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Les guerres d’Italie : quand la France découvrit la Renaissance

Gzen92 / Wikimedia Commons
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Au folio 208 recto du compte de construction du château d’Amboise pour l’année 1495-1496, le receveur Alixandre Blandin inscrit l’achat de six scies de cuivre, fabriquées tout exprès pour couper une pierre de porphyre rapportée de Naples. Le métal n’a pas été choisi au hasard. Le porphyre est une roche d’une dureté extrême, qu’on travaille surtout par abrasion, et une lame de cuivre, assez souple, risque moins de se rompre, explique Lucie Gaugain, qui a dépouillé le registre pour le Centre d’études supérieures de la Renaissance de Tours. Les principaux gisements étaient épuisés depuis la fin de l’Antiquité. Le bloc a bien été scié, et personne ne sait aujourd’hui à quel ouvrage du château le porphyre a servi.

Le roi qui l’avait fait charger rentrait de l’expédition qui ouvre les guerres d’Italie, soixante-cinq ans de campagnes françaises au sud des Alpes, jusqu’à la paix du Cateau-Cambrésis en 1559. Les manuels en ont longtemps fait le seuil de l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution, et la porte par laquelle la Renaissance serait entrée en France. Le registre de Blandin permet de regarder cette porte de près, livre par livre.

Cinq deniers sur chaque minot de sel

Le chantier n’a pas attendu l’Italie. Charles VIII lance dès 1489 un nouveau projet pour le château où il est né, et le compte de 1495-1496 est le quatrième d’une série ouverte en 1492, d’après l’étude de Gaugain. Les lettres patentes recopiées en tête, aux folios 2 à 4, en règlent le financement par un prélèvement de cinq deniers tournois sur chaque minot, quart ou quintal de sel vendu dans les greniers du royaume, prévu pour six années à compter d’octobre 1492. Cette année-là, la recette atteint 43 943 livres 15 sous tournois, et la dépense 30 278 livres. Près de 700 ouvriers passent sur le chantier en douze mois. On compte 171 maçons au deuxième trimestre, en plein hiver, plus qu’à la bell​e saison, parce qu’on attend la « venue du roy », que le compte signale présent en février 1496. Trois maîtres maçons, Colin Byart, Guillaume Senault et Loys Amangeart, touchent chacun 6 sous 3 deniers par jour. Les sculpteurs, que le compte appelle « ymagiers », sont trois, Pierre Minart, Casin Dutrec et Cornille Deneuf, dont Gaugain rattache les noms aux Pays-Bas ; le dernier taille pour la porte de la chapelle du donjon un petit Dieu tenant le monde d’une main et bénissant de l’autre. Les serruriers fournissent 1 400 crochets pour tendre les tapisseries, à 3 sous 4 deniers le cent.

Parmi la douzaine de peintres payés pour les galeries du donjon et pour une chambre du grand logis figurent deux femmes, Marie Coudrau et Daulphine, sa fille, que le compte qualifie de « paintresses ». On ne sait rien d’autre d’elles, ni d’où elles venaient, ni ce qu’elles ont peint.

L’Italie n’apparaît qu’une fois dans ces dépenses, et par un logement. Au troisième trimestre, l’enduiseur achève de remettre en état celui de « Pagueny », que Gaugain identifie à Guido Mazzoni, dit Paganino, sculpteur que Charles VIII avait trouvé au travail à Naples en 1495 (folio 269 recto). Pour le reste, le premier grand chantier royal de la Renaissance française est un chantier de tuffeau, de brique et d’ardoise, conduit par des maîtres aux noms français et décoré par des sculpteurs du Nord.

Lettres imprimées, butin perdu

L’expédition, elle, se paie à crédit. Le 20 avril 1494, de Lyon, Charles VIII demande aux échevins d’Amiens de lui prêter 6 000 livres tournois pour une entreprise qui doit servir, écrit-il, le bien de toute la chrétienté ; l’échevinage fait valoir ses privilèges et obtient de ramener le prêt à 2 000 livres, d’après la note que Paul Pélicier joint à la lettre dans le quatrième tome des Lettres de Charles VIII, paru en 1903. Le 6 mai, le roi annonce au duc de Ferrare qu’il espère passer les monts vers le 15 juin. Il n’est en Italie qu’en septembre. Anne Denis a montré que le projet rencontrait en France une hostilité presque générale, à commencer par celle du duc et de la duchesse de Bourbon, fidèles à la politique de Louis XI, et par celle d’une bonne partie de la noblesse.

