Quinze rixdales et dix-huit stuivers pour cent livres hollandaises de macis, la membrane rouge qui enveloppe la noix muscade, et la même somme pour mille livres de noix. Tel est le barème que la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, la VOC, applique aux planteurs des îles Banda au début du XVIIIᵉ siècle, d’après le pasteur François Valentijn, dans son Oud en Nieuw Oost-Indiën imprimé à Dordrecht et Amsterdam de 1724 à 1726. Il pousse lui-même le calcul. Une livre de macis revient à la Compagnie à sept stuivers et demi, le stuiver valant un vingtième de florin, et se revend trois florins douze stuivers, presque dix fois plus. Entre l’arbre et la salle des ventes, les sacs transitent par un port de Java que la Compagnie avait rasé en 1619 avant de le rebâtir sous un autre nom, Batavia, aujourd’hui Jakarta.
« Rendevous ende hoofdplaats »
Le projet précède la ville de cinq ans. Le 10 novembre 1614, depuis le comptoir de Bantam, à la pointe occidentale de Java, le jeune Jan Pieterszoon Coen écrit aux directeurs de la Compagnie, les Heren XVII ou Dix-Sept, qu’il faut coûte que coûte une place forte, un « rendez-vous » qui serve de chef-lieu, où garder les cargaisons et installer des familles, pour ne plus rester à la merci de « Maures déloyaux ». À Rotterdam, le 27 avril 1615, l’amiral Cornelis Matelief raconte à Hugo Grotius qu’il vient de lire une lettre de neuf feuilles de « Pieter Coene », et le mot de rendez-vous revient sous sa plume pour désigner le port dont la Compagnie aurait besoin.
En 1618, Coen fait fortifier l’entrepôt que la Compagnie tient à Jayakarta, port vassal de Bantam à l’embouchure du Ciliwung. Le 30 mai 1619, il prend la ville et la fait raser, kraton (le palais du prince) et mosquées compris. Claudine Lombard-Salmon a relevé en 1972 que la tradition néerlandaise parle de « fondation » là où il y a d’abord eu destruction ; un lettré chinois qui vécut à Java de 1729 à 1736, Cheng Sun-wo, appelle encore la ville Kelapa dans le bref récit qu’il rédige peu après 1740. Coen voulait la baptiser Nieuw Hoorn, d’après sa ville natale. Une résolution des Dix-Sept impose Batavia, du nom des Bataves dont les humanistes hollandais faisaient leurs ancêtres, consacré le 18 janvier ou le 4 mars 1621 selon les auteurs, sans que la résolution elle-même ait pu être consultée.
Pour Java, la périodisation européenne de l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution, n’offre qu’un cadre d’emprunt, et Anthony Reid a proposé pour l’Asie du Sud-Est un « âge du commerce » courant de 1450 à 1680. Les voisins qui comptent sont les sultanats de Bantam et de Mataram, lequel assiège la ville en 1628 et 1629. Après une guerre contre Bantam, le gouvernement chasse en 1656 les Javanais de la ville close, au motif, consigné dans la lettre générale du 31 juillet aux Dix-Sept, qu’ils seraient un peuple meurtrier et sans foi.
Le Dragon emporte les orang kaya
Les îles Banda, à plus de 2 500 kilomètres à l’est de Batavia, ont longtemps été le seul lieu de production de la muscade et du macis, rappelle le Nationaal Archief. Leurs habitants vendent à tous les Européens qui se présentent et refusent l’exclusivité que la Compagnie réclame depuis qu’elle y a bâti un fort sans leur accord, en 1609. Au printemps 1621, Coen conduit lui-même l’expédition. Le 6 mai, il en rend compte aux Dix-Sept dans une lettre conservée à La Haye, fonds de la VOC (1,04,02), inventaire 1073.
