Un homme de pouvoir veut obtenir un secret. Le prisonnier refuse, puisque parler ou se taire dépend de lui. On le menace des fers, et il corrige aussitôt, puisque c’est sa jambe qu’on enchaînera. On promet la prison, il fait observer qu’il s’agit de son pauvre corps. Quand on annonce qu’on lui coupera la tête, il demande à quel moment il a prétendu posséder la seule tête au monde qu’on ne tranche pas. L’échange clôt le premier chapitre des Entretiens d’Épictète (I, 1, 23-24). Son auteur marchait avec une jambe infirme, et les sources anciennes donnent à cette infirmité trois origines différentes.
L’esclave d’Épaphrodite
Épictète naît dans les années 50 de notre ère à Hiérapolis de Phrygie, une ville que l’on visite aujourd’hui sous le nom de Pamukkale et dont Strabon décrivait déjà les eaux chaudes (Géographie, XIII, 4, 14). Esclave, il appartient à Épaphrodite, affranchi impérial au service de Néron. On ignore quand il arrive à Rome, avant 68 ou après 81, et l’on ne sait rien de sa formation, sinon qu’il suivit l’enseignement du stoïcien Musonius Rufus, qu’il cite dans les Entretiens (I, 7, 32). Une fois affranchi, il enseigne à son compte. Sous Domitien, un sénatus-consulte chasse les philosophes de Rome et d’Italie, et Aulu-Gelle rapporte qu’Épictète partit alors pour Nicopolis, en Épire (Nuits attiques, XV, 11, 3-5). La plupart des notices placent ce départ en 89, une année que le texte d’Aulu-Gelle ne donne pas. Il meurt à Nicopolis vers 135.
Sur la jambe, trois récits circulent. Le plus ancien vient du polémiste païen Celse, probablement un cadet d’Épictète, cité par le chrétien Origène (Contre Celse, VII, 53). Le maître tord la jambe de son esclave, qui l’avertit en souriant qu’il va la casser, et quand la jambe cède, Épictète rappelle seulement qu’il l’avait prévenu. La Souda, lexique byzantin du Xᵉ siècle, attribue l’infirmité à un rhumatisme, un rheuma (notice E 2424 Adler). Simplicius, qui commente le Manuel au VIᵉ siècle, évoque un homme boiteux au corps faible sans donner de cause. Épictète lui-même se désigne comme un vieillard boiteux (Entretiens, I, 16, 20), sans un mot de plus sur l’origine du mal.
Les trois versions ne se recoupent pas. Les annotateurs de la Suda On Line remarquent que les récits de sévices ont la forme d’un apophtegme, l’âme libre opposée au corps entravé, c’est-à-dire la doctrine elle-même mise en anecdote, et que l’éditeur du texte grec, Heinrich Schenkl, accordait pour cette raison plus de crédit au rhumatisme de la Souda.
Une vie qui illustre aussi exactement une doctrine invite, pour eux, au soupçon de retouche.
Arrien tient la plume
Épictète n’a rien écrit. Les textes qu’on lit sous son nom viennent d’Arrien de Nicomédie, son élève à Nicopolis vers 108 selon la datation de Fergus Millar. Dans une lettre à un certain Lucius Gellius, placée en tête de l’ouvrage, Arrien dit avoir noté les paroles du maître au plus près, pour garder mémoire de sa pensée et de sa franchise. Margaret Graver retient deux indices en faveur de la fidélité du procédé. Le grec des Entretiens est la koinè, la langue commune, loin de l’attique soigné des autres livres d’Arrien, et leur manière brusque, elliptique, techniquement précise ne ressemble à rien de ce qu’Arrien écrit ailleurs. Robert Dobbin a soutenu en 1998, en minoritaire, qu’Épictète avait composé ces textes lui-même. L’œuvre a en outre perdu la moitié d’elle-même. Au IXᵉ siècle, Photius compte huit livres de ces discours (Bibliothèque, codex 58), Aulu-Gelle cite un cinquième livre (Nuits attiques, XIX, 1, 14), et quatre seulement nous sont parvenus, par une tradition manuscrite qui descend tout entière d’un exemplaire conservé à Oxford, le Bodleianus.