L’armée entre à Naples en février 1495. De là partent des lettres que des imprimeurs parisiens mettent aussitôt en vente, comme les Lettres nouvellement envoyées de Naples par le Roi à monseigneur de Bourbon le 28 mars, sorties des presses de Pierre Le Caron, dont la bibliothèque municipale de Nantes conserve un exemplaire sous la cote 41025, avec ceux des envois du 13 et du 20 mars. L’émerveillement du roi devant les jardins napolitains, qu’il compare à un paradis terrestre, est passé dans tous les livres, et A. V. Antonovics a tiré d’une formule de ce genre le titre d’un chapitre publié en 1995 ; le passage exact n’a pas pu être lu ici dans l’édition Pélicier, qui compte pour les seules années 1494 et 1495 deux cent trente-neuf lettres. Le retour tourne mal. Le 6 juillet 1495, à Fornoue, près de Parme, l’armée force le passage face aux troupes de la ligue de Venise, mais elle abandonne la quasi-totalité de son butin, et les dernières garnisons laissées dans le royaume de Naples capitulent en 1497.

Un faiseur de chasteaulx à Amboise

Les envois qui parviennent jusqu’à Amboise passent par d’autres papiers. Une quittance de 1495 du tapissier du roi Nicolas Fagot, publiée en 1843, mentionne l’expédition au château de tapisseries, de peintures et de « pierres de marbre et de porphyre ». Une autre, du maître d’hôtel Jean Chandiou, règle la nourriture et le voyage de gens de métier venus de Naples, « faiseurs de hardes, deviseurs en bastiements ».

L’état des gages des ouvriers italiens employés par Charles VIII, publié par Anatole de Montaiglon en 1851-1852 dans les Archives de l’art français d’après un manuscrit de la Bibliothèque nationale, donne une vingtaine de noms. Domenico da Cortona, « faiseur de chasteaulx » et menuisier, y est porté pour 20 livres tournois par mois, soit 240 livres l’an. Un maître maçon d’Amboise, à 6 sous 3 deniers la journée, gagnait environ 21 livres par trimestre, et l’Italien près de trois fois plus.

La date de cet état ne fait pas l’accord. Henri Hauser le classait en 1906 à l’année 1497-1498, la table des Archives de l’art français le place en 1498-1499, et une étude parue dans la revue In Situ le rattache à un document comptable de janvier 1498. On s’en tiendra à 1497-1498, parce que l’intitulé parle d’ouvriers employés par Charles VIII et que le roi meurt à Amboise le 7 avril 1498 ; un état dressé ensuite relèverait de son successeur, même s’il payait les mêmes hommes.

« Découverte de l’Italie »

Le récit d’un royaume ébloui a un auteur. En 1855, Jules Michelet publie le tome de son Histoire de France qu’il intitule Renaissance, dont l’introduction, datée du 15 janvier, définit le siècle par « la découverte du monde, la découverte de l’homme ». Le deuxième chapitre s’appelle « Découverte de l’Italie », le troisième « La découverte de Rome. Fornoue ». Selon Antonovics, c’est Michelet qui a fixé l’image d’une noblesse française fruste saisie par la beauté de l’Italie, image reprise ensuite par l’histoire anglaise de l’architecture, qui voyait dans la France de la fin du Moyen Âge un pays épuisé, prêt à recevoir la leçon italienne.

La réplique est venue du Louvre. Louis Courajod, attaché aux sculptures du musée depuis 1874 et professeur à l’École du Louvre de 1887 à sa mort en 1896, soutenait que la Renaissance française était née d’un mouvement propre, nourri d’influences flamandes depuis le XIVᵉ siècle, et que l’Italie avait elle-même beaucoup reçu du Nord. Ses leçons ont paru après sa mort, de 1899 à 1903, en trois volumes dont le deuxième s’intitule Origines de la Renaissance.

La thèse a vieilli dans sa forme nationale. Elle garde un argument, celui des dates.

L’italianisme précède en effet Charles VIII, et de loin dans le Midi. En 1478, René d’Anjou, comte de Provence et roi titulaire de Naples, commande à Francesco Laurana, sculpteur venu de Dalmatie qui avait travaillé vers 1458 à l’arc triomphal du Castel Nuovo de Naples et l’avait déjà servi dans les années 1460, un retable de marbre polychrome pour le maître-autel des Célestins d’Avignon. Ce Portement de croix, 248 centimètres sur 289, est conservé depuis 1850 dans l’église Saint-Didier. Le roi qui franchit les Alpes en 1494 tenait d’ailleurs ses droits sur Naples de cette même maison d’Anjou.

