Aucun nom. Le procès-verbal de la question donnée à François Ravaillac le 27 mai 1610, à la levée de la cour, dans la chambre de la Buvette du parlement de Paris, consigne les coins enfoncés un à un dans les brodequins (des planches serrées autour des jambes), les prières du condamné à saint François, son patron, et sa demande aux deux docteurs de Sorbonne qui l’ont confessé, Jean Filesac et Gamaches, d’assurer le greffier qu’il n’a jamais parlé à personne de son dessein. Au deuxième coin, il s’écrie « Mon Dieu, prenez cette pénitence pour les grandes fautes faites en ce monde ». L’archiviste Jules Finot, qui publie le texte en 1886, observe que la torture ne paraît pas avoir été poussée avec rigueur, quelques heures avant l’écartèlement en place de Grève.
Rue de la Ferronnerie, à hauteur du numéro 11
Les dates sont données en nouveau style, le calendrier grégorien étant en usage en France depuis décembre 1582. La veille du crime, le 13 mai 1610, Marie de Médicis a été couronnée à Saint-Denis, et le roi s’apprête à rejoindre l’armée réunie pour la succession des duchés de Clèves et de Juliers. Le 14, dans l’après-midi, il quitte le Louvre en carrosse pour l’Arsenal, où Sully est malade, avec le duc d’Épernon à ses côtés. Rue de la Ferronnerie, à hauteur de l’actuel numéro 11, une charrette de foin et un haquet de vin (une voiture basse à tonneaux) immobilisent le véhicule, tel que le représente la gravure du Flamand Caspar Bouttats, la plus diffusée en Europe selon Michel Cassan. Vers seize heures, Ravaillac prend appui sur la roue et frappe. Deux coups atteignent le roi. Selon le rapport que le chirurgien Jacques Guillemeau publie en 1612, le second perce le poumon gauche puis le tronc de l’artère pulmonaire ; Patrice Le Floch-Prigent, Philippe Bonnichon et Denis Pariente, qui ont repris ce texte en 2009, en tirent une estimation de la survie du roi après le coup mortel. Une copie du procès-verbal d’autopsie du 15 mai, de la main de l’érudit Pierre Dupuy, est reliée au feuillet 4 du volume Dupuy 90 de la Bibliothèque nationale de France. L’assassin ne cherche pas à fuir.
L’homme qu’on arrête vient d’Angoulême. Anita Walker et Edmund Dickerman, qui ont relu ses réponses en 1995, décrivent un fils de famille bourgeoise ruinée, malmené par un père brutal, resté sans épouse, que l’ordre réformé des Feuillants renvoie après un court essai parce qu’il est sujet à des visions, et qu’un séjour en prison achève de marginaliser. Il se croit choisi par Dieu pour convaincre le roi de contraindre les huguenots à se convertir. Le jésuite d’Aubigny, à qui il en parle, y voit les illusions d’un esprit troublé. Faute d’avoir jamais obtenu audience, Ravaillac lit les préparatifs militaires du printemps 1610 comme une guerre que le roi s’apprête à porter contre le pape.
Le 19 mai, devant ses juges, il fait valoir lui-même qu’un homme acheté ne serait pas venu par trois fois, et exprès, d’Angoulême à Paris. Ses interrogatoires gardent aussi la trace d’un renoncement avorté. Reparti vers le sud, il aperçoit au faubourg d’Étampes un calvaire, un Ecce homo, entend répéter que le roi va faire la guerre au pape et transférer le Saint-Siège à Paris, refait sur une pierre la pointe de son couteau et rentre dans la ville.
