Henri VIII : six mariages, trois annulations et la rupture avec Rome
Faites l’addition. À la mort du roi, trois de ses six mariages avaient été déclarés nuls, c’est-à-dire n’avoir jamais eu lieu : Catherine d’Aragon en 1533, Anne Boleyn en 1536, Anne de Clèves en 1540. Jeanne Seymour était morte reine en 1537, Catherine Parr lui survivait, et Catherine Howard avait été exécutée sans que son mariage fût défait. La comptine que récitent les écoliers anglais, divorcée, décapitée, morte, divorcée, décapitée, survivante, se trompe donc quatre fois sur six. Le droit de ce temps ignore le divorce au sens où nous l’entendons. Il connaît la nullité, qui efface, et la mort, qui libère.
Dix heures ou onze heures, au prieuré de Dunstable
La cour spéciale s’ouvre le 10 mai 1533 chez les chanoines augustins de Dunstable et tient audience les 10, 12, 16, 17 et 23 mai. Ce dernier jour, Cranmer déclare le mariage contraire à la loi de Dieu. John Tregonwell écrit à Cromwell que la sentence a été rendue à onze heures ; Thomas Bedyll, qui expédie son serviteur en poste avec des chevaux frais à Saint-Albans et à Barnet, écrit qu’elle l’a été à dix heures, en audience publique, sans contradiction. La notification nomme les témoins : Gervase, prieur du monastère, Simon Haynes, docteur en théologie, John Newman, maître ès arts.
Bedyll écrit une seconde fois le même jour pour transmettre la copie de la sentence collationnée sur l’original, et il glisse une remarque qui vaut tout un traité de procédure : le texte est bien meilleur qu’à sa première rédaction, « et vous savez qui l’a amendé ». La sentence était écrite avant d’être prononcée.
Une précision de calendrier n’est pas ici de la coquetterie. L’Angleterre reste au calendrier julien jusqu’en 1752 et son année civile commence le 25 mars : les dates anglaises de cet article sont données en ancien style, et c’est pourquoi les statuts du règne portent souvent deux millésimes, celui de la session et celui de l’assentiment royal.
Le fond du litige tenait à un verset. Le Lévitique interdit d’épouser la femme de son frère, et Catherine avait épousé Arthur, frère aîné d’Henri, en novembre 1501. Elle a soutenu jusqu’au bout que ce premier mariage n’avait pas été consommé, ce qui rendait valide la dispense pontificale obtenue ensuite. Personne ne peut trancher ce point, et personne ne le pourra : aucune preuve n’est concevable, dans un sens ou dans l’autre. Le pape, lui, temporisait pour des raisons impériales. Le 22 mai 1533, le cardinal de Jaén écrit de Rome à Charles Quint que Clément VII tient l’affaire pour le plus grand scandale du temps, redoute d’en venir aux armes et cherche encore ce qu’il peut faire. La date du mariage avec Anne Boleyn est elle-même incertaine : une cérémonie secrète est signalée à l’automne 1532, une autre le 25 janvier 1533, et le 23 mai encore l’empereur écrivait à son frère qu’il venait seulement d’apprendre de ses ambassadeurs que la chose était accomplie.
Un recueil que le roi a couvert d’annotations
Trois ans plus tôt, des agents royaux avaient ratissé les bibliothèques monastiques pour constituer un dossier. Le résultat, remis au roi à l’été 1530, s’appelle les Collectanea satis copiosa, les collections bien suffisantes ; le manuscrit est à la British Library, cote Cotton MS Cleopatra E VI. Il rassemble Bède, Geoffroy de Monmouth, des lois anglo-saxonnes, des décrets conciliaires, et en tire une thèse : l’Église d’Angleterre est une province autonome, et le roi y détient à la fois l'imperium temporel et la juridiction spirituelle. Henri l’a lu la plume à la main. On voit encore dans les marges les petites mains dessinées qu’on appelle des manicules, par lesquelles il signalait les passages retenus.
