On objectera d’abord le nombre des soldats. Entre 1635 et 1642, en comptant large, la France n’a jamais aligné plus de 70 000 à 80 000 hommes en campagne, loin des 100 000 à 120 000 que répétaient les meilleurs manuels. Le comptage est celui de David Parrott, historien d’Oxford, dans un livre de 599 pages publié à Cambridge en 2001 sous le titre Richelieu’s Army. Il gêne quiconque écrit que le cardinal de Richelieu a fait l’État, une formule qui circulait bien avant que Parrott ouvre les registres de l’administration militaire.
L’évêque de Luçon
Rien ne destinait Armand Jean du Plessis, né en 1585 dans la petite noblesse du Poitou, à gouverner le royaume. Évêque de Luçon, remarqué aux états généraux de 1614, il entre dans l’entourage de la reine mère Marie de Médicis, qui le fait nommer secrétaire d’État en 1616. Cardinal en 1622, il est la même année élu proviseur de la Sorbonne (la tour-lanterne de la chapelle qu’il y fera bâtir culmine à 49 mètres, sur le modèle mis au point par Michel-Ange pour Saint-Pierre de Rome). Au printemps 1624, Louis XIII l’appelle au Conseil. En août, la disgrâce du surintendant La Vieuville lui en laisse la direction, qu’il garde jusqu’à sa mort, le 4 décembre 1642. Ces dix-huit années de ministère, l’historiographie les a longtemps lues comme le moment où la monarchie de l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution, devient un État.
L’homme rouge est d’abord une commande. Sur la toile de Philippe de Champaigne conservée à la National Gallery de Londres sous le numéro NG1449, peinte entre 1633 et 1640, le cardinal se tient debout, plus grand que nature, dans une masse de rouge qui occupe presque toute la surface. La posture compte autant que la couleur. Un ecclésiastique se faisait peindre assis ; debout, Richelieu prend la pose des laïcs, la croix de l’ordre du Saint-Esprit au cou, la barrette tenue à bout de bras, et derrière un rideau brodé d’or s’ouvre une terrasse où le musée croit reconnaître, sans l’affirmer, le château de Rueil. La notice relève que la tête paraît petite pour ce corps immense, sans dire si l’effet est voulu, et c’est pourtant cette silhouette disproportionnée qu’on a fini par prendre pour le personnage.
Les Rochelais capitulent en octobre 1628
Depuis l’édit de Nantes, La Rochelle est la plus puissante des places de sûreté protestantes, ces villes fortifiées que la couronne avait laissées aux réformés en garantie. En 1627, quand une flotte anglaise débarque dans l’île de Ré pour soutenir la ville, le cardinal la fait investir par terre et fermer son port par une digue. Le maire, l’armateur Jean Guiton, tient quatorze mois. Les assiégés finissent par manger les chevaux, les chiens et les rats. La ville capitule à la fin d’octobre 1628, et les présentations ne s’accordent même pas sur le jour de l’entrée du roi, le 28 octobre ou le 1er novembre. Les bilans humains circulent avec la même assurance et aussi peu d’origine. Le musée de Minneapolis écrit qu’il restait 5 000 survivants sur 27 000 habitants, la revue Conflits donne 5 400 sur 28 000, et ni l’un ni l’autre ne dit de quel dénombrement il tire ses chiffres. On tient là un ordre de grandeur, celui d’une ville qui a perdu les quatre cinquièmes de ses habitants.
Le roi voulait que la victoire se voie. En 1628, Louis XIII commande à Jacques Callot une vue du siège ; en 1630, son médecin Charles de Lorme rachète les planches inachevées, et l’ensemble paraît vers 1631. Seize planches gravées à l’eau-forte, que la National Gallery of Art de Washington conserve sous les numéros 1952,8.97 à 1952,8.112, s’assemblent en une vue cavalière de la côte, encadrée de cartouches et de portraits gravés par Abraham Bosse et Michel Lasne. Le portrait du roi occupe le haut de la composition, celui de son frère le bas.
