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Sac d’Anvers, 1576 : la furie espagnole et la légende d’Amsterdam

Frans Hogenberg / Rijksmuseum
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Au dos de la lettre, une autre main a ajouté une ligne. Jan van der Meulen, marchand anversois né en 1549, écrivait à son frère Andries, établi à Cologne, que les paysans venaient s’abriter derrière les remparts avec leur bétail et que les bourgeois remplissaient d’eau leurs entrepôts contre l’incendie. À réception, le 7 novembre 1576, Andries ou son commis note au verso que « la furie espagnole a eu lieu le 4 novembre ». La lettre, datée du 3, est conservée à la bibliothèque universitaire de Leyde sous la cote ATH 182, parmi les archives de la Bibliotheca Thysiana. Le 11 novembre, un ami, Henrick de Hazen, espérait encore que Jan avait franchi les murs ou embarqué pour la Zélande. Il avait péri dans le sac d’Anvers, et l’événement portait déjà le nom sous lequel on le connaît.

Les tranchées face à la citadelle

Le 5 mars 1576 meurt le gouverneur général des Pays-Bas, Luis de Requesens. Toutes les dates citées, antérieures à la réforme grégorienne de 1582, suivent le calendrier julien alors en usage, telles que les sources les portent. Après la suspension de paiements de la monarchie espagnole en 1575, des soldats privés de solde depuis des mois se mutinent et s’emparent d’Alost le 25 juillet. Geoffrey Parker a montré dès 1972, dans The Army of Flanders and the Spanish Road, que ces mutineries de l’armée de Flandre étaient d’ordinaire des mouvements organisés. Le Conseil d’État les déclare hors la loi, puis ses membres sont arrêtés le 4 septembre par les troupes des états de Brabant, et les états généraux, réunis à Gand sans convocation du roi, lèvent leur propre armée. Le 20 octobre, la garnison royale de Maastricht pille la ville.

À Anvers, deux autorités se surveillent. La ville relève de Frédéric Perrenot, seigneur de Champagney, frère du cardinal de Granvelle, loyal au roi mais hostile aux soldats espagnols. La citadelle obéit à Sancho Dávila, qu’il déteste et qui le lui rend, ce dont Requesens se plaignait déjà. Un accord engageait le premier à n’admettre en ville aucune troupe des états, le second à tenir les mutins hors de la forteresse. Champagney laisse pourtant entrer des compagnies wallonnes et allemandes payées par les états et fait creuser des tranchées face à la citadelle, tandis que Dávila rassemble des renforts par la porte extérieure. Les mutins d’Alost, partis en pleine nuit, l’y rejoignent vers onze heures du matin, le 4 novembre. Selon le décompte publié en 1971 par l’historien militaire Etienne Rooms, le camp royal réunit alors environ 4 000 fantassins et 800 cavaliers, contre quelque 9 000 fantassins et 1 200 cavaliers dans la ville, sans compter la garde bourgeoise. Cette garde n’est pas à ses postes. Le 19 octobre, pour ne pas offrir à la citadelle un prétexte de bombardement, l’ordre de courir en armes aux points de rassemblement a été retiré, et chacun doit attendre chez soi un signal qui ne sera jamais donné, si bien que des centaines d’hommes armés se retrouvent isolés devant leur porte, mousquet à la main, quand les colonnes espagnoles débouchent dans les rues.

Selon Bernardino de Mendoza, officier du roi et chroniqueur, les mutins refusent le repos, résolus « de comer en el paraíso o cenar en la villa de Amberes ». L’assaut part vers une heure de l’après-midi. Sur la durée du combat aux tranchées, les récits divergent, quelques instants pour la synthèse de la bibliothèque de Leyde, plusieurs heures pour le pamphlet néerlandais paru dans les jours suivants, qui accuse une partie des défenseurs d’avoir quitté les lignes pour chercher un logis en ville, reproche que Champagney reprend dans ses mémoires, publiés en 1860. Des Allemands lâchent leurs piques en criant « Lieve Spaniarden », chers Espagnols, et sont tués. Leur colonel, le comte d’Eberstein, se noie dans l’Escaut en cherchant à gagner les navires du prince d’Orange. Sur la Grand-Place, des tireurs ouvrent le feu depuis les fenêtres de l’hôtel de ville.

