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La révolte des gueux et la naissance disputée des Provinces-Unies

Anthonie Waldorp / Wikimedia Commons
9 min de lecture43 sources vérifiées
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L’acte fondateur des Provinces-Unies porte trois dates. Le 23 janvier 1579, retenu partout. Le 29 janvier, inscrit sur le parchemin conservé à Gand. Les 2 ou 3 février, jour où l’on signe enfin l’exemplaire de La Haye, celui que l’on montre. Treize ans plus tôt, la révolte des gueux avait commencé par une pétition et par une réplique de cour dont personne, sur le moment, n’a pris note.

Ce que Berlaymont n’a peut-être pas dit

Le 5 avril 1566, à Bruxelles, deux à trois cents gentilshommes se présentent au palais de la gouvernante Marguerite de Parme. Henri de Brederode lit à voix haute une requête réclamant la suspension des placards, ces ordonnances royales qui punissent l’hérésie. Le nombre des pétitionnaires flotte déjà : la notice du Museum Prinsenhof de Delft en compte deux cents et date la remise du 6 avril.

Un conseiller de la gouvernante, Charles de Berlaymont, aurait alors lâché que ces gens n’étaient que des gueux, des mendiants. Le mot est resté, en français comme en néerlandais, où il donne geuzen. La scène appartient au répertoire de l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution : une entrevue dont tout le monde connaît la réplique et dont personne ne tient le procès-verbal.

L’archiviste belge Louis Prosper Gachard a repris ce dossier au XIXᵉ siècle et son enquête tient toujours. Trois chroniqueurs contemporains attribuent la phrase à Berlaymont sans lui prêter les mêmes mots : Jacob van Wesenbeke fait entrer « de beaux gueux », Jean-François Le Petit et Emanuel van Meteren parlent d’« un tas de gueux », le jésuite Famiano Strada confirme l’auteur sans citer la formule. Joachim Hopperus, autre conseiller de Marguerite et généralement bien informé, ignore l’épisode. Les lettres de la gouvernante conservées aux archives de l’État à Bruxelles n’en disent rien, alors qu’elle serait le témoin principal. À Simancas, une annexe chiffrée jointe à l’une de ses lettres autographes mentionne le banquet où l’on but à la santé des gueux, sans expliquer le nom. Et le rapport du moine espagnol Lorenzo de Villavicencio, daté du 1ᵉʳ mai 1566, propose une autre genèse : les confédérés se seraient eux-mêmes donné ce nom pour montrer qu’ils iraient jusqu’à la besace. Gachard n’a pas tranché.

Ce qui est sûr est matériel. Les confédérés ont fait frapper des médailles portant au droit l’effigie de Philippe II et la légende « En tout fidelles au roy », au revers deux mains jointes, une besace et « Jusques a porter la besace ». Le Museum Prinsenhof de Delft en conserve un exemplaire daté de 1566.

Vingt personnes dans une chapelle de Steenvoorde

Le 10 août 1566, jour de la fête de saint Laurent, un ancien chapelier d’Ypres rentré d’exil anglais, Sebastiaan Matte, prêche en plein champ près de Steenvoorde, dans la Flandre aujourd’hui française. On lui prête deux mille auditeurs. Une vingtaine le suivent ensuite jusqu’à la chapelle carmélite Saint-Laurent, sous la conduite du prédicant Jacob de Buyzere, et y brisent les statues.

Vingt personnes. Le chiffre est la clef du dossier. Du 10 au 18 août, la vague parcourt le Westhoek ; le 20, elle atteint la cathédrale d’Anvers. Le facteur anglais Richard Clough, agent de Thomas Gresham sur la place d’Anvers, écrit à son employeur qu’il a vu les églises entièrement dévastées, la chose ayant été faite « by so few folks that it is to be marvelled at ». Sa lettre reste l’un des récits oculaires les plus cités de l’événement.

