L’évêque Germain de Paris écrit à la reine Brunehaut, sans doute en 574 ou 575, pendant que les troupes de Sigebert Iᵉʳ, levées outre-Rhin, brûlent les bourgs autour de sa ville. Il lui rapporte ce qui court dans toutes les bouches, à savoir que le roi veut détruire le pays par la volonté, le conseil et l’instigation de sa femme. Germain précise que ces paroles ne viennent pas de lui. Il la supplie seulement de ne donner à personne l’occasion de les répéter. La lettre a survécu dans un recueil que les érudits appellent les Lettres austrasiennes, que Bruno Judic range parmi les sources, finalement abondantes, d’une époque qu’on dit obscure.
Un domestique dans la chambre de Galswinthe
Vers 566, Sigebert fait venir d’Espagne Brunehaut, fille du roi wisigoth Athanagild. Au chapitre 27 du livre IV de ses Histoires, Grégoire de Tours la décrit élégante, belle, honnête, de bon conseil et agréable en conversation. Elle abandonne l’arianisme, une foi chrétienne qui subordonnait le Fils au Père, et reçoit l’onction du chrême. Aux noces célébrées à Metz, Venance Fortunat, poète venu d’Italie, déclame un épithalame (Poèmes, VI, 1) où la mariée devient une nouvelle Vénus.
Chilpéric, qui règne à Soissons et vit déjà avec plusieurs femmes, demande alors la sœur aînée, Galswinthe, en promettant de renvoyer les autres. Le chapitre suivant de Grégoire raconte la suite. Galswinthe se plaint d’outrages continuels à cause de Frédégonde, que le roi avait eue auparavant pour compagne, et demande à rentrer chez les siens en abandonnant ses trésors. Chilpéric l’apaise par de douces paroles, puis ordonne à un domestique de l’étrangler ; on la trouve morte dans son lit. Le roi la pleure, et épouse Frédégonde quelques jours après.
Ce chapitre 28 mérite d’être lu à la lettre, parce que tout le récit ultérieur s’appuie sur lui. Grégoire donne un mobile, la rivalité d’une ancienne concubine. Il donne un lieu, le lit où l’on découvre la morte. Il donne un exécutant, un serviteur sans nom. Il donne un ordonnateur, et l’ordonnateur est le roi, puisque les frères de Chilpéric le chassent de son royaume après avoir appris que l’épouse a été tuée sur son ordre. Frédégonde n’apparaît dans la phrase ni comme commanditaire ni comme complice. On peut juger probable qu’elle ait pesé sur la décision, elle qui y gagnait une couronne, et c’est l’hypothèse qu’a retenue la tradition, mais cette probabilité, c’est le lecteur qui la fournit, parce que le texte, qui aurait pu la nommer sans peine puisqu’il la nomme quelques phrases plus haut à propos de la querelle, s’arrête au roi et à son domestique et passe aussitôt au miracle. Une lampe suspendue devant le tombeau de la morte tombe, s’enfonce à demi dans le pavé sans se briser, et l’évêque y voit un signe. La date elle-même flotte, vers 568 ou 569 selon les reconstitutions, parce que Grégoire ne donne pas d’année. Fortunat compose de son côté pour Galswinthe une longue élégie, la cinquième pièce du même livre VI de ses Poèmes.
La seconde mort est mieux datée. À la fin de 575, Sigebert, qui assiège son frère réfugié à Tournai avec Frédégonde et leurs enfants, se fait élever sur le bouclier par l’armée au domaine de Vitry, dans l’Artois. Deux serviteurs de la reine Frédégonde, écrit cette fois Grégoire au chapitre 51 du même livre, l’abordent sous un prétexte, armés de ces grands couteaux qu’on appelait scramasaxes, à la lame empoisonnée, et le frappent chacun à un flanc. Le roi a quarante ans. Grégoire ajoute que Frédégonde avait ensorcelé les deux hommes, maleficati, un mot qui appartient au vocabulaire du sortilège.
