« Si tu avais fait ta cour à Denys, tu ne serais pas réduit à éplucher des herbes. » Le tyran visé règne sur Syracuse, et l’homme apostrophé nettoie sa salade. Diogène Laërce prête la phrase à Platon au livre VI des Vies et doctrines des philosophes illustres, paragraphe 58, et Diogène de Sinope la retourne aussitôt contre lui. Au livre II, paragraphe 68, la joute change d’acteurs. Diogène attaque le premier, et c’est Aristippe de Cyrène, familier de la cour sicilienne, qui conclut que l’homme capable de vivre avec les autres n’aurait pas besoin de laver des légumes. L’objection circule ainsi sous deux noms dans le livre même qui raconte, quelques pages plus haut, la visite d’Alexandre au Cranéion.
Quatre récits pour une réplique
Le plus ancien témoin conservé écrit en latin, près de trois siècles après la date que la tradition assigne à la rencontre. Vers 45 av. J.-C., au livre V des Tusculanes, Cicéron raconte qu’Alexandre pria Diogène de dire s’il avait besoin de quoi que ce soit, et que le philosophe, qui se chauffait, répondit nunc quidem paululum a sole, « pour l’instant, un peu à l’écart du soleil » (V, 92, traduction littérale proposée ici). Plutarque, au chapitre 14 de la Vie d’Alexandre, place la scène à Corinthe, juste après l’assemblée de l’Isthme qui vient de confier au jeune roi le commandement contre la Perse, et comme Diogène reste au Cranéion, un faubourg de la ville, sans venir féliciter personne, c’est Alexandre qui se déplace et le trouve couché au soleil. « Oui, répond Diogène ; détourne-toi un peu de mon soleil », dans la traduction d’Alexis Pierron (1853). Arrien, au livre VII de l’Anabase, résume l’épisode en quelques lignes, sans le dater. Diogène Laërce, qui écrit au début du IIIᵉ siècle d’après l’hypothèse la plus reçue, coupe la scène en deux, la réplique au paragraphe 38 et le mot d’Alexandre au paragraphe 32, introduit par un simple « on attribue ».
Aucune de ces versions ne dit « Ôte-toi de mon soleil ». Cicéron écrit paululum, Plutarque « un peu », et la traduction française anonyme de Diogène Laërce parue à Amsterdam en 1758 fait répondre « Je souhaite que tu ne me fasses point d’ombre ici ». On gardera ici l’adverbe, parce que la demande porte sur une gêne minuscule et que la formule courante la change en ordre.
Personne ne peut dire si la rencontre a eu lieu. Les mots de Diogène circulaient sous forme de chreiai, des anecdotes brèves closes par une repartie, que l’on compilait et réattribuait sans scrupule, et Diogène Laërce signale plusieurs fois qu’un bon mot est aussi prêté à Aristippe ou à Théodore. En 1959, dans L’Antiquité classique, Jean Servais observait que l’Antiquité demandait d’abord à ces mots d’être frappants, sans exiger qu’ils fussent authentiques. Au paragraphe 79, Diogène Laërce ajoute, d’après Démétrios, que le philosophe mourut à Corinthe le jour même où Alexandre mourait à Babylone, en 323 av. J.-C., symétrie trop parfaite pour être prise sans examen. La chronologie flotte aussi. Plutarque situe la visite au début du règne ; Sénèque la décrit comme si le roi possédait déjà tout, et Pierre Bayle en déduisait, à l’article « Diogène » de son Dictionnaire historique et critique, que Sénèque imaginait l’entretien après la conquête de la Perse. Devant le jeune chef de la ligue, la réplique est une insolence, et devant le maître de l’Asie elle devient un jugement sur tout ce qu’il a pris.
La souris de Théophraste
Diogène Laërce ouvre la vie du philosophe sur une affaire de monnaie. Le père, Hicésias, tient la banque publique de Sinope, sur la mer Noire, et passe pour avoir altéré les pièces ; le fils est exilé avec lui, ou pour lui, selon des versions que le biographe aligne sans les départager (VI, 20-21). Un oracle lui aurait enjoint de « changer la monnaie ». Le grec nomisma désigne à la fois la pièce frappée et l’usage reçu, et aucun mot français ne tient les deux sens ensemble. L’Encyclopædia Britannica propose d’y lire le retrait de la fausse monnaie, autrement dit des conventions que personne ne vérifie plus.
