Aucun horoscope dans les soixante-dix tablettes. Aucun particulier, aucune date de naissance. Les présages célestes assyro-babyloniens s’adressent toujours au même homme, le roi, et au pays qu’il gouverne ; quand une tablette annonce une famine, elle l’annonce pour l’Akkad ou pour le Subartu, quadrants du disque lunaire découpés comme on découpe une carte politique. La série qui rassemble ces présages porte le nom de ses trois premiers mots, Enūma Anu Enlil, « Lorsque Anu et Enlil ».
Le halo de la tablette 8
On compte soixante-huit ou soixante-dix tablettes, selon la recension retenue. Les estimations courantes, celle qu’Ulla Koch-Westenholz a fournie en 1995 par exemple, situent le total des entrées entre 6 500 et 7 000, et le chiffre rond de sept mille qu’on lit partout vaut comme ordre de grandeur. Tout se range sous quatre divinités et suit un ordre qui part du plus proche pour aller vers le plus lointain. La lune avec Sin, puis le soleil avec Shamash, puis les phénomènes de l’atmosphère avec Adad, dieu de l’orage, et enfin les étoiles et les planètes sous Ishtar.
Les treize premières tablettes traitent des apparitions de la lune selon le jour du mois, de ses rapports avec les astres et de ses halos ; la quatorzième glisse au milieu de tout cela un tableau numérique de visibilité lunaire, sans un seul présage. Aux tablettes 15 à 22 se rangent les éclipses de lune, puis les aspects du soleil, la météorologie et les tremblements de terre courant jusqu’à la tablette 49. Les vingt dernières emploient un chiffrage propre, où les noms de planètes sont remplacés par ceux d’étoiles fixes et de constellations.
Une tablette de la série a été dégagée dans la bibliothèque de l’Ezida, le temple de Nabû à Nimrud, l’ancienne Kalhu. C’est la tablette 8, elle relève de la section du dieu Lune et s’occupe des halos, de leur présence et de leur aspect. Un halo d’étoiles autour de la lune levante annonce, selon le texte, qu’« il y aura une attaque de sauterelles sur les cultures » ; un halo de tempête annonce de la grêle, mais sans dévastation. Les traductions hésitent entre « couronne » et « halo » pour désigner l’anneau lumineux, et je préfère la seconde, qui nomme un phénomène optique sans l’interpréter. On doit la version française à Louise Neuville, pour le ministère de la Culture. L’Ezida avait été fouillé dans les années 1950 par la mission de Max Mallowan, dont la femme, Agatha Christie, photographiait le chantier.
Si la lune est entourée d’un halo
Chaque entrée tient en deux membres. Une condition, que les assyriologues appellent protase, décrit un phénomène du ciel ; une conséquence, l’apodose, annonce un événement terrestre. La forme est exactement celle des clauses d’un code de lois babylonien, et Jean Bottéro, dans une étude parue en 1974 dans le volume Divination et rationalité, y a reconnu le raisonnement des recueils juridiques et médicaux, une science du cas rangé sous une règle. Jean-Jacques Glassner, dans Le Devin historien en Mésopotamie, décrit les devins comme des lecteurs professionnels d’une écriture divine ; dans leurs catégories à eux, le ciel est une tablette que les dieux inscrivent, et Francesca Rochberg a pris cette expression, l’écriture céleste, pour titre de son livre de 2004. L’origine des milliers d’entrées pose un problème que David Brown a traité de front en 2000. Selon lui, la série obéit à ce qu’il appelle le paradigme EAE, un ensemble de règles qui permet de fabriquer des présages plutôt que d’enregistrer des corrélations observées : une période idéale vaut annonce favorable, un écart vaut annonce défavorable, et la permutation systématique des variables, gauche et droite, haut et bas, couleurs, dates, veilles de la nuit, engendre mécaniquement des entrées que personne n’a jamais vues dans le ciel. À cela s’ajoutent des jeux sur les mots et sur les nombres. La thèse a nourri une discussion qui n’est pas close, et elle laisse entier ce que les sources ne documentent pas, le milieu et le moment précis de la compilation.