Solange Deyon et Alain Lottin ont posé la question frontalement dans leur enquête sur l’iconoclasme du Nord : ces gens ont-ils agi spontanément ou sur mot d’ordre ? Leur réponse écarte les explications à cause unique, aussi bien la lecture strictement confessionnelle que celle qui ne voyait dans l’été 1566 qu’un épisode de lutte des classes. Les bandes sont petites, mobiles, souvent précédées d’un prêche, parfois munies de faux ordres attribués au gouvernement. Les magistrats locaux, presque partout, n’interviennent pas.

Une liste de 12 302 noms et un impôt racheté

Philippe II envoie le duc d’Albe, qui entre à Bruxelles le 22 août 1567. Un tribunal d’exception est institué dans les semaines suivantes sous le nom de Conseil des troubles ; les dates du 9 et du 20 septembre circulent l’une comme l’autre. Le pays l’appellera Conseil du sang. Les comtes d’Egmont et de Hornes, catholiques et fidèles au roi, sont décapités le 5 juin 1568 sur la Grand-Place de Bruxelles.

Le seul comptage sérieux vient d’Alphonse Verheyden, qui a dépouillé les dossiers du Conseil aux Archives générales du Royaume et publié en 1961 une liste nominative. Elle aligne 12 302 noms, avec pour chacun le lieu de condamnation et, quand c’est possible, la condition sociale : instituteurs et prêtres y voisinent avec des barbiers, des brasseurs et des tailleurs. Elle recense aussi les 205 agents subalternes nommés entre septembre 1567 et 1575.

Le nombre d’exécutions effectives n’est pas fixé pour autant. Le compte rendu que la Revue théologique de Louvain consacre en 1984 à la synthèse de Verheyden retient 278 mises à mort attestées ; d’autres lectures du même fonds avancent plus d’un millier. L’écart tient à ce que l’on compte : sentences prononcées, sentences exécutées, condamnations par contumace contre des absents comme Guillaume d’Orange. Gustaaf Janssens a relevé un fait qui recadre le tout, 84 % des condamnations tombent en 1568. Passé cette année-là, le Conseil administre surtout les biens confisqués, et le 16 juillet 1570 Albe proclame un pardon général.

Reste l’impôt, que les manuels donnent pour cause immédiate. Le dixième denier, taxe de 10 % sur la vente des biens meubles, est proposé au printemps 1568 et porté devant les états en 1569. Les provinces obtiennent d’abord de le racheter par un versement forfaitaire. Le placard de 1571 qui décide enfin de l’imposer reconnaît lui-même, dans son préambule, que ce rachat avait soulevé de grandes difficultés entre états voisins. Requesens l’abolit le 7 juin 1574. Ce que la révolte doit à cette taxe tient moins à son rendement qu’à son principe : une contribution permanente, levée sans le consentement des états.

Une ville prise parce que le vent a tourné

Le 1ᵉʳ avril 1572, une flottille de gueux de mer entre dans la Meuse. Élisabeth Iʳᵉ vient de les chasser des ports anglais pour ne pas provoquer Philippe II. Poussés par le vent, sans base ni vivres, ils tombent sur Den Briel, dont la garnison espagnole est partie la veille. Un passeur, Jan Coppelstock, sert d’intermédiaire ; le magistrat refuse, craignant le pillage et les représailles ; la porte du Nord est enfoncée avec un mât de navire.

Les chiffres divergent. Le Nationaal Archief retient vingt-cinq navires et environ six cents hommes sous les ordres de Guillaume de La Marck, seigneur de Lumey. D’autres récits comptent vingt-six navires et jusqu’à douze cents combattants. Sur une affaire aussi commentée, l’incertitude porte encore sur le nombre de bateaux.