Le Manuel est un abrégé des discours dû à Arrien, que Margaret Graver juge parfois trompeur sur les motivations d’Épictète ; Simplicius lui a pourtant consacré au VIᵉ siècle un vaste commentaire néoplatonicien, qu’Ilsetraut et Pierre Hadot ont étudié. En français, les Entretiens se lisent dans l’édition bilingue de Joseph Souilhé aux Belles Lettres, dont le premier livre paraît en 1943, deux ans après la mort du traducteur, et que les livres III et IV, achevés avec Amand Jagu, complètent jusqu’en 1965. Un compte rendu de 1945 y relevait des contresens, corrigés en une quarantaine de passages dans la traduction revue de 1950. On garde ici le titre d’Entretiens, celui des éditions françaises, de préférence à Diatribes, que le grec autorise mais que le français d’aujourd’hui entend comme une charge polémique.
Eph’ hêmin
Le chapitre qui ouvre les Entretiens porte sur ce qui dépend de nous, ta eph’ hêmin, et sur ce qui n’en dépend pas. Épictète lit Chrysippe, dont il cite un Sur l’impulsion (I, 4, 14), mais Sandrine Alexandre rappelle que la formalisation de la distinction et son usage systématique lui reviennent. Son adversaire est l’opinion commune, qui range la santé, la fortune, la réputation et la vie des proches parmi les biens, puis s’étonne de souffrir quand ils manquent.
L’argument part d’une question de métier. La grammaire enseigne comment écrire à un ami, jamais s’il faut lui écrire ; la musique enseigne à jouer une mélodie, jamais s’il faut jouer maintenant. Chaque art juge son objet et ne se juge pas lui-même. Une seule faculté fait exception, la raison, qui examine les autres arts, ses propres représentations et ses propres jugements (début de I, 1). Première prémisse, donc, l’humain se définit par l’usage des représentations, la capacité de donner ou de refuser son assentiment à ce qui lui apparaît. Deuxième prémisse, posée plus loin dans le même livre, une décision contrainte de l’extérieur ne serait plus une décision, de sorte que la prohairesis, la faculté de décider, est par nature sans entrave (I, 17, 21). Épictète fait alors parler Zeus, qui avoue qu’il aurait volontiers rendu libres le petit corps et les petits biens de son interlocuteur, mais que ce corps n’est que de l’argile habilement façonnée, et qu’il lui a donné à la place une part de lui-même, le pouvoir de se servir des représentations (I, 1, 10-12). Pour Épictète, le bien et le mal au sens strict ne logent donc que dans l’usage de cette faculté, et le corps, la fortune et la renommée sont des matériaux indifférents, dont on use bien ou mal. L’exemple de Médée donne la mesure de la thèse (I, 28, 8). Elle tue ses enfants parce que la vengeance lui paraît avantageuse ; qu’on lui montre clairement qu’elle se trompe, et elle ne le fera pas. Toute faute devient, dans ce schéma, une erreur de jugement sur le bien.
Le chapitre 5 du Manuel condense l’argument sur l’exemple de la mort, qui n’a rien de terrible puisque Socrate ne l’a pas jugée telle, le terrible tenant tout entier au jugement porté sur elle. Si le caractère de chacun lui a été donné par sa naissance et son éducation, en quel sens ses jugements sont-ils à lui ? Margaret Graver reconstruit la réponse que le texte laisse implicite ; la raison juge aussi ses propres jugements antérieurs, et c’est dans ce retour sur soi, exercé ou négligé, que le caractère reçu s’améliore ou se dégrade.
Helvidius devant Vespasien
La distinction a tout l’air d’une invitation au retrait. Épictète la met à l’épreuve d’une scène politique qu’il donne pour réelle, au livre I (I, 2, 19 et suivants). Vespasien fait savoir au sénateur Helvidius Priscus qu’il ne doit pas venir au Sénat, et Helvidius répond qu’il dépend de l’empereur de lui retirer son siège, mais que tant qu’il est sénateur il doit y aller. Sommé de se taire, il répond qu’on doit alors ne pas lui demander son avis, et que, si on le lui demande, il dira ce qui lui paraît juste. Sous la menace de mort, il demande quand il a prétendu être immortel, puis partage les rôles, à l’empereur de tuer, à lui de mourir sans trembler.