Le préambule de la loi d’avril 1533 reprend l’argument presque mot pour mot : diverses vieilles histoires et chroniques authentiques déclarent que ce royaume d’Angleterre est un empire, gouverné par un chef suprême et roi. L’acte de restriction des appels, 24 Henry VIII chapitre 12, reçoit l’assentiment royal le 7 avril 1533 ; l’original parlementaire est conservé sous la cote HL/PO/PU/1/1532/24H8n13. Il ferme la route de Rome six semaines avant que Cranmer n’ouvre la sienne à Dunstable. C’est l’une des phrases les plus citées de l’époque moderne, cette période qui court de la fin du XVᵉ siècle à la Révolution.
L’Acte de suprématie suit l’année d’après. Assentiment royal le 18 décembre 1534, effet rétroactif au 3 novembre, cote HL/PO/PU/1/1534/26H8n1. Le texte ne prétend rien créer : il pose que le roi est déjà, à juste titre, le seul chef suprême sur terre de l’Église d’Angleterre, et se borne à le confirmer. La loi sur les trahisons votée dans la même session rend capital le fait de le nier, à compter du 1ᵉʳ février 1535. Thomas More, qui avait quitté la chancellerie en 1532, est décapité en juillet 1535 pour avoir refusé le serment. Le 15 janvier de cette même année, la suprématie entre dans le style royal : un greffier ajoute quelques mots à la formule qui ouvre les actes, et l’obédience du royaume a changé.
Qui tenait la plume : Cromwell, Anne Boleyn ou le roi
Jean-Pierre Moreau, qui a retracé un siècle d’historiographie anglaise du schisme, note que les faits sont établis depuis longtemps et que cela n’a jamais empêché les historiens de se quereller. Il fait remonter la première grande lecture à Albert Pollard : la rupture comme aboutissement de la lutte ancestrale entre pouvoir temporel et pouvoir spirituel, avec un roi qui reprend la main après la chute de Wolsey en 1529 mais qui a besoin de l’opinion pour l’emporter.
Geoffrey Elton a déplacé l’attention vers Thomas Cromwell et vers la machine administrative. Son argument est procédural : chaque étape a été coulée dans un statut voté, et un pouvoir qui repose sur la loi n’est pas un despotisme, si brutal soit-il. Policy and Police, en 1972, a mesuré ce que l’application de ces lois avait exigé d’informateurs et de poursuites.
En 2005, George Bernard a pris le contrepied. Pour lui, le roi n’a été manipulé ni par Wolsey, ni par Cromwell, ni par Anne Boleyn, ni par des factions de cour. Il a voulu une voie moyenne entre Rome et Zurich, il a fixé lui-même le rythme des changements, et la chute de Cromwell en 1540 relève d’un calcul diplomatique plutôt que d’un échec matrimonial. Instruisons le camp d’en face au mieux plutôt qu’au pire. Les objections faites à Bernard portent : sa lecture retrouve les accents de l’ancienne thèse du despotisme Tudor, elle traite vite les débats doctrinaux de 1537 qui cadrent mal avec l’idée d’une ligne cohérente, et elle laisse de côté les dernières années du règne, quand Edward Seymour et John Dudley déplacent l’équilibre. Christopher Haigh, lui, met le mot au pluriel : English Reformations, en 1993, décrit des réformes diverses et fortuites, et refuse de tenir la rupture de 1534 pour l’événement religieux décisif du siècle. En français, la biographie de Bernard Cottret ouvre sur une autre question, celle de savoir ce qui reste du Barbe-Bleue mythique quand on regarde les mécanismes d’un pouvoir masculin dont les femmes ont fait les frais.
Reste Anne Boleyn, dont on fait volontiers le moteur de l’affaire. Le récit reçu tient à un mot. Dans l’une des dix-sept lettres autographes d’Henri conservées à la Bibliothèque vaticane, le roi lui propose de la prendre pour sa seule maîtresse si elle se donne à lui de corps et de cœur ; on en déduit depuis des décennies qu’elle aurait refusé ce statut et tenu bon pour le mariage. Tracy Adams a montré en 2024 que la déduction repose sur le sens moderne du mot : au XVIᵉ siècle, en anglais comme en français, une maîtresse est une femme qu’on aime et qu’on entend épouser. Le cartel qui accompagne le portrait d’Anne à la National Portrait Gallery, copie de la fin du XVIᵉ siècle inventoriée NPG 668, répète pourtant la lecture ancienne. Les lettres ne sont pas datées, leur ordre ne fait pas consensus, et aucune réponse d’Anne n’a survécu.