« Il n’eut aucun complice »
La formule vient de Voltaire, dans la Dissertation sur la mort de Henri IV jointe à La Henriade à partir de l’édition de 1748. Il la tient pour prouvée par l’esprit de superstition du temps, par « la connaissance du cœur humain » et par les interrogatoires, et il en tire une règle de méthode, s’en tenir aux confessions faites devant des juges au seuil de la mort. Roland Mousnier a donné en 1964 la version savante de cette lecture. Bernard Barbiche, qui rend compte du livre l’année suivante dans la Bibliothèque de l’École des chartes, en résume la trame par le raisonnement que l’assassin a dû suivre (il est permis, dans certaines circonstances, de tuer un roi ; Henri IV se trouve dans ces circonstances ; il est donc permis de le tuer), et il souligne la thèse centrale, selon laquelle le royaume comptait alors beaucoup de « Ravaillac en puissance ». Les registres judiciaires donnent du poids à l’idée. À partir des registres criminels du parlement, Diane Roussel a compté vingt-sept personnes interrogées par la cour entre juin et décembre 1610 pour des paroles ou des comportements portant atteinte à la personne du roi et à la souveraineté de la Couronne. Le 8 juin, la sentence qui condamne au feu le De rege et regis institutione du jésuite espagnol Juan de Mariana, imprimé à Tolède en 1599 et favorable sous conditions au meurtre du tyran, est lue devant la porte de la Conciergerie, puis le livre est brûlé devant Notre-Dame. Frédéric Gabriel a montré que ce traité était rarement cité en France avant le régicide, et que sa condamnation a fondé après coup un lieu commun de l’antijésuitisme.
Cette lecture a un point faible, perceptible dès 1610 chez des juges que les motifs de l’accusé intéressaient moins que ses fréquentations, comme le relèvent Walker et Dickerman. Un homme convaincu d’obéir à Dieu peut ne connaître aucun complice et en avoir eu.
La demoiselle d’Escoman
Jacqueline Le Voyer, dite demoiselle d’Escoman, avait servi Henriette d’Entragues, marquise de Verneuil, ancienne maîtresse du roi. En janvier 1611, dans un factum (un mémoire judiciaire rédigé pour défendre une cause) qui circule avant d’être imprimé en 1616, elle désigne le duc d’Épernon et la marquise comme les instigateurs du crime. Le projet aurait été arrêté entre eux dès 1606, à l’église Saint-Jean-en-Grève, pendant un office du soir. Les accusés portent plainte en calomnie et réclament la mort de leur accusatrice, et la procédure dure près de six mois. Les actes de l’instruction figurent dans la série des instructions criminelles du parlement, aux Archives nationales.
Le premier président Achille de Harlay l’interroge en personne.
La copie de l’arrêt final reliée au feuillet 230 du volume Dupuy 90 est datée du 30 juillet 1611 et déclare non coupables quatre personnes, Estienne Sauvage, valet de M. d’Entragues, Jacques Gaudin, commissaire du prévôt des marchands, Charlotte du Tillet et la marquise de Verneuil. La date du 30 juillet est ici préférée à celles qui circulent dans la vulgarisation, puisqu’elle est la seule qu’une notice de manuscrit permette de contrôler. Le nom d’Épernon manque à ce résumé, et la notice ne dit pas si son cas a été réglé par le même acte. La demoiselle d’Escoman est condamnée à la prison perpétuelle et enfermée aux Filles repenties. En 1857, Michelet la montre finissant ses jours dans une loge murée de la cour du couvent, sans s’être jamais démentie, et lui accorde le crédit que la cour lui avait refusé.
La servante n’accusait pas au hasard. Le recueil Français 5772 de la Bibliothèque nationale de France, qui transmet les interrogatoires de Ravaillac, copie aussi, aux pages 421 à 501, un Discours sur la conspiration menée en 1604 et 1605 contre Henri IV par la marquise de Verneuil et son demi-frère maternel, le comte d’Auvergne, fils naturel de Charles IX. La marquise avait déjà comploté contre le roi. Épernon, ancien favori d’Henri III, était assis dans le carrosse, et cette proximité a toujours servi l’accusation autant que sa défense.
Pourquoi attendre le lendemain du sacre ?