À Alès, en juin 1629, la grâce royale maintient le culte réformé et abat les murailles protestantes.
Versailles, le lendemain
Le 10 novembre 1630, au palais du Luxembourg, Marie de Médicis somme son fils de choisir entre elle et le cardinal. Richelieu se croit perdu. Le lendemain, dans le petit château que Louis XIII possède à Versailles, le roi le garde, et c’est un bel esprit de la cour, Guillaume Bautru, comte de Serrant, qui aurait donné son nom à l’affaire en voyant le carrosse royal ramener à Paris un cardinal triomphant. Les vaincus paient. Michel de Marillac, garde des Sceaux et chef de file d’un parti dévot hostile à la guerre contre les Habsbourg, perd les Sceaux et passe par les prisons de Caen, de Lisieux et de Châteaudun ; son frère Louis, maréchal de France, est arrêté à l’armée de Piémont, jugé, puis décapité en 1632 ; la reine mère quitte définitivement le royaume pour les Pays-Bas en juillet 1631.
Tout le monde, ensuite, a raconté la journée de la même façon, un renvoi suivi d’un triomphe. Christian Jouhaud, dans Richelieu et l’écriture du pouvoir (Gallimard, 2015), en a repris la chronologie longue et montré un cardinal tacticien de sa propre histoire autant que de la puissance du roi, pour qui le récit faisait partie de l’action. Six mois après les Dupes, le 30 mai 1631, le médecin Théophraste Renaudot fait paraître le premier numéro de sa Gazette avec l’appui du ministre. On la présente souvent comme le premier périodique français, ce qu’elle n’est pas. Les Nouvelles ordinaires de divers endroits, publiées par deux libraires parisiens, Jean Martin et Louis Vendosme, paraissent depuis janvier 1631, et c’est le privilège obtenu par Renaudot le 11 octobre suivant qui lui permet de les absorber. Le monopole a précédé la primauté, et il a suffi à la fabriquer.
Imprimé à Amsterdam en 1688
Le texte sur lequel repose une bonne part de la gloire posthume du cardinal paraît quarante-six ans après sa mort, hors du royaume, chez le libraire Henry Desbordes, à Amsterdam, en deux parties in-12. Le Testament politique connaît trois éditions la même année, la troisième annoncée comme corrigée. Aucun manuscrit signé ne l’accompagne. Voltaire le tient pour une fabrication, et Montesquieu, sous son influence, n’ose plus vers 1742 l’attribuer au cardinal ; il change d’avis en 1743 ou 1744, après une discussion avec l’abbé Dubos, et conclut qu’il y retrouve le caractère, le génie, les passions et jusqu’aux préjugés d’état du ministre. L’argument est littéraire. Il a pourtant tenu deux siècles.
Louis André en donne une édition critique en 1947, chez Robert Laffont, puis Françoise Hildesheimer une nouvelle en 1995 pour la Société de l’histoire de France. La position qui prévaut est la sienne, et elle tient en peu de mots : la pensée est bien de Richelieu, la réalisation matérielle ne l’est pas. Nous la retenons d’autant plus volontiers qu’elle décrit la manière de travailler du cardinal telle qu’on la voit dans les minutes de ses lettres. Denis-Louis-Martial Avenel, qui en a publié huit volumes entre 1853 et 1877, y a relevé sur une même minute l’écriture de deux secrétaires, des mots de la main du ministre glissés au milieu d’un brouillon, des lettres dictées, reprises, puis dictées de nouveau. Un ministre qui gouverne par la dictée laisse des textes à plusieurs mains, et personne ne conteste pour autant que sa correspondance d’État soit la sienne. Le volume de 1688 aligne une « succincte narration » des grandes actions de Louis XIII de 1624 à 1638, puis un programme de réforme intérieure du royaume.
