Le compte du plus long règne de l’histoire chinoise, Kangxi l’a fait lui-même. Devant les dignitaires qu’il a convoqués, il dénombre plus de trois cents souverains depuis l’Empereur jaune, en prévenant que les données antérieures aux Qin ne sont pas entièrement dignes de foi, puis deux cent onze hommes qui ont porté le titre d’empereur et adopté un nom d’ère en 1 960 ans depuis le Premier Empereur. Il se demande ensuite quel homme il est, pour avoir régné plus longtemps que tous ceux qui ont régné longtemps depuis les Qin et les Han. Ce texte, il dit l’avoir préparé pendant dix ans, et il ordonne que son testament n’en contienne pas d’autre.
« Quel homme suis-je ? »
L’édit est daté du 23 décembre 1717. Depuis le printemps, l’empereur souffre de vertiges et maigrit ; la chasse d’automne dans les terres mongoles l’a remis d’aplomb, puis la maladie de l’impératrice douairière l’a de nouveau abattu. Il a soixante-trois ans. Il récapitule. Monté sur le trône à huit ans, il n’osait pas, au bout de vingt ans, espérer en régner trente, ni à trente en espérer quarante, et il en est à cinquante-sept. Il chiffre aussi sa sobriété avec une minutie de comptable : chaque étape de ses tournées d’inspection aurait coûté 10 000 ou 20 000 taels, quand l’entretien des digues fluviales en engloutit plus de 3 000 000 par an. Le tael, unité de poids d’argent, sert de monnaie de compte à toute la fiscalité impériale, et le coût réel des tournées était probablement plus élevé, puisque le seul témoin du chiffre est l’empereur lui-même.
Le même texte contient aussi un avertissement que l’empereur s’adresse à lui-même. Depuis les Trois Dynasties, dit Kangxi, ceux qui ont régné longtemps n’ont pas laissé bonne réputation, et il avoue ignorer ce que la postérité pensera de lui. Il s’en prend aussi aux testaments de ses prédécesseurs, rédigés par quelque lettré au chevet d’un mourant et qui ne disent pas ce que l’empereur voulait dire. L’historien Chen Hsi-yuan, de l’Academia Sinica, a montré en 2004 que la critique vise juste. Avant les Qing, le testament impérial était composé après la mort, sans l’aval du défunt ; les premiers empereurs mandchous en ont repris la rédaction, et celui de Kangxi tient de l’épitaphe autobiographique. Le texte chinois n’est cité ici qu’à travers la traduction anglaise publiée par Jonathan Spence en 1974, dont les citations françaises sont une seconde traduction.
Février 1661, ou l’an I de l’ère Kangxi
Dans les faits, Xuanye, troisième fils de l’empereur Shunzhi emporté par la variole, succède à son père en février 1661. Il a six ans au compte occidental, étant né le 4 mai 1654, et huit au compte chinois, qui donne un an à la naissance et en ajoute un à chaque nouvel an lunaire. Son nom d’ère n’entre en usage qu’au premier jour de l’année lunaire suivante, au début de 1662, et c’est à partir de là que la chancellerie numérote les années, comme le rappelle Helen Dunstan dans le Journal of Chinese History en 2026. D’où deux bornes qui cohabitent. L’Encyclopædia Universalis titre sa notice « 1661-1722 », quand le Metropolitan Museum of Art, le musée Guimet, le catalogue de l’exposition de Versailles en 2004 et Catherine Jami écrivent « 1662-1722 ». Les historiens eux-mêmes adoptent le compte de la cour quand ils la suivent de près, et Jami a intitulé « An 8 de l’ère Kangxi » l’étude qu’elle consacre en 2019 à l’entrée du jésuite Ferdinand Verbiest au Bureau de l’astronomie, soit 1669 si l’an I est 1662. Nous retenons février 1661, parce que c’est le moment où le trône change de titulaire, et que l’année d’ère relève d’une convention de chancellerie.
La cour, elle, date en années d’ère et en mois lunaires, si bien que chaque date occidentale est une conversion. La périodisation européenne, qui range ces décennies dans l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution, ne dit rien de la chronologie chinoise, découpée en dynasties et en ères de règne.
Le règne effectif commence plus tard. Quatre régents gouvernent au nom de l’enfant, et il faut l’arrestation du plus puissant d’entre eux, Oboi, en 1669, pour que l’empereur, âgé d’à peine quinze ans, tienne réellement le pouvoir. Compté ainsi, le règne personnel dure cinquante-trois ans. L’Universalis y range l’essentiel de ce qui fait la réputation de Kangxi : guerre des Trois Feudataires de 1673 à 1681, conquête de Taiwan en 1683, traité de Nertchinsk avec la Russie en 1689, protectorat sur les Mongols khalkhas en 1690-1691, expéditions contre les Mongols occidentaux en 1696 et 1697, entrée au Tibet en 1720. Le traité russe porte lui-même deux dates, le 27 août dans le calendrier julien de Moscou (a. s.) et le 6 septembre 1689 (n. s.), que l’on retient ici.
