Connectez-vous pour enregistrer les articles, suivre votre progression et ajouter des favoris.

Abonnez-vous pour bénéficier des playlists

Guillaume le Taciturne, 1584 : premier chef d’État tué au pistolet ?

Rijksmuseum / Wikimedia Commons
9 min de lecture33 sources vérifiées
L’article complet en PDFAbonnez-vous pour bénéficier du téléchargement PDF

Le 23 janvier 1570, à Linlithgow, un régent d’Écosse tombe d’un coup de carabine tiré d’une fenêtre. Le 10 juillet 1584, à Delft, le prince d’Orange tombe de trois balles tirées à trois pas. Quatorze ans séparent les deux morts, avec une arme d’épaule d’un côté et une arme de poing de l’autre. Sur cet écart repose un titre de première que la vulgarisation répète depuis vingt ans. Les deux impacts du second coup se voient encore au bas de l’escalier du Prinsenhof.

Vingt-cinq mille écus d’or, en terres ou en espèces

Le texte qui rend cette mort possible est un imprimé. Daté de Maastricht le 15 mars 1580, le ban de Philippe II déclare Guillaume de Nassau traître, peste publique de la chrétienté, et le livre à la rapine de tous comme ennemi du genre humain. Le roi abandonne ses biens à qui pourra s’en saisir. Il promet ensuite, en parole royale, 25 000 écus d’or à quiconque le lui livrera mort ou vif ou le privera de la vie, payables au choix du bénéficiaire en fonds de terre ou en deniers comptants, avec le pardon de tout délit déjà commis quelle qu’en soit la gravité et l’anoblissement si l’homme n’est pas noble. Ordre est donné d’imprimer le tout par les imprimeurs jurés des universités de Louvain et de Douai, en deux langues, afin que personne n’en puisse alléguer l’ignorance.

La publication traîne. Alexandre Farnèse juge le procédé peu chevaleresque et retarde ce qu’il peut ; les auteurs ne s’accordent pas sur le mois où le texte sort enfin, juin pour les uns, fin août pour Nanne Bosma. Guillaume répond par l’Apologie, imprimée à Leyde chez Charles Silvius en 1581, rédigée pour l’essentiel par son chapelain Pierre Loyseleur de Villiers ; elle s’arrête sur la clause qui l’expose au meurtre comme un animal, avec une récompense offerte aux assassins comme aux empoisonneurs. Le 26 juillet 1581, les États généraux déchoient Philippe II de la souveraineté sur les Pays-Bas.

Combien vaut la somme ? La question n’a pas de réponse propre. La Bibliothèque royale des Pays-Bas, qui conserve la lettre de récompense, avance environ trois millions d’euros sans indiquer sa méthode. Nanne Bosma avait montré dès 1983 que l’écu du ban est une monnaie d’or dont la valeur en florins bouge à l’intérieur du siècle, deux florins et dix-sept sous en 1548, trois florins et dix-huit sous ensuite. Le ban, lui, écrit un chiffre et un métal, et l’on n’a pas d’autre point de départ solide.

Le rouet se remonte avec une clé

Le mécanisme apparaît vers 1500. Une clé bande un ressort relié à une roue d’acier crantée ; la détente libère la roue, dont la rotation contre une pierre jette des étincelles dans le bassinet. Rien ne brûle en attendant, aucune mèche allumée ne signale le tireur, et l’arme se porte chargée sous un manteau pendant des heures. Le musée Prinsenhof de Delft a reçu en dépôt, en 2011, un exemplaire daté d’environ 1570, fer et bois, inventorié B 45-53.

Ses dimensions corrigent l’image d’un pistolet de poche. Onze centimètres sur cinquante-neuf, six centimètres et demi d’épaisseur : l’objet a la longueur d’un avant-bras et d’une main réunis. Gérard en avait chargé deux dans sa chambre d’auberge, un pour le meurtre et un pour la fuite, et le premier a lâché trois balles d’un seul coup. Deux impacts seulement sont dans le mur. Où est passée la troisième balle, la question demeure ouverte et les tirs d’essai de 2012 n’y ont rien changé.