Il contient aussi un aveu inattendu chez un bâtisseur d’armées. Robert Frost, qui le rappelle en ouvrant son compte rendu du livre de Parrott, relève que le Testament déclare qu’aucune nation n’est moins propre à la guerre que la française, prompte à se lasser des moindres tâches. On pourrait y lire une boutade, et Frost y voit la frustration d’un homme dont les subordonnés exécutaient mal les grands desseins.
Assignations
La guerre ouverte contre l’Espagne commence en 1635. Le récit classique veut que Richelieu l’ait retardée aussi longtemps que possible pour mieux s’y préparer, en finançant les Suédois contre l’empereur. Parrott soutient l’inverse. Après la défaite des Suédois à Nördlingen, en septembre 1634, le cardinal aurait été entraîné de proche en proche dans la guerre sur plusieurs fronts qu’il avait cherché à éviter, et pour laquelle le royaume n’était pas prêt. L’indice le plus fort est financier. À la veille de la déclaration de guerre, les surintendants des finances avaient converti en masse des revenus de la couronne en rentes, ce qui ne laissait presque plus d’argent comptant et condamnait le roi à emprunter cher aux financiers. Personne n’organise ainsi ses caisses quand il prépare une grande guerre.
Les chiffres réunis par Parrott donnent la mesure de l’écart entre l’ordre donné et l’argent disponible. En 1635, la taille est assise à 58 millions de livres et n’en rapporte que 20 en espèces. Pour le reste, l’administration paie en assignations, c’est-à-dire qu’elle affecte au créancier une recette à venir, qu’il lui revient ensuite de recouvrer lui-même. Trois contrats sur quatre passés avec les munitionnaires, les entrepreneurs privés qui nourrissent les troupes, sont réglés de cette façon. La vénalité des offices s’étend, le poids des financiers grandit avec elle, et la comptabilité devient un art d’écritures. Le surintendant Claude de Bullion, qui partage la charge avec Claude Bouthillier à partir de 1632, laisse à ses héritiers près de huit millions de livres. Sur le terrain, les armées se lèvent en bonne partie sur le crédit de leurs officiers nobles, combattent le plus souvent en corps de 10 000 à 15 000 hommes, et fondent vite. En 1637, l’armée de la Valteline cesse tout simplement d’exister. Quand le ministère veut surveiller un grand seigneur en lui adjoignant l’une de ses créatures, aucun des deux n’accepte d’obéir à l’autre, et le commandement passe de l’un à l’autre un jour sur deux. Parrott parle pour ces armées d’un simple vernis de discipline posé sur une insubordination presque générale. Faute de solde, les troupes vivent sur le pays, par réquisitions ou par brigandage.
Les campagnes répondent. En mai 1638, à Auzances, dans l’actuelle Creuse, les habitants s’en prennent aux gens de guerre qu’on veut loger chez eux, et un document du 15 juin 1638 conservé aux Archives nationales sous la cote V 6 130, n° 103, en garde la trace. Une ligne parmi des centaines. Yves-Marie Bercé a consacré deux volumes et près de mille pages, publiés à Genève en 1974, aux soulèvements du Sud-Ouest, dont celui des Croquants de 1636-1637 ; la Normandie des Nu-pieds se soulève à son tour en 1639. Combien de ces révoltes tiennent à la guerre, combien à la fiscalité ordinaire ou à la cherté des grains ? La part de chaque cause est probablement impossible à mesurer, et aucun des travaux cités ici ne s’y risque.
Parrott en tire une conclusion qui retourne la formule selon laquelle la guerre a fait l’État. Loin de servir d’instrument à une monarchie absolue en formation, l’armée et ses exigences ont affaibli l’emprise de Richelieu sur le royaume et aggravé les tensions politiques et sociales, au point que la Fronde éclate six ans après sa mort. Chaque expédient du gouvernement de guerre a renforcé ceux qui vivaient du système, officiers, traitants et financiers.
Le royaume obéit-il mieux en 1642 qu’en 1624 ?