Les défenseurs du tournant ont pourtant de quoi répondre, et leur meilleur argument tient à l’échelle. Avant 1494, un prince fait venir un sculpteur ; après 1495, le roi entretient à ses gages une petite colonie, qui le suit puis sert son successeur. Le jardinier napolitain Pacello da Mercogliano passe d’Amboise à Blois, où Louis XII installe la cour, puis aux jardins de Gaillon. La guerre déplace aussi des collections entières. À l’automne 1499, après la conquête du Milanais, 380 volumes sont saisis dans la bibliothèque des Visconti et des Sforza à Pavie et gagnent Blois l’été suivant, rappelle Laure Fagnart. Louis XII paie déjà 400 livres tournois par an à Léonard de Vinci en 1510 et 1511. Un flux régulier, financé par la couronne et nourri par la conquête, voilà ce que les partisans de la rupture opposent au retable d’Avignon, et l’argument porte sur le volume et la régularité des échanges, ce que les dates de Courajod ne réfutent pas.

Le roi était à Saint-Germain-en-Laye

Léonard s’installe au manoir de Cloux, à quelques centaines de mètres du château d’Amboise, en octobre 1516. Le 10 octobre 1517, le cardinal Luigi d’Aragona lui rend visite, et son secrétaire Antonio de Beatis consigne la scène dans un journal qu’il met au net en 1521 à partir de ses notes ; l’une des copies, à la Biblioteca Nazionale de Naples sous la cote XIV H 70, est achevée le 15 juillet 1522. Beatis y décrit un vieillard de plus de soixante-dix ans, qui en avait soixante-cinq, la main droite atteinte de paralysie, et trois tableaux « tucti perfectissimi », dont une Vierge à l’Enfant avec sainte Anne, celle du Louvre (INV 776). Il donne aussi la pension, mille écus par an. Le rôle signé du roi, aux Archives nationales sous la cote KK 289, folio 352 verso, confirme le chiffre avec 2 000 écus soleil pour 1517 et 1518, et 800 livres tournois pour son élève Francesco Melzi sur les deux mêmes années. Andrea del Sarto recevait alors 225 livres tournois par an, et Jean Clouet, portraitiste de la cour, 180.

Léonard meurt à Cloux le 2 mai 1519. La scène du roi recueillant son dernier soupir vient des Vies de Vasari, imprimées à Florence en 1550 chez Lorenzo Torrentino. Ce jour-là, François Iᵉʳ était retenu à Saint-Germain-en-Laye par les fêtes de la naissance de son fils. François-Guillaume Ménageot porte l’anecdote au Salon de 1781, dans une toile aujourd’hui au château royal d’Amboise. D’après la Bibliothèque nationale de France, qui lui a consacré une exposition à Amboise en 2019, la vérité historique n’est rétablie qu’au début du XIXᵉ siècle. Cela n’empêche pas Ingres de peindre en 1818, pour le comte de Blacas, ambassadeur de Louis XVIII, un François Iᵉʳ reçoit les derniers soupirs de Léonard de Vinci de 40 centimètres sur 50,5, entré au Petit Palais sous le numéro PDUT1165, où le visage du roi est repris du portrait peint par Titien en 1538. Le musée qualifie lui-même l’histoire de sans doute fictive.

Contre la vulgate du seuil

En 2003, Jean-Louis Fournel et Jean-Claud​e Zancarini présentaient ces guerres comme des batailles pour l’Europe, qui avaient dévasté la péninsule des Médicis, des Sforza et des papes et bouleversé la manière de penser le gouvernement des hommes et des armées. En 2017, Jean-Marie Le Gall ouvre son livre en énumérant la vulgate qu’il veut défaire, une Renaissance italienne qui se diffuse en Europe, des monarchies territoriales qui s’affirment, une Italie qui pleure ses malheurs pendant que Machiavel élabore une lecture sécularisée de la politique, et il propose d’y lire des espérances religieuses, des prophéties et l’affirmation de la monarchie pontificale. Fournel lui a répondu en 2019, dans la revue de comptes rendus de l’Institut historique italo-germanique de Trente, que cette lecture prêtée à la majorité de la critique n’en constitue plus qu’un pan de plus en plus restreint, et il rappelle que les contemporains nommaient le plus souvent ces conflits des « troubles », l’expression de guerres d’Italie appartenant à l’historiographie française. Le Gall tient cette vulgate pour dominante, Fournel pour déjà minoritaire chez ceux qui travaillent sur ces soixante-cinq années de guerre, et c’est sur l’état présent de la recherche, plus que sur les documents de 1494, que porte leur désaccord.