La question est au cœur du livre que Jean-Christian Petitfils consacre à l’affaire en 2009, en particulier des chapitres sur la « piste flamande » et sur la manipulation de Ravaillac (p. 233-272). Tout part d’une fuite. En novembre 1609, le prince de Condé quitte la France avec sa jeune épouse, Charlotte de Montmorency, que le roi poursuit de ses assiduités, et trouve refuge à Bruxelles, au palais de Coudenberg, chez les archiducs Albert et Isabelle, souverains des Pays-Bas espagnols. Henri IV songe à la reprendre par les armes. Petitfils suppose que l’entourage de l’archiduc a voulu prévenir cette guerre, et que Ravaillac a été poussé à son insu, en se croyant libre. Il relève que la mort du roi était annoncée aux Pays-Bas avant le crime, que des témoins ont signalé autour de Ravaillac un groupe de tueurs prêts à le supprimer avant qu’il ne parle, et que cet exalté réputé incontrôlable a frappé le lendemain même du sacre qui faisait de la reine une régente possible.
L’hypothèse s’appuie sur une chronologie serrée et sur des témoignages oubliés, mais Petitfils lui-même reste au conditionnel quand il s’agit de faire se croiser les envoyés de l’archiduc et Ravaillac, et la construction a un défaut de logique, puisqu’un homme manipulé sans le savoir ne pouvait livrer aucun nom, de sorte que ses dénégations, quelle que soit leur constance, ne peuvent ni confirmer ni infirmer la thèse et que l’historien se retrouve devant un silence qui convient à toutes les hypothèses à la fois. Quant au bruit d’une mort annoncée, il se replace dans ce que Michel Cassan a décrit de la circulation des nouvelles en 1610, entre information officielle, rumeur et manipulation, au point que l’ensemble du royaume est informé du crime vers le 25 mai et connaît en mai et juin des escarmouches, des attaques de châteaux et des émeutes.
La justice des archiducs a d’ailleurs eu sa propre affaire. À la mi-novembre 1616, elle fait enfermer à la Steenporte de Bruxelles un marchand ambulant originaire du comté de Bourgogne, Servais Oudot, qui vendait des cuillers d’étain de ville en ville. Jules Finot a publié ses interrogatoires en 1886 sous le titre Un complice de Ravaillac arrêté à Bruxelles en 1616, en notant qu’Oudot se contente d’insinuer vaguement et qu’un autre témoin donne des détails en contradiction absolue avec les siens.
Un couteau probablement perdu
Pierre Matthieu, historiographe du roi, affirme que Ravaillac fut mis à la question avant d’être condamné. Michelet dit avoir lu sur la chemise du dossier une mention selon laquelle cet interrogatoire sous la torture s’était tenu sous le secret de la cour, et que le procès-verbal en aurait été détruit. Finot, qui publie celui du 27 mai, ne sait pas jusqu’où croire Matthieu, et l’on ne sait pas trancher davantage aujourd’hui. La procédure se lit d’ailleurs surtout dans des copies. Le recueil Français 5772, compilé au XVIIIᵉ siècle, donne les interrogatoires et le récit de l’exécution aux pages 517 à 578, et le volume Dupuy 90 conserve un interrogatoire du 14 mai ainsi qu’une copie de l’arrêt. Selon Diane Roussel, le cahier de registre de l’année judiciaire 1609-1610 est conservé par exception à la Bibliothèque nationale, alors que le reste de la série se trouve aux Archives nationales. Au feuillet 221, le même volume Dupuy relie des interrogatoires de juin 1611 sur l’emprisonnement de Jean Ravaillac, le père de l’assassin, dont la notice ne précise pas l’objet.
Les objets ont moins bien traversé le temps. Le couteau de Ravaillac a probablement disparu, le carrosse royal n’est pas documenté, et le corps du roi a été profané à Saint-Denis en octobre 1793, notent les trois auteurs de l’étude de 2009. L’arrêt du 27 mai, imprimé dès 1610 et signé du greffier Voysin, avait de son côté ordonné de raser la maison natale de l’assassin à Angoulême.