Sa chute, en mai 1536, laisse un autre trou. Le 17 mai, à Lambeth, Cranmer déclare nul le mariage qu’il avait validé trois ans plus tôt, sans énoncer publiquement de motif : il parle d’empêchements avérés, inconnus au moment de l’union, que la dame lui aurait confessés. Deux lectures ont circulé aussitôt, un précontrat avec Henry Percy, comte de Northumberland, et l’affinité née de la liaison antérieure du roi avec Marie Boleyn, sœur d’Anne. La première se heurte à un document : le 13 mai, depuis Newington Green, Percy avait écrit à Cromwell qu’il avait déjà juré, et reçu le saint sacrement, qu’il n’y avait jamais eu entre eux ni contrat ni promesse de mariage. Le dossier ne permet pas de choisir.
Défenseur de la foi, et il l’est resté
En juillet 1521, l’imprimeur londonien Richard Pynson sort un in-quarto latin signé du roi : l'Assertio septem sacramentorum, réfutation de Luther sacrement par sacrement. John Clerk le présente au pape le 2 octobre. Le 11 octobre, Léon X confère à Henri le titre de Fidei defensor par une bulle dont l’original est à la British Library, Cotton MS Vitellius B IV/1. Charles Giry-Deloison a suivi la querelle : deux tentatives de rapprochement, l’une lancée par Luther en 1525, l’autre par Henri en 1531, ont échoué sur l’animosité des deux hommes, et l’Angleterre n’est jamais devenue un royaume luthérien. La rupture est de juridiction, non de doctrine.
Elle n’est pas restée sans effets matériels, et il suffit de compter. En 1535, les commissaires de Cromwell parcourent l’Angleterre et le pays de Galles pour évaluer les revenus de l’Église : ils recensent 8 000 églises paroissiales, 650 monastères, 22 cathédrales, sans compter les chapelles, chantreries, collèges, écoles et hôpitaux. Le registre porte à The National Archives la cote E 344/22, et sa première page montre le roi assis en majesté dans une initiale enluminée. Ce Valor Ecclesiasticus fait aujourd’hui l’objet d’un programme d’édition doté de près de 1,5 million de livres par l’Arts and Humanities Research Council. L’acte de 1536 supprime les maisons religieuses dont le revenu annuel est inférieur à 200 livres. À l’automne, le Lincolnshire se soulève, puis le Yorkshire : c’est le Pèlerinage de Grâce.
Bernard soutient que la dissolution ne s’explique pas par la seule cupidité, mais par la volonté de purger ce que le roi tenait pour superstition. L’objection contraire est simple et lourde : les terres ont été vendues, et les acheteurs sont devenus les meilleurs garants du nouvel ordre.
Soixante-cinq centimètres de vélin, salle 809
En 1539, veuf de Jeanne Seymour, Henri envoie Hans Holbein le Jeune à Düren peindre les deux filles du duc de Clèves. Le tableau qu’on connaît est au Louvre : huile sur vélin marouflé sur toile, collé à l’origine sur bois, 0,65 mètre sur 0,48, inventaire INV 1348 et MR 756, aile Richelieu, salle 809. Acheté en 1671 au marchand colonais Everhard Jabach pour Louis XIV, il figurait au catalogue d’ouverture du Muséum en 1793 sous le nom de « Jeanne de Clèves ».