Pour aller plus loin

La diplomatie florentine auprès de Louis XII se suit dans les légations de Machiavel, envoyé en France dès 1500. La prise de Forlì par César Borgia, appuyé par des capitaines au service du roi, éclaire la même année le versant militaire de ces campagnes, et le concile de Trente, ouvert en 1545, prolonge la lecture religieuse que propose Jean-Marie Le Gall.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Compte de construction du château d’Amboise, octobre 1495-septembre 1496, quatrième compte d’Alixandre Blandin, receveur d’Amboise, sous l’autorité de Raymond de Dezest ; lettres patentes (f° 2r°-4v°), dépenses (f° 32r°-285r°), présence du roi (f° 138v°), « venue du roy » (f° 159r°), six scies de cuivre pour le porphyre de Naples (f° 208r°), logis de « Pagueny » (f° 269r°) Archives nationales, Paris, série KK ; éd. partielle L. de Grandmaison, Compte de construction du château royal d’Amboise (1495-1496), Paris, 1912, 60 p. ; analysé par L. Gaugain
  2. Charles VIII aux habitants d’Amiens, Lyon, 20 avril 1494, demande d’un prêt de 6 000 livres tournois, et délibérations de l’échevinage réduisant le prêt à 2 000 livres (séances des 16 juin et 7 juillet 1494) Archives municipales d’Amiens, BB 17, fol. 14 et 18 ; éd. P. Pélicier, Lettres de Charles VIII, roi de France, t. IV, Paris, Renouard, 1903, n° DCCLXIX
  3. Charles VIII au duc de Ferrare, Lyon, 6 mai 1494, projet de passer les monts « environ le xvᵉ de juing » Archivio di Stato di Modena, Cancelleria ducale ; éd. P. Pélicier, Lettres de Charles VIII, t. IV, Paris, Renouard, 1903, n° DCCLXXIII
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Sources primaires (suite)

