L’estampe porte une date qui ne correspond encore à rien. Publiée à Londres le 14 septembre 1792 par Hannah Humphrey, l’eau-forte coloriée de James Gillray montre l’empereur Qianlong allongé sur une estrade, la pipe à la main, devant un lord Macartney agenouillé qui lui tend la lettre de son roi ; derrière l’ambassadeur, cinq membres de la suite se jettent face contre terre, d’autres apportent un carrosse-jouet, un cheval à bascule, une girouette au pavillon britannique et un modèle de vaisseau. L’ambassade n’a pas encore appareillé de Portsmouth. La feuille de 317 millimètres sur 398, entrée au British Museum sous le numéro 1868,0808,6228, précède d’un an jour pour jour l’audience réelle, accordée le 14 septembre 1793 dans un parc impérial au nord de Pékin.
Sous la tente du parc des Dix Mille Arbres
Macartney a débarqué à Taku (aujourd’hui Dagu), à l’embouchure du Peiho, près de Tianjin, le 5 août 1793. L’empereur passe l’été à Jehol, dans la résidence de montagne mise en chantier en 1703, et c’est dans son parc des Dix Mille Arbres, le Wanshuyuan, qu’il reçoit les Anglais le dixième jour du huitième mois de la cinquante-huitième année de son règne, soit le 14 septembre 1793 selon la concordance que donne le Musée national du Palais de Taipei. À Pékin, on compte les années par ères de règne. Le découpage européen de l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution, n’a pas cours à la cour des Qing, et il cadre mal avec l’affaire elle-même, postérieure de quatre ans à 1789. Trois jours après l’audience, les Anglais assistent aux fêtes de l’anniversaire impérial ; le 24 septembre, ils quittent Jehol.
Ce matin du 14 septembre, Macartney porte la robe de l’ordre du Bain et des plumes d’autruche à son chapeau. Il s’agenouille et élève à deux mains, au-dessus de sa tête, une boîte d’or sertie de diamants qui contient la lettre de George III ; Henrietta Harrison a recomposé la scène d’après le journal de l’ambassadeur et le récit officiel que son adjoint George Leonard Staunton publie à Londres en 1797. Entre les deux souverains, un seul interprète. Li Zibiao, prêtre catholique venu de l’extrême nord-ouest de la Chine et formé à Naples, déguisé pour l’occasion en uniforme britannique et perruque poudrée, rend l’italien de Macartney en un chinois simple, puis les paroles de l’empereur en un italien de cérémonie. C’est lui, selon Harrison, qui avait glissé dans la requête britannique une demande de tolérance pour les chrétiens de Chine. Staunton s’avance ensuite, et l’échange se fait cette fois en latin. Son fils George Thomas, douze ans, page de l’ambassadeur, comprend les deux langues, car son père lui parle latin depuis l’âge de trois ans et l’enfant apprend le chinois depuis sa rencontre avec Li, l’année précédente. Quand Qianlong détache de sa ceinture une bourse de soie jaune pour la lui offrir, le garçon, très intimidé, parvient à remercier en chinois. C’est encore lui qui donne en 1856 à la Royal Asiatic Society de Londres l’aquarelle de William Alexander, signée en 1799, où on le voit en bas à droite tenir la traîne de Macartney, une feuille de 56 centimètres sur 79 inventoriée RAS 05 001.
La parole de Macartney contre celle de Jiaqing
Le kowtow complet suppose trois agenouillements et neuf fois le front contre le sol. Macartney écrit dans son journal qu’il a mis un seul genou en terre et incliné la tête, comme devant son propre roi, et le récit de Staunton reprend la version. Dans les archives de la cour, le geste tient une place étonnamment mince. Sur plus de six cents documents publiés à Pékin en 1996, Harrison n’en trouve qu’une poignée qui évoquent la prosternation, et plusieurs servent à réprimander Zhengrui, l’un des fonctionnaires de l’escorte, qui s’imaginait que l’ambassadeur lui devait à lui-même cet hommage. Quand le premier volume du Zhanggu congbian publie une partie du fonds en 1928, il retient trois des huit textes relatifs au cérémonial, selon le compte que Harrison en a donné à l’université de Pékin en 2015.