Chaque élément de la scène tombe dans l’une des deux colonnes. Le siège, l’exil et la vie relèvent de Vespasien ; la présence au Sénat tant que dure la charge, la parole et la manière de mourir relèvent d’Helvidius, qui ne gagne rien contre l’empereur et ne perd rien de ce qu’il tient pour sien. Selon Suétone, Vespasien fit exécuter Helvidius, puis voulut révoquer l’ordre quand il était trop tard (Vespasien, 15).
« Superbe diabolique »
Du 7 au 28 janvier 1655, Pascal séjourne parmi les solitaires des Granges de Port-Royal des Champs, où Louis-Isaac Le Maistre de Sacy devient son directeur. La conversation qu’on lui prête avec Sacy sur Épictète et Montaigne nous est parvenue par les Mémoires de Nicolas Fontaine, secrétaire de Sacy, qui mettait volontiers ses documents en dialogue. Pierre Courcelle se demandait en 1960 si l’échange avait eu lieu, et le manuscrit original retrouvé par Pascale Mengotti-Thouvenin, publié avec Jean Mesnard en 1994, a permis d’établir que le texte reproduit pour l’essentiel un écrit de Pascal. Gérard Ferreyrolles note que la critique étudie le stoïcisme de Pascal presque toujours par Épictète. Dans l’Entretien, Pascal admire un moraliste qui a vu le devoir de l’homme avec une netteté rare. Il lui reproche d’avoir cru que connaître Dieu, l’aimer et se guérir de ses vices étaient en notre puissance, et il appelle cela les principes d’une « superbe diabolique », qui conduisent à faire de l’âme une portion de la substance divine et à permettre le suicide au persécuté.
Épictète avait répondu d’avance à une partie de la charge. Il refusait l’idée qu’on ne progresse qu’avec un secours divin, et raillait l’élève qui prie pour que son nez cesse de couler au lieu de se moucher avec les mains que le dieu lui a données (II, 16, 11). Le désaccord porte alors sur ce qu’une nature humaine peut accomplir sans secours, question que Pascal tranche par la Révélation et qu’Épictète ne pose jamais dans ces termes.
Hegel attaque par un autre côté, en 1807, au chapitre IV de la Phénoménologie de l’esprit. Pauline Clochec montre qu’il fait du stoïcisme la pensée d’un monde de soumission générale à l’Empire, où l’individu privé de pouvoir politique replie sa liberté dans la pensée, et que la liberté abstraite qu’il décrit, la même sur le trône et dans les chaînes, vise les deux figures du stoïcisme romain, Marc Aurèle et Épictète. Une liberté qui ne change rien au monde mérite-t-elle son nom ? Sandrine Alexandre répond, à partir des scènes où un tyran fait face à un particulier (I, 19) ou à un sénateur (I, 2), que l’obéissance du stoïcien y devient une décision et que le tyran y découvre les bornes de son pouvoir.
Personne morale ou faculté de choix
Le mot qui soutient l’édifice se traduit mal. Souilhé écrivait systématiquement « personne morale », et Robert Muller, dans sa traduction des Entretiens parue chez Vrin en 2015, choisit « faculté de choix », changement que salue Sandrine Alexandre ; A. A. Long et Margaret Graver disent volition en anglais. En 2005, Jean-Baptiste Gourinat a montré que le préfixe pro joue à la fois sur l’antériorité et sur la préférence, et que le mot désigne tantôt une décision ponctuelle (I, 17, 25-27), tantôt la faculté de décider en général (II, 23 ; III, 5), tantôt le choix d’une manière de vivre (I, 2 ; III, 23). La prohairesis contribue à constituer la personne morale sans se confondre avec elle, et chaque traduction française choisit ce qu’elle perd.
L’origine du terme partage les spécialistes. Dans l’Éthique à Nicomaque (III, 1-5, 1109b30-1115a3), Aristote en fait déjà un terme quasi technique pour le choix délibéré, et Robert Dobbin a soutenu en 1991 qu’Épictète le tenait des premiers commentateurs d’Aristote, actifs entre le Iᵉʳ siècle avant notre ère et le Iᵉʳ siècle de notre ère. Margaret Graver objecte qu’Épictète ne nomme jamais Aristote ni un seul aristotélicien, et relève dans les maigres restes du stoïcisme ancien des indices que le mot y comptait déjà. Les deux hypothèses reposent sur des textes perdus, les commentaires invoqués par Dobbin comme les traités de l’ancien Portique où Graver cherche le terme, si bien que tant qu’une citation nouvelle ou un papyrus n’aura pas fait reparaître l’un ou l’autre, le mot sur lequel Épictète a bâti sa liberté restera sans généalogie assurée.
