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1644 : la chute des Ming et l’entrée des Mandchous dans Pékin

Asie moderneEmpires ibériques & Amériques coloniales15 septembre 202641 sources vérifiées
Daugilas / Wikimedia Commons
9 min de lecture41 sources vérifiées
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Moins de deux mois après le renversement de Pékin, un récit en langue vulgaire se vend déjà dans les villes du Bas-Yangzi. Il raconte que l’empereur a tué de sa main l’impératrice et sa fille, puis qu’il est sorti par la porte Houzai pour aller se pendre sur la colline de Mei. Yao Tinglin, né en 1628, note la vente dans la chronique qu’il tient à Hangzhou, sans un mot sur la véracité. Le livre s’appelle Jiaochuang xiaoshuo, et deux exemplaires d’une réédition de 1645 sont conservés aux Archives nationales du Japon, l’un imprimé sous les Ming, l’autre recopié à la main à l’époque d’Edo.

Six semaines, trois pouvoirs dans la même ville

L’année porte en Chine le nom cyclique de jiashen, et elle est la dix-septième de l’ère Chongzhen. Elle deviendra la première de l’ère Shunzhi. Entre les deux, quelques semaines durant, elle aura été la première de l’ère Yongchang, celle que Li Zicheng s’est donnée en fondant la dynastie Shun à Xi’an, en février. Ici, le découpage occidental n’a pas cours. L’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution française, est une périodisation d’historiens d’Europe, et Jacques Gernet, dans Le Monde chinois, fait commencer « l’époque moderne » chinoise au Xᵉ siècle.

Le 5 avril, Chongzhen appelle à l’aide tous les commandants de l’empire. Dix-neuf jours plus tard, des troupes Shun entrent dans Pékin sans rencontrer de défense sérieuse. Le lendemain, l’empereur se pend sur la colline qu’on appelle aujourd’hui Jingshan. Rappelé trop tard de Ningyuan, Wu Sangui n’atteint Shanhaiguan que le 26. Le 27 mai, il combat aux côtés des bannières de Dorgon, et l’armée Shun est mise en déroute au pied de la Muraille. Dorgon entre dans la capitale le 6 juin, et l’enfant Fulin reçoit l’intronisation le 8 novembre.

Six semaines séparent l’entrée de Li Zicheng dans Pékin de celle de Dorgon.

Pourquoi le Jiangnan affamé ne s’est pas soulevé

La climatologie a beaucoup donné sur cette décennie. À partir d’enregistrements de spéléothèmes, Jingyao Zhao et ses coauteurs ont décrit en 2021 une longue période de mousson d’été affaiblie, dont le maximum de sécheresse se déplace du nord vers la région du Jiang-Huai.

Une modélisation publiée un an plus tôt par Kefan Chen et son équipe va plus loin sur le mécanisme. La sécheresse dite de Chongzhen, entre 1637 et 1643, y devient la plus sévère du dernier millénaire en Chine, déclenchée par une anomalie naturelle, puis prolongée par l’éruption du mont Parker, dans le sud des Philippines, en 1641.

S’y ajoute une épidémie. Pékin aurait perdu en 1643 de l’ordre de deux cent mille habitants, et la garnison serait tombée de cent mille à cinquante mille hommes avant que Li Zicheng ne se présente. Aucun agent pathogène n’a été identifié ; le diagnostic de peste repose sur des descriptions de symptômes relevées dans les monographies locales, relues trois siècles après par des historiens de la médecine, dont Helen Dunstan dès 1975.

L’objection la plus gênante vient d’un historien de Hong Kong, Ka-wai Fan, qui a passé ces publications en revue dans la revue Climate en 2023. Dans le Jiangsu et le Zhejiang, des famines sévères n’ont produit aucun soulèvement. Le modèle qui va du froid à la mauvaise récolte, puis de la mauvaise récolte à la révolte, ne rend pas compte de cette différence régionale. Un travail de 2018 signé Qian Liu répartit même les causes de la chute en pourcentages, 53 % de facteurs naturels contre 47 % de facteurs humains, et la précision de ce chiffre mesure surtout la confiance qu’on accorde au modèle qui le fabrique.

« Plata es sangre »

L’impôt des Ming se paie en argent, un métal que la Chine ne produit presque pas. Il arrive du Japon et, par le galion de Manille, des mines américaines. Dans une série d’études des années 1970 et 1980, William Atwell a soutenu qu’un recul des arrivages à la fin des années 1630 comptait parmi les causes immédiates de la chute. Les observateurs espagnols des Philippines résumaient alors l’appétit des marchands chinois d’une formule que les sources ont gardée, « plata es sangre ».