La légende veut que Holbein ait flatté son modèle et que le roi, découvrant l’originale à Rochester, se soit estimé trompé. La restauration conduite par le Centre de recherche et de restauration des musées de France a d’abord rendu le tableau lisible : il a fallu ôter un épais repeint sombre posé sur un fond de deux couches de bleu d’azurite. La réflectographie infrarouge a montré un dessin sous-jacent modulé, plus poussé sur le visage, la coiffe et les mains, et deux motifs seulement du galon du décolleté sont achevés, les autres revenant probablement à l’atelier. Deux détails ont reparu. Sur le bandeau du front se lit la devise « A BON FINE », qu’on retrouve sur les vêtements de mariées. Sur la coiffe, une broche montre deux visages affrontés, un homme et une femme. Cécile Scailliérez en tire une question qu’elle a posée dans la Revue de l’art en 2024 : s’agit-il du portrait de fiançailles peint à Düren, ou d’un portrait de mariage exécuté en Angleterre, ce qui le daterait de 1540 et non de 1539 ?
Le mariage a lieu le 6 janvier 1540. Six mois plus tard, la convocation du clergé se réunit le 7 juillet dans la salle capitulaire de Saint-Pierre de Westminster, entend Stephen Gardiner exposer les causes de nullité et rend son jugement le 9 juillet : précontrat d’Anne avec le fils du duc de Lorraine, consentement défaillant, mariage jamais consommé. Un statut le confirme, 32 Henry VIII chapitre 25, assentiment royal le 24 juillet ; ces deux dates expliquent que les ouvrages ne s’accordent pas toujours sur celle de l’annulation. Anne accepte, reçoit le titre de sœur du roi, survit à toutes les autres et meurt en 1557, inhumée en reine à l’abbaye de Westminster. On n’a pas son sentiment sur la procédure : elle n’a pas été appelée à témoigner. Cromwell, arrêté en plein conseil le 10 juin 1540, est exécuté le mois suivant.
Le statut qu’il a fallu écrire pour tuer une reine
Le roi épouse Catherine Howard le 28 juillet 1540. À l’automne 1541, on lui rapporte que la jeune reine a eu, avant le mariage, une liaison avec Francis Dereham dans la maison de sa belle-grand-mère, et qu’elle a rencontré Thomas Culpeper depuis. Le 14 novembre, elle est transférée à Syon ; huit jours après, elle est déchue du titre de reine.
Le problème est juridique, et il est double. L’adultère d’une reine n’est pas clairement une trahison dans le droit existant. Et si Catherine avait été précontractée à Dereham, son mariage avec le roi était nul : elle y aurait gagné la disgrâce et la pauvreté au lieu de l’échafaud. Elle a nié le précontrat avec constance, en affirmant que Dereham s’était imposé à elle. On ignore pourquoi. L’explication la mieux ajustée aux sources tient à ce que l’Église exigeait un consentement libre, et qu’une femme contrainte n’était précontractée à personne ; c’est une reconstruction, et le dossier est mince sur ce point précis.
Le parlement a donc fabriqué le crime. Le projet d’attainder est introduit à la Chambre des lords le 21 janvier 1542, il met deux semaines à passer, et il déclare trahison le fait pour une femme non chaste d’épouser le roi, comme le fait pour quiconque de le taire. Le texte porte aujourd’hui, dans le recueil des statuts, un intitulé qui dit sa seconde nouveauté : Royal Assent by Commission Act. Le roi n’a pas voulu entendre lire le texte, et l’assentiment a été donné par des commissaires. Catherine Howard est décapitée le 13 février 1542 sur le Tower Green, à neuf heures du matin, si faible qu’il faut la soutenir jusqu’au billot. Son mariage n’a jamais été annulé.
Restait à ranger les héritières. La loi de succession de 1533 avait bâtardé Marie ; celle de 1536, dont l’original parlementaire porte la cote HL/PO/PU/1/1536/28H8n7, a bâtardé Élisabeth à son tour. La troisième, votée dans la session ouverte en janvier 1544 et sanctionnée au printemps, les remet l’une et l’autre dans l’ordre de succession derrière Édouard, sans un mot sur leur légitimité. En octobre 1553, le premier parlement de Marie abroge les deux premières et fait déclarer valide le mariage de ses parents. Élisabeth ne demandera rien de tel. Elle monte sur le trône en novembre 1558 en vertu du statut de 1544, et règne quarante-quatre ans sans faire rejuger la sentence de Lambeth qui avait effacé le mariage de sa mère. Son titre venait du parlement.