Le bâtiment brûle. Élevé de 1561 à 1564 sous la direction de Cornelis Floris, inauguré en 1565, il abritait dans sa cour l’artillerie de la ville ; seuls ses murs extérieurs tiennent. Deux explications circulent dès la première semaine. Le pamphlet accuse les Espagnols d’y avoir mis le feu exprès, avec les archives qu’il gardait, parce qu’on y aurait tramé tous les mauvais conseils. Le conseiller Jerónimo de Roda, présent dans la citadelle, écrit au roi le 6 novembre que l’hôtel de ville et les maisons voisines « faisoyent grand dommage à nous gens », au point de les faire presque reculer, et qu’on les incendia pour cette raison. Nous tenons la version militaire pour la plus probable, parce qu’elle concorde avec la planche que Frans Hogenberg consacre à l’incendie, où l’on voit des défenseurs tirer depuis les fenêtres, alors que le graveur n’a aucune tendresse pour les Espagnols.

« Dom Diego » et son témoin de seconde main

George Gascoigne, poète anglais et ancien soldat des guerres des Pays-Bas, arrive à Anvers le 22 octobre 1576 et en repart le 12 novembre. Moins de deux semaines après son retour à Londres paraît, sans nom d’auteur, The Spoyle of Antwerpe, « fidèlement rapporté par un vrai Anglais qui y était présent », imprimé par John Charlewood pour Richard Jones. Ce récit à la première personne a longtemps passé pour le grand témoignage oculaire du sac. En 2017, Raymond Fagel, de l’université de Leyde, a montré qu’il traduit pour l’essentiel un pamphlet anonyme imprimé quelques jours après les faits, la Warachtige beschrijvinghe van het innemen van Antwerpen, dont le titre annonce un auteur « qui y a été présent lui-même ». Gascoigne en reprend environ 90 %, soit à peu près la moitié de son livre, et la version française de 1577, qui omet la mention du témoin présent, laisse penser qu’il travaillait sur l’original néerlandais.

Les scènes les plus citées viennent de là. Le trompette wallon qui apostrophe les fuyards, le bourgeois armé qui répond en français « il n’y a point d’ordre, & voila la ruine de ceste ville », tout cela figure dans le pamphlet, et Gascoigne se glisse simplement dans le rôle de celui qui pose la question. Les heures qu’il ajoute, « vers dix heures avant midi », donnent au récit un air de journal. Le Dom Diego qui se pavane dans les rues avec sa courtisane chargée de chaînes et de bracelets d’or est traduit presque mot à mot. La chasse aux Wallons, que le pamphlet signale sobrement pendant une vingtaine de jours après la furie, devient chez lui un souvenir personnel, où il manque plusieurs fois d’être tué parce qu’on le prend pour un Wallon.

Une partie du livre lui appartient. Logé à la maison des marchands anglais, il raconte en avoir barré la porte sous les balles, puis avoir apaisé les soldats qui menaçaient son gouverneur. Le 10 novembre, les Merchant Adventurers écrivent d’Anvers au Conseil privé pour recommander le porteur de leur lettre, « Mr. George Gaston », dont ils ont éprouvé l’humanité. Le nom désigne probablement Gascoigne, mais d’autres témoignages attribuent l’apaisement à un émigré catholique anglais, George Norton, et une confusion entre les deux hommes n’est pas exclue.

Le témoin le plus lu du sac d’Anvers a donc d’abord été un traducteur.

L’image a suivi un chemin voisin. Entre août 1576 et avril 1577, Frans Hogenberg, graveur brabançon installé à Cologne, publie une vingtaine d’eaux-fortes sur les événements des Pays-Bas ; le Rijksmuseum conserve une épreuve de sa planche de l’hôtel de ville en flammes, 210 sur 280 millimètres, avec quatorze lignes d’allemand et le numéro 9 (RP-P-OB-78 784-145). Ces feuilles, qui ont servi de modèles jusque tard dans le XVIIᵉ siècle, montrent des femmes violentées et presque aucun combat. Johannes Portantius, géographe gantois établi à Anvers, grave au contraire l’infanterie espagnole franchissant les barricades (musée Plantin-Moretus), dans une série restée si discrète qu’un article de 2014 la disait encore inconnue.