À Athènes, Diogène force la porte d’Antisthène, ancien compagnon de Socrate. Un ouvrage perdu de Théophraste, cité au paragraphe 22, donne à sa manière de vivre une origine animale. Il aurait regardé courir une souris qui ne cherchait pas de lit, ne craignait pas l’obscurité et ne désirait rien de ce que les hommes jugent indispensable. Le paquetage se réduit alors au manteau plié en deux pour dormir, besace, bâton, et faute de la petite maison demandée par lettre, il s’installe dans une grande jarre (VI, 23).
Au paragraphe 37, un garçon boit dans le creux de sa main, et Diogène jette sa coupe ; un autre ramasse ses lentilles avec un morceau de pain creusé, et la cuiller suit le même chemin. Le but porte un nom, l’autarkeia, le fait de se suffire à soi-même, que le français rend par autarcie en y ajoutant un parfum économique absent du grec. Le paragraphe 38, juste avant la scène du soleil, en donne la formule dans la traduction de 1758, où Diogène dit « qu’il opposait à la fortune le courage, aux lois la nature, la raison aux passions ». L’adversaire se trouve ainsi désigné, la cité avec ses lois et ses couronnes, que Diogène appelait les ampoules de la gloire (VI, 41), jusqu’à l’appartenance civique elle-même, puisqu’il se disait citoyen du monde (VI, 63).
Le soleil figure dans cette courte liste de biens que personne ne distribue.
Le roi ne peut que faire de l’ombre
Cicéron fournit la clé juste après la réplique. Diogène aimait comparer sa vie à celle du roi des Perses, sibi nihil deesse, illi nihil satis, à lui rien ne manquait, à l’autre rien ne suffisait (V, 92). La première prémisse pose qu’avoir du pouvoir sur quelqu’un revient à pouvoir lui donner ce qui lui manque ou lui retirer ce qu’il possède. La seconde prémisse constate que Diogène a ramené ses besoins à ce que la nature offre sans intermédiaire, la lumière, l’eau bue dans la main, un abri trouvé sur place. De là suit que le roi n’a plus de prise et que la seule action qui lui reste consiste à gêner, en l’occurrence à intercepter le soleil. L’offre « demande ce que tu veux » suppose un manque chez celui qui la reçoit, et la réplique signale que le seul manque présent vient d’être créé par le visiteur. La thèse ne fait pas de la pauvreté un bien en soi ; elle porte sur la dépendance.
Qu’on se représente la situation sans roi ni philosophe. Un bienfaiteur très puissant propose à quelqu’un de réclamer ce qu’il voudra. Chaque chose obtenue devient une attache, car la maison accordée peut être reprise, la charge retirée, la pension suspendue, et plus la liste s’allonge, plus le donateur tient le bénéficiaire. Diogène Laërce applique cette mesure à Callisthène, l’historien de l’expédition, qu’on disait heureux d’être si bien traité par le roi et que Diogène jugeait malheureux, puisqu’il ne pouvait dîner qu’à l’heure fixée par Alexandre (VI, 45). Au paragraphe 68, la logique prend la forme d’un dilemme. Alexandre demande s’il est craint, Diogène veut savoir si le roi se présente comme bon ou comme mauvais, et la réponse « comme bon » referme la question, car on ne craint pas ce qui est bon.
Sénèque pousse le raisonnement jusqu’à la comptabilité, au livre V du traité Des bienfaits. Certains hommes échappent selon lui à toute obligation parce que la fortune elle-même n’a rien à leur offrir, Socrate, et Diogène qui traversa nu les trésors macédoniens en les foulant aux pieds (V, 4, 3-4).
L’homme qui lavait des légumes
L’objection d’Aristippe vise le prix de cette liberté. La cour de Denys est un lieu où l’on agit et où l’on parle à des hommes, et celui qui s’en exclut se prive d’un monde entier pour s’épargner quelques humiliations. La version du livre VI donne à Diogène la réplique inverse, « si tu avais épluché des herbes, tu n’aurais pas fait ta cour à Denys ». Les deux phrases ont la même construction, et chacune tient pour accordé ce que l’autre refuse, l’une que la cour vaut son prix, l’autre que rien à la cour ne le vaut. Aucune ne réfute l’autre.
Diogène Laërce ne choisit pas entre Platon et Aristippe, et rien ne permet de le faire. Les deux hommes ont fréquenté Syracuse, et l’anecdote s’est probablement accrochée au nom qui convenait à chaque compilateur.
