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Chasse aux lions d’Assurbanipal : une royauté mise en scène à Ninive

Découvertes archéologiquesAssyriologie & Mésopotamie5 novembre 2026◈ 28 sources vérifiées
Zunkir / Wikimedia Commons
13 min de lecture28 sources vérifiées
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Seize centimètres de haut, trente et un de long, à quelques millimètres près. Ce sont les mesures du lion mourant de Ninive, assis sur son arrière-train, une flèche enfoncée dans la poitrine par-dessus l’épaule, le sang jaillissant de la gueule, que l’on retrouve dans un grand nombre de livres sur l’art assyrien. Les grands panneaux de la chasse aux lions d’Assurbanipal, eux, montent à 1,60 mètre. Le fragment porte des traces de scie modernes sur ses deux côtés, et quelqu’un l’a serti, sans doute au XIXᵉ siècle, dans un cadre plaqué de noyer. Une photographie de la maison Mansell, diffusée pendant des décennies, a entretenu sa renommée alors que l’objet lui-même avait disparu, au point qu’un quotidien anglais, l’Express & Star, demandait encore en 1959 si quelqu’un avait vu ce lion. L’original n’a été offert au British Museum qu’en 1992.

La scie a gardé la bête et sacrifié la scène dont elle faisait partie.

Quatre nuits de fouille sur un terrain promis aux Français

Les fouilles du British Museum à Kuyunjik, le grand tell de Ninive, sont confiées en 1853 à Hormuzd Rassam. Né à Mossoul, de l’autre côté du Tigre, il avait secondé Austen Henry Layard en 1847, quand celui-ci perçait l’angle sud-ouest du même tell et y trouvait le palais de Sennachérib. Rassam veut maintenant ouvrir l’angle nord. Le consul britannique de Bag​dad, Henry Rawlinson, en a cédé le droit de fouille aux Français.

En décembre, à court de temps et d’argent, Rassam décide de sonder le terrain de nuit, attend un clair de lune favorable et conduit le 20 décembre une équipe d’ouvriers sûrs sur le tell. Dès la deuxième nuit, un pan de mur en « marbre », le gypse des sculpteurs assyriens, apparaît sur un dallage. Il s’interrompt la nuit suivante au bout de quelques pieds, au milieu d’un dépotoir antique, et Rassam craint de voir arriver les Français ou les autorités ottomanes. Au quatrième soir, il multiplie les tranchées. Un talus de terre s’effondre, un ouvrier crie « Sooar ! », des images, et la lune éclaire un roi barbu sculpté, intact.

D’après son propre récit, la salle mesure cinquante pieds sur quinze, une quinzaine de mètres sur moins de cinq. Un roi y chasse le lion sur toute la longueur des murs, l’arc levé dans son char, la lance pointée au milieu de ses serviteurs, le poignard enfoncé dans le cou d’un fauve. Rassam s’attarde devant une lionne qui, écrit-il, appuyée sur ses pattes de devant, la tête tendue, s’efforce en vain de rassembler ses membres blessés. Le récit de la découverte, tel qu’on le raconte aujourd’hui, ajoute que le sol disparaissait sous des milliers de tablettes d’argile brisées, une part de ce que l’on appellera la bibliothèque d’Assurbanipal, le petit-fils de Sennachérib.

Les fiches du British Museum associent à l’extraction des reliefs, outre Rassam, Rawlinson lui-même, l’archéologue William Kennett Loftus et John George Taylor, et la plupart des dalles entrent dans les collections en 1856. Un fragment prend une autre route. Il appartient à une séquence en trois registres tombée de l’étage dans la salle S, et il montre l’épisode final, le roi debout enfonçant son épée dans un lion dressé face à lui. Le Louvre le conserve sous le numéro AO 19903, une dalle d’albâtre gypseux de 121,5 centimètres sur 131,5, gravée d’une inscription cunéiforme et acquise en mission en 1856 par le diplomate et fouilleur Victor Place, de sorte que la mise à mort finale a gagné Paris avec la mission française que la fouille nocturne de Rassam avait voulu devancer.