Dix-huit mille morts selon les états généraux

Aucun des bilans ne dit comment il a été obtenu. Les états généraux avancent 18 000 morts, le pamphlet 17 000, un bourgeois d’Anvers en compte 7 000 au même moment. Le décompte espagnol que retient la synthèse de Leyde donne 2 500 tués pendant le combat et le double de noyés ou de brûlés. Geoffrey Parker s’est arrêté en 1977, dans The Dutch Revolt, sur environ 8 000 victimes, et des travaux plus récents retiennent quelque 2 500 civils. L’écart tient probablement pour une bonne part à la frontière entre soldats et habitants, que chaque camp traçait à sa convenance. À Amsterdam, le 17 novembre, la rumeur parlait d’une fosse remplie de six mille corps et d’une seconde, plus grande de moitié, qu’on s’attendait à voir se remplir.

Le butin s’évalue en monnaie de compte. Le facteur des Fugger l’estimait à environ 2 millions de florins en argent liquide, une autre estimation du temps chiffrait la perte totale à 5 millions, et aucune conversion n’a de sens sans série de salaires anversois que cet article ne mobilise pas. Les soldats font de la Bourse une salle de jeu. Le pillage dure jusqu’au 8 novembre, quand Roda juge les hommes assez calmés pour les remettre sous discipline. Il assure au roi avoir interdit le sac avant l’assaut, sous serment des soldats, une ordonnance que Fagel juge inapplicable, ce que Roda ne pouvait ignorer. Environ cinq cents maisons auraient brûlé.

Au milieu du désastre, le marchand portugais Luis Alvares Caldeira s’en tire en payant deux soldats portugais qu’il trouve accommodants, et le raconte le 25 novembre à Simón Ruiz, marchand-banquier de Medina del Campo, dont Valentín Vázquez de Prada a publié à Paris, en 1960, la correspondance anversoise sous le titre Lettres marchandes d’Anvers.

La qualification des faits divise davantage que les chiffres. Dans une communication de 1972, publiée en 1979, Parker écrivait que les mutins avaient pris la ville d’assaut et l’avaient mise à sac, image qui s’est imposée depuis. Fagel défend en 2020 la lecture qu’avait amorcée Rooms, une bataille entre deux armées à l’intérieur des murs, suivie du sac. Les mutins combattaient sous leur electo, mais dans des escadrons commandés par Dávila, qui présente l’attaque, le 14 novembre, comme un coup préventif contre des états qui assiégeaient déjà la citadelle de Gand. Le camp de la mutinerie garde des arguments. Le 9 novembre, don Juan d’Autriche, nouveau gouverneur général, écrit à Dávila que la « revuelta » d’Anvers l’afflige, et plus encore si elle venait de lui ou de ses Espagnols. Devant l’ambassadeur anglais Thomas Wilson, Roda rejette la faute sur les soldats d’Alost, « desperate persones » qu’aucune proclamation ne retenait. Le mot lui-même flottait encore. Wilson parle le 13 novembre de la « furie » du peuple de Bruxelles, et c’est Emanuel van Meteren, Anversois de naissance, qui écrit en 1599 que les habitants et leur postérité ont forgé le nom de « Spaensche furije ».

Amsterdam tenait encore pour Philippe II

Le 8 novembre 1576, quatre jours après l’assaut, la Pacification de Gand réclame le départ de toutes les troupes espagnoles. Amsterdam, elle, reste royaliste, encerclée et envahie de réfugiés. Elle ne rejoint le prince d’Orange que par la Satisfactie du 8 février 1578, qui garde le catholicisme comme seul culte public, et dont l’acte est exposé au Stadsarchief d’Amsterdam. Le 26 mai 1578, les milices bourgeoises arrêtent le magistrat catholique, le mènent jusqu’au Damrak et le débarquent au pied de la Diemerzeedijk, coup de force que l’on appelle l’Alteratie.

Pendant ces années de fidélité, les marchands du Sud ne s’y installent plus. Oscar Gelderblom a reconstitué en 2000, puis versé en données ouvertes en 2016, le milieu marchand d’Amsterdam de 1578 à 1630 en croisant neuf séries, registres de bourgeoisie, deux rôles d’impôt, archives notariales, fonds de la VOC et de la WIC, soit plus de 5 000 grossistes, dont quelque 850 venus du Sud. Des Anversois s’y installaient dès les années 1540 pour le commerce de la Baltique ; le flux s’arrête dans les années 1570, tant que la ville reste au roi, et reprend vite après 1578. À la fin des années 1580, plus de deux cents marchands méridionaux y travaillent ; en 1609, ils sont 450, soit un tiers du négoce de gros. La plupart sont jeunes et peu fortunés, et un tiers n’a jamais vécu à Anvers. Des grandes fortunes anversoises, quelques dizaines seulement ont choisi Amsterdam.

