Soixante-dix livres tournois à Guillaume Arnoult pour un saint Michel en bois de noyer, haut de six pieds, destiné à coiffer le pavillon du roi de France. Mille soixante-dix livres, six sous et huit deniers au peintre Jean Bourdichon pour dorer la statue, avec le serpent et la pomme posés à ses pieds. Ces deux paiements figurent dans le compte que Guillaume de Seigne, trésorier de l’Artillerie, a tenu pour les tentes envoyées à Ardres en juin 1520, au Camp du Drap d’Or. La dorure a coûté quinze fois la sculpture.
Guillaume de Seigne compte à Tours
À la Bibliothèque nationale de France, le compte porte la cote Français 10383. Ses 196 feuillets de parchemin, de 345 sur 285 millimètres, portent le titre « Compte de la commission des tentes, pavillons et enrichissemens d’iceulx, menez en la ville d’Ardre pour la veue et traicté de paix d’entre le Roy notre sire et le roy d’Angleterre ». Seigne travaille sous l’autorité du grand maître de l’Artillerie, Galiot de Genouillac, et range ses dépenses par matière puis par semaine, avec le nom de chaque bénéficiaire. Dès février 1520, on achète du canevas à Tours, où les tentes sont cousues et montées avant d’être emballées dans de la serge pour la route du nord ; il en faudra plus de 35 000 aunes, l’aune valant environ 1,18 mètre. Le bois des mâts vient d’Auvergne et du Forez, charroyé jusqu’au port de Puy-Guillaume sur l’Allier puis descendu par eau jusqu’à Tours, et un seul marchand, Berthelemy, en livre 411 pieds pour 618 livres, dont deux mâts de 54 pieds. Jehan Richard, marchand de Tours, fournit 525 aunes et demie de satin de Bruges à 32 sous 6 deniers l’aune. Nicolas Allement reçoit 1 500 livres pour ses voyages à Florence et à Milan, où il achète du drap d’or, de la soie et des fleurs de lis d’or. Aurélie Massie, qui a dépouillé le registre en 2013, évalue à 206 552 livres tournois la dépense des tentes et de leur transport.
Pour une semaine de mai 1520, le compte aligne 162 couturiers à 5 sous par jour, 88 à 4 sous, huit à 3 sous et six maîtres à 20 sous ; cinq maîtres tentiers étaient venus de Lyon. Les 365 couturières de la même semaine touchent 3 sous. Aucune femme ne dépasse 6 sous 8 deniers, quelle que soit sa qualification, quand les charpentiers d’Alain Poulet touchent de 5 sous à 7 sous 6 deniers. Rapportée à ces tarifs, la dorure de Bourdichon vaut plus de 4 280 journées d’un couturier ordinaire. L’aune de drap d’or frisé que Claude de Beaumont, marchand de Lyon, facture 70 sous pour l’habillement du roi (Archives nationales, KK 351, f. 37) en vaut quatorze, quatorze journées du même couturier pour un peu plus d’un mètre d’étoffe.
L’Hôtel du roi a son propre compte. Sébastien de Mareau, maître de la Chambre aux deniers, y porte 30 484 livres 10 sous 5 deniers de dépenses de bouche (Archives nationales, KK 94, f. 122-155), dont 8 146 livres versées à deux bouchers, Jehan Savary et François Royer, et le vin comme le fourrage transitent par un entrepôt établi à Marquise, à une vingtaine de kilomètres d’Ardres.
