER]
  25. Peintre vénitien anonyme, session imaginaire du concile de Trente, première moitié du XVIIᵉ siècle, toile, 111 × 267 cm, réapparue sur le marché viennois en 2017 Cassa di Trento, en prêt au Museo Diocesano Tridentino depuis 2023

Bibliographie

  1. J. Waterworth (éd. et trad.), The canons and decrees of the sacred and oecumenical Council of Trent, Londres, 1848 Dolman
  2. Alain Tallon, La France et le concile de Trente (1518-1563), thèse révisée, rééd. 2017, XII-975 p., coll. « Classiques de l’École française de Rome », ISBN 978-2-7283-1278-8 École française de Rome
  3. Jean Delumeau, Le catholicisme entre Luther et Voltaire, Paris, 1971, coll. « Nouvelle Clio » 30 bis ; 4ᵉ éd. mise à jour, 1992, 374 p. Presses universitaires de France
  4. Victor Martin, Le Gallicanisme et la Réforme catholique. Essai historique sur l’introduction en France des décrets du concile de Trente (1563-1615), Paris, 1919, xxvii-415 p. A. Picard
  5. Hubert Jedin, Katholische Reformation oder Gegenreformation ? Ein Versuch zur Klärung der Begriffe, Lucerne, 1946 cité d’après C. Jobst (2002)
  6. John W. O’Malley, Trent and All That : Renaming Catholicism in the Early Modern Era, Cambridge (Mass.), 2000, 219 p., ISBN 0-674-00087-0 Harvard University Press
  7. John W. O’Malley, Trent : What Happened at the Council, Cambridge (Mass.), 2013, ISBN 978-0-674-06697-7 Belknap Press of Harvard University Press
  8. Christoph Jobst, compte rendu de J. W. O’Malley, Trent and All That, Journal für Kunstgeschichte 6 (3), 2002, p. 215-219 Journal für Kunstgeschichte
  9. Giancarlo Pani, « Il dibattito sulla residenza dei vescovi al Concilio di Trento », La Civiltà Cattolica, quaderno 3935, 2014, vol. II, p. 433 La Civiltà Cattolica
  10. J. P. Kirsch, « Council of Trent », The Catholic Encyclopedia, vol. 15, New York, 1912 Robert Appleton Company

Sources en ligne

  1. « The Council of Trent », index de la traduction Waterworth Hanover Historical Texts Project, Hanover Collegehttps://history.hanover.edu/texts/trent.htm
  2. « The Council of Trent. Bull of Indiction » Hanover Historical Texts Project, Hanover Collegehttps://history.hanover.edu/texts/trent/ctbull.html
  3. « The Council of Trent. The First Session » Hanover Historical Texts Project, Hanover Collegehttps://history.hanover.edu/texts/trent/ct01.html
  4. « The Council of Trent. The Fourth Session » Hanover Historical Texts Project, Hanover Collegehttps://history.hanover.edu/texts/trent/ct04.html
  5. « The Council of Trent. The Sixth Session » Hanover Historical Texts Project, Hanover Collegehttps://history.hanover.edu/texts/trent/ct06.html
  6. « The Council of Trent. The Fifteenth Session » Hanover Historical Texts Project, Hanover Collegehttps://history.hanover.edu/texts/trent/ct15.html
  7. « The Council of Trent. The Sixteenth Session » Hanover Historical Texts Project, Hanover Collegehttps://history.hanover.edu/texts/trent/ct16.html
  8. « The Council of Trent. The Twenty-Second Session » Hanover Historical Texts Project, Hanover Collegehttps://history.hanover.edu/texts/trent/ct22.html
  9. « The Council of Trent. The Twenty-Third Session » Hanover Historical Texts Project, Hanover Collegehttps://history.hanover.edu/texts/trent/ct23.html
  10. « The Council of Trent. The Twenty-Fourth Session » Hanover Historical Texts Project, Hanover Collegehttps://history.hanover.edu/texts/trent/ct24.html
  11. « The Council of Trent. The Twenty-Fifth Session » Hanover Historical Texts Project, Hanover Collegehttps://history.hanover.edu/texts/trent/ct25.html
  12. « Il Concilio », chronologie du concile Biblioteca nazionale Marciana, Venisehttps://bibliotecanazionalemarciana.cultura.gov.it/wp-content/uploads/2026/04/Il-Concilio-di-Trento.pdf
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  40. « Loan of a work of art from Cassa di Trento-Credito Cooperativo Italiano to the Museo Diocesano Tridentino », 11 décembre 2023 Museo Diocesano Tridentinohttps://museodiocesanotridentino.it/articoli/loan-of-a-work-of-art-from-cassa-di-trento
  41. « CM 9 : Clergé et fidèles dans la France de la Contre-Réforme catholique », Florent Quellier, cours de licence 2 Université d’Angershttps://moodle.univ-angers.fr/pluginfile.php/3001347/mod_resource/content/1/CM%209%20Clerg%C3%A9%20et%20fid%C3%A8les.pdf
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