Les trajets sont rarement directs. Jan Nicquet, déjà riche à Anvers, part pour Hambourg en 1585 et ne s’établit à Amsterdam que peu après 1590. Les familles calvinistes dont la Bibliotheca Thysiana garde les papiers, Van der Meulen compris, ont transité par les États allemands avant la République.

Le verrou de l’Escaut, et la part de 1576

L’idée d’un sac qui aurait fait la fortune d’Amsterdam n’est pas sortie de rien, et elle garde des appuis solides. Gelderblom décrit lui-même une Anvers en crise depuis le début des années 1570. Harold Cook, dans la Revue d’histoire moderne et contemporaine en 2008, compte la furie parmi les épreuves qui ont poussé marchands fortunés, artisans qualifiés et simples ouvriers à quitter la ville au cours des années 1570 et 1580. Les millions de florins emportés étaient du capital liquide, la Bourse devenue tripot atteignait la confiance des nations marchandes étrangères, et la violence du sac a rapproché des états généraux des provinces restées jusque-là loyales. Le coup décisif tombe neuf ans plus tard. Assiégée à partir de juillet 1584 par Alexandre Farnèse, duc de Parme, Anvers capitule le 17 août 1585 ; les rebelles ferment alors l’Escaut et bloquent la côte flamande, ce que Gelderblom appelle le coup final porté à l’hégémonie commerciale de la ville. La population passe d’environ 80 000 habitants en 1585 à 42 000 en 1589, selon les chiffres que donne l’Encyclopædia Britannica. Braudel, dans Le Temps du monde en 1979, ne fait d’ailleurs pas succéder Amsterdam directement à Anvers, il intercale entre elles un temps de Gênes.

Au Museum aan de Stroom d’Anvers, une toile anonyme de 137 sur 162 centimètres, datée vers 1585 et inventoriée AV.1980 014, représente la furie espagnole d’après deux eaux-fortes de Hogenberg, dans une version plus apocalyptique que ses modèles, et son peintre y a placé deux prêtres qui regardent la scène sans bouger, un détail confessionnel que le graveur de Cologne, soucieux de vendre ses planches à des acheteurs de toutes confessions, s’était gardé de montrer.

Pour aller plus loin

Ce sac se lit à côté de la Pacification de Gand, signée quatre jours plus tard, et de la prise d’Anvers par Farnèse en 1585, qui a davantage pesé sur le destin du port. Il rejoint aussi la formation de la légende noire espagnole dans l’imprimé et la gravure des Pays-Bas, ainsi que l’histoire de la Bourse d’Anvers et des nations marchandes qui la faisaient vivre.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Jan van der Meulen à Andries van der Meulen, Anvers, 3 novembre 1576, avec mention de réception au verso datée du 7 novembre 1576 Leiden University Libraries, archives de la Bibliotheca Thysiana, ATH 182
  2. Henrick de Hazen à Andries van der Meulen, Anvers, 11 novembre 1576 Leiden University Libraries, archives de la Bibliotheca Thysiana, ATH 1303
  3. Warachtige beschrijvinghe van het innemen van Antwerpen ende vande onmenschelijcke ende gants grouwelicke moort, brandt, plonderinge […] ghestelt door een die daer selfs teghenwoordich gheweest is, sans lieu, 1576 Leiden University Libraries, Thyspf 258
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Sources primaires (suite)