Le camp adverse n’a pas besoin de nier les chiffres de Parrott. Robert Frost, qui les juge convaincants, fait observer que Louis XIV commence son règne personnel avec une armée à peine plus petite que celle des années de guerre, payée par des impôts maintenus presque à leur niveau de guerre, et que cette armée balaie tout à la fin des années 1660. Pour lui, la noblesse a accepté le fardeau caché du service d’officier en échange de la reconnaissance de son rang, et ce marché, scellé par les victoires de 1648 et de 1659, s’est noué au temps des cardinaux. William Beik, dans son étude du Languedoc publiée à Cambridge en 1985, a décrit l’absolutisme de Louis XIV comme une collaboration bien comprise avec les élites provinciales, qui y trouvaient leur compte, et il a posé une question qui pèse ici, celle de savoir pourquoi les aristocrates si remuants sous Richelieu et Mazarin se sont tenus tranquilles ensuite. D’autres fondations, enfin, ne doivent rien à l’armée. Après Alès, les protestants n’ont plus de places fortes. L’Académie française, instituée par des lettres patentes de janvier 1635 et limitée à quarante membres sous la protection du cardinal, a traversé les régimes, même si le parlement de Paris, qui craignait d’y voir un instrument de la politique royale, a attendu le 10 juillet 1637 pour enregistrer ces lettres.
La fortune du cardinal est l’autre pièce que les deux camps se disputent sans le dire. Joseph Bergin l’a reconstituée en dépouillant les archives notariales, pour un livre publié à Yale en 1985. À sa mort, elle atteint environ 20 millions de livres, dont plus de 4 millions en argent comptant. Une fortune de ministre, dans la France de Louis XIII, n’a rien d’un scandale, et c’est bien ce qui gêne l’idée d’un État séparé de ceux qui le servent. L’office public et la fortune privée avancent du même pas, et l’un des hommes les plus riches de l’histoire du royaume est aussi celui qui gouverne au nom du roi.
Le cardinal a voulu reposer à la Sorbonne, dans la chapelle dont Jacques Lemercier pose la première pierre en 1635 et dont le gros œuvre est achevé quand il meurt. Le tombeau de marbre de François Girardon n’est terminé qu’en 1694, cinquante-deux ans plus tard. À la Révolution, la sépulture est profanée, et l’écrivain Antoine Fabre d’Olivet décrit aussitôt la tête du cardinal sur six feuillets accompagnés de deux dessins, l’un du monument, l’autre de la tête, que la bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne conserve sous la cote MS 451. Le marbre de Girardon, lui, est toujours sous la coupole, dans une chapelle classée monument historique le 2 octobre 1887, que la Ville de Paris annonce restaurer avec le soutien du World Monuments Fund avant de la rouvrir au public.
Pour aller plus loin
La guerre de Trente Ans et les traités de Westphalie prolongent cette histoire du côté des Habsbourg, que Richelieu n’a pas vue se conclure. La Fronde, six ans après sa mort, met à l’épreuve le système d’assignations et d’emprunts décrit plus haut. L’édit de Nantes et sa révocation de 1685 encadrent enfin la paix d’Alès.
On répète souvent que le cardinal de Richelieu a fait l’État en France. Il a dirigé le gouvernement de Louis XIII de 1624 à sa mort, en 1642, et beaucoup de manuels voient dans ces dix-huit années le moment où la monarchie devient forte et centralisée. Les archives racontent une histoire plus compliquée, où les réussites du ministre côtoient une armée à crédit et des caisses vides.
Un évêque devenu ministre
Armand Jean du Plessis naît en 1585 dans une famille de petite noblesse du Poitou. Il devient évêque de Luçon, se fait remarquer en 1614 et entre au service de la reine mère, Marie de Médicis. Cardinal en 1622, il est appelé au Conseil du roi en 1624 et en prend vite la direction.