La version anglaise a pourtant un contradicteur de poids. En 1816, lorsque lord Amherst, à la tête d’une seconde ambassade, propose le même compromis, la cour de Jiaqing, fils et successeur de Qianlong, soutient que Macartney avait accompli le kowtow complet. Jiaqing avait assisté à l’audience de 1793, George Thomas Staunton aussi, qui sert d’interprète à Amherst, et les deux témoins se contredisent à vingt-trois ans de distance. Nous retenons la version de Macartney, parce qu’elle sort d’un journal privé tenu sur le moment et resté inédit jusqu’au XXᵉ siècle, alors que l’affirmation impériale de 1816 sert une négociation en cours. Amherst, privé d’audience, est renvoyé. Sur la route du retour, à Sainte-Hélène, Napoléon lui dit qu’il a eu grand tort de refuser la prosternation.
Le genou de Macartney a occupé la recherche pendant tout le XXᵉ siècle. Earl Pritchard y consacrait quarante et une pages de la Far Eastern Quarterly en février 1943. Alain Peyrefitte, ancien ministre, y voit en 1989 le choc de deux mondes face à un empire qu’il dit immobile, publie en 1991 avec Roger Darrobers une traduction française des documents chinois, et soutient puis finance l’édition pékinoise de 1996. En 1995, James Hevia fait du rituel qing d’accueil des hôtes la clé de lecture de toute l’ambassade. Si différents soient-ils, les deux livres placent, note Harrison, la culture et le rite au centre. Celui de Hevia, couronné en 1997 par le prix Levenson, vaut à son auteur une charge de Joseph Esherick dans Modern China en 1998 sur sa manière de lire les sources, au point que la seconde réponse d’Esherick s’intitule « Tradutore, traditore ».
« Plus forte et plus féroce que les autres pays de l’océan occidental »
Ce qui inquiète la cour se lit dans d’autres liasses. Le Grand Conseil, l’organe restreint qui prépare les décisions avec l’empereur, avertit les gouverneurs des provinces côtières que l’Angleterre est plus forte et plus féroce que les autres pays de l’océan occidental, selon la traduction que Harrison donne de la circulaire. L’empereur ordonne que les forts ne se contentent pas d’une démonstration de force et préparent une défense réelle. Sur ses ordres, les fonctionnaires évaluent l’archipel de Zhoushan, où mouille le vaisseau HMS Lion, et doivent empêcher les Anglais de s’y infiltrer pour l’occuper. À Canton, consigne est donnée de ne pas modifier brusquement les droits de douane, ni à la baisse ni à la hausse, pour ne fournir aucun prétexte aux marchands étrangers. Deux hauts fonctionnaires, Songyun et Changlin, accompagnent l’ambassade vers le sud avec mission de la dissuader sans rien concéder, et des manœuvres militaires sont données sur son passage.
Les deux réponses à George III partent dans ce climat. Elles sont aujourd’hui à Windsor, dans les Archives royales, sous les cotes GEO/ADD/31/21a et 21b, accompagnées de deux listes de cadeaux. Le premier édit couvre une seule feuille de papier chinois fait main, pailletée d’or, de plus de trois pieds sur près de six, calligraphiée en chinois, en mandchou et en latin ; il voyageait dans un étui de bambou qui n’a pas été conservé. La version latine est probablement l’œuvre de missionnaires européens de Pékin. Sur le fond, le premier texte refuse l’installation d’un représentant britannique à la cour. Le second repousse une à une les demandes commerciales, des ports supplémentaires, des droits allégés, une île près de Zhoushan, un terrain près de Canton.
Aucune ligne de ces deux lettres ne parle de prosternation.