La suite est un enchaînement. Les villes de Hollande et de Zélande basculent l’une après l’autre, et l’offensive que Guillaume d’Orange préparait avec l’appui des huguenots français est ruinée en août par la Saint-Barthélemy. Puis l’armée royale se retourne contre ceux qu’elle protège : entre 1572 et 1607, elle connaît quarante-cinq mutineries. La plus célèbre est la Furie espagnole d’Anvers, du 4 au 7 novembre 1576, où plus de cinq mille soldats espagnols et allemands pillent la ville et incendient l’hôtel de ville. Le bilan humain est un cas d’école, les estimations allant de quelques centaines de morts à huit mille, les chiffres les plus élevés provenant de chroniqueurs calvinistes. Quatre jours plus tard, les provinces signent la Pacification de Gand et réclament le départ des troupes espagnoles.

Sept provinces qui n’étaient pas sept

Au début de janvier 1579, l’Artois et le Hainaut se rassemblent dans l’Union d’Arras, dont la date est donnée tantôt au 6, tantôt au 9. Le 23 janvier, l’Union d’Utrecht répond. Ses premiers signataires sont la Gueldre et Zutphen, la Hollande, la Zélande, Utrecht et les Ommelanden, avec une ampliation de l’article 15 le 1ᵉʳ février.

Puis viennent les adhésions, et elles défont la lecture nationale : Gand le 4 février, Nimègue le 5 mars, la Frise le 23 mars, Ypres le 10 juillet, Anvers le 29 juillet, Breda le 13 septembre, Bruges et le pays de Strijen le 1ᵉʳ février 1580. L’Union d’Utrecht est flamande et brabançonne autant que hollandaise. Ce sont les reconquêtes d’Alexandre Farnèse qui, dans les années suivantes, en feront rétrospectivement un pacte de sept provinces septentrionales.

Le camp adverse a mieux qu’un argument de fidélité dynastique. Yves Junot a montré, ville par ville, que le retour des provinces méridionales dans la monarchie hispanique s’est négocié plutôt qu’imposé : pardons généraux de 1570 et 1574, paix d’Arras, réconciliations étendues à Tournai en 1581 et à Cambrai en 1595, autour d’un pacte qui exclut le protestantisme mais garantit les pouvoirs locaux. Violet Soen a établi que ces pardons relevaient d’une stratégie suivie, articulée au pardon pontifical. Farnèse applique la même méthode à Anvers, qui capitule le 17 août 1585 : les habitants non catholiques disposent de quatre ans pour se convertir ou vendre leurs biens et partir. L’émigration qui suit, vers l’Allemagne, l’Angleterre et les provinces révoltées, vide la ville d’une part considérable de ses habitants ; l’ampleur exacte de cette saignée repose sur des reconstitutions et se donne comme telle. Guido Marnef a décrit le protestantisme clandestin qui s’y était organisé depuis 1550 ; il émigre vers le nord avec ses capitaux, ses presses et ses réseaux, et l’âge d’or hollandais commence là.

Un brouillon de 1581 et une phrase peut-être jamais prononcée

Le 26 juillet 1581, les États généraux déclarent Philippe II déchu de sa seigneurie sur les Pays-Bas. Le texte, connu sous le nom de Plakkaat van Verlatinghe, pose qu’un prince est établi pour ses sujets et non l’inverse, et qu’un souverain qui traite les siens en esclaves cesse d’être un prince. Aucune république ne suit. Les États cherchent un autre souverain, offrent la souveraineté au roi de France puis à la reine d’Angleterre, et ce n’est qu’en 1588, faute de candidat, qu’ils continuent seuls.

Entre-temps, le 10 juillet 1584, Balthasar Gérard, catholique de Franche-Comté, attend Guillaume d’Orange au Prinsenhof de Delft avec deux pistolets. Le ban proclamé contre le prince en 1580 avait mis sa tête à prix. Le prince est atteint à la poitrine et au flanc en quittant la salle à manger. Le jour même, le greffier des États généraux inscrit dans le registre des résolutions les paroles qu’on lui prête : « Mon Dieu, ayez pitié de mon âme… Mon Dieu, ayez pitié de ce pauvre peuple. »

Le doute est ancien, et il est devenu technique. En 2012, une enquête menée pendant quatre ans par vingt-cinq spécialistes, appuyée sur le rapport d’autopsie d’époque, a conclu que le cœur avait été atteint ou déchiré par l’onde de choc et que la mort avait été instantanée. La phrase du registre serait alors le témoignage de ce qu’un entourage a voulu entendre. En sens inverse, on objecte qu’une notation prise à chaud, le jour même, ne s’écarte pas si facilement. Les impacts sont toujours visibles dans le mur de l’escalier du Prinsenhof, au Sint-Agathaplein.