Jáuregui

Le 18 mars 1582, à Anvers, Guillaume sort de sa salle à manger. Un jeune Biscayen lui tend une requête et, pendant que le prince la prend, tire. La balle entre sous l’oreille droite et ressort par la mâchoire gauche. Les hallebardiers tuent l’homme sur place.

Il s’appelait Juan de Jáuregui, avait vingt ans et servait chez un marchand espagnol d’Anvers, Gaspar de Añastro, lequel avait préféré payer un autre plutôt que d’agir. Comme le tireur était habillé à la française, les Anversois soupçonnèrent d’abord le duc d’Anjou, que les États venaient d’installer à la place de Philippe II ; les commanditaires furent exécutés le 27 mars. Charlotte de Bourbon veilla son mari des semaines et mourut en mai 1583.

Une arme à feu avait donc déjà manqué le prince, deux ans avant Delft.

Ce qui sépare 1584 de 1582 tient moins à la nouveauté du mécanisme qu’à la distance et au nombre de projectiles. Le reste, la surveillance relâchée d’une cour de couvent, la fausse identité de huguenot en fuite sous le nom de François Guyon, le passeport qui servait de prétexte à la visite, appartient au métier plus qu’à la technique.

La salle du meurtre, et le récit qu’on en a tiré

Entre 2008 et 2012, le bureau d’expertise DelftTech, dirigé par Willem van Spanje, a mené avec le musée une reconstitution de la scène, avec balayage laser, moulages des deux impacts, recherche de résidus de plomb, analyse des trajectoires et tirs d’essai dans la cave à l’aide d’une réplique du pistolet. Les résultats furent annoncés le 31 mars 2012 et présentés dès le lendemain dans une exposition intitulée Cold Case. Ils confirment que les impacts sont authentiques, tout en montrant qu’ils ont été creusés et élargis à la main pendant des siècles, au point qu’on raconte à Delft l’histoire d’un concierge vendant des sachets de gravats. Une balle ayant traversé un corps perce l’enduit sans aller beaucoup plus loin. Le musée est aujourd’hui fermé pour travaux, la salle du meurtre avec lui, et sa base de collections mise en ligne en 2024 avertit elle-même que la mise à jour des notices reste en cours.

La conclusion qui a fait du bruit concerne une phrase plutôt que des balles. Un médecin légiste, M. Weststrate, a relu le rapport d’autopsie latin et en a tiré une lecture précise, entrée au niveau de la cinquième côte, sortie à la septième ou à la huitième, ventricule gauche emporté. Une telle blessure tue sur le coup. Selon lui, les mots que tous les manuels néerlandais prêtent au prince, « Mon Dieu, ayez pitié de mon âme », suivis de la même prière pour ce pauvre peuple, n’ont pas pu être prononcés.

Les sources d’époque disent autre chose, et il faut leur donner leur version la plus solide. Le jour même, à La Haye, le greffier des États généraux inscrit la prière dans la marge du registre des résolutions, conservé au Nationaal Archief sous la cote 1,01,02, inventaire n° 11, et on peut encore la lire un peu au-dessus du milieu de la page de droite. Marie de Nassau, fille aînée du prince et témoin de l’attentat, en écrit le 17 juillet 1584 une relation à sa tante Juliana, lettre conservée à Rudolstadt. Loyseleur de Villiers rédige pour les États généraux un rapport officiel qui mentionne la même prière, et l’écuyer Jacques de Malderée, qui reçut le prince dans ses bras, passe pour l’avoir entendue. Ces témoignages ont été rappelés en 2012 par C. R. van den Berg, historien de Zwijndrecht, qui demandait quel intérêt la fille du mort aurait eu à fabriquer une phrase pieuse dont personne n’avait besoin, son père passant depuis les années 1570 pour un calviniste convaincu et connu comme tel. À l’inverse, Robert Fruin citait déjà au XIXᵉ siècle des sources catholiques qui niaient ces dernières paroles. On tient donc, d’un côté, quatre témoignages convergents dont un enregistré le jour même, de l’autre une reconstitution médico-légale menée à partir d’un texte latin. Des deux séries, la plus difficile à écarter demeure celle des témoins, parce qu’une plaie cardiaque massive laisse parfois quelques secondes avant la perte de conscience.