La phrase célèbre se trouve dans le premier édit, au moment où l’empereur explique pourquoi il accepte les présents. Les Annales véridiques du règne la conservent au chapitre 1435, sous le jour jimao du huitième mois de la cinquante-huitième année, qui tombe le 23 septembre 1793 : « 從不貴奇巧,並無更需爾國制辦物件 », nous n’avons jamais fait grand cas des objets ingénieux et n’avons nul besoin de ce que fabrique ton pays. Le second édit reprend l’idée en termes d’échanges, la Cour céleste regorgeant de produits et ne manquant de rien, sans avoir jamais eu besoin des marchandises des barbares du dehors pour compléter ce qui lui fait défaut. « Nous n’avons besoin de rien » ne figure tel quel dans aucune des deux lettres. La formule résume deux phrases distinctes, et c’est le résumé qui a voyagé.
La date de rédaction du premier édit, elle, échappe. L’archiviste Julie Crocker, des Archives royales, indique que l’édit 21a a été rédigé le 3 août 1793, trois jours avant l’arrivée de Macartney en Chine. Harrison, qui a lu les dossiers du Grand Conseil, raconte que l’empereur, découvrant les demandes anglaises traduites en chinois à la fin de septembre, les juge fort déplaisantes, qu’une lettre de forme préparée auparavant est alors jetée et qu’un nouveau texte est écrit sur ses instructions personnelles. Si l’archiviste a raison pour 21a, la phrase sur les objets ingénieux a été arrêtée avant même que la cour connaisse le détail de ce que voulaient les Anglais, mais aucune des deux pages ne cite le document qui permettrait de trancher.
Une phrase détachée de sa lettre
En Angleterre, la traduction officielle dort dans les archives de la Compagnie des Indes orientales. Le public lit autre chose. En 1796, l’ambassade à peine rentrée, Thomas James Mathias publie The Imperial Epistle from Kien Long, prétendue traduction en vers où l’empereur s’en prend aux révolutionnaires français et à leur « flag of dire EQUALITY », le drapeau de la funeste égalité. En Chine, la lettre est réimprimée en 1838 dans un recueil cantonais sur la défense des côtes, le Guangdong haifang huilan de Lu Kun et Deng Tingzhen, puis en 1884 dans le Donghua xulu de Wang Xianqian. E. H. Parker en publie une version anglaise en 1896 dans la revue The Nineteenth Century, sans le moindre écho. Le texte ne prend son essor qu’en 1914, quand Edmund Backhouse et John Otway Percy Bland en impriment une traduction complète dans leurs Annals & Memoirs of the Court of Peking, chez Houghton Mifflin, à Boston, pour illustrer la grandeur d’un souverain qui se disait maître du vaste monde. Backhouse l’a probablement trouvé dans le Donghua xulu, dont il venait d’acheter une collection de cent volumes pour la Bodléienne d’Oxford.
Les archivistes chinois lui donnent ensuite sa place. Le premier volume du Zhanggu congbian, préparé en 1928 par Xu Baoheng sous la direction de Chen Yuan et de Shen Jianshi, qui tiennent la section des archives du Musée du Palais, publie quarante-sept documents de l’ambassade et les clôt sur la lettre à George III ; il laisse de côté les consignes militaires, déjà imprimées pourtant, dont la circulaire aux gouverneurs. En 1935, Jiang Tingfu, qui dirige le département d’histoire de l’université Qinghua, ouvre ces fonds à un jeune Américain, John K. Fairbank. Dans China’s Response to the West, anthologie publiée par Harvard University Press en 1954 avec Teng Ssu-yü, Fairbank abrège la lettre au point d’en retirer toute mention des demandes britanniques et la fait finir sur les objets étranges ou ingénieux dont la cour ne fait pas grand cas, exemple à ses yeux d’un empire qui enferme les nations occidentales dans un cadre tributaire traditionnel et dépassé. Harrison en tire une conclusion de méthode, celle d’archivistes devenus coauteurs de l’histoire qu’ils éditaient.