Cinq recensions, aucune identique
Les plus anciens recueils connus sont des compendiums de présages d’éclipses lunaires du Bronze moyen, édités par Jeanette Fincke. Ils prouvent qu’une divination céleste organisée existait en Babylonie du sud dès le début du IIᵉ millénaire. La mise en forme de l’ensemble est généralement placée à l’époque kassite, sans qu’on puisse la dater plus finement.
Le texte circule ensuite très loin de son point de départ. Francesca Rochberg, dans le premier chapitre de la Cambridge History of Science, rappelle que les séries de signes célestes et terrestres accompagnent la diffusion du cunéiforme vers l’ouest au IIᵉ millénaire, jusqu’à Emar, Harādum, Alalakh, Qatna et la capitale hittite Hattusa. Vers l’est, Matthew Rutz a publié en 2006 un compendium de présages solaires qui documente les échanges entre la Babylonie et Suse.
L’unité de la série est en partie un effet de notre vocabulaire. En comparant les numérotations de la section consacrée aux éclipses de soleil, Fincke a montré en 2013 qu’on distingue cinq recensions du texte, dont trois se réclament de Babylone et numérotent les tablettes différemment. Elle avait publié dès 2001 le catalogue d’Assur, une liste ancienne d’incipits qui ne coïncide pas avec les autres. Le mot « canonique » désigne donc une stabilité relative du contenu. Aucune édition unique n’a jamais existé dont les copies seraient les témoins fidèles.
On connaît au moins un de ces copistes par son nom. Nabû-zuqup-kēnu, descendant de Gabbu-ilāni-ēreš, travaille à Kalhu entre 716 et 684 avant notre ère, et ses colophons indiquent chaque fois le lieu de rédaction, si bien qu’on sait que ses tablettes ont été écrites là, alors qu’on les a retrouvées à Ninive, où ses deux fils, Nabû-zēru-lēšir, grand scribe d’Assarhaddon, et Adad-šumu-uṣur, chef des exorcistes du même roi, ont probablement transporté sa bibliothèque. L’état de publication moderne, lui, reste partiel. Les éclipses lunaires ont leur édition depuis 1988 avec Rochberg, les présages solaires depuis 1995 avec Wilfred van Soldt, les six premières tablettes depuis 2002 avec Lorenzo Verderame, les tablettes 44 à 49 depuis 2012 avec Erlend Gehlken, et moins de la moitié de l’ensemble dispose aujourd’hui d’une édition critique.
Le courrier arrive tous les matins au palais
Les fouilles britanniques de Ninive, entre les années 1850 et les années 1930, ont livré plus de trente mille tablettes et fragments, que le British Museum désigne commodément comme la bibliothèque d’Assurbanipal. Plus de cinq cents rapports d’astrologues adressés aux rois assyriens en proviennent ; Hermann Hunger les a réunis en 1992 dans le huitième volume des State Archives of Assyria. Le format est constant. Petites tablettes rectangulaires tenant dans la paume, écrites dans le sens de la longueur, où le rapport suit un ordre stable, la citation du présage tiré de la série, l’explication des termes obscurs quand il en faut une, l’énoncé de ce qui a été observé, puis le nom de l’expéditeur et la date. Plusieurs lectures du même phénomène arrivaient au palais, et elles divergeaient, ce qui suppose un roi qui arbitrait ou qui choisissait son expert. Les règles d’annulation étaient connues de tous. Une éclipse de lune valait annonce funeste pour le souverain, sauf si Jupiter était visible au même moment, auquel cas l’oracle tombait. À partir de la fin du VIIIᵉ siècle, selon la notice du ministère de la Culture consacrée à Nimrud, l’empire organise un réseau de stations d’observation. Balasî, Nabû-ahhê-erîba, Akkullanu et Bēl-ušēzib ont chacun leur chapitre dans les volumes finlandais, à côté des lettres plus longues réunies par Simo Parpola.