Le corps, enseveli d’abord à Lambres, rejoint ensuite Saint-Médard de Soissons, près de son père Clotaire.
Grégoire n’est pas un témoin neutre. Évêque de Tours depuis 573, dans une cité que Sigebert disputait alors à Chilpéric, il rédige ses derniers livres sous le règne de Childebert II, le fils de Brunehaut. Sa Brunehaut belle et de bon conseil est aussi la mère de son roi.
Trois chroniqueurs pour un seul cadavre
En 584, Chilpéric est poignardé au retour de la chasse, près de sa villa de Chelles. Grégoire raconte la scène au chapitre 46 du livre VI et consacre le reste du chapitre à un portrait féroce du défunt, qu’il appelle le Néron et l’Hérode de son temps. Sur l’homme qui a armé le meurtrier, en revanche, il ne dit pas un mot.
Les deux accusations connues viennent après lui. La chronique dite de Frédégaire, compilée en Burgondie et probablement achevée vers 660, charge Brunehaut. Le Liber Historiae Francorum, rédigé vers 727 au nord de Paris, charge Frédégonde, qu’il montre surprise dans une liaison avec Landéric, un personnage absent du récit de Grégoire, et décidée à supprimer son mari avant d’être démasquée. Or ce Liber, dont Stéphane Lebecq a donné en 2015 une édition bilingue, résume Grégoire du chapitre 5 au chapitre 35. C’est à la fin de ce résumé, au chapitre 35, qu’il ajoute l’amant et le complot.
Le premier accusateur écrit trois quarts de siècle après les faits, le second près d’un siècle et demi après. Le principal manuscrit de Frédégaire, le latin 10910 de la Bibliothèque nationale de France, copié dans une onciale aux lettres allongées qui signale l’est de la Gaule, porte un colophon daté de la quatrième année d’un roi Dagobert, soit 678, soit 715 selon le Dagobert qu’on retient. Le nom même de Frédégaire est une étiquette que la critique moderne a posée sur un compilateur anonyme.
On ignore donc qui a fait tuer Chilpéric. Le seul contemporain qui raconte la scène se tait, peut-être faute de savoir, peut-être par calcul, et les deux coupables proposés plus tard sont précisément les deux reines, comme si le récit ne pouvait plus se passer d’elles.
Morganegyba
En 587, à Andelot, Gontran et son neveu Childebert II concluent un traité dont Grégoire recopie le texte au chapitre 20 du livre IX, celui-là même où il raconte l’ambassade qu’on lui confia ensuite auprès de Gontran pour maintenir la paix. Brunehaut est partie à l’accord. Une clause règle le sort des cinq cités que Galswinthe avait reçues en morganegyba, le don du matin qu’un époux franc remettait à sa femme au lendemain des noces : Bordeaux, Limoges, Cahors, Béarn et Bigorre. Par une autre clause, Gontran prend Brunehaut sous sa protection, avec les femmes de la parenté de son neveu. Près de vingt ans après le meurtre, la vengeance de la sœur passe donc par une revendication d’héritage, négociée entre rois et consignée par écrit. Bruno Dumézil, dans La reine Brunehaut, paru chez Fayard en 2008, décrit une souveraine attachée à l’autorité de l’État, à un impôt équitable, aux lettres classiques et à une pratique subtile de la justice. On retiendra ici cette lecture patrimoniale de la querelle, pour une raison modeste, elle seule s’appuie sur un acte dont le texte complet nous est parvenu.