Trois cents maçons à Guînes
Côté anglais, le chantier s’ouvre le 12 mars 1520. Robert Fowler, trésorier de Calais, paie ouvriers et charrois jusqu’au 6 mai et totalise 4 079 livres sterling et 1 shilling ; le livre des paiements du roi ajoute 966 livres pour les artisans et 7 388 pour les matériaux. D’après la chronique de Calais, le maître maçon du roi, William Vertue, dirige 300 maçons, 500 charpentiers et 100 menuisiers venus d’Angleterre et des Flandres. Pieter van Halft fournit 484 aunes de tapisseries d’Arras pour 971 livres. Sur un soubassement de brique s’élève un palais provisoire aux murs de bois et de toile peinte, auquel Edward Hall donne 328 pieds dans sa chronique imprimée à Londres par Richard Grafton en 1548, et dont Fleuranges assure que la moitié était de verre. Henri VIII dormait pourtant dans le vieux château de Guînes. Le 23 juin, avant la messe chantée par Wolsey, un cerf-volant de toile garni d’artifices passe dans le ciel, tiré par un chariot ; les témoins y virent une comète, une salamandre ou un dragon, probablement celui des Tudor.
Pour sa maison, Henri VIII a fait tenir des comptes séparés, conservés aux Archives nationales britanniques sous la cote SP 1/20 et analysés dans les Letters and Papers du règne. Du 31 mai au 16 juillet, séjour à Guînes et entrevue de Gravelines compris, cette maison dépense 8 839 livres, 2 shillings et 4 pence, au-delà de son estimation préalable. Le vin seul coûte 1 568 livres, 1 shilling et 11 pence trois quarts. Glenn Richardson a relevé pour la seule table anglaise 98 000 œufs, plus de 29 000 poissons, dont un dauphin, et 6 475 oiseaux.
« Il ne se peult estimer »
Personne, en 1520, n’a fait l’addition. Côté français, la dépense passe par au moins trois caisses, l’Artillerie pour les tentes, la Chambre aux deniers pour la bouche, les finances extraordinaires pour les étoffes, et aucun compte de la garde-robe royale n’a été retrouvé, de sorte que le vêtement du roi, premier objet du spectacle et celui dont les témoins parlent le plus volontiers, échappe presque entièrement au chiffre. Les séries anglaises, note Massie, sont moins détaillées et partiellement perdues. Philippe Hamon, l’historien des finances de François Iᵉʳ, juge un chiffre global difficile à produire et avance, à partir d’indications partielles, 400 000 livres tournois, estimation qui ne lui « paraît pas excessive ». Une partie de la somme a été empruntée, 200 000 livres levées sur la place de Lyon, et le remboursement de 124 099 livres de draps d’or et de soie achetés pour la « veue d’Ardres » n’était toujours pas soldé en 1543. À 5 sous la journée, les 400 000 livres de l’estimation représentent un million six cent mille journées de couturier. Le calcul ne vaut que comme ordre de grandeur.
Les deux séries ne s’additionnent pas. Massie retient une parité de dix livres tournois pour une livre sterling ; à ce taux, la maison d’Henri VIII aurait dépensé plus de 88 000 livres tournois contre un peu plus de 30 000 pour l’Hôtel de François Iᵉʳ, mais l’une couvre près de sept semaines et Gravelines, l’autre le seul séjour d’Ardres.
La phrase la plus citée sur ce coût vient des Mémoires de Martin du Bellay, au passage consacré à l’entrevue. L’auteur y renonce à « dire les grands triomphes et festins qui se firent là, ny la grande despense superflue, car il ne se peult estimer tellement que plusieurs y portèrent leurs moulins, leurs forests et leurs prez sur leurs espaules ». Martin meurt en 1559. Dix ans plus tard, son héritier René du Bellay fait imprimer le texte à Paris, chez Pierre L’Huillier, avec les fragments des Ogdoades de Guillaume, frère de Martin, que l’auteur y avait insérés ; d’où les attributions flottantes que l’on rencontre encore. On retrouve l’image vers 1613 sur la scène anglaise, à l’acte I du Henry VIII de Shakespeare et Fletcher, où Buckingham parle de ceux qui se sont rompu le dos à porter leurs manoirs pour ce grand voyage. En 2012, le catalogue de l’exposition présentée au château d’Hardelot l’a placée en exergue, dans l’orthographe de 1569.