Pour aller plus loin
Ce dossier croise le sac de Rome de 1527, sans lequel on ne comprend ni la lenteur de Clément VII ni sa dépendance envers Charles Quint, neveu de Catherine d’Aragon. Il rejoint aussi le Pèlerinage de Grâce de 1536, le plus grand soulèvement du règne et le meilleur observatoire de ce que la rupture a coûté dans les paroisses, ainsi que l’établissement religieux de 1559, où la même Église reçoit un chef appelé cette fois gouverneur suprême, parce qu’une femme ne pouvait décemment en être le chef.
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Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Acte de restriction des appels, *Public Act*, 24 Henry VIII, c. 12, assentiment royal du 7 avril 1533, acte original du parlement Parliamentary Archives, Londres, HL/PO/PU/1/1532/24H8n13
- Acte de suprématie, *Public Act*, 26 Henry VIII, c. 1, assentiment royal du 18 décembre 1534, effet au 3 novembre 1534, acte original du parlement Parliamentary Archives, Londres, HL/PO/PU/1/1534/26H8n1
- Loi sur les trahisons, 26 Henry VIII, c. 13, assentiment royal du 18 décembre 1534, entrée en vigueur le 1ᵉʳ février 1535
- Premier acte de succession, 25 Henry VIII, c. 22, assentiment royal du 30 mars 1534
- Deuxième acte de succession, 28 Henry VIII, c. 7, assentiment royal du 18 juillet 1536, acte original du parlement Parliamentary Archives, Londres, HL/PO/PU/1/1536/28H8n7
- Troisième acte de succession, 35 Henry VIII, c. 1, session ouverte en janvier 1544, assentiment royal au printemps 1544
- Acte déclarant la dissolution du prétendu mariage du roi avec dame Anne de Clèves, 32 Henry VIII, c. 25, assentiment royal du 24 juillet 1540
- Acte d’attainder de la reine Catherine Howard et de ses complices, 33 Henry VIII, c. 21, projet introduit aux Lords le 21 janvier 1542, connu dans le recueil des statuts comme *Royal Assent by Commission Act*
- *Legitimacy of the Queen, etc. Act*, 1 Mary session 2, c. 1, premier parlement de Marie Tudor, octobre 1553, abrogeant les actes de succession de 1533 et de 1536
- *Collectanea satis copiosa*, recueil manuscrit remis à Henri VIII à l’été 1530, annoté de sa main British Library, Londres, Cotton MS Cleopatra E VI
- Bulle de Léon X conférant à Henri VIII le titre de *Fidei defensor*, 11 octobre 1521, original British Library, Londres, Cotton MS Vitellius B IV/1
- Henri VIII, *Assertio septem sacramentorum aduersus Martinum Lutherum*, Londres, Richard Pynson, 1521, in-quarto
- Lettre de John Tregonwell à Thomas Cromwell, 23 mai 1533, sentence rendue à onze heures *Letters and Papers, Foreign and Domestic, Henry VIII*, vol. VI, n° 525
- Lettres de Thomas Bedyll à Thomas Cromwell, Dunstable, 23 mai 1533, sur l’heure de la sentence et sur la copie collationnée *Letters and Papers*, vol. VI, n° 526 et 527
- Notification de la sentence de nullité prononcée par Cranmer, monastère de Dunstable, 23 mai 1533, témoins Gervase prieur, Simon Haynes et John Newman, avec le procès-verbal des audiences des 10, 12, 16, 17 et 23 mai *Letters and Papers*, vol. VI, n° 529
- Lettre du cardinal de Jaén à Charles Quint, Rome, 22 mai 1533, sur les hésitations de Clément VII *Letters and Papers*, vol. VI, n° 522
- Lettre de Charles Quint à Ferdinand de Hongrie, Barcelone, 23 mai 1533, sur la nouvelle du mariage d’Henri et d’Anne Boleyn *Letters and Papers*, vol. VI, n° 523
- Lettre du comte de Northumberland à Thomas Cromwell, Newington Green, 13 mai 1536, niant sous serment tout précontrat avec la reine *Letters and Papers*, vol. X, n° 864