Le titre que la littérature emploie couramment pour désigner ces hommes, ṭupšar Enūma Anu Enlil, « scribe de l’Enuma Anu Enlil », n’est en réalité attesté que très rarement dans les documents néo-assyriens, où le simple ṭupšarru domine ; Rochberg a réuni le dossier des attestations dans In the Path of the Moon. Il faut aussi mesurer ce que ces archives donnent. Elles livrent ce que les savants ont écrit au roi, sans dire ce que le roi a décidé ensuite.
Contre l’éclipse, un homme sur le trône
Un présage annonce un mal que des gestes précis peuvent encore dénouer, et c’est de ce raisonnement que dépend toute une classe de rituels. Stefan Maul en a donné en 1994 l’étude de référence, cinq cent cinquante-cinq pages consacrées aux namburbi, les « défaisances » destinées à désamorcer le mal signalé par un signe. Dans les catégories des acteurs, le ciel avertit et laisse une marge, et le savant qui repère l’avertissement propose aussitôt la procédure pour l’annuler.
Le procédé le plus lourd visait les éclipses de lune, et il coûtait une vie.
Simo Parpola en a reconstitué la logique dans le commentaire de son édition des lettres des savants. Il a examiné seize éclipses consécutives sous Assarhaddon et Assurbanipal, en croisant les calculs astronomiques et les mentions des lettres. Huit d’entre elles, exactement la moitié, tombaient dans la configuration qui exigeait un roi de substitution en Assyrie, et dans tous les cas documentés un substitut a effectivement été intronisé. L’homme régnait environ cent jours, entouré d’une cour réduite, avant d’être mis à mort avec la femme qu’on lui avait donnée pour reine.
Une lettre permet de voir le dispositif fonctionner. Conservée au British Museum sous la cote K.168, elle mesure huit centimètres sur quatre virgule sept et porte le numéro 352 dans l’édition de Parpola. Son auteur, Mār-Issār, agent d’Assarhaddon en Babylonie, annonce au roi que Damqî, fils du šatammu d’Akkad, est mort avec sa reine à la place du souverain et de son fils Šamaš-šumu-ukīn, prince de Babylone. Il détaille les funérailles, les rites accomplis et l’annulation de tous les présages, puis ajoute une information qu’il juge utile, la peur qui a saisi les habitants d’Akkad et la nécessité de les rassurer. On a lu le choix d’un notable comme un acte politique, une manière de terroriser une élite peu sûre. La lettre elle-même n’en dit rien.
La tablette 63 et l’ancrage d’une chronologie
La tablette 63 de la série est exposée à Londres, salle 55, vitrine 8. Trois morceaux recollés, dix-sept virgule un centimètres de haut, argile, copie néo-assyrienne sortie du tell de Kouyunjik avec les fouilles de Layard, cote K.160. Rawlinson et George Smith l’ont publiée en 1870 dans le troisième volume des Cuneiform Inscriptions of Western Asia ; l’édition de référence est due à Erica Reiner et David Pingree, en 1975. Le texte enregistre les premières et dernières visibilités de Vénus à l’horizon sur vingt et une années consécutives, datées en mois lunaires, et l’une de ces années porte un nom de règne, l’année du trône d’or.
C’est ce nom qui a fait la carrière du document. En 1912, Franz Xaver Kugler l’identifie comme la huitième année du règne d’Ammisaduqa, quatrième successeur d’Hammurabi. Les visibilités de Vénus se répètent selon un cycle de huit ans, et des cycles plus longs, de cinquante-six et soixante-quatre ans, permettaient de caler la séquence dans le temps absolu. De là sont sorties les chronologies concurrentes du IIᵉ millénaire, dites haute, moyenne, basse, puis ultra-basse, selon la date retenue pour le début des observations, 1702, 1646, 1582 ou 1550 avant notre ère. La datation d’Hammurabi, de Šamši-Adad et de Mari dépendait de ce choix.
Le camp le plus contesté a produit l’argument le plus solide. En 1998, Hermann Gasche, James Armstrong et Steven Cole proposent d’abaisser la chute de Babylone à 1499, et leurs adversaires baptisent aussitôt leur système « ultra-basse ». Vahe Gurzadyan, qui travaille avec eux, démontre un point que la discussion a retenu même en rejetant la conclusion. Les cycles de cinquante-six et soixante-quatre ans ne se laissent pas reconnaître de façon fiable dans la tablette, dont les données ont été corrompues par les copies successives, et le cycle de huit ans est le seul qu’on puisse en extraire proprement. Il a repris la question de la réfraction atmosphérique dans Akkadica en 2003. L’édifice chronologique reposait donc depuis un siècle sur une lecture du document plus confiante que le document.