Les tenants de la légende noire ont pourtant des arguments, et le plus solide n’a rien de tardif. La lettre de Germain de Paris précède de quelque quatre-vingt-cinq ans la chronique de Frédégaire, elle vise Brunehaut de son vivant, et elle émane d’un évêque dont on ravageait le diocèse. À l’inverse, le portrait flatteur du livre IV sort de la plume d’un auteur qui écrivait sous le fils de la reine. Rendant compte du livre de Dumézil en 2015 dans la revue Le Moyen Âge, Bruno Judic rappelait que Brunehaut avait eu pour elle l’appui de Grégoire, mais que la légende noire transmise par les écrivains du VIIᵉ siècle tend à s’imposer chez les historiens actuels. Une reine bâtisseuse et une reine qui fait tuer ne s’excluent pas. Les textes, écrits chacun pour un camp, n’ont jamais eu de raison de les montrer ensemble.
Clotaire lit l’acte d’accusation à Renève
Frédégonde meurt en 597, dans son lit, et la guerre continue sans elle. Brunehaut gouverne alors pour ses petits-fils, Théodebert II en Austrasie et Thierry II en Burgondie. En 602, le pape Grégoire le Grand félicite Thierry de soutenir sa grand-mère (Registre des lettres, XIII, 9). La même année, une lettre du même pape à Brunehaut place sous l’autorité de Rome le monastère Saint-Martin qu’elle a fondé près d’Autun vers 590.
Le moine Jonas de Bobbio voit la reine autrement. Dans la Vie de Colomban, écrite entre 639 et 642, il raconte comment l’abbé irlandais de Luxeuil refusa de bénir les fils que Thierry avait eus de concubines, et il fait de Brunehaut une seconde Jézabel, du nom de la reine qui persécute les prophètes au premier livre des Rois. En 1978, Janet Nelson a relevé combien ce portrait devait au modèle biblique plus qu’à l’observation.
Thierry meurt en 613, à vingt-sept ans. Brunehaut tente de faire reconnaître son arrière-petit-fils Sigebert II, qui en a onze, mais les grands se rallient à Clotaire II, le fils de Frédégonde, et la vieille reine lui est livrée. Au chapitre 42 de son livre IV, Frédégaire rapporte que Clotaire lui impute la mort de dix rois francs, la fait tourmenter trois jours, promener sur un chameau à travers toute l’armée, puis attacher par les cheveux, un bras et un pied à la queue d’un cheval indompté. On situe d’ordinaire la scène à Renève, en Bourgogne.
La liste des dix rois, que le père Daniel paraphrasait encore sous l’Ancien Régime, s’ouvre sur Sigebert, le propre mari de l’accusée, dont Grégoire attribuait la mort aux serviteurs de Frédégonde. Frédégaire écrit près d’un demi-siècle après la scène, et rien n’indique qu’il en ait interrogé un témoin.
Augustin Thierry
L’image d’une guerre privée entre deux femmes, menée pendant des décennies comme une affaire de haine personnelle, s’est surtout fixée à l’époque moderne. Chantal Grell a montré, dans une étude parue en 2007 aux Publications de l’École française de Rome, comment les historiens de l’Ancien Régime ont fait aux deux reines un procès posthume, à un moment où l’on débattait de l’exclusion des femmes de la succession au trône.
En 1840, Augustin Thierry publie chez Just Tessier, en deux volumes, ses Récits des temps mérovingiens, que Jules Quicherat présentait dès l’année de leur sortie, dans la Bibliothèque de l’École des chartes, comme un livre déjà populaire. L’ouvrage compte parmi les livres d’histoire les plus lus du XIXᵉ siècle. Thierry y fait partir la chaîne des vengeances du meurtre de Galswinthe, commis selon lui à l’instigation de Frédégonde, soit précisément la ligne que le chapitre 28 du livre IV n’écrit pas. Son récit s’arrête en 584, à la mort de Chilpéric : le récit qui a popularisé la guerre des reines s’interrompt avant l’essentiel du gouvernement de Brunehaut, qui court jusqu’en 613.