La lettre tient du rapport d’opérations. Dès le 2 mai, quatre-vingts mousquetaires et deux compagnies de soixante-dix hommes montent reconnaître les retranchements bandanais dans la montagne. Repoussée le lendemain sur une crête étroite, la colonne laisse neuf morts, dont le capitaine De Ros et son porte-enseigne, et trente-cinq blessés ; Coen en conclut qu’il faudra chasser l’ennemi du pays par la faim. À l’en croire, les réfugiés voudraient la paix mais refusent de rendre d’abord leurs armes. Le gouverneur général passe ensuite aux navires. Chargé de noix et de macis, avec du girofle, le Schiedam part pour Java, d’où la cargaison gagnera la Hollande à la première occasion. Le Dragon y emmène les Bandanais vaincus, moins quarante-cinq orang kaya, les notables qui traitaient les contrats de muscade, qu’on a fait redescendre du navire et arrêter pour leur « commerce malhonnête » et leur « mauvais dessein ». Quelques semaines après la consécration du nom de Batavia, Coen désigne toujours la ville d’après Jayakarta. Le troisième bâtiment du convoi s’appelle le Postpaert, le cheval de poste. Au bas de la seconde page, la lettre donne un total, « environ 1 200 âmes » obtenues en tout, ajoute que plusieurs autres ont été tués et précise que le Postpaert aidera à garder les prisonniers.
La transcription pédagogique du Nationaal Archief glose ces âmes en morts. La lecture en captifs nous paraît plus probable, parce que le verbe gekregen veut dire obtenir et que Coen oppose aussitôt ce total à ceux qui ont été tués. Deux jours après la lettre, le 8 mai, quarante-quatre prisonniers, des orang kaya parmi eux, sont décapités et écartelés, selon le récit que reprennent Katharine McGregor et Ana Dragojlovic. Combien de Bandanais ont péri ? Le Nationaal Archief, qui intitule sa page « Génocide à Banda », retient 14 000 morts et un millier de survivants enfuis ou déportés en esclavage vers Batavia. McGregor et Dragojlovic citent deux comptages, l’un de 1978 qui ne laisse qu’un millier de survivants sur quelque 15 000 habitants, l’autre de 2005 qui ventile environ 6 000 tués, 789 déportés vers Jakarta et 1 700 réfugiés aux îles Kei et à Seram. L’écart tient à deux bornes incertaines, la population d’avant la conquête et le sort des fugitifs dont la trace se perd.
La Compagnie redistribue ensuite les terres en parcelles, les perken, confiées à des colons néerlandais, les perkeniers, tenus de lui livrer toute la récolte à un prix qu’elle fixe. D’après le Westfries Museum de Hoorn, la ville natale de Coen, chaque perk recevait vingt-cinq personnes réduites en esclavage, qui demeuraient la propriété de la Compagnie.
Soixante-douze stuivers la livre
Les prix restent dans la monnaie où Valentijn les écrit, faute d’une méthode de conversion qui tienne. Ces marges ont nourri l’image d’un empire bâti sur la muscade, image qui résiste mal aux comptes. Résumant Jan de Vries et Ad van der Woude, l’historien Gerard Koot rappelle que le poivre et les épices représentaient 57 % des bénéfices de la VOC en 1668-1670 et 37 % en 1698-1700, à mesure que les cales se remplissaient de textiles indiens, de café, de thé de Chine et de porcelaine. Entre 1630 et 1680, Batavia reçoit environ la moitié de son or et de son argent de sources asiatiques, le Japon au premier rang, et Leonard Blussé a montré dès 1979 le poids des jonques qui la reliaient à la région d’Amoy, aujourd’hui Xiamen, un trafic que l’historiographie avait presque ignoré et dont le volume, très irrégulier, suivait les troubles de la Chine bien davantage que les décisions du château de Batavia, si bien que la capitale de l’empire des épices dépendait pour une part de marchands qu’elle ne commandait pas. Le monopole coûte cher. Les soldats passent de 30 % des employés de la Compagnie en Asie en 1625 à 47 % en 1688, et Koot rapporte la thèse selon laquelle l’obsession des épices aurait retardé la diversification vers les cotonnades et le thé.