Le déplacement est venu du bois. En 2016, dans PLOS ONE, Sturt Manning et ses coauteurs ont repris les séquences dendrochronologiques des poutres de genévrier du palais de Sarıkaya à Acemhöyük et des archives de Kültepe, en Anatolie, ces dernières associées à des documents nommant des officiels assyriens, puis les ont couplées à des mesures au radiocarbone. La série obtenue n’est compatible qu’avec la chronologie moyenne. C’est donc le bois qui date la tablette de Vénus, et la chronologie du IIᵉ millénaire repose aujourd’hui sur des cernes de genévrier.
Une question de méthode demeure, et elle se formule précisément. Les vingt et quelques exemplaires connus de la tablette 63 appartiennent tous au Iᵉʳ millénaire, sept ou huit siècles après les observations qu’ils prétendent rapporter, et aucun manuscrit du IIᵉ millénaire n’est sorti du sol. Tant qu’un exemplaire ancien n’aura pas été retrouvé, dans une fouille de Babylonie ou dans un lot du British Museum encore non catalogué, on ne pourra pas séparer ce qui a réellement été relevé sous Ammisaduqa de ce que des scribes plus tardifs ont reconstruit à partir des schémas de leur propre métier.
Pour aller plus loin
L’hépatoscopie mésopotamienne, l’examen du foie des animaux sacrifiés, forme l’autre grande branche de la divination savante, et ses praticiens étaient employés par les mêmes rois. Un deuxième prolongement mène aux premiers horoscopes babyloniens, apparus au Vᵉ siècle avant notre ère, quand la lecture du ciel cesse de ne concerner que le souverain et que le zodiaque de douze signes égaux se met en place. La transmission de ce matériel vers l’astrologie grecque, et la question de ce que Ptolémée en a retenu, constituent un troisième prolongement.
À la fin de l’année 671 avant notre ère, un jeune homme monte sur le trône de Babylone. Il s’appelle Damqî et son père dirige les temples d’Akkad. Une éclipse de lune vient d’annoncer la mort du roi d’Assyrie et celle de son fils. Damqî occupera la place quelques semaines, puis on le tuera avec la jeune femme qu’on lui a donnée pour reine. Le mal annoncé par le ciel aura trouvé quelqu’un sur qui tomber.
Un livre de ciel en soixante-dix morceaux
Cette exécution suit une règle écrite. Les scribes de Mésopotamie disposaient depuis longtemps d’un grand recueil de présages tirés du ciel, copié sur soixante-dix tablettes d’argile. On l’appelle par ses premiers mots, Enuma Anu Enlil, ce qui signifie « Lorsque Anu et Enlil », deux noms de dieux.
Chaque entrée fonctionne de la même façon. Elle décrit d’abord quelque chose qu’on voit dans le ciel, puis elle annonce quelque chose qui arrivera sur terre. Un halo d’étoiles autour de la lune qui se lève, et les sauterelles viendront manger les récoltes. Un halo d’orage, et il tombera de la grêle sans dégâts graves.
Le recueil suit un ordre. La lune vient en premier, puis le soleil, puis la pluie, le vent et les tremblements de terre, et les étoiles pour finir. Chaque section porte le nom du dieu dont elle observe les manifestations.
Une chose manque, et elle manque partout. Personne n’y trouve son horoscope. Aucune de ces annonces ne concerne un particulier. Toutes visent le souverain, son armée et le pays qu’il gouverne. Le ciel, pour ces scribes, parlait de politique.
Des présages fabriqués à la chaîne
D’où viennent ces milliers d’annonces ? La réponse évidente serait qu’on a noté, pendant des générations, ce qui suivait chaque phénomène observé. Les chercheurs n’y croient plus tout à fait.