L’empereur trouve la liste vantarde
Cette relecture n’absout pas la cour de tout dédain, et l’on aurait tort de remplacer un empereur aveugle par un stratège lucide. Dans la traduction de 1914, l’édit loue chez George III un esprit respectueux de soumission ; la cour range les présents parmi les tributs ; toutes les demandes sont refusées, et le commerce britannique reste limité à Canton après le départ de l’ambassade. Devant la liste des cadeaux, Qianlong note en privé qu’elle reflète sans doute le caractère vantard habituel aux barbares. Les Anglais avaient pourtant payé cher. D’après les comptes relevés par Harrison, l’ambassade a dépensé 2 020 livres sterling en lainages, 1 656 livres en carrosses, 1 384 livres pour un planétaire, horloge, globe et mécanisme céleste réunis, œuvre d’un pasteur allemand redécorée par Benjamin Vulliamy, horloger de George III, et 3 582 livres pour un télescope de Herschel et une lentille ardente de Parker achetés à Macao. L’empereur trouve les instruments scientifiques semblables à ceux qu’il possède déjà, fait exposer le planétaire dans la salle d’audience du Yuanmingyuan, écarte deux chambres noires comme bonnes pour les enfants et pose sur le modèle du vaisseau Royal Sovereign des questions précises auxquelles l’interprète ne sait pas répondre.
Les objets ont connu des sorts très inégaux. Les Anglais reçoivent 316 pièces de satin, quand le souverain birman en obtient douze ; les présents destinés à George III entrent dans les collections de la reine Charlotte et passent en vente chez Christie’s en 1819. À Pékin, le Musée du Palais garde un télescope anglais, et le Musée national du Palais, à Taipei, une arme à feu britannique munie d’une étiquette chinoise. Les carrosses et les obusiers de 1793, dont on a prétendu qu’ils n’avaient jamais servi, sont retrouvés en 1860 au Yuanmingyuan par les troupes britanniques qui pillent le palais.
L’argument le plus fort du camp adverse vient de Harrison elle-même. Dans The Perils of Interpreting, paru à Princeton en 2021, elle admet l’ignorance de la cour à l’égard de la Grande-Bretagne et l’attribue à la mise à l’écart des intermédiaires. Li Zibiao finit sa vie dans la clandestinité au Shanxi, où il bâtit une petite chapelle et meurt en 1838. George Thomas Staunton, devenu interprète de la Compagnie à Canton, doit fuir vers l’Angleterre quand monte la colère chinoise contre l’expansion britannique en Asie du Sud ; député, il vote en 1840 pour la guerre contre les Qing.
Les recueils scolaires n’ont pas suivi. Le manuel en accès libre Middle and Early Modern Ages, diffusé sous licence Creative Commons sur la plateforme de ressources ouvertes de l’université d’État de l’Oregon, consacre son chapitre 24 à la lettre de Qianlong et en donne des extraits dans la traduction de Backhouse et Bland de 1914, avec l’empire qui possède toutes choses en abondance, sans un mot des forts, de Zhoushan ou de la circulaire du Grand Conseil, et sans citer un seul travail postérieur à 1914.
Pour aller plus loin
L’ambassade de 1793 rejoint l’histoire du système de Canton, qui limite à ce seul port le commerce des Européens avec la Chine, et celle des missionnaires européens au service de la cour des Qing. Elle croise aussi la Compagnie anglaise des Indes orientales, dont les archives ont gardé la traduction anglaise des édits.
En 1793, le roi d’Angleterre George III envoie une ambassade en Chine pour obtenir le droit de commercer plus librement. L’empereur Qianlong refuse tout. Une phrase de sa réponse, « nous n’avons besoin de rien », est devenue le symbole d’une Chine orgueilleuse et fermée au monde. Les archives racontent une histoire plus compliquée, où la cour impériale avait surtout peur des navires anglais.
Une caricature en avance d’un an
Avant même le départ de l’ambassade, un caricaturiste londonien, James Gillray, publie une gravure de la rencontre. On y voit l’empereur allongé, la pipe à la main, devant un ambassadeur à genoux et une suite couchée face contre terre, qui apporte des jouets en guise de cadeaux.
La gravure est datée du 14 septembre 1792. L’audience réelle a lieu exactement un an plus tard, le 14 septembre 1793, dans le parc de la résidence d’été de l’empereur, à Jehol, au nord de Pékin.