Face à ces chiffres, la thèse inverse garde de quoi se défendre. Femme Gaastra rappelle que la demande européenne d’épices fines réagissait si peu aux prix que seul un cartel, ou un monopole, garantissait un commerce rentable, et c’est ce raisonnement de directeurs, plus que la cupidité d’un homme, qui mène à Banda. Un siècle après la conquête, le rapport de un à dix que relève Valentijn sur le macis montre une rente intacte sur de petits volumes. Au XVIIIᵉ siècle, Batavia ne vit plus seulement des épices, sans que les épices aient cessé de rapporter.
Loodje
À partir de 1673, la Compagnie fait recenser chaque année la population de Batavia et de ses environs. Les décennies 1670 et 1680 y amènent des guerriers ralliés et surtout des captifs acheminés après la prise de Makassar, que Remco Raben décrit comme le plus grand marché d’esclaves de la région, tandis que la levée des interdits Qing sur les voyages outre-mer relance l’arrivée de Chinois. Chaque habitant reçoit alors un loodje, un jeton de plomb indiquant sa nation, et des placards de 1678 et 1688 proscrivent les mariages entre groupes et assignent chacun au kampung, le quartier, de sa nation. Les personnes réduites en esclavage pouvaient former, selon Raben, jusqu’à la moitié de la population des villes de la Compagnie en Asie.
Un petit carnet brouille ces catégories. Vers 1700, Isaac Jansz, petit-fils probable d’un esclave balinais, chrétien que l’historiographie range parmi les Mardijkers, ces affranchis souvent lusophones, alors qu’il ne se désigne jamais ainsi, consigne en néerlandais ses emplois de copiste chez de hauts fonctionnaires et les loyers que lui versent des locataires chinois ; il a été parrain de vingt-huit baptisés. Le carnet est conservé au Nationaal Archief, archives de la Schepenbank de Batavia, inventaire 11999D.
En 2020, Raben a repris sa propre thèse de 1996 pour lui reprocher d’avoir trop suivi les catégories de la Compagnie. Les étiquettes ethniques des recensements lui apparaissent désormais comme une sténographie coloniale, commode pour l’administration et le recrutement de troupes auxiliaires, que les historiens auraient figée en vérité. À la fin du XVIIIᵉ siècle, de 60 à 80 % du personnel des bureaux de la Compagnie était d’ailleurs né sur place. Raben maintient pourtant que la différenciation raciale fondait le privilège colonial, et que la ségrégation, imparfaite dans les faits, structurait les règlements.
Sucreries des Ommelanden
Hors des murs s’étendent les Ommelanden, les environs, que la Compagnie administre par un collège de heemraden, administrateurs des terres et des eaux, créé en 1664 et réellement actif à partir de 1682. Le sucre y commande l’économie, selon Bondan Kanumoyoso, qui a consacré sa thèse de 2011 à cet arrière-pays. En 1710, d’après les dépouillements de Leonard Blussé, cent trente moulins à sucre appartiennent à quatre-vingt-quatre propriétaires, dont soixante-dix-neuf Chinois, quatre Néerlandais et un Javanais.
Dans les années 1730, l’industrie sucrière de Batavia décline, et les fièvres arrivent.
En 1733 éclate une maladie inconnue qui ne quittera plus la ville. Peter van der Brug l’a identifiée comme un paludisme et l’a rattachée aux viviers d’eau salée creusés sur les vasières au nord de la ville, où prolifère le moustique Anopheles sundaicus ; il retient un bilan de plus de 85 000 victimes parmi le personnel de la Compagnie au XVIIIᵉ siècle.
En 1740, sous le gouverneur général Adriaan Valckenier, les autorités harcèlent les Chinois des Ommelanden et font arrêter ceux qui n’ont pas renouvelé leur permis de séjour ; la rumeur se répand qu’ils seront tous déportés à Ceylan, aujourd’hui Sri Lanka. Début octobre, plusieurs milliers d’insurgés marchent sur la ville sans pouvoir y entrer. Le 9 octobre, dans la panique, marins et soldats européens pillent et tuent à l’intérieur des murs, et, selon Remco Raben, presque aucun Chinois de la ville close n’en réchappe. Repliés dans l’arrière-pays, les insurgés ne sont chassés du territoire de la Compagnie qu’en juin 1741. Dans la plupart des synthèses circule le chiffre de dix mille morts ; Raben, qui a dépouillé les interrogatoires, s’en tient à des « milliers ».