À Saint-Denis, contre le pourtour nord du chœur, la dalle funéraire de Frédégonde montre une reine en pied dessinée par des filets de cuivre dans une mosaïque de marbre, de porphyre et de serpentine, sur une pierre de liais ; le visage, les mains et les pieds étaient jadis peints. Elle vient de Saint-Germain-des-Prés, lieu de la sépulture, est entrée en 1795 au musée des Monuments français d’Alexandre Lenoir et a gagné Saint-Denis en 1816. La notice des Monuments historiques la date du XIIᵉ siècle, peut-être de son milieu, soit quelque cinq cent cinquante ans après la mort de son modèle.
Brunehaut fut inhumée ailleurs, à Autun.
Au musée Rolin d’Autun, sous le numéro d’inventaire M.L. 227, deux fragments de couvercle en marbre gris veiné de blanc passent pour les restes du tombeau de l’abbaye Saint-Martin. Ils ne se recollent pas, la cuve de calcaire blanc a disparu, et la notice du musée envisage que le tombeau ait associé un couvercle antique en remploi à une cuve différente. Sur chacun des deux blocs, la seule inscription lisible est le numéro 227 porté par l’inventaire du musée.
Pour aller plus loin
Ce sujet croise la figure de Grégoire de Tours, évêque, historien et acteur des conflits qu’il raconte, ainsi que celle de Colomban, dont la fondation de Luxeuil et l’exil n’ont été qu’effleurés ici. Il rejoint aussi la nécropole royale de Saint-Denis, où la dalle de Frédégonde voisine avec les gisants des rois capétiens.
On raconte souvent que deux reines franques se sont haïes à mort pendant des décennies. L’histoire se passe au VIᵉ siècle, dans le royaume des Francs. Les petits-fils de Clovis se partagent alors le pays. Brunehaut est l’épouse du roi de l’Est. Frédégonde est celle de son demi-frère, qui règne au nord-ouest. Pour savoir si ce duel a vraiment eu lieu, il faut regarder qui l’a raconté.
Une sœur morte dans son lit
Brunehaut arrive d’Espagne pour épouser le roi Sigebert. Elle est la fille d’un roi wisigoth, et un poète la compare à Vénus le jour des noces. Sa sœur aînée s’appelle Galswinthe. Elle épouse peu après Chilpéric, le frère de Sigebert. Ce mari garde pourtant auprès de lui une ancienne compagne, Frédégonde.
Galswinthe se plaint d’être humiliée et demande à rentrer chez elle, en laissant ses trésors. Peu après, on la retrouve étranglée dans son lit. Le roi épouse Frédégonde presque aussitôt. Cette mort nous est connue par un évêque de l’époque, Grégoire de Tours.
Grégoire écrit que le roi a chargé un serviteur du meurtre. Il ne dit jamais que Frédégonde l’a demandé. On peut le supposer, puisqu’elle y gagne la couronne. Il ne dit même pas en quelle année la jeune femme est morte.
La guerre éclate ensuite entre les deux frères. En 575, Sigebert est sur le point de gagner. Deux serviteurs de Frédégonde le tuent alors avec des couteaux empoisonnés, et cette fois Grégoire nomme la reine. Cet évêque n’est pourtant pas un témoin neutre. Il écrit sous le règne du fils de Brunehaut.
Un roi tué, trois coupables
Chilpéric est tué à son tour en 584, au retour d’une chasse. Grégoire raconte la scène. Il ne désigne pourtant aucun coupable.
Plusieurs décennies plus tard, sans doute, une chronique écrite en Bourgogne accuse Brunehaut. Son auteur n’a pas laissé de nom. Celui de Frédégaire lui a été donné par les savants modernes. Plus tard encore, un récit écrit au nord de Paris accuse Frédégonde. Il lui prête même un amant.
Aucun de ces auteurs n’a assisté au crime. Le premier se tait, peut-être parce qu’il ne sait rien, peut-être par calcul. Les deux autres écrivent des générations plus tard. À ce jour, personne ne sait qui a fait tuer ce roi.
Le cadeau des noces
La querelle prend parfois une forme très concrète. Selon un usage des Francs, un mari offrait un cadeau à sa femme au lendemain des noces. Galswinthe avait ainsi reçu cinq cités du Sud-Ouest. Bordeaux et Cahors en faisaient partie. Ce don du matin devient l’enjeu de la vengeance.