Hongli s’arrête à soixante ans
Le record tient aussi parce qu’un héritier a choisi de ne pas le battre. Hongli, petit-fils de Kangxi, monte sur le trône en octobre 1735 sous le nom d’ère Qianlong ; il aurait promis dès son avènement de ne jamais régner plus longtemps que son grand-père. À l’automne 1795, dans la soixantième année de son règne, il annonce qu’il cédera la place à son fils Yongyan, et l’abdication a lieu en février 1796. Le nouvel empereur, Jiaqing, règne sans gouverner, car Hongli, devenu empereur retiré, garde la décision jusqu’à sa mort en février 1799, à quatre-vingt-sept ans.
À compter le pouvoir exercé plutôt que le titre porté, Qianlong l’emporte donc, avec environ soixante-trois ans et quatre mois d’octobre 1735 à février 1799, contre soixante et un ans et dix mois pour Kangxi entre février 1661 et le 20 décembre 1722, et le record du grand-père suppose en outre qu’on limite la comparaison aux empereurs de la Chine unifiée, ce que faisait déjà Kangxi en partant des Qin et des Han. Dunstan relève l’ironie de l’épisode. L’édit qui accompagne l’abdication énumère les remises d’impôt accordées par Hongli, pour des montants très supérieurs à ceux que revendiquait le grand-père qu’il affectait de ne pas vouloir surpasser. L’émulation avait commencé bien avant. Qianlong a lui aussi conduit six tournées dans le Sud et en a fait peindre une en douze rouleaux, dont le Metropolitan Museum conserve deux, datés de 1770 et signés Xu Yang.
Le jubilé payé en impôts non levés
Le cinquantième anniversaire du règne donne lieu à la décision fiscale la plus commentée de Kangxi. Par un édit du 23 novembre 1710, l’empereur explique qu’au cours de ses tournées il a traversé sept provinces, que la population croît sous la paix pendant que la terre cultivée ne s’étend pas, et qu’il avait voulu remettre en une seule année la totalité de l’impôt foncier de l’empire ; ses conseillers l’ont persuadé d’étaler le sacrifice sur trois ans, de 1711 à 1713. Il en avait les moyens. Le trésor du Bureau des revenus détenait environ 45,88 millions de taels en 1710, selon les séries réunies par Dunstan, et encore 43,09 millions en 1713, dernière année de la remise. Deux ans après l’annonce, l’empereur fait un second geste, plus durable. Le nombre de ding, les « individus fiscaux » théoriquement astreints aux corvées, inscrit dans les registres de la cinquantième année de règne devient un quota perpétuel, et les hommes nés ensuite, que l’assemblée des Neuf Ministères baptise « individus proliférants d’un âge glorieux », ne seront jamais imposés à ce titre. Dunstan en propose une lecture sévère. Le ding était depuis longtemps une unité de compte payée en argent et en partie fondue dans l’impôt foncier, si bien qu’en gelant le quota l’empereur légitimait une sous-déclaration que tout le monde pratiquait, habillait en grâce impériale une routine de bureau et donnait au passage, dans un pays qui manquait déjà de terres, une prime fiscale à la natalité.
La formule a survécu à Kangxi, et même à son fils.
Les récapitulations démographiques des Annales véridiques la reprennent en effet chaque année de 1713 à 1734. Il faut accorder au camp opposé ce qu’il a de solide, et Dunstan elle-même le lui concède. L’édit de 1712 part d’un problème réel, l’insuffisance des chiffres de population transmis par les provinces, et la promesse de ne pas taxer les nouveaux inscrits visait à obtenir des déclarations complètes, que Kangxi disait être tout ce qu’il voulait. Surtout, les édits de Kangxi raisonnent, même mal, sur la subsistance de ses sujets, alors que ceux de son petit-fils, qui multiplient les remises pour célébrer ses anniversaires et ceux de sa mère, n’en gardent presque aucune trace, et c’est en lisant les uns après les autres ces textes que l’on voit le vieil empereur, qui croyait sincèrement résoudre un problème de subsistance avec un instrument fiscal inadapté, céder la place à un souverain pour qui la remise d’impôt accompagne un anniversaire.