Les sources de l’événement viennent presque toutes de la Compagnie. Le Conseil de justice de Batavia a laissé quelques dizaines d’interrogatoires, dont celui d’Ong Pieko, dit Si Piet, le 19 avril 1741 (Nationaal Archief, VOC, inventaire 9305). Accusé d’être un meneur, marié à une femme liée à des familles javanaises, il raconte sa fuite quand des troupes indonésiennes incendient le moulin à sucre où il vit, puis son errance de village en village en quête d’une lettre de pardon, appuyé sur un réseau de Balinais et de Bugis comme sur les parents javanais de sa femme, jusqu’à son arrestation par une troupe balinaise. Des soldats allemands de la Compagnie ont laissé des récits, étudiés par Mary Somers Heidhues en 2009. Les témoignages chinois contemporains semblent rares, note Claudine Salmon, et la chronique chinoise de Batavia, le Kai ba lidai shiji, a probablement été écrite dans la seconde moitié du siècle.
Au-dessus de la cheminée des Dix-Sept
Au Rijksmuseum d’Amsterdam, sous le numéro SK-A-19, une toile d’Andries Beeckman peinte vers 1662 montre le château de Batavia vu depuis la rive ouest du Kali Besar, sur 108 centimètres de haut et 151,4 de large. Au premier plan, sous les palmiers, un marché réunit des Japonais et des Indiens, des Mardijkers reconnaissables à leurs vêtements rayés, un couple hollando-eurasien suivi d’un esclave qui porte le pajong, l’ombrelle, une Javanaise qui vend des fruits, un Chinois qui pêche et des Moluquois qui jouent avec un ballon de rotin.
La notice du musée précise que ces gens n’ont sans doute jamais été réunis au même moment, et que le peintre a voulu donner un aperçu des groupes de la ville. La toile a été accrochée dans la salle de réunion du siège de la Compagnie à Amsterdam, et un dessin de Simon Fokke daté de 1771, conservé au même musée sous le numéro RP-T-00-1623, la montre au-dessus de la cheminée pendant que le stathouder Guillaume V prend place, le 1ᵉʳ juin 1768, comme directeur en chef de la chambre d’Amsterdam.
Pour aller plus loin
Ces pages rejoignent le naufrage du Batavia, navire de la Compagnie perdu en 1629 sur les récifs des Houtman Abrolhos, au large de l’Australie occidentale, et le comptoir de Deshima, à Nagasaki, par où passait une part de l’argent japonais qui faisait tourner Batavia. Elles touchent aussi à la traite dans l’océan Indien, dont la chute de Makassar a fait de Batavia l’un des débouchés.
La noix muscade a fait la fortune d’une compagnie de marchands hollandais, la VOC. Pour contrôler ce commerce, la Compagnie s’est donné une capitale en Asie, sur l’île de Java, à l’emplacement de l’actuelle Jakarta. Elle l’a appelée Batavia. L’histoire de cette ville mêle le commerce, des conquêtes très violentes et une population en grande partie privée de liberté.
Une ville bâtie sur des ruines
Dès 1614, un employé de la Compagnie, Jan Pieterszoon Coen, écrit à ses directeurs qu’il faut une place forte à Java pour garder les marchandises et ne plus dépendre des princes de la région.
En 1619, devenu gouverneur général, il s’empare du petit port de Jayakarta et le fait raser, palais et mosquées compris. Coen voulait donner à la nouvelle ville le nom de sa ville natale, Hoorn. Les directeurs choisissent Batavia, en souvenir d’un peuple antique que les Hollandais regardaient comme leurs ancêtres. Plus d’un siècle après, un lettré chinois qui a vécu à Java l’appelle encore par un ancien nom, Kelapa.
Les îles de la muscade
À cette époque, la noix muscade ne pousse que dans un petit groupe d’îles très à l’est, les îles Banda. Leurs habitants vendent à tous les marchands et refusent de réserver leur récolte aux Hollandais. En 1621, Coen y mène une expédition militaire.