Le superlatif, lui, a une date. Le 7 mai 2020, l’université St Mary’s de Twickenham annonce que Glenn Richardson évalue l’entrevue à quelque 15 millions de livres sterling actuelles ; le 11 juin, le site Korii, rattaché à Slate, titre sur « la plus grosse fête de tous les temps » et cite 32,2 millions, d’après le vulgarisateur Greg Jenner. Du simple au double. Aucune des deux publications ne donne l’indice employé ni la part retenue pour chaque royaume, et France 3 parle la même année de « la fête la plus chère de l’Histoire ». Sans méthode publiée, aucune comparaison sérieuse avec d’autres dépenses princières, l’élection impériale de 1519 par exemple, ne tient.
Gravelines, le 10 juillet 1520
Pour ses détracteurs, la dépense n’a rien acheté. Avant même l’entrevue, Henri VIII avait reçu Charles Quint à Canterbury. Seize jours après la séparation des deux rois, il retrouve l’empereur à Gravelines, et chacun s’engage à ne conclure aucune alliance nouvelle avec la France pendant deux ans ; en 1521, l’entente se change en alliance contre François Iᵉʳ. Massie parle de l’inutilité diplomatique d’une rencontre dont les Français eux-mêmes ont vite tiré les conséquences.
À Ardres, le premier banquet tourne court. François Iᵉʳ doit y festoyer Henri VIII, raconte Du Bellay, sous un pavillon de soixante pieds de côté, couvert de drap d’or frisé et doublé de velours bleu semé de fleurs de lis brodées d’or de Chypre, avec quatre autres pavillons aux angles et des cordages de fil d’or et de soie bleu turquin. Le vent rompt câbles et cordages, les tentes tombent, et il faut bâtir en hâte un autre lieu pour le festin, à l’endroit où se dressait, du temps de l’auteur, un bastion qu’on appelait le boulevard du Festin. Dès le 5 juillet 1520, Genouillac fait reprendre le chêne et le sapin des pavillons pour fortifier la place, et une partie des bois part à Troyes, chez le garde des munitions Lionel Ploton, pour servir aux guerres de Champagne contre l’empereur.
La lecture inverse a ses arguments, et ils sont solides. Glenn Richardson, auteur en 2013 de la première histoire d’ensemble de l’entrevue depuis celle de Joycelyne Russell en 1969, soutient qu’elle a été bien davantage qu’une fête dispendieuse pour une élite, et qu’elle a assuré dans la durée les relations franco-anglaises, même si les deux rois se retrouvent en guerre moins de deux ans plus tard. Dans une cour où le rang se montre, le drap d’or tient lieu de discours, et chaque rival mesure l’autre à ce qu’il peut engager. Tout n’a d’ailleurs pas été consumé. Le compte de Seigne note que Michel Cosse, fileur de soie à Tours, stocke les étoffes pour les revendre, que six grands, dont le duc d’Alençon et le chancelier Duprat, reçoivent chacun une grande tente de toile double, et que Louise de Savoie, mère du roi, peut prendre les décorations qui lui plaisent. Une part de la mise revient donc en argent, en bois d’artillerie et en tentes chez les grands.
RCIN 405794
On ignore où se trouvait exactement le camp. Tout a été démonté après les fêtes, et aucune trace archéologique n’a subsisté, selon Massie. Les témoins divergent. Sydney Anglo a mis en regard, en 1966, les dépêches des observateurs italiens publiées dans le calendrier vénitien des State Papers. Le soubassement de brique du palais de Guînes y mesure quatre pieds, douze, quinze ou dix-huit selon les lettres, alors que les commissaires anglais écrivaient à Wolsey qu’il montait à huit pieds au-dessus du sol. Le chiffre des commissaires paraît le plus sûr, parce qu’ils dirigeaient le chantier. Même dispersion pour l’infanterie qui escorte Henri VIII le 7 juin, entre 2 000 et 4 000 hommes suivant les dépêches.