- Lettres autographes d’Henri VIII à Anne Boleyn, dix-sept pièces non datées, vers 1527-1528, f. 1r-16r Biblioteca Apostolica Vaticana, Vat. lat. 3731, partie A
- *Valor Ecclesiasticus*, enquête sur les revenus de l’Église d’Angleterre et du pays de Galles, 1535, volume à initiale enluminée The National Archives, Kew, E 344/22
- Anne Boleyn, portrait anonyme, fin du XVIᵉ siècle, copie d’un original peint entre 1533 et 1536 National Portrait Gallery, Londres, NPG 668
- Hans Holbein le Jeune, *Portrait d’Anne de Clèves (1515-1557), reine d’Angleterre, quatrième épouse de Henri VIII*, huile sur vélin collé sur toile, 0,65 × 0,48 m, 1539 musée du Louvre, département des Peintures, INV 1348 ; MR 756, aile Richelieu, salle 809
Bibliographie
- George W. Bernard, *The King’s Reformation. Henry VIII and the Remaking of the English Church*, New Haven et Londres, 2005 Yale University Press
- Bernard Cottret, *Henri VIII. Le pouvoir par la force*, Paris, 1999, rééd. 2005 Payot
- Christopher Haigh, *English Reformations. Religion, Politics, and Society under the Tudors*, Oxford, 1993 Oxford University Press
- Geoffrey R. Elton, *Policy and Police. The Enforcement of the Reformation in the Age of Thomas Cromwell*, Cambridge, 1972 Cambridge University Press
- Charles Giry-Deloison, « Henri VIII, Luther et les prémices de la réforme anglaise », *Revue du Nord*, t. 99, n° 421, 2017, p. 517-535, DOI 10,3917/rdn.421,0517 Revue du Nord
- Jean-Pierre Moreau, « Les historiens anglais et le schisme d’Henri VIII. Un siècle d’historiographie (1900-2004) », *Études anglaises*, t. 57, n° 4, 2004, p. 389-398 Études anglaises
- Tracy Adams, « « Ma seulle mestres » : The Myth of the Coquettish Anne Boleyn », *The Court Historian*, vol. 29, n° 3, 2024, p. 194-210, DOI 10,1080/14629712,2024,2419326 The Court Historian
- Cécile Scailliérez, « Observations sur Hans Holbein l’Ancien et le Jeune à l’occasion d’une exposition et d’une restauration », *Revue de l’art*, n° 224, 2024, p. 63-72 Revue de l’art
Sources en ligne
- « Act of Supremacy 1534 » UK Parliament, Living Heritage
- « Public Act, 24 Henry VIII, c. 12 » Parliamentary Archives, catalogue en ligne
- « Succession » UK Parliament, dossier en ligne sur les actes de succession
- « Henry VIII : May 1533, 21-25 » *Letters and Papers, Foreign and Domestic, Henry VIII*, vol. 6, British History Online, Institute of Historical Research
- « Henry VIII : May 1536, 11-15 » *Letters and Papers, Foreign and Domestic, Henry VIII*, vol. 10, British History Online, Institute of Historical Research
- « Defender of the Faith » British Library, blog des collections
- « Katherine Parr’s Giftbooks, Henry VIII’s Marginalia, and the Display of Royal Power and Piety » *Renaissance Quarterly*, University of Chicago Press
- « Snapshot of Tudor England in Henry VIII’s « Domesday » » The National Archives
- « Portrait d’Anne de Clèves (1515-1557), reine d’Angleterre, quatrième épouse de Henri VIII » musée du Louvre, site des collections
- « Le portrait d’Anne de Clèves par Hans Holbein le Jeune » musée du Louvre
- « Portrait d’Anne de Clèves - Restauration » Centre de recherche et de restauration des musées de France
- « La restauration du « Portrait d’Anne de Clèves » par Hans Holbein le Jeune » musée du Louvre, conférence de Cécile Scailliérez
- « Catherine Howard » Historic Royal Palaces, Hampton Court Palace
- « Anne of Cleves : The Great Survivor » Historic Royal Palaces, Hampton Court Palace
- « Beer on Bernard, « The King’s Reformation : Henry VIII and the Remaking of the English Church » » H-Net Reviews