Une question plus gênante, que n’importe quel lecteur peut former, porte sur la dépendance. Diogène mendie. La pauvreté l’obligea d’abord à demander de l’aide (VI, 49), il réclamait l’argent à ses amis en le présentant comme une restitution (VI, 46), et quand un garçon brisa sa jarre, les Athéniens lui en donnèrent une autre (VI, 43). Une suffisance qui mange le pain des autres et dort dans un récipient remplacé par la cité mérite-t-elle son nom ? La tradition prête à Diogène un syllogisme, au paragraphe 37, qui veut que toutes choses appartiennent aux dieux, que les sages soient amis des dieux, que les amis mettent tout en commun, et que tout revienne donc aux sages. Si tout appartient au sage, demander revient à reprendre. La réponse ne vaut que pour qui accorde que les dieux possèdent tout et tiennent les sages pour amis, et cette prémisse théologique porte à elle seule le poids du raisonnement.
Arrien glisse une objection d’une autre nature, dirigée contre le roi. Il note qu’Alexandre louait les paroles des sages qu’il rencontrait et faisait exactement l’inverse, et lui reconnaît de meilleurs sentiments tout en le disant esclave d’une ambition insatiable (VII, 2, 1, dans la traduction anglaise d’E. J. Chinnock). L’argument convainc son destinataire sans rien changer à sa conduite.
Plutarque, Dion, Foucault
Chez Plutarque, la scène sert le portrait du roi. Le mépris de Diogène inspire à Alexandre, dans la traduction Pierron, « une haute idée de la grandeur d’âme de cet homme ». Dans le premier discours Sur la fortune ou la vertu d’Alexandre (Moralia, 331f-332a), Plutarque tire le mot vers une autre lecture, selon laquelle Alexandre imiterait Diogène s’il n’avait pas à accomplir son œuvre de conquête et de civilisation. Lue ainsi, la formule garde le roi au-dessus du philosophe, dont la vie devient un second choix honorable.
Dion Chrysostome, orateur grec de la fin du Iᵉʳ siècle, met en scène dans son quatrième discours Sur la royauté un long entretien où Diogène enseigne au conquérant ce qu’est un roi. Un chapitre publié par les Presses universitaires de Rennes relève qu’Alexandre en sort frappé par le courage et l’audace du Cynique, et lit cette issue comme un franc-parler qui n’a pas tout à fait produit son effet. Michel Foucault s’attarde sur ce discours dans ses leçons de février et mars 1984 au Collège de France, publiées en 2009 par Frédéric Gros à partir des enregistrements, texte que Foucault n’a donc jamais relu. Il fait de Diogène la figure extrême de la parrêsia, le dire-vrai assumé au risque de celui qui parle, et Diogène Laërce lui donne un appui en faisant désigner par le philosophe la franchise comme la plus belle chose parmi les hommes (VI, 69). Le Cynique devient chez Foucault un anti-roi qui dispute à Alexandre le titre même de souverain.
L’historien Jean-Manuel Roubineau, dans Diogène. L’antisocial (2020), rappelle les statuts successifs du personnage, citoyen de Sinope, exilé, esclave capturé par des pirates, affranchi. Le Cranéion, soit dit en passant, est aussi l’endroit où Diogène Laërce fait mourir le philosophe, enroulé dans son manteau, découvert par des amis qui le croyaient endormi (VI, 77). Sénèque, lui, avait réduit l’affaire à une inégalité de grandeurs, multo potentior, multo locupletior fuit omnia tunc possidente Alexandro ; plus enim erat, quod hic nollet accipere, quam quod ille posset dare, il fut bien plus puissant et plus riche qu’Alexandre, alors maître de tout, car ce que l’un refusait de recevoir dépassait ce que l’autre pouvait donner (Des bienfaits, V, 4, 4).
Pour aller plus loin
Le stoïcisme de Sénèque et d’Épictète a repris l’exigence cynique de se suffire à soi-même, et la comparaison des deux écoles sur ce point mérite un examen à part. Le cercle de Socrate, où Antisthène a appris ce qu’il transmettra à Diogène, éclaire l’origine du projet, et la question de la royauté du sage rejoint les textes réunis sous le thème « penser la cité ».