Pour aller plus loin
Le Socrate des dialogues de Platon, qu’Épictète propose souvent en modèle à ses élèves, éclaire la manière des Entretiens. Les Pensées de Marc Aurèle, dont l’auteur se tenait pour un disciple d’Épictète sans avoir été son élève, en forment le contrepoint impérial, et l’objection de Hegel se comprend mieux à la lumière de la dialectique du maître et de l’esclave, qui la précède dans la Phénoménologie de l’esprit.
On se représente volontiers le stoïcien comme un homme qui serre les dents et accepte tout. Épictète défendait une idée plus précise et plus dérangeante. Cet homme avait été esclave à Rome au Iᵉʳ siècle de notre ère, puis il a enseigné la philosophie en Grèce. Sa thèse tenait en peu de mots. Une seule chose appartient vraiment à chacun, et un autre peut nous prendre tout le reste.
Un maître sans livre
Épictète est né vers l’an 50, dans la ville qu’on appelle aujourd’hui Pamukkale. Il a servi comme esclave chez un proche de l’empereur Néron. Libéré, il a commencé à enseigner à Rome. Un décret a ensuite chassé les philosophes d’Italie, et il s’est installé dans une ville grecque, Nicopolis.
Il boitait. Un récit ancien raconte que son maître lui a tordu la jambe jusqu’à la briser, pendant qu’il le prévenait calmement. Une encyclopédie byzantine parle plutôt d’une maladie. Personne ne peut trancher. Cette histoire de jambe cassée ressemble d’ailleurs un peu trop à sa doctrine pour qu’on la croie sur parole.
Épictète n’a laissé aucun livre. Un élève appelé Arrien a pris ses leçons en notes, en gardant la langue simple et brusque du maître. Le recueil comptait huit livres. La moitié seulement a survécu.
De la grammaire à la liberté
Le raisonnement part d’un savoir très ordinaire. La grammaire apprend à écrire une lettre sans faute. Elle ne dit jamais s’il faut l’écrire. Chaque savoir juge son objet sans pouvoir se juger lui-même.
Une capacité fait exception, selon Épictète. Elle pèse ce qui nous apparaît, puis décide d’y croire ou de le refuser. Il l’appelle prohairesis, le pouvoir de décider. Or une décision imposée du dehors cesserait d’en être une. Ce pouvoir échappe donc par nature à toute contrainte.
La suite en découle. Le corps, l’argent et la réputation peuvent nous être retirés. Ils ne sont donc ni bons ni mauvais en eux-mêmes. Le bien et le mal logent dans l’usage que chacun fait de son pouvoir de décider.
Épictète prend un exemple tiré de la tragédie grecque. Médée tue ses enfants parce que la vengeance lui semble avantageuse. Pour lui, elle se trompe sur son propre bien, et il suffirait de le lui faire voir.
Le sénateur qui garde la parole
L’idée pourrait sembler pousser au silence. Épictète l’éprouve sur une histoire romaine. Un sénateur, Helvidius, reçoit l’ordre de ne plus paraître au Sénat. L’ordre vient de l’empereur Vespasien.
Helvidius répond que l’empereur peut lui retirer son siège. Tant qu’il l’occupe, il viendra. L’empereur exige alors qu’il se taise, puis le menace de mort. Le sénateur rétorque qu’il n’a jamais prétendu être immortel.
Tout se range alors dans deux colonnes, celle de l’empereur et celle du sénateur. Le siège et la vie dépendent de l’empereur. La parole et la manière de mourir dépendent du sénateur. Vespasien a fait exécuter Helvidius, puis il a voulu annuler l’ordre quand il n’était plus temps.
Deux lecteurs qui résistent
Au XVIIᵉ siècle, Pascal admire Épictète mais l’accuse d’orgueil. Croire que l’homme peut devenir bon par ses seules forces revient, à ses yeux, à s’égaler à Dieu. Il y voit un orgueil venu du diable. Le texte de cet échange nous vient des mémoires d’un secrétaire. Un manuscrit publié en 1994 a montré qu’il reprend pour l’essentiel un écrit de Pascal.