Ce que le Nationaal Archief expose à La Haye est la minute du texte, écrite de la main du greffier Jan van Asseliers, cotée 1,01,01,01, inventaire 254G. Ratures, corrections, ajouts entre les lignes. La déclaration qui dépose un roi se lit là au stade du brouillon.

Pour aller plus loin

Ce dossier croise la guerre de Trente Ans, dont la paix de Münster de 1648 clôt aussi le conflit néerlandais et reconnaît enfin la République. Il rejoint l’âge d’or hollandais, avec la fondation de la Compagnie des Indes orientales en 1602 par des marchands dont beaucoup venaient d’Anvers, ainsi que les guerres de religion françaises, où la même génération cherche par l’édit de Nantes une sortie de crise que les Pays-Bas n’ont pas trouvée.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Traité de l’Union d’Utrecht, exemplaire dit de Gand, daté du 29 janvier 1579 Stadsarchief Gent, Charterreeks 2094-1373
  2. Traité de l’Union d’Utrecht, exemplaire de La Haye, signé les 2 ou 3 février 1579, longtemps tenu pour l’original Nationaal Archief, La Haye, archives du Conseil d’État (Raad van State), n° de fonds 1,01,19, inventaire 2623
  3. Plakkaat van Verlatinghe, minute de la main du greffier Jan van Asseliers, 26 juillet 1581, avec ratures et additions Nationaal Archief, La Haye, archives des États généraux 1576-1588, n° de fonds 1,01,01,01, inventaire 254G
Voir les 40 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Registre des résolutions des États généraux, séance du 10 juillet 1584, mention marginale des dernières paroles attribuées à Guillaume d’Orange Nationaal Archief, La Haye, archives des États généraux 1576-1588, n° de fonds 1,01,01,01
  2. Médaille des gueux, 1566, effigie de Philippe II et légende « En tout fidelles au roy » au droit, « Jusques a porter la besace » au revers Museum Prinsenhof Delft, notice de collection 138167
  3. Lettre de Richard Clough à Thomas Gresham, Anvers, août 1566, récit oculaire du saccage des églises originaux dans les State Papers Foreign, The National Archives, Kew ; analysés dans le Calendar of State Papers, Foreign Series, Elizabeth, 1566-1568
  4. Archives du Conseil des troubles (Raad van Beroerten), 1567-1576 Archives générales du Royaume, Bruxelles ; inventaire par A. Jamees (1958), corrigé et pourvu d’une concordance par B. A. Vermaseren (1980)
  5. Impacts de balles conservés dans le mur de l’escalier où Guillaume d’Orange a été abattu le 10 juillet 1584 Museum Prinsenhof Delft, Sint-Agathaplein 1