  1. Brieve et veritable histoire de la prinse d’Anvers, et du cruel meurtre, embrasement de feu, et autres actes inhumains des Espagnols, le 4. iour de Novembre, 1576, traduite de flamand en françois, sans lieu, 1577 Koninklijke Bibliotheek, La Haye, collection de pamphlets Knuttel, 258
  2. [George Gascoigne], The spoyle of Antwerpe. Faithfully reported, by a true Englishman, who was present at the same. Nouem. 1576. Seene and allowed, Londres, [John Charlewood pour] Richard Jones, [1576], STC (2e éd.) 11644 ; exemplaire de la Bodleian Library reproduit dans Early English Books Online ; texte repris dans J. W. Cunliffe (éd.), The Complete Works of George Gascoigne, t. II, Cambridge, 1910, p. 586-599
  3. Frans Hogenberg, Spaanse Furie : stadhuis in brand, 1576, eau-forte, cuivre 210 × 280 mm, quatorze lignes en allemand, numérotée 9, Cologne, 1576-1578 Rijksmuseum, Amsterdam, RP-P-OB-78 784-145
  4. Johannes Portantius, les troupes espagnoles franchissant les barricades devant la citadelle, vers 1576, gravure, 21,5 × 28,3 cm Museum Plantin-Moretus, Anvers, Prentenkabinet, cat. nr. III/H.141
  5. Mémoires de Frédéric Perrenot, sieur de Champagney, 1573-1590, éd. A. L. P. de Robaulx de Soumoy, Bruxelles, Heussner, 1860, avec la lettre de Jerónimo de Roda à Philippe II, Anvers, 6 novembre 1576, p. 195-201 Société de l’histoire de Belgique, Collection de mémoires relatifs à l’histoire de Belgique, 6
  6. Don Juan d’Autriche à Sancho Dávila, 9 novembre 1576, et Sancho Dávila à don Juan d’Autriche, Anvers, 14 novembre 1576, éd. marquis de Pidal et M. Salvá, « Documentos relativos á D. Sancho Dávila », Colección de documentos inéditos para la historia de España, t. XXXI, Madrid, 1857, p. 138 et 141
  7. Lettre des Merchant Adventurers au Conseil privé, Anvers, 10 novembre 1576 (n° 3230), et lettres de Thomas Wilson des 13 et 19 novembre 1576 (p. 27 et 41-42), dans J. Kervyn de Lettenhove (éd.), Relations politiques des Pays-Bas et de l’Angleterre sous le règne de Philippe II, t. IX, Bruxelles, 1890 Académie royale de Belgique
  8. Luis Alvares Caldeira à Simón Ruiz, Anvers, 25 novembre 1576, dans Valentín Vázquez de Prada (éd.), Lettres marchandes d’Anvers, t. III, Paris, 1960, p. 225 archives Simón Ruiz
  9. Bernardino de Mendoza, Comentarios de lo sucedido en las guerras de los Países Baxos, desde el año de 1567 hasta el de 1577, éd. Antonio Cortijo Ocaña et Ángel Gómez Moreno, Madrid, 2008, p. 85 (formule des mutins avant l’assaut)
  10. Emanuel van Meteren, Belgische oft Nederlandsche historie van onsen tijden, Delft, Jacob Cornelisz Vennecool, 1599, fol. 97r (origine du nom « Spaensche furije »)
  11. Satisfactie van Amsterdam, 8 février 1578, acte scellé par les états de Hollande et les députés d’Utrecht Stadsarchief Amsterdam, archives des bourgmestres, exposé dans la Schatkamer, vitrine 39, n° 2
  12. Hôtel de ville d’Anvers, Grote Markt, construit de 1561 à 1564 sous la direction de Cornelis Floris, inauguré en 1565, incendié en 1576, reconstruit à partir de 1579 Inventaris Onroerend Erfgoed, Agence flamande du patrimoine, objet 4032
  13. Anonyme, La Furie espagnole, vers 1585, huile sur toile, 137 × 162 cm Museum aan de Stroom (MAS), Anvers, inv. AV.1980 014