Son image en rouge vient en grande partie de ses portraits. Le peintre Philippe de Champaigne le montre debout, plus grand que nature, dans une immense robe rouge. D’habitude, on peignait les hommes d’Église assis. Debout, Richelieu prend la pose des grands seigneurs laïcs.
La Rochelle et les protestants
Depuis l’édit de Nantes, les protestants gardaient des villes fortifiées. La plus puissante était La Rochelle. En 1627, le cardinal fait encercler la ville et fermer son port par une digue. Les habitants tiennent quatorze mois et finissent par manger les chevaux, les chiens et les rats.
La ville capitule à la fin d’octobre 1628. Les chiffres de victimes qui circulent ne disent pas d’où ils viennent : on parle d’environ cinq mille survivants sur vingt-sept ou vingt-huit mille habitants. En 1629, le roi laisse aux protestants leur culte mais leur retire leurs murailles.
Le jour où il a failli tomber
En novembre 1630, la reine mère exige du roi qu’il renvoie le cardinal. Richelieu se croit perdu. Le lendemain, à Versailles, Louis XIII le garde. L’épisode prend le nom de journée des Dupes. Ses adversaires le paient cher : prison pour l’un, exécution pour son frère, départ définitif du royaume pour la reine mère.
Le cardinal soigne aussi le récit de ses victoires. En 1631, il soutient la création de la Gazette, un journal souvent présenté comme le premier de France. Un autre journal existait pourtant depuis quelques mois, et la Gazette l’a absorbé grâce à un privilège royal.
Un testament écrit par d’autres
Le Testament politique, qui a beaucoup fait pour sa réputation, est imprimé à Amsterdam en 1688, longtemps après sa mort. Aucun manuscrit signé n’existe. Voltaire le croyait faux. Les spécialistes pensent aujourd’hui que les idées sont bien celles du cardinal, mais que le texte a été rédigé par ses secrétaires. C’était d’ailleurs sa manière de travailler : il dictait, corrigeait et faisait recopier ses lettres.
Une guerre qu’il n’avait pas voulue
En 1635, la France entre en guerre ouverte contre l’Espagne. Un historien d’Oxford, David Parrott, a recompté les soldats. Il en trouve beaucoup moins qu’on ne le pensait, au plus soixante-dix à quatre-vingt mille en campagne. Selon lui, Richelieu a été entraîné dans une guerre qu’il avait cherché à éviter.
L’argent manquait. En 1635, l’impôt principal devait rapporter cinquante-huit millions de livres et n’en rapporte que vingt en espèces. L’État paie alors ses fournisseurs avec des promesses de recettes futures. Les soldats, mal payés, vivent sur le pays, et les campagnes se révoltent, dans le Sud-Ouest puis en Normandie.
L’œuvre qui a duré
Tout n’est pas à jeter. Après lui, les protestants n’ont plus de places fortes. L’Académie française, fondée en 1635 avec quarante membres, existe toujours. Et, selon un historien anglais, l’armée de Louis XIV s’appuiera sur une noblesse qui a accepté, au temps des cardinaux, de servir comme officier.
Le cardinal meurt immensément riche, avec environ vingt millions de livres, signe que l’argent du ministre et celui de l’État n’étaient pas vraiment séparés. Il repose à la Sorbonne, sous un tombeau de marbre achevé en 1694, dans une chapelle que la Ville de Paris prévoit de restaurer avant de la rouvrir au public.