La thèse a été attaquée de front. En 1989, Brian Moloughney et Xia Weizhong soutiennent dans Papers on Far Eastern History que la baisse des importations a été bien moindre qu’annoncé. Richard von Glahn reprend l’argument en 1996, dans le Journal of Economic History puis dans Fountain of Fortune, en objectant que le raisonnement monétaire sous-jacent tient mal. Atwell a rouvert le débat en 2005, en démontant une à une les séries de ses contradicteurs.

On ne sait pas trancher. Les registres douaniers espagnols et japonais qui servent de base sont lacunaires, et la contrebande, considérable, n’y figure évidemment pas.

Dorgon refuse le palanquin

Wu Sangui écrit à Dorgon pour obtenir le concours des bannières contre les « brigands », et sa lettre parle de restaurer les Ming. Dorgon ne répond pas sur ce point. Ses conseillers chinois passés au service des Qing, Hong Chengchou et Fan Wencheng, le pressaient depuis des semaines de saisir la chute de Pékin pour revendiquer le mandat céleste. Wu se rallie, obtient un titre princier, et servira les Qing près de trente ans avant de se retourner contre eux en 1673.

Le 6 juin, Dorgon franchit la porte Chaoyang. Les eunuques du palais lui remettent les insignes de Chongzhen et mettent à sa disposition le palanquin impérial.

Il refuse d’abord, en disant qu’il se règle sur le duc de Zhou et qu’un simple assistant du jeune souverain ne saurait s’y asseoir. On lui répond que le duc de Zhou, tout assistant qu’il fût, siégeait adossé au paravent de soie du roi. Il monte, et gagne le palais Wuying. La scène figure au cinquième juan des annales véridiques du règne de Shunzhi, dans la version du vainqueur.

Le vaincu du 27 mai, lui, quitte Pékin au début de juin et reflue sur Xi’an. Li Zicheng meurt en 1645 dans les monts Jiugong, au Hubei, et sa dynastie ne lui survit pas.

Dorgon fait alors retrouver le corps de Chongzhen et l’ensevelir avec des rites impériaux. Les Qing se présentent comme les vengeurs du dernier Ming et soutiennent qu’ils ont pris l’empire aux brigands et non aux Ming. Frederic Wakeman a montré ce que cette construction a rapporté auprès des lettrés du Nord, et Harry Miller en a suivi les effets sur les élites provinciales pendant toute la régence, de 1644 à 1650.

Des barbiers escortés par des soldats

Dès juin 1644, Dorgon ordonne aux hommes han de se raser le devant du crâne et de tresser le reste en natte. La résistance des élites est telle qu’il retire l’ordre au bout de quelques semaines. Un an plus tard, l’affaire revient, et dans l’autre sens. En juin 1645, l’obligation est rétablie pour les militaires chinois au service des Qing, ce qui donne aux bannières un moyen simple de reconnaître qui s’est soumis. En juillet, elle est étendue à toute la population masculine, avec dix jours pour s’exécuter et la mort pour sanction. Des soldats escortent des barbiers dans les rues des villes conquises. La formule qui circule alors se traduit à peu près par « garde tes cheveux et perds ta tête, garde ta tête et perds tes cheveux ». Moines bouddhistes et prêtres taoïstes en sont exemptés. L’application reste inégale, et Michael Godley a relevé des cas où des fonctionnaires locaux mesuraient la faute à la quantité de cheveux restants et préféraient l’amende à l’exécution. Le geste est lourd dans une société où le corps passe pour un bien reçu des parents, qu’on ne mutile pas. Hong Chengchou, celui-là même qui conseillait Dorgon, s’était pourtant rasé la tête dès 1642, et il recommandait de ménager les usages Ming quand on l’envoya, en 1645, faire appliquer le décret à Nankin. L’édit fabrique un signe de soumission visible sur chaque corps masculin de l’empire, et il déclenche des révoltes dans des régions à peine conquises.

Yangzhou tombe le 20 mai 1645. Le prince Dodo, fils de Nurhaci, livre la ville à ses troupes après un siège coûteux, et Shi Kefa, qui commandait la défense au nom de l’empereur Hongguang, est exécuté pour avoir refusé de se soumettre. Un survivant, Wang Xiuchu, a écrit ce qu’il a vu, et son texte, traduit par Lynn Struve, reste le témoignage le plus employé sur la semaine qui suivit. Cinq membres de sa famille y sont tués. Le récit avance un total de plus de huit cent mille morts.