Douze rouleaux pour la tournée de 1689
En 1689, la deuxième tournée dans le Sud dure plus longtemps et déploie plus de faste que la première, conduite en 1684. Kangxi la fait commémorer par douze rouleaux horizontaux dont il confie la direction au paysagiste Wang Hui, maître de l’école dite orthodoxe, et le chantier prend environ huit ans. Le troisième rouleau, entré au Metropolitan Museum en 1979, culmine au mont Tai, le pic sacré de l’Est. Wang Hui ne s’y est jamais rendu. Selon la notice du musée, il a travaillé d’après des cartes et des gravures sur bois, raccordé les sites réels par des paysages imaginaires et choisi la gamme bleu et vert des maîtres anciens pour signifier un gouvernement bienfaisant. Le musée Guimet, à Paris, garde le deuxième rouleau, sous le numéro MG 21448, et le quatrième, sous le numéro MA 2460, une soie peinte de 68,2 centimètres de haut et de plus de quinze mètres de long. Maxwell Hearn a soutenu en 2008 que cette commande avait donné naissance au style de la peinture de cour des Qing.
Pour l’Occident, la durée du règne a laissé le temps de fabriquer une autre image. Le jésuite Joachim Bouvet, l’un des mathématiciens envoyés par Louis XIV que Kangxi prend pour maîtres au début des années 1690, est renvoyé en France en 1697 pour recruter d’autres savants. La même année paraît à Paris, chez Estienne Michallet, son Portrait historique de l’empereur de la Chine présenté au roy, qui construit le parallèle entre les deux souverains ; Isabelle Landry-Deron a repris ces « portraits croisés » dans le catalogue de l’exposition de Versailles. L’empereur, lui, se voyait en vieillard. À cinquante-sept ans, raconte l’édit de 1717, il vit blanchir les premiers poils de sa barbe, refusa la lotion qu’on lui proposait pour les noircir et demanda combien d’empereurs à barbe blanche l’histoire avait connus.
Un testament en deux écritures
La succession, elle, ne s’est jamais réglée du vivant de Kangxi. Destitué en 1708, rétabli en 1709 puis destitué de nouveau en 1712, le prince héritier Yinreng laisse la place vide, et l’empereur refuse ensuite de désigner un successeur ; Silas Wu a reconstitué ces années dans Passage to Power en 1979. L’édit de 1717 fait écho à ce silence. Les ministres le pressent de nommer un héritier, et il répond qu’il consigne depuis dix ans, sous scellé, ses intentions. Il meurt le 20 décembre 1722. Son quatrième fils, Yinzhen, monte sur le trône sous le nom d’ère Yongzheng, sur la foi d’un testament que Chen Hsi-yuan décrit comme le seul document officiel à fonder sa légitimité, et dont l’authenticité a été mise en doute dès sa promulgation.
Le soupçon n’a pas attendu les romanciers. En 1728, un lettré du Hunan, Zeng Jing, tente de pousser à la révolte le gouverneur général du Sichuan et du Shaanxi, Yue Zhongqi, en dressant contre Yongzheng une liste de crimes où figure l’usurpation du trône. L’empereur choisit de lui répondre par écrit et de lui laisser la vie sauve. En 1730, il fait imprimer le Dayi juemi lu, qui réunit l’interrogatoire de Zeng Jing, un préambule de la main impériale et la confession du coupable, selon la composition qu’en décrit Pamela Kyle Crossley, et en impose la lecture aux lettrés de tout l’empire. Qianlong, à peine monté sur le trône, fait exécuter Zeng Jing.
La version la plus répandue aujourd’hui, reprise par les séries télévisées, veut que le testament ait désigné le quatorzième fils et que Yinzhen ait changé « au quatorzième » en « au quatrième » en retouchant un seul caractère. L’argument qu’on lui oppose le plus souvent tient à la forme des actes, puisqu’un tel document existait aussi en mandchou, où la retouche est impossible, et que la préposition en cause s’écrivait alors sous une forme complexe qu’un trait ajouté au chiffre dix ne suffit pas à produire. On ignore en revanche à quelle date cette version précise apparaît pour la première fois par écrit, et rien dans les sources réunies ici ne permet de la faire remonter aux accusations de 1728.
À New York, la notice que le Metropolitan Museum consacre au troisième rouleau de Wang Hui fait régner Kangxi de 1662 à 1722, selon le compte de la chancellerie, alors que l’empereur, en annonçant en 1717 cinquante-sept ans de trône, comptait à la chinoise depuis son accession de 1661 et donnait ainsi raison, d’une année, à l’Universalis contre le musée.