Diogène aurait dit à Alexandre le Grand de s’ôter de son soleil. La phrase passe pour authentique, et on la cite comme un fait. Le philosophe dormait dans une grande jarre et ne possédait presque rien. Le jeune roi, venu le trouver, lui proposait de demander ce qu’il voulait. La réponse tient en quelques mots, et elle contient un raisonnement complet.
Une scène que personne n’a vue
Le plus vieux récit qui nous reste vient d’un auteur latin, Cicéron. Il écrit près de trois siècles après la date supposée de la rencontre. Plutarque, plus tard encore, raconte la scène en détail. Diogène ne vient pas saluer le roi. C’est donc Alexandre qui finit par aller le voir.
Le vieil homme est couché au soleil, dans un faubourg de Corinthe. Il prie le roi de s’écarter un peu. Ce petit mot compte, car il fait de la réponse une demande modeste. La formule française habituelle l’a perdu en route et sonne comme un ordre.
Rien ne prouve que la rencontre ait eu lieu. Les bons mots de Diogène passaient de main en main, et les auteurs anciens les prêtaient parfois à d’autres philosophes. Un détail rend la scène encore plus suspecte. Selon son biographe, Diogène serait mort le même jour qu’Alexandre, et une coïncidence aussi nette ressemble à une invention.
Vivre sans rien attendre de personne
Diogène est né à Sinope, au bord de la mer Noire. Son père tenait la banque de la ville et passait pour avoir truqué les pièces. Le fils fut exilé à cause de cette affaire. Un oracle lui aurait conseillé de changer la monnaie, et le mot grec voulait dire à la fois la pièce et la coutume.
Une souris lui aurait montré la voie. L’animal ne cherchait pas de lit et n’avait peur de rien. Diogène vit aussi un enfant boire dans le creux de sa main, et il jeta sa coupe. Il cherchait à se suffire à lui-même. Les Grecs avaient un mot pour cela, que le français rend par autarcie.
Ses besoins se limitaient à ce que la nature offre à tous. La lumière du soleil faisait partie de ces biens que personne ne distribue.
Un roi qui n’avait rien à offrir
Avoir du pouvoir sur quelqu’un, c’est pouvoir lui donner ou lui reprendre. Diogène avait réduit ses besoins à presque rien. Le roi n’avait donc aucune prise sur lui. Il ne pouvait que le gêner, et c’est exactement ce qu’il faisait en lui cachant le soleil.
Imaginons un bienfaiteur qui accorde une maison, puis une pension. Chaque cadeau devient un lien, car il peut être repris. Diogène jugeait malheureux un historien qui suivait Alexandre. Cet homme ne pouvait dîner qu’à l’heure choisie par le roi.
Sénèque, un auteur latin, a fait le compte à sa manière. Ce que Diogène refusait de recevoir dépassait selon lui ce qu’Alexandre pouvait donner. Pour Sénèque, Diogène était donc le plus riche des deux.
Deux reproches qui tiennent encore
Un autre philosophe fréquentait la cour d’un tyran de Sicile. Il surprit Diogène en train d’éplucher des herbes. Un courtisan, lui fit-il remarquer, n’aurait pas à faire ce travail. Diogène retourna la phrase et répondit qu’un mangeur d’herbes n’a pas à faire sa cour. Le reproche est rapporté sous deux noms, Aristippe ou Platon, et on ne sait pas lequel est le bon.
Le second reproche vise la mendicité. Diogène demandait de l’argent à ses amis. Quand un garçon cassa sa jarre, les Athéniens lui en offrirent une neuve. Il se défendait avec un raisonnement simple. Tout appartient aux dieux, les sages sont leurs amis, et entre amis tout se partage.
Cette défense ne marche que si l’on admet ses points de départ. Chaque lecteur a d’ailleurs tiré la scène de son côté. Plutarque y voit la grandeur du roi qui admire. Michel Foucault, au siècle dernier, y a vu un homme qui dit la vérité aux puissants en prenant un risque.
Le faubourg du soleil serait aussi le lieu de sa mort. Ses amis l’y auraient trouvé enroulé dans son manteau, et ils l’ont d’abord cru endormi.