Mousnier contre Petitfils
En 1964, Mousnier lit dans le silence de Ravaillac la marque d’un crime de conviction, qu’il traite comme un problème de psychologie collective, celui d’un royaume où la justification du meurtre du tyran avait circulé pendant les guerres de Religion et où d’autres que Ravaillac se seraient crus autorisés à frapper. En 2009, Petitfils lit dans le même silence la preuve que l’assassin ignorait au service de qui il agissait, et soutient que les magistrats de 1610 avaient flairé la piste des Pays-Bas avant de préférer l’enterrer pour éviter une guerre ouverte avec l’Espagne.
Pour aller plus loin
L’affaire prolonge Paris vaut bien une messe et le parcours d’Henri IV jusqu’à l’abjuration. Catherine de Médicis, la « reine noire », cadre les guerres de Religion dont le régicide hérite. La série ouverte à Delft en 1584 par l’assassinat de Guillaume le Taciturne, et les attentats de Pierre Barrière à Jean Châtel, dont le procès de décembre 1594 valut aux jésuites leur expulsion du ressort du parlement de Paris, donnent le précédent. Elle conduit aussi vers la régence de Marie de Médicis et vers la querelle gallicane relancée dès 1610 par la condamnation du traité du cardinal Bellarmin.
Le 14 mai 1610, à Paris, le roi Henri IV est tué dans son carrosse, bloqué rue de la Ferronnerie par une charrette de foin et un haquet de vin. L’assassin s’appelle François Ravaillac. Deux coups de couteau atteignent le roi, et le second lui traverse le poumon gauche. Il ne s’enfuit pas. Depuis plus de quatre siècles, une question revient : a-t-il agi seul, ou quelqu’un l’a-t-il poussé ?
Un homme qui se croyait envoyé par Dieu
Ravaillac vient d’Angoulême. Sa famille est ruinée, son père est brutal, il n’est pas marié. Il a voulu entrer dans un ordre religieux très strict, qui l’a renvoyé parce qu’il avait des visions. Il a aussi fait de la prison.
Il est persuadé que Dieu l’a choisi pour demander au roi d’obliger les protestants à se convertir. Il ne parvient jamais à lui parler. Au printemps 1610, le roi prépare une guerre dans l’Empire, et Ravaillac s’imagine que cette guerre vise le pape.
Il fait trois fois le voyage d’Angoulême à Paris. Une fois, il repart, puis revient sur ses pas après avoir vu un calvaire sur la route, près d’Étampes. Il aiguise son couteau sur une pierre. Le lendemain du couronnement de la reine Marie de Médicis, il frappe.
Un procès sans un seul nom
Ravaillac est jugé par le parlement de Paris, une cour souveraine de justice. Les juges veulent surtout savoir qui l’a aidé. Le jour de son exécution, on le torture en serrant ses jambes entre des planches. Il prie saint François et ne donne aucun nom. Il meurt écartelé en place de Grève. Sa maison natale, à Angoulême, est rasée.
Plus d’un siècle après, Voltaire juge qu’il n’a eu aucun complice. En 1964, l’historien Roland Mousnier explique le crime par l’esprit du temps : beaucoup de gens pensaient alors qu’on avait le droit de tuer un roi jugé mauvais. Le 8 juin 1610, le parlement fait brûler devant Notre-Dame le livre d’un jésuite espagnol, Juan de Mariana, qui admettait sous conditions le meurtre d’un tyran. Dans les mois qui suivent le meurtre, vingt-sept personnes sont d’ailleurs interrogées pour avoir dit du mal du roi ou de la couronne.
Une servante qui accuse
En janvier 1611, une femme appelée Jacqueline d’Escoman, qui avait servi chez une ancienne maîtresse du roi, la marquise de Verneuil, accuse cette marquise et le duc d’Épernon d’avoir préparé le crime. Le duc était assis à côté du roi dans le carrosse.