À Linlithgow, quatorze ans plus tôt

Le titre de « premier chef d’État assassiné à l’arme de poing » vient d’un livre de Lisa Jardine paru en 2005, cent soixante-quinze pages. Chacun de ses termes travaille. Le Guinness World Records, qui tient précisément ce genre de comptabilité, attribue le premier assassinat d’un chef d’État par arme à feu au 23 janvier 1570 : ce jour-là, James Hamilton de Bothwellhaugh abat d’un coup de carabine James Stewart, comte de Moray, régent d’Écosse pour son neveu le jeune Jacques VI. Une carabine est une arme d’épaule, et la formule de Jardine ne se maintient qu’à lire « arme de poing » au sens strict.

Le second terme pose un problème plus lourd. Guillaume était stathouder, gouverneur de province au nom du souverain, pour la Hollande, la Zélande, l’Utrecht et la Frise. Les États généraux avaient déchu Philippe II en 1581, puis offert la souveraineté au duc d’Anjou et, plus tard, à Élisabeth d’Angleterre, qui la refusa. Aucun de ces actes ne fait de Guillaume un souverain des Pays-Bas. Il l’était ailleurs, dans la principauté d’Orange, sur le Rhône, dont il portait le titre depuis 1544. Mario Turchetti rappelle que le vocabulaire compte, le tyrannicide visant un tyran, le régicide frappant un roi réputé juste par définition.

S’arrêter là serait injuste envers l’ouvrage, et surtout inexact. L’intérêt de juillet 1584 se trouve ailleurs que dans un classement. Un souverain régnant a mis par écrit, fait imprimer en deux langues et fait crier sur les places le tarif d’un meurtre, avec un mode de paiement et un anoblissement à la clé, et le dispositif a fonctionné. Monique Cottret a montré que le tyrannicide, entre 1570 et 1610, relève d’abord d’une culture catholique, avec Guillaume, Henri III et Henri IV pour victimes. Un récit contemporain qu’elle cite prête à Gérard, sous la torture, l’idée qu’en ce meurtre il n’avait point forfait, mais mérité le ciel. Nicolas Le Roux a décrit le même ressort chez Jacques Clément en 1589.

La nouvelle passe la Manche en quelques jours. Dès octobre 1584, Burghley et Walsingham font circuler le Bond of Association, dont David Cressy a retracé l’histoire, engagement écrit par lequel les signataires jurent de mettre à mort quiconque attentera à la vie d’Élisabeth et quiconque en tirerait profit. Quand le Parlement se réunit le 23 novembre 1584, le projet de loi sur la sûreté de la reine vient en tête de l’ordre du jour du Conseil privé.

Lièvremont, Hostal, Dommartin

Balthasar Gérard n’a rien touché. Jugé quatre jours après le meurtre par les échevins de Delft, il est condamné le 14 juillet 1584 à un supplice détaillé sur près de trois pages du premier livre criminel de la ville, conservé sous la cote Archief 1, inventaire n° 2383. La sentence fut exécutée le jour même devant l’hôtel de ville, et une gravure de Frans Hogenberg en fixa l’image.

La prime, elle, a été versée à sa famille. En 1589, Philippe II anoblit la mère, les frères et les sœurs de Balthasar, et la couronne dessine leurs armes, un lion tenant un éclair. L’année suivante, une lettre patente sur vélin, écrite par le secrétaire Alonso de Laloo et signée du roi, leur attribue les 25 000 écus d’or du ban sous la forme de trois seigneuries voisines de Vuillafans, son village natal, Lièvremont, Hostal et Dommartin. Ces terres provenaient des biens confisqués de Guillaume d’Orange, et ce que sont devenus ces biens forme l’une des questions que René van Stipriaan a reprises dans sa biographie de 2021. En 1595, Philippe-Guillaume, fils aîné du prince, resté catholique au service de l’Espagne, réclame l’héritage paternel et refuse expressément d’indemniser la fratrie ; les Gérard obtinrent une terre près de Vuillafans et 15 000 francs, qu’ils perdirent vite. La couronne avait payé le meurtre avec les terres du mort, et l’héritier du mort a repris les terres cinq ans après la signature de la lettre patente.