La version complète donne les phrases latines de Cicéron et de Sénèque, et suit le syllogisme par lequel Diogène justifiait sa mendicité.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Diogène Laërce, *Vies et doctrines des philosophes illustres*, livre VI, vie de Diogène, § 20-23 (exil de Sinope, oracle de la monnaie, souris de Théophraste, jarre), 32 (mot d’Alexandre), 37 (enfants, syllogisme sur les sages), 38 (réplique du Cranéion), 41, 43, 45, 46, 49, 58 (échange avec Platon), 63, 68 (dilemme de la crainte), 69 (franchise), 77 (mort au Cranéion), 79 (mort le même jour qu’Alexandre, d’après Démétrios) ; citations dans la traduction française anonyme, Amsterdam, J. H. Schneider, 1758
- Diogène Laërce, *Vies et doctrines des philosophes illustres*, livre II, vie d’Aristippe, § 68 l’échange sur les légumes, rôles inversés
- Cicéron, *Tusculanes (Tusculanae Disputationes)*, V, 92 « nunc quidem paululum a sole » ; « sibi nihil deesse, illi nihil satis » ; texte latin de la Perseus Digital Library, traduction littérale proposée dans l’article
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Sources primaires (suite)
- Plutarque, *Vie d’Alexandre*, 14 trad. Alexis Pierron, *Vies des hommes illustres*, tome III, Paris, Charpentier, 1853
- Plutarque, *Sur la fortune ou la vertu d’Alexandre*, premier discours, *Moralia* 331f-332a seconde interprétation du mot d’Alexandre
- Sénèque, *Des bienfaits (De beneficiis)*, V, 4, 3-4 texte latin et trad. anglaise de John W. Basore, *Moral Essays* III, Loeb Classical Library 310, 1935 ; traduction française proposée dans l’article
- Arrien, *Anabase*, VII, 2, 1 trad. anglaise E. J. Chinnock, *The Anabasis of Alexander*
- Dion Chrysostome, *Discours IV, Sur la royauté* dialogue fictif entre Diogène et Alexandre
Bibliographie
- Jean Servais, « Alexandre-Dionysos et Diogène-Sarapis. À propos de Diogène Laërce, VI, 63 », *L’Antiquité classique* 28 (1), 1959, p. 98-106 Persée
- Pierre Bayle, *Dictionnaire historique et critique*, article « Diogène », 11ᵉ édition, Paris, 1820
- Michel Foucault, *Le Courage de la vérité. Le gouvernement de soi et des autres II. Cours au Collège de France, 1984*, éd. Frédéric Gros, Paris, 2009, « Hautes Études » Seuil / Gallimard
- Jean-Manuel Roubineau, *Diogène. L’antisocial*, Paris, 2020 ; trad. anglaise *The Dangerous Life and Ideas of Diogenes the Cynic*, Oxford, 2023 Presses universitaires de France
Sources en ligne
- « M. Tullius Cicero, Tusculanae Disputationes, book 5, section 92 » Perseus Digital Library, Tufts Universityhttps://www.perseus.tufts.edu/hopper/text?doc=Perseus%3Atext%3A2007.01.0044%3Abook%3D5%3Asection%3D92
- « SENECA THE YOUNGER, De Beneficiis » Loeb Classical Library, Harvard University Presshttps://www.loebclassics.com/view/seneca_younger-de_beneficiis/1935/pb_LCL310.299.xml
- « Alexandre-Dionysos et Diogène-Sarapis » Perséehttps://www.persee.fr/doc/antiq_0770-2817_1959_num_28_1_3367
- « Diogenes | Biography, Philosophy, & Facts » Encyclopædia Britannicahttps://www.britannica.com/biography/Diogenes-Greek-philosopher
- « La ΠΑΡΡΗΣΙΑ : apprendre à dire vrai. Une lecture de Dion Chrysostome, Sur la royauté » Transmettre les savoirs dans les mondes hellénistique et romain, Presses universitaires de Rennes, OpenEdition Bookshttps://books.openedition.org/pur/120435?lang=fr
- « Dire ce que l’on pense : la parrhèsia chez Michel Foucault » site de philosophie de l’académie de Normandiehttps://philosophie.ac-normandie.fr/IMG/pdf/courage_de_la_ve_rite_dire_ce_que_l_on_pense-1.pdf
- « Michel Foucault : Le Courage de la vérité. Le Gouvernement de soi et des autres II » Actu Philosophiahttps://www.actu-philosophia.com/Michel-Foucault-Le-Courage-de-la-verite-Le/
- « Jean-Manuel Roubineau » Pages personnelles, Université Rennes 2https://perso.univ-rennes2.fr/jean.manuel.roubineau





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