Après six mois de procédure, la justice lui donne tort. Un arrêt du 30 juillet 1611 déclare innocentes quatre personnes qu’elle avait accusées, dont la marquise. L’accusatrice est enfermée pour le reste de sa vie dans un couvent.
Son accusation n’était pourtant pas absurde. Quelques années plus tôt, la marquise avait déjà comploté contre le roi avec son demi-frère.
La piste de Bruxelles
En 2009, l’historien Jean-Christian Petitfils propose une autre explication. À la fin de 1609, un prince de la famille royale s’est enfui à Bruxelles avec sa jeune épouse, dont le roi était amoureux. Henri IV pense à faire la guerre pour la récupérer. Selon Petitfils, des proches du souverain de Bruxelles auraient voulu empêcher cette guerre et auraient poussé Ravaillac sans qu’il le sache. Il remarque que la mort du roi était annoncée là-bas avant le crime, et que Ravaillac a frappé juste après le couronnement de la reine.
Petitfils lui-même reste pourtant au conditionnel quand il fait se croiser Ravaillac et les envoyés de Bruxelles. Et un homme manipulé sans le savoir ne peut, par définition, livrer aucun nom. Son silence s’accorde donc avec les deux explications.
Plusieurs traces ont disparu. Le couteau est sans doute perdu, et une partie du procès n’est connue que par des copies faites plus tard.
Le procès-verbal de la torture du 27 mai, l’arrêt de 1611 conservé dans les papiers Dupuy, la conspiration de 1604 et le détail des arguments de Petitfils occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Procès-verbal de la question des brodequins donnée à François Ravaillac le 27 mai 1610, à la levée de la cour, chambre de la Buvette du parlement de Paris ; texte édité par Jules Finot en 1886, cote de l’original non contrôlée ici voir Finot, Un complice de Ravaillac arrêté à Bruxelles en 1616, Lille, 1886
- « Recueil de plusieurs procez criminels qui ne sont point imprimez », XVIIIᵉ siècle, papier, 916 p. : interrogatoires de François Ravaillac et relation de son exécution, 1610 (p. 517-578) ; « Discours sur la conspiration » de la marquise de Verneuil et du comte d’Auvergne, 1604-1605 (p. 421-501) Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Français 5772 (anc. Lancelot 62)
- Recueil de pièces concernant la fin du règne de Henri IV et le règne de Louis XIII, I, 1610-1613, 283 feuillets : procès-verbal de l’autopsie de Henri IV, 15 mai 1610, copie de Pierre Dupuy (f. 4) ; interrogatoire de Ravaillac, 14 mai 1610 (f. 6) ; arrêt contre Ravaillac, copie de P. Dupuy (f. 17) ; interrogatoires relatifs à l’emprisonnement de Jean Ravaillac, juin 1611 (f. 221) ; arrêt du parlement du 30 juillet 1611 déclarant non coupables Estienne Sauvage, Jacques Gaudin, Charlotte du Tillet et Henriette de Balzac d’Entragues, marquise de Verneuil (f. 230) Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Dupuy 90
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Sources primaires (suite)
- Arrest de la Cour de Parlement, contre le tres-mechant parricide François Ravaillac, 27 mai 1610, signé Voysin, imprimé, 1610, lieu et imprimeur non contrôlés ici exemplaire numérisé, Gallica, Bibliothèque nationale de France
- Procez, exament, confessions et negations du meschant & execrable parricide François Ravaillac sur la mort de Henry le Grand, & ce qui l’a faict entreprendre le malheureux acte, 1611, lieu et imprimeur non contrôlés ici exemplaire numérisé, Gallica, Bibliothèque nationale de France