Le récit de la lutte entre les deux rois vient de Robert de La Marck, seigneur de Fleuranges, dans son Histoire des choses mémorables advenues du règne de Louis XII et François Iᵉʳ. Après les joutes, les lutteurs des deux pays s’affrontent devant les rois et les dames, et les Anglais emportent le prix parce que François Iᵉʳ n’a pas fait venir ses lutteurs de Bretagne. Plus tard, dans un pavillon où les deux rois ont bu ensemble, Henri VIII prend son hôte au collet et lui lance « Mon frère, je veux lutter avec vous » ; François Iᵉʳ, « qui est un fort bon lutteur », le jette à terre.
On ne connaît la scène, en l’état, que par ce témoin français.
À Hampton Court, la Royal Collection conserve sous le numéro RCIN 405794 une huile sur toile de 168,9 sur 347,3 centimètres, peinte vers 1545 par plusieurs artistes anonymes de l’école anglaise. On y voit le palais de Guînes, sa fontaine, le cortège d’Henri VIII et le champ clos des joutes. Anglo l’a confrontée point par point aux sources écrites et y a relevé des détails qu’aucun texte ne mentionne, comme les tours carrées de pierre qui flanquent la porte du palais. Les inventaires royaux du XVIIᵉ siècle l’avaient enregistrée comme une vue du siège de Boulogne.
Pour aller plus loin
L’entrevue de 1520 se lit avec l’élection impériale de 1519, où François Iᵉʳ et Charles Quint se disputent les voix des sept princes électeurs, et avec la captivité de François Iᵉʳ après la défaite de Pavie en 1525. Elle rejoint aussi l’histoire des entrées royales de la Renaissance, où les mêmes peintres, charpentiers et tapissiers travaillent à des décors bâtis pour quelques jours.
En juin 1520, le roi de France François Iᵉʳ et le roi d’Angleterre Henri VIII se rencontrent pendant dix-huit jours près de Calais, dans une plaine située entre deux petites villes, l’une anglaise, l’autre française. Chacun veut impressionner l’autre. Les tentes, les habits et les décors sont couverts d’une étoffe de soie tissée de fils d’or, le drap d’or, qui a donné son nom à la rencontre. On la présente souvent comme la fête la plus chère de l’histoire. Les comptes tenus à l’époque permettent de regarder ce chiffre de plus près.
Des mois de travail pour dix-huit jours
Du côté français, les tentes sont cousues à Tours dès le mois de février. Il faut plus de 35 000 aunes de toile, l’aune mesurant un peu plus d’un mètre. Le bois des mâts descend d’Auvergne par la rivière, la soie et le drap d’or viennent d’Italie.
Un trésorier note chaque dépense dans un grand registre de parchemin, que la Bibliothèque nationale de France conserve toujours. On y lit les salaires. Un couturier ordinaire gagne 5 sous par jour, une couturière 3 sous, et aucune femme ne dépasse 6 sous et 8 deniers. Le peintre du roi reçoit plus de 1 070 livres pour dorer une seule statue de bois, l’équivalent de plus de 4 000 journées d’un couturier.
Du côté anglais, des centaines de maçons et de charpentiers bâtissent un palais provisoire. Il repose sur un socle de brique, ses murs sont en bois et en toile peinte, et un témoin français assure que la moitié en était de verre. Le roi d’Angleterre dort pourtant dans le vieux château voisin.
Une addition que personne n’a faite
Aucun des deux rois n’a laissé de total. Les dépenses françaises passent par plusieurs caisses différentes, et certains comptes sont perdus, comme celui des vêtements du roi. Les comptes anglais sont moins détaillés et incomplets.