Bibliographie

  1. A. L. E. Verheyden, Le Conseil des troubles. Liste des condamnés (1567-1573), Bruxelles, 1961, XII-596 p., Commission royale d’histoire Palais des Académies
  2. A. L. E. Verheyden, Le Conseil des troubles, Flavion-Florennes, 1981, 356 p., « Histoire du protestantisme en Belgique et au Congo belge », 11 Éditions Le Phare
  3. Louis Prosper Gachard, « Sur l’origine du nom de gueux, donné aux révolutionnaires des Pays-Bas dans le XVIᵉ siècle », dans Études et notices historiques concernant l’histoire des Pays-Bas, 3 vol., Bruxelles, 1890, t. I, p. 130-141 Académie royale de Belgique
  4. Cl. Malbranke, compte rendu de A. L. E. Verheyden, Le Conseil des troubles. Liste des condamnés (1567-1573), Revue du Nord 44 (176), 1962, p. 461-462 Revue du Nord
  5. Jean-François Gilmont, compte rendu de A. L. E. Verheyden, Le Conseil des troubles, Revue théologique de Louvain 15 (4), 1984, p. 468 Revue théologique de Louvain
  6. Compte rendu de Ferdinand H. M. Grapperhaus, Alva en de tiende penning (Zutphen, 1984), Revue belge de philologie et d’histoire 64 (4), 1986, p. 859 Revue belge de philologie et d’histoire
  7. Solange Deyon et Alain Lottin, Les casseurs de l’été 1566. L’iconoclasme dans le Nord, Villeneuve-d’Ascq, 2013, 295 p., « Histoire et civilisations », ISBN 978-2-7574-0451-5, première édition Hachette 1981 Presses universitaires du Septentrion
  8. Gustaaf Janssens, « L’abolition du Conseil des Troubles du duc d’Albe, un conseil “communément haï” aux Pays-Bas (1573-1576) », dans Légiférer, gouverner et juger, Bruxelles, 2016 Presses universitaires Saint-Louis Bruxelles
  9. Yves Junot, « Pratiques et limites de la réconciliation après les guerres de religion dans les villes des Pays-Bas méridionaux (années 1570-années 1590) », Revue du Nord 395 (2), 2012, p. 327-346, DOI 10,3917/rdn.395,0327 Revue du Nordhttps://doi.org/10.3917/rdn.395.0327
  10. Violet Soen, Geen Pardon zonder Paus ! Studie over de complementariteit van het koninklijk en pauselijk generaal pardon (1570-1574) en over inquisiteur-generaal Michael Baius (1560-1576), Bruxelles, 2007, « Verhandelingen van de Koninklijke Vlaamse Academie van België voor Wetenschappen en Kunsten. Nieuwe reeks », 14 Koninklijke Vlaamse Academie van België voor Wetenschappen en Kunsten
  11. Guido Marnef, Antwerpen in de tijd van de Reformatie. Ondergronds protestantisme in een handelsmetropool 1550-1577, Amsterdam et Anvers, 1996 Meulenhoff et Kritak
  12. J. Van Roey, De val van Antwerpen 17 augustus 1585 : voor en na, Anvers, 1985 De Dageraad
  13. Koenraad Jonckheere, « The Power of Iconic Memory : Iconoclasm as a Mental Marker », BMGN - Low Countries Historical Review, 2016, DOI 10,18352/bmgn-lchr.10183 BMGN - Low Countries Historical Reviewhttps://doi.org/10.18352/bmgn-lchr.10183