  1. Lettres nouvellement envoyées de Naples par le Roi à monseigneur de Bourbon le 28 mars, Paris, Pierre Le Caron, après le 28 mars 1495 Bibliothèque municipale de Nantes, 41025 ; plaquettes des envois du 13 et du 20 mars, même imprimeur, Nantes, 41018 et 41020 ; notices relevées sur le portail Biblissima
  2. Quittance de Nicolas Fagot, tapissier du roi, 1495, envoi au château d’Amboise de tapisseries, peintures et « pierres de marbre et de porphyre » publiée par Mlle Dupont en 1843 ; cote non relevée ; citée d’après F. Deshoulières (1931)
  3. Quittance de Jean Chandiou, maître d’hôtel du roi, 1495, nourriture et frais de voyage de gens de métier venus de Naples à Amboise publiée par F. Gebelin, Les Châteaux de la Renaissance ; cote non relevée ; citée d’après F. Deshoulières (1931)
  4. État des gages des ouvriers italiens employés par Charles VIII, gages de Domenico da Cortona, « faiseur de chasteaulx », 20 livres tournois par mois manuscrit de la Bibliothèque nationale ; éd. A. de Montaiglon, Archives de l’art français, t. I, Paris, J.-B. Dumoulin, 1851-1852, p. 94-132 (Domenico p. 110 et 120)
  5. Francesco Laurana, retable du Portement de croix, marbre autrefois polychrome, 248 × 289 cm, commandé en 1478 par René d’Anjou pour le maître-autel de l’église des Célestins d’Avignon église Saint-Didier, Avignon, depuis 1850 ; classé au titre objet en 1904
  6. Antonio de Beatis, Itinerario du voyage du cardinal Luigi d’Aragona, entrée du 10 octobre 1517 (visite à Léonard au château de Cloux) Naples, Biblioteca Nazionale, XIV H 70 (copie achevée le 15 juillet 1522), X F 28 et XIV E 35 ; Bibliothèque apostolique vaticane, Vat. Lat. 10786 et Vat. Lat. 3169 ; éd. C. Vecce, Achademia Leonardi Vinci III, 1990, p. 51-72 ; cité d’après L. Fagnart (2020)
  7. Rôle des pensions de François Iᵉʳ pour 1517 et 1518, « A maistre Lyennard da Vince, paintre ytalien, la somme de deux mil escus soleil » et pension de Francesco Melzi, 800 livres tournois Archives nationales, Paris, KK 289, fol. 352v ; éd. B. Jestaz, Revue de l’art 126, 1999, p. 70 ; cité d’après L. Fagnart (2020)
  8. Léonard de Vinci, La Vierge à l’Enfant avec sainte Anne musée du Louvre, département des Peintures, INV 776
  9. Giorgio Vasari, Le vite de’ più eccellenti architetti, pittori, et scultori italiani, Florence, Lorenzo Torrentino, 1550, vie de Léonard, récit de sa mort dans les bras du roi
  10. François-Guillaume Ménageot, La Mort de Léonard de Vinci dans les bras de François Iᵉʳ, huile sur toile, Salon de 1781 Château royal d’Amboise
  11. Jean-Augus​te-Dominique Ingres, François Iᵉʳ reçoit les derniers soupirs de Léonard de Vinci, 1818, huile sur toile, 40 × 50,5 cm, signé et daté « INGRES Pint. 1818 », commande du comte de Blacas Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, PDUT1165
  12. Jules Michelet, Histoire de France au seizième siècle. Renaissance, Paris, Chamerot, 1855, introduction datée du 15 janvier 1855, § I « Sens et portée de la Renaissance », chap. II « Découverte de l’Italie » et chap. III « La découverte de Rome. Fornoue » ; texte consulté dans la nouvelle édition, Paris, A. Lacroix, t. IX (Project Gutenberg, eBook 42662)
  13. Louis Courajod, Leçons professées à l’École du Louvre (1887-1896), éd. H. Lemonnier et A. Michel, Paris, A. Picard et fils, 1899-1903, 3 vol., t. II, Origines de la Renaissance, 1901 ; thèse résumée d’après A. V. Antonovics (1995), texte non consulté

Bibliographie

  1. Lucie Gaugain, « Le compte de construction du château d’Amboise (1495-1496) », publication en ligne, Centre d’études supérieures de la Renaissance, université de Tours [année non indiquée sur la page] Renumar, CESR
  2. A. V. Antonovics, « « Il semble que ce soit là un vrai Paradis terrestre » : Charles VIII’s conquest of Naples and the French Renaissance », dans David Abulafia (dir.), The French Descent into Renaissance Italy, 1494-95. Antecedents and Effects, Aldershot, 1995, p. 311-325 ; rééd. 2016, DOI 10,4324/9781315239538 Variorum, puis Routledgehttps://doi.org/10.4324/9781315239538
  3. Anne Denis, Charles VIII et les Italiens. Histoire et mythe, Genève, coll. « Travaux d’Humanisme et Renaissance » CLXVII Droz
  4. Jean-Louis Fournel et Jean-Claud​e Zancarini, Les Guerres d’Italie. Des batailles pour l’Europe (1494-1559), Paris, 2003, 143 p., coll. « Découvertes Gallimard » 430, ISBN 2-07-053281-X Gallimard
  5. Jean-Marie Le Gall, Les Guerres d’Italie (1494-1559). Une lecture religieuse, Genève, 2017, 218 p., coll. « Cahiers d’Humanisme et Renaissance » 138, ISBN 978-2-600-04751-7 Droz
  6. Jean-Louis Fournel, compte rendu de J.-M. Le Gall, Les guerres d’Italie (1494-1559). Une lecture religieuse, ARO, II, 2019/1 Istituto storico italo-germanico, Fondazione Bruno Kessler
  7. Laure Fagnart, « « In uno de li borghi el signore con noi altri andò ad videre messer Lunardo Vinci firentino ». Luigi d’Aragona’s visit to Leonardo da Vinci (10 October 1517) », dans Pietro C. Marani (dir.), L’ultimo Leonardo 1510-1519. Leonardo tra Milano, Roma e Amboise, actes du colloque des 7 et 8 novembre 2019, 2020, p. 175-185 dépôt ORBi, université de Liège
  8. François Deshoulières, « Les Italiens à Amboise au début de la Renaissance », compte rendu des travaux de Pierre Lesueur, Bulletin monumental 90 (1), 1931, p. 128 Société française d’archéologie
  9. Henri Hauser, Les Sources de l’histoire de France. XVIᵉ siècle (1494-1610), t. I, Les Premières Guerres d’Italie. Charles VIII et Louis XII (1494-1515), Paris, 1906, n° 42 et n° 356 A. Picard et fils
  10. Rose-Marie Ferré, « De la théâtralité des images. L’exemple du retable du « Portement de croix » de Francesco Laurana pour le roi René (1478) », dans Chantal Connochie-Bourgne (dir.), Les Arts et les lettres en Provence au temps du roi René, Aix-en-Provence, 2013, coll. « Senefiance » 59 Presses universitaires de Provence