Pour aller plus loin
Ce sujet croise l’histoire de la mission des jésuites mathématiciens envoyés par Louis XIV à Pékin et celle de la querelle des rites, qui opposa Rome et l’empereur sur le sens des honneurs rendus à Confucius et aux ancêtres. Il rejoint aussi la conquête mandchoue de 1644 et la lente soumission du Sud, sans lesquelles les premières décennies du règne restent incompréhensibles.
On lit souvent que l’empereur Kangxi a connu le plus long règne de toute l’histoire chinoise. La formule est juste, à condition de savoir comment on compte. Kangxi appartient à la dynastie Qing, venue de Mandchourie, qui gouverne la Chine depuis 1644. Il monte sur le trône enfant, en 1661, et meurt en 1722.
L’empereur fait ses comptes
Ce record, Kangxi l’a d’abord mesuré lui-même. En décembre 1717, malade, il réunit les dignitaires de la cour et leur lit un long texte qu’il prépare depuis dix ans et qui doit servir de testament.
Il y calcule que deux cent onze hommes ont porté le titre d’empereur depuis le premier empereur de Chine unifiée, et il se demande pourquoi c’est lui qui a régné le plus longtemps. Il ajoute un avertissement : dans l’histoire, ceux qui ont régné longtemps n’ont pas laissé une bonne réputation.
Il raconte aussi qu’à cinquante-sept ans, en voyant sa barbe blanchir, il a refusé une lotion pour la noircir, en demandant combien d’empereurs avaient eu la barbe blanche.
Deux dates pour un même début
Pour compter les années d’un règne, la cour chinoise utilise un nom officiel, le nom d’ère. Celui de Kangxi n’entre en usage qu’au début de 1662, alors que l’enfant est monté sur le trône en février 1661. Voilà pourquoi certains musées écrivent 1662-1722 et certaines encyclopédies 1661-1722.
L’âge de l’empereur varie aussi selon la manière de compter. Il a six ans à son avènement selon le calcul européen, huit selon le calcul chinois, qui donne un an à la naissance et en ajoute un à chaque nouvel an.
Enfin, l’enfant ne gouverne pas tout de suite. Quatre régents dirigent l’empire à sa place, et il ne prend réellement le pouvoir qu’en 1669, à quinze ans environ, en faisant arrêter le plus puissant d’entre eux.
Le petit-fils qui s’arrête à soixante ans
Le record tient aussi parce qu’un descendant a refusé de le battre. Le petit-fils de Kangxi, l’empereur Qianlong, monte sur le trône en 1735. Au bout de soixante ans, il abdique en faveur de son fils pour ne pas régner plus longtemps que son grand-père.
Mais il garde en réalité le pouvoir jusqu’à sa mort, en 1799. Si l’on compte le pouvoir exercé plutôt que le titre, c’est donc lui qui l’emporte, avec environ soixante-trois ans.
Le règne de Kangxi a aussi laissé une décision fiscale célèbre. En 1712, il décide que le nombre d’hommes soumis à un impôt par tête ne bougera plus, et que les hommes nés ensuite n’y seront jamais soumis. Des historiens y voient aujourd’hui autant une opération d’image qu’une vraie politique, car cet impôt était déjà en grande partie devenu une simple unité de calcul.
Un règne mis en images
Kangxi a soigné l’image de son règne. Après un grand voyage d’inspection dans le sud du pays en 1689, il fait peindre le trajet sur douze rouleaux de soie, sous la direction du peintre Wang Hui. L’un d’eux, long de près de quatorze mètres, est aujourd’hui à New York. Il montre une montagne sacrée que le peintre n’avait jamais vue et qu’il a dessinée d’après des cartes. Deux autres rouleaux sont conservés au musée Guimet, à Paris.
En France, un missionnaire jésuite revenu de Pékin publie en 1697 un portrait de l’empereur qui le compare au roi Louis XIV.
La succession, elle, tourne mal. Kangxi destitue deux fois son héritier et refuse ensuite d’en désigner un autre. À sa mort, son quatrième fils devient empereur grâce à un testament que certains ont accusé d’être faux. La rumeur la plus connue, selon laquelle un seul caractère aurait été modifié, se heurte au fait que le document existait aussi en mandchou.