Pour aller plus loin

Par l’acte de La Haye du 26 juillet 1581, les États généraux déposent leur souverain, et ce texte fondateur de la République des Provinces-Unies prolonge directement l’histoire du ban. S’y ajoutent la fabrique de la légende noire espagnole, à laquelle l’Apologie a fourni des pages entières, et l’assassinat d’Henri IV par Ravaillac en 1610, dernier épisode de la série ouverte à Delft.

Se connecter pour enregistrer
Se connecter pour enregistrer

Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Philippe II, Ban et edict en forme de proscription fait par la maiesté du roy nostre sire à l’encontre de Guillaume de Nassau, prince d’Oranges, donné à Maastricht le 15 mars 1580, édition française, Douai, 1580 (Knuttel 529) ; édition néerlandaise, Ban, ende edict by vorme van proscriptie, ’s-Hertogenbosch, Jan Schoeffer, 1580 (Knuttel 527)
  2. Guillaume de Nassau, Apologie ofte Verantwoordinghe… teghen den Ban ofte Edict by forme van Proscriptie ghepubliceert by den Coningh van Spaegnien, Leyde, Charles Silvius, 1581, présentée aux États généraux
  3. Pieter Christiaensz. Bor, Oorsprongk, begin, en vervolgh der Nederlandsche oorlogen, beroerten, en borgerlyke oneenigheden, 4 vol., Amsterdam, 1679-1684, t. II, p. 198-203, transcription intégrale du ban de 1580
Voir les 30 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Registre des résolutions des États généraux, 10 juillet 1584, dernières paroles du prince notées en marge par le greffier Nationaal Archief, La Haye, Archief van de Staten-Generaal, 1,01,02, inventaire n° 11
  2. Sentence de Balthasar Gérard, prononcée le 14 juillet 1584 par les échevins de Delft et les commissaires du conseil provincial, Eerste Crimineelboeck 1536-1591 Stadsarchief Delft, Archief 1, inventaire n° 2383
  3. Lettre patente de Philippe II en faveur de la famille Gérard, 1590, vélin, texte du secrétaire Alonso de Laloo, signature royale, armes peintes jointes Koninklijke Bibliotheek, La Haye, KW 1930 A 008
  4. Pistolet à rouet, fer et bois, 11 × 59 × 6,5 cm, vers 1570 Museum Prinsenhof Delft, inventaire B 45-53, dépôt de longue durée de la Stichting voor Hulp aan Delftse Jongeren depuis 2011
  5. Les deux impacts de balle dans le mur de la « moordhal », ancien couvent Sainte-Agathe, Sint Agathaplein Museum Prinsenhof Delft

Bibliographie

  1. René van Stipriaan, De zwijger. Het leven van Willem van Oranje, Amsterdam, 2021, 944 p., ISBN 978-90-214-0275-8 Querido Facto
  2. Lisa Jardine, The Awful End of Prince William the Silent. The First Assassination of a Head of State with a Handgun, coll. « Making History », New York, 2006, 175 p., ISBN 0-06-083835-3 HarperCollins
  3. Guillaume de Nassau, Apologie ou defense de tres illustre prince Guillaume… prince d’Orange, conte de Nassau, édition critique par Béatrice Nicollier-De Weck, Genève, 2022, 296 p., coll. « Cahiers d’humanisme et Renaissance » 183, ISBN 978-2-600-06353-1 Droz
  4. Alastair Duke, « The Apology of William of Orange. A New Annotated English Translation », Dutch Crossing. A Journal of Low Countries Studies 22 (1), 1998, p. 3-96 Dutch Crossing
  5. Monique Cottret, Tuer le tyran ? Le tyrannicide dans l’Europe moderne, Paris, 2009 Fayard
  6. Monique Cottret, « La justification catholique du tyrannicide », Parlement[s]. Revue d’histoire politique, hors-série n° 6, 2010, p. 107-117, DOI 10,3917/parl.hs06,0107 L’Harmattanhttps://doi.org/10.3917/parl.hs06.0107
  7. Mario Turchetti, Tyrannie et tyrannicide de l’Antiquité à nos jours, Paris, 2001 Presses universitaires de France
  8. Nicolas Le Roux, Un régicide au nom de Dieu. L’assassinat d’Henri III (1ᵉʳ août 1589), Paris, 2006 Gallimard
  9. David Cressy, « Binding the Nation : The Bonds of Association, 1584 and 1696 », dans DeLloyd J. Guth et John W. McKenna (dir.), Tudor Rule and Revolution. Essays for G. R. Elton from his American Friends, Cambridge, 1982, p. 217-234 Cambridge University Press
  10. Nanne Bosma, Balthazar Gerards. Moordenaar en martelaar, Amsterdam, 1983 Editions Rodopi