Hegel attaque sous un autre angle, au début du XIXᵉ siècle, dans un grand livre sur l’esprit. Il décrit une liberté née dans un empire où plus personne n’a de pouvoir politique. Elle reste la même pour l’empereur et pour l’esclave, et elle ne change rien au monde. D’autres lecteurs lui répondent en relisant les scènes face au tyran. Obéir y devient un choix, et le tyran y découvre où s’arrête son pouvoir.
Même le mot central divise encore. Les traducteurs français l’ont rendu tour à tour par « personne morale » et par « faculté de choix », et aucun texte conservé ne dit d’où Épictète l’avait tiré.
La version complète confronte les trois récits anciens de la jambe infirme, et suit la querelle entre deux spécialistes sur l’origine aristotélicienne ou stoïcienne du mot prohairesis.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Épictète (Arrien), *Entretiens*, I, 1 (spécialement 10-12 et 23-24) ; I, 2, 19-21 ; I, 4, 14 ; I, 7, 32 ; I, 16, 20 ; I, 17, 21 et 25-27 ; I, 19 ; I, 28, 8 ; II, 16, 11 ; II, 23 ; III, 5 ; III, 23 ; lettre-préface d’Arrien à Lucius Gellius – texte grec : Heinrich Schenkl (éd.), *Epicteti Dissertationes ab Arriano digestae*, Leipzig, 2ᵉ éd., 1916 Teubner
- Épictète, *Entretiens*, livres I à IV, texte établi et traduit par Joseph Souilhé, avec la collaboration d’Amand Jagu pour les livres III et IV, Paris, 1943-1965, Collection des Universités de France Les Belles Lettres
- Épictète, *Entretiens, fragments et sentences*, introduits et traduits par Robert Muller, Paris, 2015, 537 p. Vrin
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Sources primaires (suite)
- Épictète (Arrien), *Manuel*, 5, introduction, traduction et notes de Pierre Hadot, Paris, 2000, « Classiques de la philosophie » Le Livre de Poche
- Aulu-Gelle, *Nuits attiques*, XV, 11, 3-5 (sénatus-consulte de Domitien et départ d’Épictète pour Nicopolis) ; XIX, 1, 14 (mention d’un cinquième livre des *Entretiens*)
- Origène, *Contre Celse*, VII, 53 anecdote de la jambe brisée, rapportée d’après Celse
- *Souda*, notice E 2424 Adler, « Épictète » infirmité attribuée à un *rheuma* ; traduction anglaise et notes d’Antonella Ippolito, *Suda On Line*
- Simplicius, *Commentaire sur le Manuel d’Épictète*, VIᵉ siècle mentions de la boiterie et du corps faible d’Épictète, aux passages 45, 35 et 55, 30 relevés par les annotateurs de la *Suda On Line*
- Photius, *Bibliothèque*, codex 58 huit livres de *Diatribai* d’Épictète rédigés par Arrien
- Strabon, *Géographie*, XIII, 4, 14 Hiérapolis de Phrygie et ses eaux chaudes
- Suétone, *Vies des douze Césars*, *Vespasien*, 15 (exécution d’Helvidius Priscus)
- Aristote, *Éthique à Nicomaque*, III, 1-5, 1109b30-1115a3 (pagination Bekker) la *prohairesis* comme choix délibéré
- Blaise Pascal, *Entretien avec M. de Sacy sur Épictète et Montaigne*, original inédit, texte établi, présenté et annoté par Pascale Mengotti-Thouvenin et Jean Mesnard, Paris, 1994, 141 p., « Les Carnets » Desclée de Brouwer
- G. W. F. Hegel, *Phénoménologie de l’esprit* (*Phänomenologie des Geistes*), 1807, chapitre IV, section B, sur le stoïcisme, le scepticisme et la conscience malheureuse
Bibliographie
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- Fergus Millar, « Epictetus and the Imperial Court », *Journal of Roman Studies* 55, 1965, p. 141-148 Society for the Promotion of Roman Studies
- Robert Dobbin, « Προαίρεσις in Epictetus », *Ancient Philosophy* 11, 1991, p. 111-135 Ancient Philosophy
- Robert Dobbin, *Epictetus : Discourses Book 1*, traduction, introduction et commentaire, Oxford, 1998 Clarendon Press