En 587, un traité entre deux rois règle le sort de ces villes. Brunehaut participe à l’accord, et l’un des rois la prend sous sa protection. La colère d’une sœur passe donc aussi par un héritage, négocié puis écrit. L’historien Bruno Dumézil décrit d’ailleurs une reine soucieuse de justice et d’impôts équitables.
Un autre texte accuse pourtant Brunehaut de son vivant. L’évêque de Paris lui écrit que tout le peuple l’accuse de pousser son mari à ravager le pays. Il ajoute qu’il ne fait que répéter la rumeur. Pour une partie de ses sujets, la reine n’avait donc rien d’une sainte.
Le cheval et la légende
Frédégonde meurt dans son lit, bien avant sa rivale. Brunehaut continue de gouverner pour ses petits-enfants. En 613, le fils de Frédégonde la fait capturer. La chronique de Bourgogne raconte qu’il l’accuse d’avoir causé la mort de dix rois. Elle est torturée, promenée sur un chameau, puis attachée à un cheval sauvage.
Le duel des deux femmes vient surtout de livres bien plus récents. Bien plus tard, l’historien Augustin Thierry en a tiré un récit à succès, parmi les plus lus de son siècle. Il affirme que Frédégonde a voulu la mort de Galswinthe, ce que la source ancienne ne dit pas. Son livre s’arrête même avant les longues années où Brunehaut gouverne.
À Saint-Denis, on peut voir le portrait de Frédégonde sur une dalle funéraire. Il est fait de petits morceaux de marbre cernés de fils de cuivre. Des artisans l’ont composé au XIIᵉ siècle, bien longtemps après la mort de la reine.
Le texte complet présente le moine qui traita Brunehaut de seconde Jézabel. Il montre aussi sur quel nom s’ouvre la liste des dix rois qu’on lui imputa.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Grégoire de Tours, Dix livres d’histoires, IV, 27 (mariage de Brunehaut), IV, 28 (mort de Galswinthe), IV, 51 (meurtre de Sigebert à Vitry, sépulture à Lambres puis à Saint-Médard de Soissons), VI, 46 (meurtre de Chilpéric), IX, 20 (texte du traité d’Andelot) éd. Bruno Krusch et Wilhelm Levison, Monumenta Germaniae Historica, Scriptores rerum Merovingicarum I, 1
- Germain, évêque de Paris, lettre à la reine Brunehaut, vers 574-575 recueil des Lettres austrasiennes
- Venance Fortunat, Poèmes, VI, 1 (épithalame de Sigebert et Brunehaut) et VI, 5 (élégie sur la mort de Galswinthe) éd. et trad. Marc Reydellet, Collection des universités de France, t. II, livres V-VIII, Les Belles Lettres
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Sources primaires (suite)
- Chronique dite de Frédégaire, livre IV, 42 (procès et supplice de Brunehaut, 613), onciale, colophon daté de la quatrième année d’un roi Dagobert Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Latin 10910
- Liber Historiae Francorum, chap. 35 (meurtre de Chilpéric attribué à Frédégonde et Landéric), chronique en 53 chapitres rédigée vers 727 au nord de Paris texte et traduction dans l’édition de Stéphane Lebecq citée en bibliographie
- Jonas de Bobbio, Vie de Colomban et de ses disciples, livre I, rédigée entre 639 et 642 éd. Bruno Krusch, Monumenta Germaniae Historica, Scriptores rerum Germanicarum in usum scholarum, Hanovre et Leipzig, 1905, p. 144-294
- Grégoire le Grand, Registre des lettres, XIII, 9, lettre au roi Thierry II, 602
- Dalle funéraire de Frédégonde, pierre de liais, mosaïque de marbre, porphyre et serpentine, filets de cuivre, XIIᵉ siècle, provenant de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés, classée au titre objet le 19 juin 1906 basilique cathédrale de Saint-Denis, chœur, pourtour nord, notice Palissy PM93000111