Le détail de l’édit de 1717, le calcul des deux règnes, le trésor impérial de 1710 et l’histoire du soupçon qui pèse sur la succession occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Kangxi, édit prononcé le 23 décembre 1717 devant les dignitaires de la cour et destiné à servir de base au testament impérial ; décompte des 211 empereurs depuis les Qin, coût des tournées, refus de teindre sa barbe, intentions consignées sous scellé traduction anglaise dans Jonathan D. Spence, Emperor of China : Self-Portrait of K’ang-hsi, Londres, Jonathan Cape, 1974
- Édit du 23 novembre 1710 annonçant la remise universelle de l’impôt foncier, étalée sur 1711-1713, pour le cinquantième anniversaire du règne Annales véridiques des Qing (Qing shilu), cité et traduit par Helen Dunstan, Journal of Chinese History 10 (1), 2026
- Édit de 1712 fixant à perpétuité le quota des ding d’après les registres de la cinquantième année Kangxi, et récapitulations démographiques annuelles portant la formule yong bu jia fu, 1713-1734 Annales véridiques des Qing (Qing shilu), cités par Helen Dunstan, Journal of Chinese History 10 (1), 2026
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Sources primaires (suite)
- Wang Hui et assistants, La Tournée d’inspection de l’empereur Kangxi dans le Sud, rouleau III, de Ji’nan au mont Tai, rouleau horizontal, encre et couleurs sur soie, 67,9 × 1 393,8 cm, datable de 1698 The Metropolitan Museum of Art, New York, 1979,5a–d
- Wang Hui, Yang Jin, Gu Fang et assistants, Voyage d’inspection dans le Sud de l’empereur Kangxi, rouleau II, encre et couleurs sur soie, h. 68,7 cm Musée national des Arts asiatiques-Guimet, Paris, MG 21448
- Wang Hui, Yang Jin, Gu Fang et assistants, Voyage dans le Sud de l’empereur Kangxi, rouleau IV, encre et couleurs sur soie, h. 68,2 cm, l. environ 15 m Musée national des Arts asiatiques-Guimet, Paris, MA 2460
- Xu Yang, La Tournée d’inspection de l’empereur Qianlong dans le Sud, rouleaux IV et VI, encre et couleurs sur soie, datés de 1770 The Metropolitan Museum of Art, New York, 1984,16 et 1988 350
- Joachim Bouvet, Portrait historique de l’empereur de la Chine présenté au roy, Paris, Estienne Michallet, 1697
- Dayi juemi lu, recueil de l’interrogatoire et de la confession de Zeng Jing avec préambule impérial, imprimé et diffusé sur ordre de l’empereur Yongzheng, 1730
Bibliographie
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- Catherine Jami, The Emperor’s New Mathematics : Western Learning and Imperial Authority During the Kangxi Reign (1662-1722), Oxford, 2012, xvi + 435 p. Oxford University Press
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- Jonathan D. Spence, Emperor of China : Self-Portrait of K’ang-hsi, Londres, 1974 Jonathan Cape
- Silas H. L. Wu, Passage to Power : K’ang-hsi and His Heir Apparent, 1661-1722, Harvard East Asian Series 91, Cambridge (Mass.), 1979, xv + 252 p. Harvard University Press
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Sources en ligne
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- « 皇帝的最後一道命令──清代遺詔製作、皇權繼承與歷史書寫 / The Making of the Emperor’s Last Testament in Qing China » Taiwan Open Access to Journalshttps://toaj.stpi.niar.org.tw/index/journal/volume/article/4b1141f987544c3401876f95c2f11269
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- « Catherine Jami » Centre Chine, Corée, Japon, EHESShttps://ccj.ehess.fr/membres/catherine-jami
- « The Emperor’s New Mathematics », compte rendu Mathematical Association of Americahttps://old.maa.org/press/maa-reviews/the-emperors-new-mathematics-western-learning-and-imperial-authority-during-the-kangxi-reign-1662
- « KANGXI [K’ANG-HI] (1654-1722) empereur de Chine (1661-1722) » Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/encyclopedie/kangxi-k-ang-hi-empereur-de-chine/
- « Dayi juemi lu and the Lost Yongzheng Philosophy of Identity » OSTASIEN Verlag, Crossroadshttps://www.ostasien-verlag.de/zeitschriften/crossroads/cr/pdf/CR_05_2012_063-080_Crossley.pdf
- « The Scholars : Trudging Out of a Textual Swamp », chapitre 4 de The Scholar and the State : Fiction as Political Discourse in Late Imperial China University of Washington Press, Manifoldhttps://uw.manifoldapp.org/read/9a8d98ad-7922-48ba-93c6-eefa2e68d66d/section/912850e3-a331-40c9-8187-1ae1f5e270e7
- « The history of Cang-Hy, the present emperour of China » Beyond Ricci, Boston Collegehttps://beyondricci.bc.edu/?p=289
- « Why Qing Court Gossip Still Sparks Debate on Chinese Internet » The World of Chinesehttps://www.theworldofchinese.com/2025/11/why-netizens-cant-stop-arguing-about-qing-court-gossip/








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