Sources en ligne

  1. « Beloningsbrief voor de familie van Balthasar Gerards » KB, nationale bibliotheek van Nederlandhttps://www.kb.nl/ontdekken-bewonderen/topstukken/beloningsbrief-familie-balthasar-gerards
  2. « Moord op Willem van Oranje (1584) », Bronnenbox Nationaal Archiefhttps://www.nationaalarchief.nl/beleven/onderwijs/bronnenbox/moord-op-willem-van-oranje-1584
  3. « Radslotpistool », notice d’objet B 45-53 Museum Prinsenhof Delft, collectiehttps://museumprinsenhofdelft.nl/collectie/175269
  4. « Kogelgaten », pronkstuk du Museum Prinsenhof Delft Museum.nlhttps://www.museum.nl/nl/museum-prinsenhof-delft/pronkstuk/kogelgaten
  5. « Filips II doet Willem van Oranje in de ban 15 maart 1580 », transcription du ban Dutch Revolt, Universiteit Leidenhttps://dutchrevolt.library.universiteitleiden.nl/nederlands/bronnen/dutch_bronnen_1580-03-15-ned/
  6. « Vonnis van Balthasar Gerards » Dutch Revolt, Universiteit Leidenhttps://dutchrevolt.library.universiteitleiden.nl/nederlands/bronnen/dutch_bronnen_1584-07-14-ned/
  7. « Apology of William of Orange », traduction annotée d’Alastair Duke Dutch Revolt, Universiteit Leidenhttps://dutchrevolt.library.universiteitleiden.nl/nederlands/bronnen/dutch_bronnen_1581-00-00-eng/
  8. « Zweeg Willem van Oranje na het schot ? » Huygens Instituut voor Nederlandse Geschiedenishttps://www.huygens.knaw.nl/zweeg-willem-van-oranje-na-het-schot/
  9. « Uitspraak Willem van Oranje wel aannemelijk » Reformatorisch Dagbladhttps://www.rd.nl/artikel/440222-uitspraak-willem-van-oranje-wel-aannemelijk
  10. « Moord op Willem van Oranje » Canon van Nederlandhttps://www.canonvannederland.nl/nl/page/97690/moord-op-willem-van-oranje
  11. « Sint Balthasar Gerards ? », sur le vonnis conservé dans le crimineelboek Stadsarchief Delfthttps://www.stadsarchiefdelft.nl/delft365/sint-balthasar-gerards/
  12. « First assassination of a head of state by firearm » Guinness World Recordshttps://www.guinnessworldrecords.com/world-records/107640-first-assassination-of-a-head-of-state-by-firearm
  13. « The Awful End of Prince William the Silent : The First Assassination of a Head of State with a Hand-Gun » HarperCollins UKhttps://harpercollins.co.uk/products/the-awful-end-of-prince-william-the-silent-the-first-assassination-of-a-head-of-state-with-a-hand-gun-lisa-jardine
  14. « 1584 », session parlementaire et priorité donnée au projet de loi sur la sûreté de la reine The History of Parliament Onlinehttps://www.historyofparliamentonline.org/volume/1558-1603/parliament/1584
  15. « Balthazar Gerards. Moordenaar en martelaar » de Nanne Bosma, texte intégral DBNL, Digitale Bibliotheek voor de Nederlandse Letterenhttps://www.dbnl.org/tekst/bosm029balt01_01/
La lettre

Vous avez aimé cet article ?

Les nouveaux récits de l’encyclopédie et l’enquête du moment.