Une lettre qu’il écrit pendant la campagne est conservée aux archives nationales des Pays-Bas. Il y décrit les combats dans la montagne, l’arrestation des chefs locaux et l’envoi des vaincus vers Java sur un navire. Deux jours plus tard, plus de quarante prisonniers sont exécutés.
Personne ne sait exactement combien d’habitants sont morts. Les estimations vont de plusieurs milliers à quatorze mille morts, pour une population d’environ quinze mille personnes. La Compagnie partage ensuite les terres entre des colons hollandais, qui font travailler des esclaves et doivent lui vendre toute la récolte au prix qu’elle fixe.
Une ville qui ne vivait pas seulement des épices
Un siècle plus tard, un pasteur hollandais note que la Compagnie revend le macis, l’enveloppe de la noix, presque dix fois le prix qu’elle le paie. Ces profits sont réels. Pourtant, les épices pèsent de moins en moins dans les bénéfices de la Compagnie, qui gagne aussi sur les tissus indiens, le café, le thé et la porcelaine, et sur le commerce entre les ports d’Asie.
Batavia est une ville très mélangée. On y croise des Hollandais, des Chinois, des Japonais, des Indiens et des gens venus de tout l’archipel. Une grande partie des habitants sont des esclaves. La Compagnie recense la population chaque année et remet à chacun un jeton de plomb qui indique son groupe. Dans la vie réelle, les mariages et les voisinages mélangent ces groupes bien plus que les registres ne le disent.
Le sucre, la fièvre et le massacre
Autour de la ville, la campagne produit du sucre dans des moulins qui appartiennent surtout à des Chinois. Dans les années 1730, ce commerce s’effondre. Une épidémie de paludisme, liée à des bassins à poissons creusés au nord de la ville, tue un très grand nombre d’employés de la Compagnie.
En octobre 1740, des ouvriers chinois se révoltent, par peur d’être déportés. Dans la ville, soldats et marins européens tuent presque tous les Chinois qui y vivent. On parle souvent de dix mille morts, mais le chiffre reste incertain. Une partie de ce que l’on sait vient des interrogatoires de l’époque, comme celui d’un homme qui raconte sa fuite de village en village.
Au Rijksmuseum d’Amsterdam, un tableau peint vers 1662 montre un marché de Batavia où se croisent tous ces peuples. Le musée précise que ces gens n’ont sans doute jamais été réunis au même moment.
La lettre de Coen sur Banda lue de près, les comptes de la Compagnie et le détail des sources sur 1740 occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Jan Pieterszoon Coen, lettre aux Heren XVII, Bantam, 10 novembre 1614, projet d’un « rendevous ende hoofdplaats » fortifié à Java éd. H. T. Colenbrander, Jan Pietersz. Coen. Bescheiden omtrent zijn bedrijf in Indië, vol. I, La Haye, Martinus Nijhoff, 1919 ; passage connu ici par la citation qu’en donne E. B. Kielstra, « De stichting van Batavia », Onze Eeuw, 1919
- Cornelis Matelief de Jonge à Hugo Grotius, Rotterdam, 27 avril 1615, lettre n° 399, sur la lettre de Coen du 10 novembre 1614 Briefwisseling van Hugo Grotius, deel 1, éd. P. C. Molhuysen, La Haye, 1928
- Jan Pieterszoon Coen, lettre aux Heren XVII sur les opérations de Banda, 6 mai 1621 Nationaal Archief, La Haye, archives de la VOC, 1,04,02, inv. 1073
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Sources primaires (suite)
- Lettre générale du gouverneur général et du Conseil des Indes aux Heren XVII, 31 juillet 1656, expulsion des Javanais de la ville close éd. W. Ph. Coolhaas, Generale missiven van gouverneurs-generaal en raden aan Heren XVII der Verenigde Oostindische Compagnie, vol. III, La Haye, 1968, p. 84