Les chiffres de l’armée et des impôts, le débat sur l’authenticité du Testament et les arguments des deux camps sont détaillés dans l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Philippe de Champaigne, Cardinal de Richelieu, huile sur toile, portrait en pied, 1633-1640 The National Gallery, Londres, NG1449
- Jacques Callot, avec Abraham Bosse et Michel Lasne, Le Siège de La Rochelle (Obsidio Rupellae), eau-forte et burin, seize planches, commandé par Louis XIII en 1628, achevé vers 1631, Lieure 655 et 660 National Gallery of Art, Washington, collection Rosenwald, 1952,8.97 à 1952,8.112
- Archives nationales, V 6 130, 15 juin 1638, n° 103 document relatif à l’émeute contre le logement des gens de guerre à Auzances, mai 1638, cité d’après la notice HISCOD_09692 de la base HiSCoD
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Sources primaires (suite)
- Gazette, Paris, Bureau d’adresse de Théophraste Renaudot, premier numéro daté du 30 mai 1631 Bibliothèque nationale de France, notice de périodique ark:/12148/cb32780022t
- Lettres patentes pour l’établissement de l’Académie françoise, Paris, janvier 1635, registrées au parlement de Paris le 10 juillet 1637 texte publié par l’Académie française dans ses Statuts et règlements
- Testament politique d’Armand Du Plessis, cardinal duc de Richelieu, Amsterdam, Henry Desbordes, 1688, deux parties in-12 ; troisième édition corrigée parue la même année chez le même libraire exemplaires recensés par le Short-Title Catalogue Netherlands, STCN 169267733 et 181655845
- Lettres, instructions diplomatiques et papiers d’État du cardinal de Richelieu, éd. Denis-Louis-Martial Avenel, Paris, 1853-1877, 8 vol., Collection de documents inédits sur l’histoire de France ; tome I, introduction sur les minutes et l’écriture des secrétaires exemplaire numérisé de l’University of Toronto, Internet Archive
- Antoine Fabre d’Olivet, La Tête du cardinal de Richelieu, description de la tête aussitôt après la profanation du tombeau, avec deux dessins (le monument de Girardon à la plume, la tête au crayon noir), papier, 6 feuillets, 295 × 200 mm Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne, Paris, MS 451
- François Girardon, tombeau du cardinal de Richelieu, marbre, achevé en 1694 chapelle Sainte-Ursule de la Sorbonne, Paris
Bibliographie
- David Parrott, Richelieu’s Army. War, Government and Society in France, 1624-1642, Cambridge, 2001, xxiv + 599 p., coll. « Cambridge Studies in Early Modern History », ISBN 0-521-79209-6 Cambridge University Press
- Joseph Bergin, Cardinal Richelieu. Power and the Pursuit of Wealth, New Haven et Londres, 1985, 341 p. ; trad. française par Philippe Delamare, préface de Pierre Goubert, Pouvoir et fortune de Richelieu, Paris, 1987, coll. « Les hommes et l’histoire » Yale University Press ; Robert Laffont
- Richelieu, Testament politique, édition critique publiée par Louis André, préface de Léon Noël, Paris, 1947, 524 p. Robert Laffont
- Testament politique de Richelieu, édité par Françoise Hildesheimer, Paris, 1995, 387 p., ISBN 2-85203-438-7 Société de l’histoire de France, diffusion Honoré Champion
- Christian Jouhaud, Richelieu et l’écriture du pouvoir. Autour de la journée des Dupes, Paris, 2015, 341 p., coll. « L’Esprit de la cité », ISBN 978-2-07-073525-9 Gallimard
- Yves-Marie Bercé, Histoire des Croquants. Étude des soulèvements populaires au XVIIᵉ siècle dans le sud-ouest de la France, Genève, 1974, 2 vol., viii + 973 p., « Mémoires et documents publiés par la Société de l’École des chartes » 22 Droz
- William Beik, Absolutism and Society in Seventeenth-Century France. State Power and Provincial Aristocracy in Languedoc, Cambridge, 1985, xvii + 375 p., coll. « Cambridge Studies in Early Modern History » Cambridge University Press
Sources en ligne