Sources en ligne

  1. « N’ayez pas peur Madame, ce ne sont que des gueux », dossier d’Anton van der Lem sur l’enquête de Gachard Dutch Revolt, bibliothèque de l’université de Leydehttps://dutchrevolt.library.universiteitleiden.nl/nederlands/spreuken/dutch_spreuken_nayez-pas-peur-madame-ce-ne-sont-que-des-gueux/
  2. « Spaanse Furie » Dutch Revolt, bibliothèque de l’université de Leydehttps://dutchrevolt.library.universiteitleiden.nl/nederlands/begrippen/spaanse-furie/
  3. « Bloedraad », notice et bibliographie sur le Conseil des troubles Dutch Revolt, bibliothèque de l’université de Leydehttps://dutchrevolt.library.universiteitleiden.nl/nederlands/begrippen/bloedraad/
  4. « De Unie van Utrecht (1579) », avec la liste datée des adhésions Nationaal Archief, Bronnenboxhttps://www.nationaalarchief.nl/beleven/onderwijs/bronnenbox/de-unie-van-utrecht-1579
  5. « Plakkaat van Verlatinge (1581) » Nationaal Archief, Bronnenboxhttps://www.nationaalarchief.nl/beleven/onderwijs/bronnenbox/plakkaat-van-verlatinge-1581
  6. « 200 jaar eerder dan Amerika : het Plakkaat van Verlatinge » Nationaal Archiefhttps://www.nationaalarchief.nl/beleven/200-jaar-eerder-dan-amerika-het-plakkaat-van-verlatinge
  7. « Moord op Willem van Oranje (1584) » Nationaal Archief, Bronnenboxhttps://www.nationaalarchief.nl/beleven/onderwijs/bronnenbox/moord-op-willem-van-oranje-1584
  8. « 450 jaar geleden inname Den Briel » Nationaal Archiefhttps://www.nationaalarchief.nl/beleven/nieuws/450-jaar-geleden-inname-den-briel
  9. « 1,01,01,01 Inventaris van het archief van de Staten-Generaal, 1576-1588 » Nationaal Archiefhttps://www.nationaalarchief.nl/onderzoeken/archief/1.01.01.01
  10. « L’abolition du Conseil des Troubles du duc d’Albe, un conseil “communément haï” aux Pays-Bas (1573-1576) » Presses universitaires Saint-Louis Bruxelles, OpenEdition Bookshttps://books.openedition.org/pusl/3245
  11. « Pratiques et limites de la réconciliation après les guerres de religion dans les villes des Pays-Bas méridionaux (années 1570-années 1590) » Cairn.info, Revue du Nordhttps://shs.cairn.info/revue-du-nord-2012-2-page-327?lang=fr
  12. « Geuzenpenning met de afbeelding van Filips II », notice de collection 138167 Museum Prinsenhof Delfthttps://www.museumprinsenhofdelft.nl/en/collectie/138167
  13. « Kogelgaten », notice sur les impacts conservés dans le mur du Prinsenhof Museum Prinsenhof Delft, via Museum.nlhttps://www.museum.nl/nl/museum-prinsenhof-delft/pronkstuk/kogelgaten
  14. « In Steenvoorde breekt de Beeldenstorm uit » Canon van Nederlandhttps://www.canonvannederland.nl/nl/kalender/08/1566-08-10
  15. « Willem van Oranje stierf zwijgend », sur l’expertise du rapport d’autopsie NOShttps://nos.nl/l/357514
  16. « Toelichting op de Tiende Penning », avec traduction du préambule du placard de 1571 d’après Grapperhaus VGN Kleio, association des professeurs d’histoire des Pays-Bashttps://www.vgnkleio.nl/bronnen/toelichting-op-de-tiende-penning/
  17. « A.L.E. Verheyden, Le Conseil des Troubles. Liste des condamnés (1567-1573), 1961 » Persée, Revue du Nordhttps://www.persee.fr/doc/rnord_0035-2624_1962_num_44_176_5708_t1_0461_0000_1
  18. « Verheyden (A. L. E.). Le Conseil des Troubles » Persée, Revue théologique de Louvainhttps://www.persee.fr/doc/thlou_0080-2654_1984_num_15_4_2076_t1_0468_0000_1
  19. « Grapperhaus (Ferdinand H. M.). Alva en de tiende penning » Persée, Revue belge de philologie et d’histoirehttps://www.persee.fr/doc/rbph_0035-0818_1986_num_64_4_5613_t1_0859_0000_1
  20. « Deyon (Solange) & Lottin (Alain). Les casseurs de l’été 1566. L’iconoclasme dans le Nord » Persée, Revue belge de philologie et d’histoirehttps://www.persee.fr/doc/rbph_0035-0818_2013_num_91_4_8507_t27_1407_0000_1
  21. « Antwerpen 1584. Oorlog en ongelijkheid in de stedelijke ruimte », mémoire citant Van Roey et Marnef sur les conditions de reddition de 1585 dépôt institutionnel de l’université d’Anvershttps://repository.uantwerpen.be/docman/irua/67071b/178741.pdf
  22. « The Power of Iconic Memory : Iconoclasm as a Mental Marker » BMGN - Low Countries Historical Reviewhttps://www.bmgn-lchr.nl/articles/10.18352/bmgn-lchr.10183/
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