Sources en ligne

  1. « Le compte de construction du château d’Amboise (1495-1496) », Lucie Gaugain Renumar, CESR, université de Tourshttps://renumar.univ-tours.fr/publication/le-compte-de-construction-du-chateau-damboise-1495-1496/
  2. « Les Italiens à Amboise au début de la Renaissance », F. Deshoulières, Bulletin monumental, 1931 Perséehttps://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1931_num_90_1_10170_t1_0128_0000_2
  3. « Lettres de Charles VIII, roi de France : publiées d’après les originaux pour la Société de l’histoire de France. T. 4 (1494-1495) » Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k298577c
  4. « Lettres : Charles VIII, King of France, 1470-1498 », vol. 4, texte intégral Internet Archive, Robarts Library, université de Torontohttps://archive.org/details/lettreschar04charuoft
  5. « 42. Lettres de Charles VIII, roi de France, publiées par Paul Pélicier et Bernard de Mandrot, Paris, 1898-1905, 5 vol », H. Hauser Perséehttps://www.persee.fr/doc/shf_0000-0001_1906_num_1_1_1470_t1_0034_0000_6
  6. « I. Les premières guerres d’Italie. Charles VIII et Louis XII (1494-1515) », H. Hauser, notice n° 356, état des ouvriers ramenés d’Italie, 1497-1498 Perséehttps://www.persee.fr/issue/shf_0000-0001_1906_num_1_1
  7. « Charles VIII (roi de France, 1470-1498) : Lettres [français] » Portail Biblissimahttps://portail.biblissima.fr/ark:/43093/tdataa57ad46881320f71c305466a88f4aae99bbb7dbd
  8. « Le semble que ce soit la un vrai paradis terrestre : Charles VIII’s conquest of Naples and the French Renaissance », A. V. Antonovics University of Bristol, Research Informationhttps://research-information.bris.ac.uk/en/publications/le-semble-que-ce-soit-la-un-vrai-paradis-terrestre-charles-viiis-/
  9. « The French Descent into Renaissance Italy, 1494–95. Antecedents and Effects », D. Abulafia (dir.), sommaire Routledgehttps://www.routledge.com/The-French-Descent-into-Renaissance-Italy-1494-95-Antecedents-and-Effects/Abulafia/p/book/9780860785507
  10. « Charles VIII et les Italiens. Histoire et mythe », Anne Denis, extrait Lavoisierhttps://e.lavoisier.fr/extract/514360
  11. « Les guerres d’Italie : des batailles pour l’Europe (1494-1559) », notice et résumé Bibliothèques numériques du ministère des Arméeshttps://bibliotheques-numeriques.defense.gouv.fr/impression/document/570257f1-05a9-446a-be26-0b7dd74ae347
  12. « Les guerres d’Italie (1494-1559). Une lecture religieuse », Jean-Marie Le Gall, extrait Lavoisierhttps://e.lavoisier.fr/extract/523837
  13. « Les guerres d’Italie (1494-1559) », compte rendu de Jean-Louis Fournel ARO, FBK-ISIGhttps://aro-isig.fbk.eu/issues/2019/1/les-guerres-ditalie-1494-1559-jean-louis-fournel/pdf
  14. « « In uno de li borghi el signore con noi altri andò ad videre messer Lunardo Vinci firentino ». Luigi d’Aragona’s visit to Leonardo da Vinci (10 October 1517) », Laure Fagnart ORBi, université de Liègehttps://orbi.uliege.be/handle/2268/242872
  15. « Leonardo da Vinci 1452-1519 », notice sur le récit d’Antonio de Beatis musée du Louvre, mini-site de l’exposition de 2019https://mini-site.louvre.fr/trimestriel/2019/l%c3%a9onard_de_vinciGB/111/
  16. « Francis I Receives the Last Breaths of Leonardo da Vinci » Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Parishttps://www.petitpalais.paris.fr/en/oeuvre/francis-i-receives-last-breaths-leonardo-da-vinci