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- « Richelieu’s Army : War, Government and Society in France, 1624-1642 » Faculty of History, University of Oxfordhttps://www.history.ox.ac.uk/node/108471
- « Philippe de Champaigne, ’Cardinal de Richelieu’, 1633-40 » The National Gallery, Londreshttps://www.nationalgallery.org.uk/paintings/philippe-de-champaigne-cardinal-de-richelieu
- « Richelieu (Armand Jean Du Plessis, cardinal de) » Dictionnaire Laroussehttps://www.larousse.fr/dictionnaires/college/cardinal_de_Richelieu/35093
- « La chapelle de la Sorbonne, seul vestige de la Sorbonne de Richelieu » Ville de Parishttps://www.paris.fr/pages/histoire-de-la-chapelle-sainte-ursule-de-la-sorbonne-jusqu-au-debut-du-xxe-siecle-29879
- « Série d’été – Le siège de La Rochelle (1627-1628) » Revue Conflitshttps://www.revueconflits.com/serie-dete-le-siege-de-la-rochelle-1627-1628/
- « The Siege of La Rochelle, 1628-31 » Minneapolis Institute of Arthttps://collections.artsmia.org/art/146160
- « The Siege of La Rochelle [plate 1 of 16 ; set comprises 1952,8.97-112] » National Gallery of Art, Washingtonhttps://www.nga.gov/collection/art-object-page.41828.html
- « Day of the Dupes, 1630 » Château de Versailleshttps://en.chateauversailles.fr/discover/history/key-dates/day-dupes-1630
- « DUPES JOURNÉE DES (10-11 nov. 1630) » Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/encyclopedie/journee-des-dupes/
- « MARILLAC MICHEL DE (1563-1632) » Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/encyclopedie/michel-de-marillac/
- « Richelieu et l’écriture du pouvoir », présentation de l’ouvrage de Christian Jouhaud Portail universitaire du droithttps://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/parutions/20411-richelieu-et-l-ecriture-du-pouvoir-autour-de-la-journee-des-dupes
- « GAZETTE LA, puis GAZETTE DE FRANCE » Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/encyclopedie/gazette-gazette-de-france/
- « Testament politique. / By Armand Du Plessis cardinal duc de Richelieu », notice de la troisième édition corrigée Short-Title Catalogue Netherlands, CERLhttps://data.cerl.org/stcn/181655845
- « Richelieu », notice de Céline Spector Dictionnaire Montesquieu, ENS de Lyonhttps://dictionnaire-montesquieu.ens-lyon.fr/fr/article/1376475077/en/
- « Lettres, instructions diplomatiques et papiers d’État du cardinal de Richelieu », tome I, fichier lettresinstructi01richuoft Internet Archivehttps://www.archive.org/download/lettresinstructi01richuoft/lettresinstructi01richuoft_bw.pdf
- « BULLION CLAUDE DE (1580 env.-1640) » Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/encyclopedie/claude-de-bullion/
- « HISCOD 09692fr. Évènement à Auzances en mai 1638 » HiSCoD, Maison de la recherche en sciences humaines, université de Caen Normandiehttps://mrsh.unicaen.fr/hiscod/fr/france/conflits_sociaux74.xml/ead/HISCOD_09692fr.pdf
- « Lettres patentes pour l’établissement de l’Académie françoise » Académie françaisehttps://www.academie-francaise.fr/sites/academie-francaise.fr/files/lettres_patentes_p.7_a_11_extrait_statuts_0.pdf
- « Naissance et jeunesse de l’Académie française. Quelques dates » Académie françaisehttps://www.academie-francaise.fr/sites/academie-francaise.fr/files/naissance-et-jeunesse-de-lacademie-francaise.pdf
- « Cardinal Richelieu. Power and the Pursuit of Wealth » Yale University Presshttps://yalebooks.yale.edu/9780300048605/cardinal-richelieu
- « Paris. Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne, MS 451 » Biblissimahttps://biblissima.demo.logilab.fr/en/ark:/43093/mdata00e4a7f3a867270e66fcd8e2faa9adb26373da07
- « Tombeau de Richelieu, marbre », notice AP77LS04500 POP, Plateforme ouverte du patrimoine, ministère de la Culturehttps://pop.culture.gouv.fr/notice/memoire/AP77LS04500




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