Une étude devenue classique a montré que le recueil obéit à des règles de fabrication. On prend une situation, on fait varier le côté, la hauteur, la couleur ou la date, et l’on obtient des dizaines d’entrées nouvelles. Beaucoup décrivent des phénomènes que personne n’a jamais vus dans le ciel.
Cette lecture est discutée, et elle laisse une question sans réponse. On ignore dans quel milieu, et à quelle date exacte, le recueil a été mis en forme. Les sources ne le disent pas. On sait en revanche que le texte n’a jamais été tout à fait le même d’une ville à l’autre, car la numérotation des tablettes varie selon les versions.
Un service de guetteurs payé par le roi
Au VIIᵉ siècle avant notre ère, l’Assyrie transforme ce savoir en administration. Des astrologues surveillent le ciel dans plusieurs villes de l’empire et envoient au palais de petits billets d’argile qui tiennent dans la main. On en a retrouvé plus de cinq cents.
Le billet cite l’annonce applicable, explique les mots difficiles s’il le faut, décrit ce qui a été vu cette nuit-là, puis donne le nom de l’expéditeur et la date. Le roi recevait souvent plusieurs interprétations du même phénomène, qui ne concordaient pas. Il tranchait, ou choisissait son homme.
Le système prévoyait des échappatoires. Une éclipse de lune menaçait le roi, sauf si la planète Jupiter était visible au même moment, auquel cas l’annonce ne valait plus rien. Quand aucune échappatoire ne jouait, on installait un remplaçant sur le trône. Sur les éclipses examinées par les spécialistes pour deux règnes successifs, la moitié a entraîné cette procédure, et un remplaçant a bien été intronisé chaque fois.
Une tablette qui a daté tout un millénaire
Une tablette de la série a connu un destin à part. Elle note les apparitions et les disparitions de la planète Vénus à l’horizon, sur vingt et une années consécutives, sous un roi de Babylone très antérieur aux Assyriens.
Comme ces apparitions reviennent selon un cycle régulier, les savants du siècle dernier ont cru pouvoir en déduire les dates absolues de toute la période. Des systèmes rivaux en sont sortis, séparés par plus d’un siècle et demi. Puis on a montré que les données de la tablette avaient été abîmées par les copies successives, et que le calcul reposait sur une lecture trop confiante.
Depuis 2016, l’ancrage vient d’ailleurs. Des poutres de genévrier retrouvées dans deux sites d’Anatolie, datées par leurs cernes de croissance et par le radiocarbone, ne s’accordent qu’avec un seul de ces systèmes.
La tablette, elle, est visible à Londres, dans la salle assyrienne du British Museum. Trois morceaux d’argile recollés, derrière une vitre.
La version complète donne la cote exacte de la lettre qui raconte la mort de Damqî, le compte rendu des funérailles rédigé par l’agent du roi, et le détail de la querelle sur la date de la chute de Babylone.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- *Enūma Anu Enlil*, tablette 63, dite tablette de Vénus d’Ammisaduqa, copie néo-assyrienne en trois fragments, argile, h. 17,14 cm, l. 9,20 cm, ép. 2,22 cm, fouilles de Kouyunjik (Ninive) par Austen Henry Layard British Museum, K.160, salle 55, vitrine 8
- Lettre de Mār-Issār au roi d’Assyrie sur la mort du roi de substitution Damqî, argile, h. 8 cm, l. 4,70 cm, ép. 1,80 cm, Kouyunjik British Museum, K.168 (édition Parpola, *State Archives of Assyria* 10, n° 352)
- *Enūma Anu Enlil*, tablette 8, présages tirés des halos lunaires, bibliothèque de l’Ezida, temple de Nabû, Nimrud (Kalhu), traduction française de Louise Neuville