- Fragments du couvercle de sarcophage attribué à la reine Brunehaut, marbre gris veiné de blanc, deux fragments non jointifs, provenant de l’abbaye Saint-Martin d’Autun musée Rolin, Autun, inv. M.L. 227
Bibliographie
- Bruno Dumézil, La reine Brunehaut, Paris, 2008, 560 p. Fayard
- Bruno Judic, compte rendu de Bruno Dumézil, La reine Brunehaut, Le Moyen Âge 121 (3), 2015, p. XLVI, DOI 10,3917/rma.213,0743zt Le Moyen Âgehttps://doi.org/10.3917/rma.213.0743zt
- Chantal Grell, « Deux reines face au tribunal de l’histoire. Les procès de Brunehaut et de Frédégonde », dans Les procès politiques (XIVᵉ-XVIIᵉ siècle), Rome, 2007, p. 553-575, Publications de l’École française de Rome 375 École française de Rome
- Janet L. Nelson, « Queens as Jezebels : The Careers of Brunhild and Balthild in Merovingian History », dans Derek Baker (dir.), Medieval Women, Oxford, 1978, p. 31-77, Studies in Church History Subsidia 1 Studies in Church History Subsidia
- Augustin Thierry, Récits des temps mérovingiens, précédés de Considérations sur l’histoire de France, Paris, 1840, 2 vol. Just Tessier
- Stéphane Lebecq (éd. et trad.), La geste des rois des Francs. Liber Historiae Francorum, Paris, 2015 Les Belles Lettres
Sources en ligne
- « dalle funéraire (gisant) de Frédégonde, épouse de Chilpéric Ier, roi de France et mère de Clotaire II », notice PM93000111 Plateforme ouverte du patrimoine (POP), ministère de la Culturehttps://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM93000111
- « Sarcophage de la reine Brunehaut », notice Joconde 01610009511 Plateforme ouverte du patrimoine (POP), ministère de la Culturehttps://pop.culture.gouv.fr/notice/joconde/01610009511
- « Pierre tombale de la reine Frédégonde (vers 545-597), dalle funéraire (1160) » AGORHA, Institut national d’histoire de l’arthttps://agorha.inha.fr/ark:/54721/4f33ca51-8fef-4040-81a2-bf7d1ad48eb2
- « Latin 10910 » BnF Archives et manuscritshttps://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc72579m
- « Le pouvoir mérovingien et ses manifestations » Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/selections/fr/html/le-pouvoir-merovingien-et-ses-manifestations
- « Notice de titre textuel “Liber historiae Francorum” » Catalogue général de la Bibliothèque nationale de Francehttps://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb121137532
- « De la clôture à la fortification des abbayes en Bourgogne avant le xiiie siècle » Bulletin du centre d’études médiévales d’Auxerre, OpenEdition Journalshttps://journals.openedition.org/cem/17447
- « Brunhild, queen of Austrasia and Burgundy » Epistolae, Columbia Universityhttps://epistolae.ctl.columbia.edu/woman/36.html
- « Récits des temps mérovingiens, par Augustin Thierry », compte rendu de Jules Quicherat, Bibliothèque de l’École des chartes 1, 1840, p. 404-406 Perséehttps://www.persee.fr/doc/bec_0373-6237_1840_num_1_1_461641
- « Augustin Thierry - Récits des temps mérovingiens et écrits sur l’Histoire » Université d’Orléanshttps://www.univ-orleans.fr/fr/polen/zoom-sur/augustin-thierry-recits-des-temps-merovingiens-et-ecrits-sur-lhistoire
- « Augustin Thierry - Les Récits des temps mérovingiens dans l’imaginaire historique du XIXe siècle » Presses universitaires de Rennes, OpenEdition Bookshttps://books.openedition.org/pur/165583





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