- Margaret Graver, « Not Even Zeus : A Discussion of A. A. Long, Epictetus : A Stoic and Socratic Guide to Life », *Oxford Studies in Ancient Philosophy* 24, 2003, p. 343-359 Oxford University Press
- Jean-Baptiste Gourinat, « La prohairèsis chez Épictète : décision, volonté ou personne morale ? », *Philosophie antique* 5, 2005, p. 93-133 Philosophie antique
- Ilsetraut Hadot et Pierre Hadot, *Apprendre à philosopher dans l’Antiquité. L’enseignement du Manuel d’Épictète et son commentaire néoplatonicien*, Paris, 2004, « Références » Le Livre de Poche
- Pierre Courcelle, *L’Entretien de Pascal et Sacy. Ses sources et ses énigmes*, Paris, 1960 Vrin
- Pascale Mengotti-Thouvenin, « Le manuscrit retrouvé des Mémoires de Nicolas Fontaine », *Courrier du Centre international Blaise Pascal* 17, 1995, p. 32-36 Centre international Blaise Pascal
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- Pauline Clochec, « La scission de la conscience de soi (Lecture du chapitre 4, section B) », dans Christophe Bouton et Emmanuel Renault (dir.), *Lire la Phénoménologie de l’esprit de Hegel*, Lyon, 2022 ENS Éditions
- Sandrine Alexandre, « Épictète ou la performance », recension de la traduction de Robert Muller, *La Vie des idées*, 18 avril 2016 Collège de France
Sources en ligne
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- « GELLIUS, Attic Nights » Loeb Classical Library, Harvard University Presshttps://www.loebclassics.com/view/gellius-attic_nights/1927/pb_LCL212.89.xml?mainRsKey=lxcD3A
- « Entretiens. Tome I : Livre I » Les Belles Lettreshttps://www.lesbelleslettres.com/livre/9782251001081/entretiens-tome-i-livre-i
- « Joseph Souilié. Êpictète, Entretiens, Livre I. Texte établi et traduit. (Collection des de Frange) » Persée, L’Antiquité classique, 1945https://www.persee.fr/doc/antiq_0770-2817_1945_num_14_1_2745_t1_0189_0000_2
- « Épictète, Entretiens, livre II. Texte établi et traduit par Joseph Souilhé (Collection des Universités de France publiée sous le patronage de l’Association Guillaume Budé), 1949 » Persée, Revue des Études Ancienneshttps://www.persee.fr/doc/rea_0035-2004_1950_num_52_1_3426_t1_0157_0000_2
- « Joseph Souilhé et A. Jagu, Épictète. Entretiens. Manuel. Traduction » Persée, L’Antiquité classique, 1952https://www.persee.fr/doc/antiq_0770-2817_1952_num_21_1_3210_t1_0164_0000_2
- « Épictète ou la performance » La Vie des idéeshttps://laviedesidees.fr/Epictete-ou-la-performance
- « Louis Isaac Le Maistre de Sacy en 1658 » BnF Essentiels, Bibliothèque nationale de Francehttps://essentiels.bnf.fr/fr/image/d4a01777-7752-4c0f-9901-1e376a25f90f-louis-isaac-maistre-sacy-en-1658
- « Pierre Courcelle, L’Entretien de Pascal et Sacy. Ses sources et ses énigmes, 1960 » Persée, Revue des Études Ancienneshttps://www.persee.fr/doc/rea_0035-2004_1961_num_63_3_5709_t1_0541_0000_2
- « Le manuscrit retrouvé des Mémoires de Nicolas Fontaine » Courrier du Centre International Blaise-Pascal, OpenEdition Journalshttps://journals.openedition.org/ccibp/582
- « Pascal et les Pensées morales (1651) de Marc Aurèle » Courrier Blaise Pascal, OpenEdition Journalshttps://journals.openedition.org/cbp/930
- « Nom d’auteur et effets de lecture : l’Entretien de Pascal avec M. de Sacy, XVIIe-XXe siècle » Cairn.info, Dix-septième siècle, 2003https://cairn.info/revue-dix-septieme-siecle-2003-2-page-259.htm
- « Lire la Phénoménologie de l’esprit de Hegel - La scission de la conscience de soi » ENS Éditions, OpenEdition Bookshttps://books.openedition.org/enseditions/42191?lang=fr

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