Bibliographie

  1. Raymond Fagel, « Gascoigne’s The Spoyle of Antwerpe (1576) as an Anglo-Dutch text », Dutch Crossing 41 (2), 2017, p. 101-110, DOI 10,1080/03096564,2017,1291747 Taylor & Francishttps://doi.org/10.1080/03096564.2017.1291747
  2. Raymond Fagel, « The Origins of the Spanish Fury at Antwerp (1576) : A Battle Within City Walls », Early Modern Low Countries 4 (1), 2020, p. 102-123, DOI 10,18352/emlc.130 Early Modern Low Countrieshttps://doi.org/10.18352/emlc.130
  3. Etienne Rooms, « Een nieuwe visie op de gebeurtenissen die geleid hebben tot de Spaanse Furie te Antwerpen op 4 november 1576 », Bijdragen tot de Geschiedenis 54, 1971, p. 31-55 Bijdragen tot de Geschiedenis
  4. Geoffrey Parker, The Army of Flanders and the Spanish Road, 1567-1659. The Logistics of Spanish Victory and Defeat in the Low Countries’ Wars, Cambridge, 1972, xviii + 309 p. Cambridge University Press
  5. Geoffrey Parker, « Mutiny and discontent in the Spanish army of Flanders 1572-1607 », dans Spain and the Netherlands 1559-1659. Ten Studies, Londres, 1979 Collins
  6. Geoffrey Parker, The Dutch Revolt, Londres, 1977, p. 178 Allen Lane
  7. Oscar Gelderblom, Zuid-Nederlandse kooplieden en de opkomst van de Amsterdamse stapelmarkt (1578-1630), Hilversum, 2000, 350 p. Verloren
  8. Oscar Gelderblom, « Merchants from the Southern Netherlands (1578-1630) », Research Data Journal for the Humanities and Social Sciences 1 (1), 2016, p. 13-22, DOI 10,1163/24523666-01000002 Brillhttps://doi.org/10.1163/24523666-01000002
  9. Harold J. Cook, « Amsterdam, entrepôt des savoirs au XVIIᵉ siècle », Revue d’histoire moderne et contemporaine 55 (2), 2008, p. 19 et suiv. Belin
  10. Fernand Braudel, Civilisation matérielle, économie et capitalisme, XVᵉ-XVIIIᵉ siècle, t. 3, Le Temps du monde, Paris, 1979 Armand Colin
  11. Piet Lombaerde, « Antwerpen en zijn citadel in the picture. De onbekende prentenreeks van Johannes Portantius », HistoriANT 2, 2014, p. 89-116 HistoriANT

Sources en ligne

  1. « Jan van der Meulen, victim of the Spanish Fury in Antwerp », billet d’Arend Pietersma, 31 décembre 2013 Leiden Special Collections Blog, Leiden University Librarieshttps://www.leidenspecialcollectionsblog.nl/articles/jan-van-der-meulen-victim-of-the-spanish-fury-in-antwerp
  2. « Spaanse Furie », notice de Wijnand Meijer Dutch Revolt, Leiden University Librarieshttps://dutchrevolt.library.universiteitleiden.nl/nederlands/begrippen/spaanse-furie/
  3. « Satisfactie van Amsterdam » Dutch Revolt, Leiden University Librarieshttps://dutchrevolt.library.universiteitleiden.nl/nederlands/bronnen/dutch_bronnen_1578_02_08_ned/
  4. « The Origins of the Spanish Fury at Antwerp (1576) : A Battle Within City Walls » Early Modern Low Countrieshttps://emlc-journal.org/article/view/7257
  5. « The origins of the Spanish fury at Antwerp (1576) a battle within city walls », version éditeur Scholarly Publications, Leiden Universityhttps://scholarlypublications.universiteitleiden.nl/access/item:3220813/view
  6. « Gascoigne’s The Spoyle of Antwerpe (1576) as an Anglo-Dutch text », version en accès ouvert Scholarly Publications, Leiden Universityhttps://scholarlypublications.universiteitleiden.nl/access/item:2940088/download
  7. « The spoyle of Antwerpe. Faithfully reported, by a true Englishman, who was present at the same. Nouem. 1576. Seene and allowed [microform] » SearchWorks catalog, Stanford University Librarieshttps://searchworks.stanford.edu/view/5158896
  8. « Spaanse Furie : stadhuis in brand, 1576 » Rijksmuseumhttps://www.rijksmuseum.nl/nl/collectie/object/Spaanse-Furie-stadhuis-in-brand-1576--181bb27e6c92c228d74e6d99ddcbc066
  9. « Stadhuis van Antwerpen » Inventaris Onroerend Erfgoedhttps://inventaris.onroerenderfgoed.be/erfgoedobjecten/4032
  10. « 1578 De Alteratie » Stadsarchief Amsterdamhttps://www.amsterdam.nl/stadsarchief/canon-amsterdam-0/1578-alteratie/
  11. « Merchants from the Southern Netherlands (1578–1630) » ScienceDirect, Research Data Journal for the Humanities and Social Scienceshttps://www.sciencedirect.com/org/science/article/pii/S2452366623000154
  12. « Amsterdam, entrepôt des savoirs au XVIIe siècle » Cairn.info, Revue d’histoire moderne et contemporainehttps://shs.cairn.info/revue-d-histoire-moderne-et-contemporaine-2008-2-page-19?lang=fr
  13. « Antwerp - Medieval, Trade, Port » Encyclopædia Britannicahttps://www.britannica.com/place/Antwerp-Belgium/History
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