  17. « Dans les collections de la BnF. 1519 La mort de Léonard, naissance d’un mythe », communiqué de presse, 15 avril 2019 Bibliothèque nationale de Francehttps://www.bnf.fr/sites/default/files/2019-04/cp_mort_leonard_0.pdf
  18. « Livret enseignant MDL », dossier pédagogique sur La mort de Léonard de Vinci de F.-G. Ménageot Ville d’Amboisehttps://www.ville-amboise.fr/fileadmin/www.ville-amboise.fr/MEDIA/Culture/Outils_pedagogiques/Livret-enseignant-MDL.pdf
  19. « Notice de visite » 2025, arrivée de l’armée à Naples en février 1495 et jardins de Charles VIII Château royal d’Amboisehttps://www.chateau-amboise.com/wp-content/uploads/2025/06/notice-de-visite-FR-2025_compressed.pdf
  20. « Charles VIII » Encyclop​édie Laroussehttps://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Charles_VIII/112826
  21. « Été 1495, Charles VIII rentre d’Italie », émission Histoire en Touraine ICI (Radio France)https://www.ici.fr/emissions/histoire-en-touraine/ete-1495-charles-viii-rentre-d-italie-8930396
  22. « 6 juillet 1495. Furia francese à Fornoue » Herodote.nethttps://www.herodote.net//almanach-ID-1297.php
  23. « C’est arrivé un 7 avril : la mort de Charles VIII, le roi qui rêvait de Jérusalem » Aleteiahttps://fr.aleteia.org/2021/04/06/cest-arrive-un-7-avril-la-mort-de-charles-viii-le-roi-qui-revait-de-jerusalem/
  24. « Archives de l’art français : recueil de documents inédits relatifs à l’histoire des arts en France », tables 1851-1860, état des gages daté 1498-1499 Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55582082.texte.hl.langEN.r=Hordubois
  25. « « Dominico Cortonensi architectante » a Parigi (1530-1545) : il progetto dell’Hôtel-de-Ville », citation des gages de Domenico da Cortona d’après Montaiglon Academiahttps://www.academia.edu/11352557/_Dominico_Cortonensi_architectante_a_Parigi_1530_1545_il_progetto_dell_H%C3%B4tel_de_Ville
  26. « Le lit royal à l’aube de la Renaissance », mention d’un document comptable de janvier 1498 et de la vingtaine d’Italiens au service de Charles VIII In Situ, OpenEdition Journalshttps://journals.openedition.org/insitu/22676
  27. « Une œuvre de Guido Mazzoni ou de son atelier en France. Le Groupe de la Dormition de la Vierge à la Trinité de Fécamp » Perséehttps://www.persee.fr/doc/piot_1148-6023_1900_num_7_2_1187
  28. « Histoire de France 1484-1515 (Volume 9/19) », Jules Michelet Project Gutenberghttps://www.gutenberg.org/ebooks/42662
  29. « Leçons professées à l’École du Louvre (1887-1896), v.2 », Louis Courajod, 1901 University of Maryland Libraries, Special Collectionshttps://archives.lib.umd.edu/repositories/2/archival_objects/27408
  30. « De la théâtralité des images : l’exemple du retable du « Portement de croix » de Francesco Laurana pour le roi René (1478) », Rose-Marie Ferré Centre André Chastel, Sorbonne Universitéhttps://www.centrechastel.sorbonne-universite.fr/print/pdf/node/4873
  31. « Tristia cum gemitu Cristi spectacula », étude du relief de Laurana à Saint-Didier (dimensions, commande de 1478) ART-Dok, bibliothèque universitaire de Heidelberghttps://archiv.ub.uni-heidelberg.de/artdok/id/eprint/7971/contents
  32. « Laurana Francesco (1430 env.-env. 1502) » Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/encyclopedie/francesco-laurana/
  33. « Mercogliano. Pacello Mazzarotta, dit Dom Pacello da Mercogliano » Comité des Parcs et Jardins de Francehttps://www.jardins-de-france.com/nos-missions/inventaires/createurs-de-parcs-et-jardins/mercogliano
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