Voir les 38 sources restantesMasquer les autres sources
Sources primaires (suite)
- Henry Creswicke Rawlinson et George Smith, *The Cuneiform Inscriptions of Western Asia*, volume III, Londres, 1870, planche 63, première publication de la tablette de Vénus
- Carl Bezold, *Catalogue of the Cuneiform Tablets in the Kouyunjik Collection of the British Museum*, Londres, 1889, p. 42 et p. 45, notices de K.160 et de K.168
- Rapports astrologiques néo-assyriens adressés au roi, plus de cinq cents pièces du fonds Kouyunjik British Museum, édités dans *State Archives of Assyria* 8
- Colophons de Nabû-zuqup-kēnu, descendant de Gabbu-ilāni-ēreš, scribe actif à Kalhu entre 716 et 684 avant notre ère, tablettes retrouvées à Ninive
Bibliographie
- Hermann Hunger, *Astrological Reports to Assyrian Kings*, State Archives of Assyria 8, Helsinki, 1992, 432 p. Helsinki University Press
- Simo Parpola, *Letters from Assyrian and Babylonian Scholars*, State Archives of Assyria 10, Helsinki, 1993 Helsinki University Press
- Simo Parpola, *Letters from Assyrian Scholars to the Kings Esarhaddon and Assurbanipal*, II : Commentary and Appendices, Alter Orient und Altes Testament 5/2, Neukirchen-Vluyn, 1983 Butzon & Bercker
- Francesca Rochberg, *The Heavenly Writing : Divination, Horoscopy, and Astronomy in Mesopotamian Culture*, Cambridge, 2004 Cambridge University Press
- Francesca Rochberg-Halton, *Aspects of Babylonian Celestial Divination : The Lunar Eclipse Tablets of Enūma Anu Enlil*, Archiv für Orientforschung Beiheft 22, Horn, 1988 Ferdinand Berger und Söhne
- Francesca Rochberg, *In the Path of the Moon : Babylonian Celestial Divination and Its Legacy*, Ancient Magic and Divination 6, Leyde, 2010 Brill
- Francesca Rochberg, « Science and Ancient Mesopotamia », dans Alexander Jones et Liba Taub (dir.), *The Cambridge History of Science*, volume 1, *Ancient Science*, Cambridge, 2018, chapitre 1 Cambridge University Press
- David Brown, *Mesopotamian Planetary Astronomy-Astrology*, Cuneiform Monographs 18, Groningue, 2000, xii + 322 p. Styx Publications
- Ulla Koch-Westenholz, *Mesopotamian Astrology : An Introduction to Babylonian and Assyrian Celestial Divination*, Copenhague, 1995 Carsten Niebuhr Institute of Near Eastern Studies
- Erica Reiner et David Pingree, *Babylonian Planetary Omens, Part One. Enūma Anu Enlil Tablet 63 : The Venus Tablet of Ammiṣaduqa*, Bibliotheca Mesopotamica 2/1, Malibu, 1975 Undena Publications
- Stefan M. Maul, *Zukunftsbewältigung. Eine Untersuchung altorientalischen Denkens anhand der babylonisch-assyrischen Löserituale (Namburbi)*, Baghdader Forschungen 18, Mayence, 1994, xxiv + 555 p. Philipp von Zabern
- Jean-Jacques Glassner, *Le Devin historien en Mésopotamie*, Ancient Magic and Divination 16, Leyde, 2019, xxvi + 606 p. Brill
- Jean Bottéro, « Symptômes, signes, écritures en Mésopotamie ancienne », dans Jean-Pierre Vernant (dir.), *Divination et rationalité*, Paris, 1974, p. 70-197 Éditions du Seuil
- Jeanette C. Fincke, « Der Assur-Katalog der Serie enūma anu enlil (EAE) », *Orientalia Nova Series* 70, 2001, p. 19-39 Pontificium Institutum Biblicum
- Jeanette C. Fincke, « The Solar Eclipse Omen Texts from enūma anu enlil », *Bibliotheca Orientalis* 70, 2013, col. 582-608 Nederlands Instituut voor het Nabije Oosten
- Wilfred H. van Soldt, *Solar Omens of Enuma Anu Enlil : Tablets 23(24)-29(30)*, PIHANS 73, Leyde, 1995 Nederlands Instituut voor het Nabije Oosten
- Lorenzo Verderame, *Le tavole I-VI della serie astrologica Enūma Anu Enlil*, Nisaba 2, Messine, 2002 Di.Sc.A.M.