Un historien des finances royales a proposé une estimation d’environ 400 000 livres pour la France. Une partie de cet argent a été empruntée à des banquiers de Lyon, et le remboursement n’était pas terminé vingt-trois ans plus tard. Côté anglais, les listes de provisions donnent une idée de l’échelle : près de 100 000 œufs, des milliers de poissons, dont un dauphin, et des milliers d’oiseaux pour la seule table anglaise.
L’idée de la fête la plus chère de l’histoire s’est répandue en 2020, pour les cinq cents ans de l’événement. Deux estimations en argent d’aujourd’hui ont alors circulé, l’une de 15 millions de livres sterling, l’autre du double. Aucune n’explique comment elle a été calculée.
La phrase la plus célèbre sur ce coût vient d’un noble français, dont les souvenirs sont imprimés en 1569. Il écrit que la dépense fut telle que plusieurs y portèrent sur leurs épaules leurs moulins, leurs forêts et leurs prés. L’image a beaucoup servi, mais elle ne chiffre rien.
Une amitié qui ne dure pas
Seize jours après la séparation des deux rois, Henri VIII rencontre l’empereur Charles Quint, le grand rival de François Iᵉʳ. L’année suivante, l’Angleterre s’allie à l’empereur contre la France. Les Français, de leur côté, récupèrent dès le mois de juillet le bois des pavillons pour fortifier leur ville frontière. Un de leurs grands pavillons avait d’ailleurs été renversé par le vent au moment d’un banquet.
Certains historiens jugent pourtant que la rencontre a servi. Pour eux, elle a aidé les deux royaumes à mieux s’entendre sur la durée, même si la guerre revient deux ans plus tard. Tout n’a pas non plus été perdu. Les soieries sont revendues, de grandes tentes sont données à des nobles, et la mère du roi peut garder les décorations de son choix.
Des témoins qui se contredisent
On ne sait pas où se trouvait exactement le camp, car tout a été démonté. Les témoins ne s’accordent même pas sur ce qu’ils ont vu. Pour la hauteur du socle de brique du palais anglais, les récits vont de quatre à dix-huit pieds, alors que les responsables du chantier parlaient de huit.
Une scène célèbre, la lutte où François Iᵉʳ jette Henri VIII à terre, n’est racontée que par un seul témoin français.
Un grand tableau peint vers 1545 montre la fête. Il est aujourd’hui conservé au palais de Hampton Court, dans les collections royales anglaises. Au XVIIᵉ siècle, on le prenait pour une image du siège de Boulogne.
Le détail du registre des tentes françaises, l’histoire de la phrase sur les moulins portés sur les épaules et le débat sur les équivalents en argent d’aujourd’hui occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Guillaume de Seigne, trésorier et receveur général de l’Artillerie, « Compte de la commission des tentes, pavillons et enrichissemens d’iceulx, menez en la ville d’Ardre pour la veue et traicté de paix d’entre le Roy notre sire et le roy d’Angleterre, faict ou mois de juing l’an 1520 », parchemin, 196 feuillets, 345 × 285 mm ; paiements à Guillaume Arnoult et à Jean Bourdichon, salaires de mai 1520, achats de bois, de canevas et de satin, sort des matériaux après l’entrevue Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Français 10383
- Compte des paiements extraordinaires faits aux marchands ayant fourni l’Hôtel du roi lors du séjour à Boulogne et Ardres, juin 1520, tenu par Sébastien de Mareau, maître de la Chambre aux deniers Archives nationales, Paris, KK 94, f. 122-155