Le geste de l’ambassadeur
Ce jour-là, lord Macartney porte une robe de cérémonie et un chapeau à plumes. Il s’agenouille et tend au-dessus de sa tête une boîte d’or ornée de diamants, qui contient la lettre de son roi.
Un seul interprète fait le lien, un prêtre catholique chinois formé à Naples, Li Zibiao. Il traduit l’italien de l’ambassadeur en chinois. Le fils d’un diplomate anglais, un garçon de douze ans qui apprend le chinois, reçoit de l’empereur une petite bourse de soie jaune et le remercie dans sa langue.
On s’est longtemps disputé sur la prosternation. L’usage voulait qu’on s’agenouille trois fois et qu’on touche neuf fois le sol du front. Macartney affirme n’avoir mis qu’un genou à terre, comme devant son propre roi. En 1816, le fils de Qianlong soutient au contraire qu’il s’était prosterné entièrement. Les deux hommes avaient assisté à la scène.
La peur des navires anglais
Dans les archives chinoises, plus de six cents documents parlent de l’ambassade. Très peu évoquent la prosternation. Beaucoup, en revanche, parlent de défense.
La cour prévient les gouverneurs des provinces côtières que l’Angleterre est plus forte et plus féroce que les autres pays d’Occident. L’empereur fait préparer les forts. Il demande de surveiller un archipel où mouille un navire de guerre anglais, pour que les étrangers ne s’y installent pas.
Une phrase devenue célèbre
L’empereur répond au roi par deux lettres, écrites en chinois, en mandchou et en latin. Elles sont conservées au château de Windsor, en Angleterre. La première refuse qu’un représentant anglais vive à Pékin. La seconde refuse les avantages commerciaux demandés.
La phrase célèbre dit que la cour n’a jamais fait grand cas des objets ingénieux et n’a nul besoin de ce que fabrique l’Angleterre. La formule « nous n’avons besoin de rien » n’existe pas telle quelle, elle résume ces lignes.
Ces lettres sont restées presque inconnues pendant plus d’un siècle. Elles se répandent à partir de 1914, grâce à une traduction anglaise, puis grâce aux archivistes chinois qui les publient en 1928 en laissant de côté les documents militaires. En 1954, un grand historien américain en donne une version raccourcie, sans les demandes anglaises.
Des cadeaux et des interprètes
La cour n’était pas pour autant modeste. Elle traite le roi d’Angleterre comme un souverain soumis et range ses cadeaux parmi les tributs. Les Anglais avaient pourtant dépensé beaucoup d’argent pour un planétaire, des carrosses, un télescope. L’empereur trouve leur liste vantarde et juge deux de leurs appareils bons pour les enfants.
Une historienne d’Oxford, Henrietta Harrison, pense que l’ignorance de la cour était réelle, mais qu’elle venait de la mise à l’écart de ceux qui connaissaient les deux mondes. L’interprète Li Zibiao finit sa vie caché. Le garçon à la bourse jaune, devenu député, vote en 1840 pour la guerre contre la Chine.
Un manuel en accès libre publié par une université américaine reproduit toujours la traduction de 1914, sans parler des forts ni des navires.