Un couloir pour dix-huit lions

La salle C est un passage. Elle reliait la cour centrale du palais Nord à d’autres espaces, et ses reliefs, hauts d’environ 1,60 mètre, déroulent sur un seul registre une chasse menée en char jusqu’à l’agonie des bêtes. Sur l’un des panneaux, haut de 1,52 mètre (BM 124862), des Assyriens grimpent une colline boisée, par peur ou pour mieux voir, et le sommet porte un édifice ou une stèle où l’on distingue, sculptée à son tour, une chasse royale au lion. Plus bas, des gardiens tiennent en laisse de gros chiens au bord de l’espace de chasse, et derrière eux une rangée de soldats aux grands boucliers attend le fauve qui tenterait de s’échapper. Ailleurs (BM 124856), les lions sortent de leurs cages un par un, des cavaliers les rabattent vers le char du roi, et le roi les abat à l’arc ; la fiche du British Museum note, sur ce même panneau, que certaines queues avaient été sculptées trop longues puis raccourcies. Sur le grand mur sud-ouest, le roi apparaît deux fois, dans deux chars qui encadrent un lion dressé, tordu sur lui-même, une flèche dans la face. Chikako Watanabe, de l’université Osaka Gakuin, juge cette composition difficile à comprendre si l’on raisonne en temps et en espace réels. Au total, la grande chasse en char compte dix-huit lions, pour la plupart blessés, mourants ou morts.

Le British Museum compare ces spectacles aux jeux de l’arène romaine. On gardera ici le mot d’arène, faute de mieux, parce qu’il dit un lieu clos et regardé sans préjuger de sa forme. Certains spectateurs du relief portent des outres, et le conservateur Gareth Brereton se demande s’ils ne vendaient pas de l’eau à la foule.

Le nombre dix-huit a retenu l’attention. Elnathan Weissert l’a rapproché en 1997 des dix-huit portes de Ninive, et Julian Reade comme Pauline Albenda ont repris le rapprochement. Les reliefs ne le commentent nulle part, et il reste une hypothèse, mais dans cette lecture la tuerie de la salle C prendrait la valeur d’un acte accompli pour la ville entière, à raison d’un lion par porte de l’enceinte.

« Pendant mon sport princier »

À l’étage du même palais, une autre suite racontait la chasse en trois registres superposés, sur des dalles tombées plus tard dans la salle S. Le British Museum pense qu’elles décoraient l’un des appartements privés du roi. Sur le panneau principal, haut de 1,60 mètre et large de 1,69 (BM 124886), le registre supérieur se lit de droite à gauche. Un petit garçon ou un eunuque soulève la porte d’une cage, protégé lui-même par une cage plus petite, et le lion libéré bondit vers le roi, qui tire, flanqué d’un porte-bouclier. La suite se trouve au Louvre, sur AO 19903, où le roi poignarde le lion dressé face à lui dans la pose du sceau royal assyrien.

Ce sceau montrait un roi tenant d’une main la tête d’un lion dressé et le frappant de son épée de l’autre. Il était surtout gravé sur des cachets, certainement en or, et les fonctionnaires qui l’imprimaient dans l’argile agissaient au nom du roi. Un correspondant d’Assurbanipal lui écrit qu’en voyant le sceau d’or du roi, son seigneur, il a repris vie (SAA 18, 146). Aucun original n’a été retrouvé, et l’on ne connaît le motif que par des empreintes, attestées depuis le règne d’Assurnasirpal II, au IXᵉ siècle.

Au registre du milieu, un cavalier protégé par des lanciers montés en char détourne un lion, et le roi, arrivé par la gauche, l’empoigne par la queue. Sa main droite, hors du champ de ce panneau, levait une masse. La légende gravée au-dessus de la scène, que Jamie Novotny et Joshua Jeffers ont rééditée en 2018 (RINAP 5/1, n° 57), parle à la première personne. « Moi, Assurbanipal, roi du monde, roi d’Assyrie, pendant mon sport princier, j’ai saisi par la queue un lion né dans la steppe et, sur l’ordre de Ninurta et de Nergal, les dieux qui me soutiennent, je lui ai fracassé le crâne avec la masse que je tenais en main. » Sur la pierre, une bonne partie de la queue a été martelée.