- État des recettes et dépenses des finances extraordinaires et parties casuelles, paiement à Claude de Beaumont, marchand de Lyon, pour du drap d’or frisé à 70 sous l’aune destiné à l’habillement du roi Archives nationales, Paris, KK 351, f. 37
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Sources primaires (suite)
- Comptes de Robert Fowler, trésorier de Calais (12 mars-6 mai 1520), livre des paiements du roi et comptes de la maison d’Henri VIII pour Guînes et Gravelines (31 mai-16 juillet 1520), analysés dans J. S. Brewer (éd.), Letters and Papers, Foreign and Domestic, of the Reign of Henry VIII, vol. III The National Archives, Kew, SP 1/20
- Lettres des commissaires anglais à Wolsey, mars-mai 1520, et effectifs du chantier de Guînes, dans The Chronicle of Calais in the Reigns of Henry VII and Henry VIII to the Year 1540, éd. J. G. Nichols, Londres, Camden Society, 1846, p. 79-89 British Library, Cotton MS Caligula D. VII
- Dépêches des observateurs vénitiens et italiens sur le palais de Guînes et le cortège du 7 juin 1520, dans Calendar of State Papers and Manuscripts Relating to English Affairs Existing in the Archives and Collections of Venice, vol. III, 1520-1526, éd. Rawdon Brown, Londres, 1869, nos 50, 60, 69, 83 et 88
- Edward Hall, The Union of the Two Noble and Illustre Famelies of Lancastre & Yorke, Londres, Richard Grafton, 1548 (STC 12722), règne d’Henri VIII, année 1520, description du palais de Guînes
- Martin du Bellay, Les Mémoires de Mess. Martin Du Bellay, seigneur de Langey, Paris, Pierre L’Huillier, 1569, passage sur l’entrevue d’Ardres et de Guînes ; exemplaire numérisé de la Bibliothèque nationale de France, Réserve des livres rares, RES FOL-LB30-15 ; texte repris dans Michaud et Poujoulat (éd.), Nouvelle collection des mémoires pour servir à l’histoire de France, 1re série, t. V, Paris, 1838, p. 131-132
- Robert de La Marck, seigneur de Fleuranges, Histoire des choses mémorables advenues du reigne de Louis XII et François Ier, récit de l’entrevue de 1520 (palais de Guînes, lutte des lutteurs et des deux rois), dans Michaud et Poujoulat (éd.), Nouvelle collection des mémoires pour servir à l’histoire de France, 1re série, t. V, Paris, 1838, à partir de la p. 69
- William Shakespeare et John Fletcher, Henry VIII (All Is True), acte I, scène 1, réplique de Buckingham, dans Mr. William Shakespeares Comedies, Histories, & Tragedies, Londres, Isaac Jaggard et Edward Blount, 1623 (Premier Folio)
- École anglaise, The Field of the Cloth of Gold, vers 1545, huile sur toile, 168,9 × 347,3 cm Royal Collection, Hampton Court Palace, RCIN 405794
Bibliographie
- Aurélie Massie, « Les artisans du Camp du Drap d’Or (1520) : culture matérielle et représentation du pouvoir », Encyclo. Revue de l’école doctorale ED 382, n° 2, 2013, p. 55-79, HAL hal-00783945 Université Paris Diderot-Paris 7
- Philippe Hamon, L’Argent du roi. Les finances sous François Ier, préface de Jean Jacquart, Paris, 1994, XLIII-609 p., p. 50 pour l’estimation du coût de l’entrevue Comité pour l’histoire économique et financière de la France
- Charles Giry-Deloison (dir.), 1520, le camp du Drap d’or. La rencontre d’Henri VIII et de François Ier, catalogue de l’exposition du château d’Hardelot, Condette, Paris, 2012 Somogy
- Glenn Richardson, The Field of Cloth of Gold, New Haven et Londres, 2013, xii + 275 p. Yale University Press
- Joycelyne G. Russell, The Field of Cloth of Gold. Men and Manners in 1520, Londres, 1969 Routledge
- Sydney Anglo, « The Hampton Court Painting of the Field of Cloth of Gold Considered as an Historical Document », The Antiquaries Journal 46 (2), 1966, p. 287-307, DOI 10,1017/S0003581500053312 Society of Antiquaries of Londonhttps://doi.org/10.1017/S0003581500053312