Ce total ne tient pas. Antonia Finnane, dans son étude de la ville, juge le chiffre hors d’atteinte et ramène la population urbaine à cent soixante-quinze mille personnes au plus, quand Frederic Wakeman rappelait que la préfecture entière devait en compter environ un million. La lecture du journal montre d’ailleurs que les tueries s’arrêtent au sixième jour, alors que le titre parle de dix jours. Le massacre est un fait, avec son commanditaire, sa date et son objectif déclaré, avertir le Jiangnan de ce que coûtait la résistance. Son chiffre est une reconstruction, et elle n’a jamais reposé sur un comptage.

Cao Shuji estime que le passage d’une dynastie à l’autre a coûté plus de 26 % de la population, chiffre tiré de registres fiscaux et de monographies qui ont eux-mêmes souffert de la guerre.

Un hôte venu du Jiangnan, l’hiver 1646

Feng Menglong, conteur célèbre alors âgé de plus de soixante-dix ans, compile en 1645 un recueil intitulé Jiashen jishi, où il rassemble des journaux et des relations de témoins de la chute de Pékin. Il meurt l’année suivante. Sept ans après lui, l’auteur du Jiashen chuanxin lu explique comment il a travaillé. À l’hiver 1646, un hôte venu du Jiangnan lui apporte des récits écrits depuis les événements, et il en énumère dix titres. Ils sont, écrit-il, nombreux et sans ordre, des idées hétérodoxes y reviennent sans cesse, et il fut un temps impossible d’y démêler le vrai.

Ji Liuqi achève en 1667 un Mingji beilüe en vingt-quatre juan, couvrant les trente années allant de 1616 à 1644. Quand il décrit ce qu’est devenu le corps de Chongzhen, il nomme ses sources, trois relations non officielles dont deux sont aujourd’hui introuvables. Chui-Joe Tham, qui a recensé cette production pour la Chine, la Corée et le Japon, compte plus de trente récits chinois, une dizaine de coréens et six japonais consacrés à la seule chute de Pékin. Journaux, relations de témoins, chroniques privées, recueils imprimés. Les loyalistes Ming ont d’ailleurs adressé vingt-deux demandes d’aide militaire au gouvernement de Tokugawa entre 1645 et 1686, et une au Vatican en 1650. L’Europe, elle, apprend la chose par un jésuite, Martino Martini, entré en Chine en 1643, dont le De bello Tartarico historia sort à Anvers en 1654, dans l’officine plantinienne de Balthasar Moretus, et connaîtra une vingtaine de rééditions en dix langues avant la fin du siècle. Côté mandchou, le compte est vite fait. Un seul récit non officiel de la conquête nous est parvenu dans cette langue, et les Qing, à partir du XVIIIᵉ siècle, ont censuré les histoires non officielles de la transition, ce qui interdit d’évaluer combien de textes ont disparu. Cette littérature de circonstance fait aujourd’hui l’objet du séminaire que Rainier Lanselle consacre à l’École pratique des hautes études aux romans d’actualité sur la fin des Ming.

À Paris, le Cabinet des médailles conserve une série de monnaies qui court de la rébellion de Li Zicheng en 1644 à l’achèvement de la conquête en 1660. François Thierry, qui l’a publiée en 1985, note que la numismatique chinoise traditionnelle reléguait ces pièces en annexe ou en supplément, parfois en fin de volume et sans illustration. On les a classées à peu près comme l’historiographie classait leurs émetteurs.