- Voltaire, « Dissertation sur la mort de Henri IV », jointe à La Henriade à partir de l’édition de 1748, et « Extrait du procès criminel fait à François Ravaillac » (interrogatoire du 19 mai 1610, récit du retour par Étampes) Œuvres complètes de Voltaire, éd. Louis Moland, Paris, Garnier frères, tome et année à préciser dans l’édition Moland
- Factum de Jacqueline Le Voyer, dite demoiselle d’Escoman, contre le duc d’Épernon et la marquise de Verneuil, janvier 1611, imprimé en 1616 connu par J. Finot, 1886, exemplaire non contrôlé ici
- Parlement de Paris, instructions criminelles, procédure contre Jacqueline Le Voyer, dite d’Escoman, 1610-1611 Archives nationales, X/2b/1180 (rattachement exact du dossier à cet article lu sur l’inventaire seulement, non contrôlé pièce à pièce)
- Registres criminels du parlement de Paris, 1610 Archives nationales, X/2A 972 et 973, cotes citées d’après D. Roussel, 2016 ; cahier de l’année judiciaire 1609-1610 conservé à la Bibliothèque nationale de France, cote BnF non contrôlée ici
- Arrest de la Cour de Parlement contre le livre de Mariana intitulé De Rege et regis institutione, 8 juin 1610, sentence lue par Jean Thevard, clerc commis au greffe criminel connu par F. Gabriel, 2010
- Juan de Mariana, De rege et regis institutione, Tolède, 1599, imprimeur non contrôlé ici
- Jacques Guillemeau, rapport d’autopsie de Henri IV, publié en 1612, titre exact de l’édition de 1612 non contrôlé ici analysé par P. Le Floch-Prigent, P. Bonnichon et D. Pariente, 2009
- Pierre Matthieu, Suite de l’Histoire de France concernant la mort deplorable de Henri IIII, Roy de France et de Navarre, Genève, Paul Marceau, 1620 (passage sur la question préalable, assertion connue par J. Finot, non relu ici dans l’édition de 1620)
Bibliographie
- Roland Mousnier, L’Assassinat d’Henri IV, 14 mai 1610, Paris, 1964, VI-412 p., coll. « Trente journées qui ont fait la France » 13 ; rééd. avec une préface d’Arlette Jouanna, 2008 Gallimard
- Bernard Barbiche, compte rendu de Roland Mousnier, 14 mai 1610. L’assassinat d’Henri IV, Bibliothèque de l’École des chartes 123 (2), 1965, p. 596-599 École nationale des chartes
- Jean-Christian Petitfils, L’Assassinat d’Henri IV. Mystères d’un crime, Paris, 2009, 330 p., chap. XIII et XIV, p. 233-272 ; rééd. coll. « Tempus », 2012 Perrin
- Michel Cassan, La Grande Peur de 1610. Les Français et l’assassinat d’Henri IV, Seyssel, 2010, 281 p. Champ Vallon
- Diane Roussel, « Conspirateurs et régicides devant le parlement de Paris au lendemain de l’assassinat d’Henri IV (1610) », dans Jérémie Foa, Élisabeth Malamut et Charles Zaremba (dir.), La Mort du prince, Aix-en-Provence, 2016, p. 263-282, DOI 10,4000/books.pup.43980 Presses universitaires de Provencehttps://doi.org/10.4000/books.pup.43980
- Frédéric Gabriel, « An tyrannum opprimere fas sit ? Construction d’un lieu commun : la réception française du De Rege et regis institutione de Juan de Mariana (Tolède, 1599) », dans Pierre-Antoine Fabre et Catherine Maire (dir.), Les Antijésuites. Discours, figures et lieux de l’antijésuitisme à l’époque moderne, Rennes, 2010, p. 241-263, DOI 10,4000/books.pur.110510 Presses universitaires de Renneshttps://doi.org/10.4000/books.pur.110510
- Anita W. Walker et Edmund H. Dickerman, « Mind of an Assassin : Ravaillac and the Murder of Henry IV of France », Canadian Journal of History 30 (2), 1995, p. 201-229, DOI 10,3138/cjh.30,2.201 University of Toronto Presshttps://doi.org/10.3138/cjh.30.2.201
- Patrice Le Floch-Prigent, Philippe Bonnichon et Denis Pariente, « La mort du roi Henri IV (14 mai 1610). Analyse du compte rendu d’autopsie de Jacques Guillemeau », Histoire des sciences médicales 43 (2), 2009, p. 177-184 Société française d’histoire de la médecine