Sources en ligne
- « Les artisans du Camp du Drap d’Or (1520) : culture matérielle et représentation du pouvoir », dépôt de l’autrice Academiahttps://www.academia.edu/19908001/Les_artisans_du_Camp_du_Drap_d_Or_1520_culture_mat%C3%A9rielle_et_repr%C3%A9sentation_du_pouvoir
- « L’argent du roi. Les finances sous François Ier » IGPDE, ministères économiques et financiershttps://www.economie.gouv.fr/igpde-editions-publications/largent-roi-finances-sous-francois-ier
- « RÉCIT. Camp du Drap d’Or : il y a 500 ans, François Ier et Henri VIII organisaient la fête la plus chère de l’Histoire » France 3 Hauts-de-Francehttps://france3-regions.franceinfo.fr/hauts-de-france/pas-calais/calais/recit-camp-du-drap-il-y-500-ans-francois-ier-henri-viii-organisaient-fete-plus-chere-histoire-1835248.html
- « St Mary’s Professor Marks Field of the Cloth of Gold 500th Anniversary », 7 mai 2020 St Mary’s University, Twickenhamhttps://www.stmarys.ac.uk/news/2020/st-marys-professor-marks-field-of-the-cloth-of-gold-500th-anniversary
- « La plus grosse fête de tous les temps a coûté 36 millions d’euros », Antoine Hasday, 11 juin 2020 Korii, Slate.frhttps://korii.slate.fr/et-caetera/histoire-plus-grosse-fete-tous-temps-36-millions-euros-camp-drap-or
- « The Field of Cloth of Gold | Hampton Court Palace » Historic Royal Palaceshttps://www.hrp.org.uk/hampton-court-palace/history-and-stories/the-field-of-cloth-of-gold/
- « Field of Cloth of Gold | Medieval Summit, Diplomatic Meeting, Treaty of London » Encyclopaedia Britannicahttps://www.britannica.com/place/Field-of-Cloth-of-Gold
- « British School, 16th century - The Field of the Cloth of Gold » Royal Collection Trusthttps://www.rct.uk/collection/405794/the-field-of-the-cloth-of-gold
- « 1530-1539 | Fashion History Timeline », notice de la toile RCIN 405794 avec ses dimensions Fashion Institute of Technology, State University of New Yorkhttps://fashionhistory.fitnyc.edu/1530-1539/
- « The Hampton Court Painting of the Field of Cloth of Gold Considered as an Historical Document » Cambridge Core, The Antiquaries Journalhttps://www.cambridge.org/core/journals/antiquaries-journal/article/abs/hampton-court-painting-of-the-field-of-cloth-of-gold-considered-as-an-historical-document/E6DF9BB463738F7A4237FBE7AB57D370
- « Les mémoires de Mess. Martin Du Bellay ,... contenans le discours de plusieurs choses advenues au royaume de France depuis l’an 1513 jusques au trespas du roy François Ier... », édition de 1569 numérisée Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b86246509/f84
- « Les mémoires de Mess. Martin Du Bellay ,... contenans le discours de plusieurs choses advenues au royaume de France depuis l’an 1513 jusques au trespas du roy François Ier... », notice d’exemplaire et d’imprimeur BaTyR, Base de Typographie de la Renaissance, université de Tourshttps://batyr.univ-tours.fr/fr/ouvrage/629/
- « Nouvelle collection des mémoires pour servir à l’histoire de France depuis (…) », sommaire du tome V (Fleuranges, Louise de Savoie, Du Bellay) Cour de France.frhttps://cour-de-france.fr/individus-familles-groupes/dictionnaires-et-collections-de-memoires/ouvrages-avant-1800/article/nouvelle-collection-des-memoires-pour-servir-a-l-histoire?lang=fr
- « The vnion of the two noble and illustre famelies of Lancastre & Yorke … 1548 » Yale University Library, Beinecke Rare Book and Manuscript Libraryhttps://digital.library.yale.edu/catalog/17442846


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