Pour aller plus loin

Ce sujet croise l’histoire du galion de Manille et de l’argent de Potosí, qui alimentait la fiscalité Ming et dont les flux se mesurent mal. Il rejoint la question du Japon d’Edo, sollicité à vingt-deux reprises par les loyalistes Ming sans jamais céder, et l’aventure de Zheng Chenggong à Taïwan, dernier réduit de la résistance jusqu’en 1683.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Yao Tinglin 姚廷遴 (1628-v. 1698), Linian ji 歷年紀, chronique privée, mention de la vente publique du Jiaochuang xiaoshuo moins de deux mois après le renversement de la capitale
  2. Xinbian jiaochuang xiaoshuo 新編勦闖小說, 1645, récit en langue vulgaire sur la chute de Pékin ; deux exemplaires conservés, une impression d’époque Ming et une copie manuscrite d’époque Edo Archives nationales du Japon, Tokyo
  3. Feng Menglong 馮夢龍, Jiashen jishi 甲申紀事, compilation achevée en 1645, réunissant des journaux et relations de témoins de 1644, dont le Yandu riji, le Zaisheng yuan et le Guchen jiku
Voir les 38 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Jiashen chuanxin lu 甲申傳信錄, achevé en 1653, préface énumérant les dix récits apportés du Jiangnan à l’hiver 1646
  2. Ji Liuqi 計六奇, Mingji beilüe 明季北略, vingt-quatre juan couvrant 1616-1644, préface de 1671, sources nommées dans le texte pour le sort du corps de l’empereur Chongzhen
  3. Annales véridiques du règne de Shunzhi (Da Qing Shizu Zhang huangdi shilu), juan 5, fol. 7b, entrée de Dorgon par la porte Chaoyang et refus du palanquin impérial, 6 juin 1644
  4. Wang Xiuchu 王秀楚, Yangzhou shiri ji 揚州十日記, récit d’un survivant du sac de Yangzhou, mai 1645
  5. Martino Martini, De bello Tartarico historia, seconde édition revue et augmentée, Anvers, ex officina Plantiniana Balthasaris Moreti, 1654, 156 p., exemplaire numérisé coté Leuven MU 49 G 12 Maastricht University Library
  6. Beye-i cooha bade yabuha babe ejehe bithe, seul récit non officiel de la transition Ming-Qing conservé en langue mandchoue
  7. Monnaies des régimes de 1644 à 1660, des Shun aux Ming du Sud et aux premiers Qing Cabinet des médailles, Bibliothèque nationale de France, Paris

Bibliographie

  1. Jacques Gernet, Le Monde chinois, tome 2, L’époque moderne, Xᵉ-XIXᵉ siècle, Paris, 2006, 378 p. Pocket
  2. Frederic Wakeman Jr., The Great Enterprise : The Manchu Reconstruction of Imperial Order in Seventeenth-Century China, Berkeley, 1985, 2 vol. University of California Press
  3. Lynn A. Struve (éd. et trad.), Voices from the Ming-Qing Cataclysm : China in Tigers’ Jaws, New Haven, 1993, x-303 p. Yale University Press
  4. Antonia Finnane, Speaking of Yangzhou : A Chinese City, 1550-1850, Cambridge (Mass.), 2004 Harvard University Asia Center
  5. Harry Miller, « The Dorgon Regency, 1644-1650 », dans State versus Gentry in Early Qing Dynasty China, 1644-1699, New York, 2013, p. 15-45, DOI 10,1057/9781137334060_2 Palgrave Macmillanhttps://doi.org/10.1057/9781137334060_2
  6. Chui-Joe Tham, « The transnational historiography of a dynastic transition : Writing the Ming-Qing transition in seventeenth-century China, Korea, and Japan », Modern Asian Studies 57 (3), 2023, p. 776-807, DOI 10,1017/S0026749X22000245 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/S0026749X22000245
  7. Rainier Lanselle, « Histoire et philologie de la Chine classique. Le déclin et la chute des Ming dans la littérature de fiction du XVIIᵉ siècle (1) », Annuaire de l’École pratique des hautes études, Section des sciences historiques et philologiques 154, 2023, p. 413-448, DOI 10,4000/ashp.6549 EPHEhttps://doi.org/10.4000/ashp.6549
  8. François Thierry, « Le monnayage de la fin des Ming (1644-1660) d’après les collections du Cabinet des Médailles de la Bibliothèque nationale », Revue numismatique, 6ᵉ série, 27, 1985, p. 183-199, pl. IX-XII, DOI 10,3406/numi.1985,1878 Revue numismatiquehttps://doi.org/10.3406/numi.1985.1878
  9. Ka-wai Fan, « The Little Ice Age and the Fall of the Ming Dynasty : A Review », Climate 11 (3), 2023, article 71, DOI 10,3390/cli11030071 MDPIhttps://doi.org/10.3390/cli11030071
  10. Kefan Chen et alii, « One Drought and One Volcanic Eruption Influenced the History of China : The Late Ming Dynasty Mega-drought », Geophysical Research Letters 47, 2020, e2020GL088124, DOI 10,1029/2020GL088124 American Geophysical Unionhttps://doi.org/10.1029/2020GL088124
  11. Jingyao Zhao et alii, « Role of the Summer Monsoon Variability in the Collapse of the Ming Dynasty : Evidences from Speleothem Records », Geophysical Research Letters 48, 2021, e2021GL093071, DOI 10,1029/2021GL093071 American Geophysical Unionhttps://doi.org/10.1029/2021GL093071
  12. Qian Liu et alii, « Climate, disasters, wars and the collapse of the Ming Dynasty », Environmental Earth Sciences 77, 2018, article 44, DOI 10,1007/s12665-017-7194-4 Springerhttps://doi.org/10.1007/s12665-017-7194-4
  13. Helen Dunstan, « The Late Ming Epidemics : A Preliminary Survey », Ch’ing-shih wen-t’i 3, 1975, p. 1-59 Society for Qing Studies
  14. William S. Atwell, « Another Look at Silver Imports into China, ca. 1635-1644 », Journal of World History 16 (4), 2005, p. 467-489, DOI 10,1353/jwh.2006,0013 University of Hawai’i Presshttps://doi.org/10.1353/jwh.2006.0013
  15. Richard von Glahn, « Myth and Reality of China’s Seventeenth-Century Monetary Crisis », The Journal of Economic History 56 (2), 1996, p. 429-454 Cambridge University Press
  16. Richard von Glahn, Fountain of Fortune : Money and Monetary Policy in China, 1000-1700, Berkeley, 1996 University of California Press
  17. Brian Moloughney et Xia Weizhong, « Silver and the Fall of the Ming : A Reassessment », Papers on Far Eastern History 40, 1989, p. 51-78 Australian National University
  18. Michael R. Godley, « The End of the Queue : Hair as Symbol in Chinese History », East Asian History 8, 1994 Australian National University
  19. Cao Shuji, Zhongguo renkou shi, vol. 4, Ming shiqi (Histoire de la population chinoise, t. 4, époque Ming), Shanghai, 2000 Fudan University Press