- Jules Finot, Un complice de Ravaillac arrêté à Bruxelles en 1616. Notice et documents, Lille, 1886 L. Quarré
- Jules Michelet, Histoire de France au XVIIᵉ siècle. Henri IV et Richelieu, Paris, 1857, 483 p. Chamerot
Sources en ligne
- « Français 5772 », notice du « Recueil de plusieurs procez criminels qui ne sont point imprimez » Bibliothèque nationale de France, Archives et manuscritshttps://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc58720c
- « Dupuy 90-94 », notice du volume Dupuy 90 (1610-1613) Bibliothèque nationale de France, Archives et manuscritshttps://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc88286h/cd0e64
- « Arrest de la Cour de Parlement, contre le tres-mechant parricide François Ravaillac (27 mai 1610 signé Voysin) » Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k101121t.image
- « Procez, exament, confessions et negations du meschant & execrable parricide François Ravaillac sur la mort de Henry le Grand » Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1520318n.image
- « Un complice de Ravaillac arrêté à Bruxelles en 1616 : notice et documents / publ. par Jules Finot » Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k669840/texteBrut
- « Histoire de France. 11, Henri IV et Richelieu / Jules Michelet » Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5848493j
- « Parlement de Paris. Instructions criminelles (1556-1623) », inventaire Archives nationales, salle des inventaires virtuellehttps://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/rechercheconsultation/consultation/ir/pdfIR.action?irId=FRAN_IR_000158
- « Conspirateurs et régicides devant le parlement de Paris au lendemain de l’assassinat d’Henri IV (1610) » OpenEdition Books, Presses universitaires de Provencehttps://books.openedition.org/pup/43980?lang=fr
- « An tyrannum opprimere fas sit ? Construction d’un lieu commun : la réception française du De Rege et regis institutione de Juan de Mariana (Tolède, 1599) » OpenEdition Books, Presses universitaires de Renneshttps://books.openedition.org/pur/110510?lang=es
- « Michel Cassan, La Grande Peur de 1610. Les Français et l’assassinat d’Henri IV », compte rendu, Revue d’histoire moderne et contemporaine 59-1, 2012 Cairnhttps://www.cairn.info/revue-d-histoire-moderne-et-contemporaine-2012-1-page-158.htm
- « Roland Mousnier. 14 mai 1610. L’assassinat d’Henri IV », compte rendu de Bernard Barbiche Persée, Bibliothèque de l’École des charteshttps://www.persee.fr/doc/bec_0373-6237_1965_num_123_2_449706_t1_0596_0000_3
- « La mort du roi Henri IV (14 mai 1610). Analyse du compte rendu d’autopsie de Jacques Guillemeau » Cour de France.frhttps://cour-de-france.fr/vie-quotidienne/medecine-sciences-et-savoirs/etudes-modernes/article/la-mort-du-roi-henri-iv-14-mai-1610-analyse-du-compte-rendu
- « Mind of an Assassin : Ravaillac and the Murder of Henry IV of France » Canadian Journal of History, University of Toronto Presshttps://utppublishing.com/doi/abs/10.3138/cjh.30.2.201
- « Assassinat d’Henri IV : piste flamande », entretien avec Jean-Christian Petitfils par Guy Duplat, 20 décembre 2009 La Libre Belgiquehttps://www.lalibre.be/culture/livres-bd/2009/12/20/assassinat-dhenri-iv-piste-flamande-MWVFYJ3KKVBCTJOCTPSWWLXG2U/
- « La Henriade suivi de l’Essai sur les guerres civiles de France et de l’Essai sur la poésie épique. Avertissement » Classiques Garnierhttps://classiques-garnier.com/la-henriade-suivi-de-l-essai-sur-les-guerres-civiles-de-france-et-de-l-essai-sur-la-poesie-epique-avertissement.html?displaymode=full








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