- Erlend Gehlken, *Weather Omens of Enūma Anu Enlil : Thunderstorms, Wind and Rain (Tablets 44-49)*, Cuneiform Monographs 43, Leyde, 2012 Brill
- Matthew T. Rutz, « Transmission between Babylonia and Susa : A New Solar Omen Compendium », *Journal of Cuneiform Studies* 58, 2006, p. 63-97 American Schools of Oriental Research
- Natalie N. May, « The Scholar and Politics : Nabû-zuqup-kēnu, his Colophons and the Ideology of Sargon II », dans *Proceedings of the International Conference Dedicated to the Centenary of Igor Mikhailovich Diakonoff*, Saint-Pétersbourg, 2018 The State Hermitage Publishers
- Sturt W. Manning, Carol B. Griggs, Brita Lorentzen, Gojko Barjamovic, Christopher Bronk Ramsey, Bernd Kromer et Eva Maria Wild, « Integrated Tree-Ring-Radiocarbon High-Resolution Timeframe to Resolve Earlier Second Millennium BCE Mesopotamian Chronology », *PLOS ONE 11 (7)*, 2016, e0157144, DOI 10,1371/journal.pone.0157144 PLOS ONEhttps://doi.org/10.1371/journal.pone.0157144
- Hermann Gasche, James A. Armstrong, Steven W. Cole et Vahe G. Gurzadyan, *Dating the Fall of Babylon. A Reappraisal of Second-Millennium Chronology*, Mesopotamian History and Environment II/4, Gand et Chicago, 1998 University of Ghent et Oriental Institute of the University of Chicago
- Vahe G. Gurzadyan, « The Venus Tablet and Refraction », *Akkadica 124*, 2003, p. 13-17 Akkadica
Sources en ligne
- « tablet | British Museum », notice de l’objet K.160, série « Library of Ashurbanipal » British Museum, Collection onlinehttps://www.britishmuseum.org/collection/object/W_K-160
- « tablet | British Museum », notice de l’objet K.168, série « Library of Ashurbanipal » British Museum, Collection onlinehttps://www.britishmuseum.org/collection/object/W_K-168
- « Un texte divinatoire » Nimrud, Grands sites archéologiques, ministère de la Culturehttps://archeologie.culture.gouv.fr/nimrud/fr/un-texte-divinatoire
- « Agatha Christie, photographe de Nimrud » Nimrud, Grands sites archéologiques, ministère de la Culturehttps://archeologie.culture.gouv.fr/nimrud/fr/agatha-christie-photographe-de-nimrud
- « What was Ashurbanipal’s Library ? » British Museum, projets de recherchehttps://www.britishmuseum.org/research/projects/what-was-ashurbanipals-library
- « Ashurbanipal Library Project - What is the Library ? » Oracc, The Ashurbanipal Library Project, British Museumhttps://oracc.museum.upenn.edu/asbp/whatisthelibrary/
- « Nimrud : Materialities of Assyrian Knowledge Production - Assyrian scholarly professions » Oracchttps://oracc.museum.upenn.edu/nimrud/ancientkalhu/thepeople/professions/index.html
- « 3. The Concept and Reality of the Substitute King in Mesopotamia and Iran » Center for Hellenic Studies, Harvard Universityhttps://chs.harvard.edu/chapter/3-the-concept-and-reality-of-the-substitute-kingin-mesopotamia-and-iran/
- « A substitute king to deflect divine wrath » Centre for the Study of Manuscript Cultures, université de Hambourghttps://www.csmc.uni-hamburg.de/publications/mesopotamia/2024-06-23.html
- « Integrated Tree-Ring-Radiocarbon High-Resolution Timeframe to Resolve Earlier Second Millennium BCE Mesopotamian Chronology » PLOS ONEhttps://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371%2Fjournal.pone.0157144
- « The Venus Tablet and Refraction » arXiv, version de l’article paru dans *Akkadica 124*https://arxiv.org/pdf/physics/0311036



.jpg?width=500)



_MET_50.85_05.jpg?width=500)
.jpg?width=500)


_The_Golden_Bough_-_Joseph_Mallord_William_Turner_-_Tate_Britain.jpg?width=500)