Sources en ligne

  1. « The Little Ice Age and the Fall of the Ming Dynasty : A Review » Climate, MDPIhttps://www.mdpi.com/2225-1154/11/3/71
  2. « One Drought and One Volcanic Eruption Influenced the History of China : The Late Ming Dynasty Mega‐drought » Geophysical Research Letters, Wiley Online Libraryhttps://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1029/2020GL088124
  3. « The collapse of the Ming Dynasty actually began with the Wanli megadrought : Insights from a hydroclimate reconstruction based on tree-ring δ18O over the past 460 years » Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, ScienceDirecthttps://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0031018224005376
  4. « The transnational historiography of a dynastic transition : Writing the Ming-Qing transition in seventeenth-century China, Korea, and Japan » Modern Asian Studies, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/modern-asian-studies/article/transnational-historiography-of-a-dynastic-transition-writing-the-mingqing-transition-in-seventeenthcentury-china-korea-and-japan/9D660C38138C725154EA64427E018413
  5. « The Dorgon Regency, 1644–1650 » Springer Nature Linkhttps://link.springer.com/chapter/10.1057/9781137334060_2
  6. « Myth and Reality of China’s Seventeenth-Century Monetary Crisis » The Journal of Economic History, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/journal-of-economic-history/article/abs/myth-and-reality-of-chinas-seventeenthcentury-monetary-crisis/051515B7767AB41D91ED213342A6E348
  7. « Another Look at Silver Imports into China, ca. 1635-1644 » Journal of World History, Project MUSEhttps://muse.jhu.edu/article/193603
  8. « Le monnayage de la fin des Ming (1644-1660) d’après les collections du Cabinet des Médailles de la Bibliothèque nationale » Perséehttps://www.persee.fr/doc/numi_0484-8942_1985_num_6_27_1878
  9. « Histoire et philologie de la Chine classique » Annuaire de l’École pratique des hautes études, OpenEdition Journalshttps://journals.openedition.org/ashp/8177?lang=en
  10. « De bello Tartarico historia » Maastricht University Digital Collectionshttps://digitalcollections.library.maastrichtuniversity.nl/s/index/item/37055
  11. « Voices from the Ming-Qing Cataclysm » Yale University Presshttps://yalebooks.yale.edu/book/9780300075533/voices-from-the-ming-qing-cataclysm/
  12. « The End of the Queue : Hair as Symbol in Chinese History » East Asian Historyhttps://www.eastasianhistory.org/sites/default/files/article-content/08/EAH08_03.pdf
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