La querelle sur la prosternation, le contenu exact des deux lettres et l’histoire de leurs éditions successives occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Qianlong, deux édits à George III et deux listes de cadeaux, 1793, en chinois, mandchou et latin ; l’édit 21a sur une feuille de papier chinois fait main pailletée d’or, plus de trois pieds sur près de six Royal Archives, Windsor, RA GEO/ADD/31/21a-d
- Da Qing Gaozong Chun huangdi shilu (Annales véridiques du règne de Qianlong), chapitre 1435, 58ᵉ année, huitième mois, jour jimao : texte chinois des deux édits au roi d’Angleterre cité d’après Fan Jinmin (voir sources en ligne)
- Premier dépôt d’archives historiques de Chine (éd.), Ying shi Majia’erni fang Hua dang’an shiliao huibian, Pékin, 1996, p. 56 (lettre à George III) et p. 176-177 (avertissement du Grand Conseil aux gouverneurs côtiers, consignes sur Zhoushan et Macao) cité d’après H. Harrison (2017)
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Sources primaires (suite)
- Zhanggu congbian, vol. 1, éd. Xu Baoheng, Musée du Palais, Pékin, 1928, quarante-sept documents de l’ambassade cité d’après H. Harrison (2017)
- George Macartney, An Embassy to China, being the Journal kept by Lord Macartney during his Embassy to the Emperor Ch’ien-lung, 1793-1794, éd. J. L. Cranmer-Byng, Londres, Longmans, 1962, p. 122-123 (audience du 14 septembre 1793)
- George Leonard Staunton, An Authentic Account of an Embassy from the King of Great Britain to the Emperor of China, Londres, W. Bulmer, 1797, 2 vol., t. II, p. 229-234
- James Gillray, The Reception of the Diplomatique & his Suite, at the Court of Pekin, eau-forte coloriée à la main, 317 × 398 mm, Londres, Hannah Humphrey, 14 septembre 1792 British Museum, Londres, 1868,0808,6228
- William Alexander, The Approach of the Emperor of China to his Tent in Tartary to receive the British Ambassador, aquarelle, 56 × 79 cm, signée « W. Alexander f. 1799 », don de sir George Thomas Staunton le 1er mars 1856 Royal Asiatic Society, Londres, RAS 05 001
- Thomas James Mathias, The Imperial Epistle from Kien Long, Emperor of China, to George the Third, King of Great Britain, Londres, 1796, p. 30 cité d’après H. Harrison (2017)
- Lu Kun et Deng Tingzhen, Guangdong haifang huilan, 1838 ; rééd. Shijiazhuang, 2009, p. 893-899 cité d’après H. Harrison (2017)
- Wang Xianqian, Donghua xulu, 1884, sections Qianlong 116 et 118 cité d’après H. Harrison (2017)
- E. H. Parker, « From the Emperor of China to King George the Third », The Nineteenth Century. A Monthly Review 40, 1896, p. 45-55 cité d’après H. Harrison (2017)
- Edmund Backhouse et John Otway Percy Bland, Annals & Memoirs of the Court of Peking (from the 16th to the 20th Century), Boston, Houghton Mifflin, 1914, x + 531 p., p. 322-331
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- « Chinese and British diplomatic gifts in the Macartney Embassy of 1793 », notice et manuscrit accepté ORA, Oxford University Research Archivehttps://ora.ox.ac.uk/objects/uuid:4d8b8ce8-ae73-4daf-99ac-0321959a8645
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- « 讲座︱牛津教授沈艾娣:欧美人为何认为乾隆帝骄傲自大 », compte rendu de la conférence de Henrietta Harrison à l’université de Pékin par Yu Shujuan, 15 avril 2015 The Paper (Pengpai xinwen)https://www.thepaper.cn/newsDetail_forward_1321039
- « 文書遺珍:清代前期中日長崎貿易的若干史實 », par Fan Jinmin, citation des édits du Qing Gaozong shilu, chapitre 1435 Aisixianghttps://www.aisixiang.com/data/117005.html
- « Introduction : Writing China », dans Writing China (2016) Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/books/writing-china/introduction-writing-china/E9AC6460765A250729A0DA05DB717873
- « ’The catastrophe of this new Chinese mission’ : the Amherst Embassy to China of 1816 », chapitre de Peter J. Kitson, dépôt institutionnel University of East Anglia Digital Repositoryhttps://ueaeprints.uea.ac.uk/57943/3/Full_chapter.pdf
- « Macartney Embassy » Encyclopædia Britannicahttps://britannica.com/print/article/2213677
- « Emperor Qianlong, Letter to George III, 1793 », chapitre 24 de Middle and Early Modern Ages Oregon State University, Open Educational Resourceshttps://open.oregonstate.education/middleearlymodernages/chapter/emperor-qianlong-letter/











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