- Placards du gouvernement de Batavia du 23 décembre 1678 et des 12-21 octobre 1688 sur les mariages, le costume et la résidence des « nations » éd. J. A. van der Chijs, Nederlandsch-Indisch plakaatboek, 1602-1811, vol. III, Batavia-La Haye, p. 16 et 237-247
- Carnet de mémoires d’Isaac Jansz, Batavia, vers 1700 Nationaal Archief, La Haye, archives de la Schepenbank de Batavia, inv. 11999D, quatrième liasse
- Interrogatoire d’Ong Pieko, dit Tsji Piet, 19 avril 1741, dans les affaires criminelles du Conseil de justice de Batavia (7 septembre 1740-30 août 1741) Nationaal Archief, La Haye, archives de la VOC, inv. 9305
- Cheng Sun-wo, Ge-la-ba ji lue, « Bref récit sur Kelapa », rédigé peu après 1740 traduction de Claudine Lombard-Salmon, Bulletin de l’École française d’Extrême-Orient 59, 1972, p. 279-318
- Kai ba lidai shiji, chronique chinoise de Batavia, seconde moitié du XVIIIᵉ siècle éd. et trad. Leonard Blussé et Nie Dening, The Chinese Annals of Batavia, the Kai ba lidai shiji and Other Stories (1610-1795), Leyde-Boston, Brill, 2018
- François Valentijn, Oud en Nieuw Oost-Indiën, Dordrecht-Amsterdam, Joannes van Braam et Gerard onder de Linden, 1724-1726, partie consacrée à Banda, prix d’achat et de vente du macis et des noix ; passage consulté dans la transcription de la réédition de Franeker, Van Wijnen, 2003, deel III/B
- Andries Beeckman, Het kasteel van Batavia, gezien van Kali Besar West, vers 1662, huile sur toile, 108 × 151,4 cm, signé « ABeeckman F » Rijksmuseum, Amsterdam, SK-A-19
- Simon Fokke, Le stathouder Guillaume V prenant place comme directeur en chef de la chambre d’Amsterdam de la VOC, 1ᵉʳ juin 1768, dessin, 1771 Rijksmuseum, Amsterdam, RP-T-00-1623
Bibliographie
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- Katharine McGregor et Ana Dragojlovic, « Songs from another land : Decolonizing memories of colonialism and the nutmeg trade », Memory Studies, 2024, DOI 10,1177/17506980241242388 Sagehttps://doi.org/10.1177/17506980241242388
Sources en ligne
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- « Coen bouwt fort Batavia (1619) » Nationaal Archief, Bronnenboxhttps://www.nationaalarchief.nl/beleven/onderwijs/bronnenbox/coen-bouwt-fort-batavia-1619
- « Exploitatie artikel » Westfries Museum, Hoorn, site PALAhttps://pala.westfriesmuseum.nl/exploitatie/exploitatie-artikel/
- « The VOC, the Dutch East India Company, 1602-1799 », Gerard Koot University of Massachusetts Dartmouth, History Departmenthttps://bpb-us-w2.wpmucdn.com/sites.umassd.edu/dist/4/628/files/2017/02/thevoc.pdf
- « The Dutch East India Company, a reluctant discoverer », Femme S. Gaastra Dutch Australian Cultural Centrehttps://dutchaustralianculturalcentre.com.au/wp-content/uploads/2026/04/Gaastra-VOC-Australia-4155533235.pdf
- « Het kasteel van Batavia » Rijksmuseum, Amsterdam, notice de collection SK-A-19https://www.rijksmuseum.nl/nl/collectie/SK-A-19
- « The 1740 Batavia massacre of ethnic Chinese in Java » The China Projecthttps://thechinaproject.com/2021/10/06/the-1740-batavia-massacre-of-ethnic-chinese-in-java/
- « Briefwisseling van Hugo Grotius. Deel 1 », lettre 399 de Cornelis Matelief, 27 avril 1615 DBNL, Digitale Bibliotheek voor de Nederlandse Letterenhttps://dbnl.org/tekst/groo001brie01_01/groo001brie01_01_0403.php
- « De stichting van Batavia », E. B. Kielstra, Onze Eeuw, 1919 DBNL, Digitale Bibliotheek voor de Nederlandse Letterenhttps://dbnl.org/tekst/_onz001191901_01/_onz001191901_01_0035.php



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