Le registre inférieur clôt la séquence. Des porteurs amènent par la gauche les corps des lions, un harpiste joue d’une harpe horizontale à sept cordes, et un brûle-parfum se dresse près d’une table nappée où sont posés un gigot, une mâchoire et peut-être une botte d’oignons. Le roi verse du vin sur quatre lions alignés. Au-dessus, la seconde légende (RINAP 5/1, n° 58) décrit le geste. Assurbanipal, « à qui Aššur et la déesse Mullissu ont accordé une force insigne », a dressé au-dessus des lions qu’il a tués l’arc redoutable d’Ištar, la dame du combat, leur a fait une offrande et a versé sur eux une libation de vin. Une traduction diffusée par le British Museum en 2019 nomme Ištar à la place de Mullissu dans la première proposition ; on suit ici l’édition critique.

Le rite remonte plus haut. Dans la salle du trône du palais Nord-Ouest de Nimrud, un panneau d’Assurnasirpal II, roi de 883 à 859 (BM 124579), montre déjà la mise à mort d’un lion au registre du haut et la libation au registre du bas, et le panneau qui le précède fait de même avec un taureau.

Un roi qui ne menait guère ses armées

Assurbanipal, selon Gareth Brereton, ne conduisit que rarement ses troupes en campagne, si même il le fit jamais. Il régnait pourtant sur un empire en guerre, de la Haute-Égypte, brièvement conquise entre 666 et 662, à l’Élam, dont le roi Teumman est vaincu en 653, et ses palais montraient ces victoires. Sur les murs du palais Nord, le roi qui ne part pas affronte le lion. Le choix est d’autant plus net que, d’après Kiersten Neumann, aucun relief connu de Sargon II, de Sennachérib ou d’Assarhaddon ne montre le roi en train de chasser le lion, alors que leurs inscriptions les comparent volontiers à un lion furieux. Brereton parle d’une tradition ranimée plus de deux cents ans après Assurnasirpal II.

La tradition elle-même est bien plus ancienne. Une stèle de basalte trouvée à Uruk, vers 3200 avant notre ère (Musée d’Irak, IM 23477), montre déjà deux personnages de rang royal, l’un tuant un lion à la lance, l’autre à l’arc. Les textes assyriens décrivent des lions qui encombrent les routes et s’en prennent aux troupeaux dans la plaine, et il revient au roi, berger de son peuple, d’en débarrasser le pays. Assurbanipal raconte ailleurs comment, dans la steppe, des lions furieux, une race sauvage des montagnes, encerclèrent son char et comment il dispersa la meute. Un fragment de prisme enregistré au British Museum sous le numéro 82-5-22,2, publié par Weissert, rapporte une chasse à une troupe de lions près d’Arbèles, et les notices du musée rappellent que le roi se félicitait des pluies abondantes de son règne, qui avaient fait proliférer les fauves.

Le lion sert aussi de miroir au roi. Assurnasirpal II se proclamait lion dans une inscription de Nimrud, et Chikako Watanabe souligne qu’il n’y avait, aux yeux des Assyriens, rien de contradictoire à tuer l’animal auquel on s’identifie ; la relation est ambivalente, et le roi doit inspirer la même crainte que la bête. Elena Cassin, dès 1981, lisait dans ces combats l’affrontement de deux adversaires de même rang.

Pour Kiersten Neumann, ces séquences mettent aussi en valeur l’entourage armé du roi, porte-boucliers, lanciers, cochers chargés de le protéger, dans une cour qu’elle décrit travaillée par l’intrigue. Le public de ces images reste difficile à cerner. Les salles S et S1 appartenaient peut-être aux appartements du roi, comme le pense David Kertai, ce qui restreindrait beaucoup le nombre de regards. Glynnis Maynard a proposé en 2025 une lecture destinée à ce cercle étroit. Certains lions du palais Nord, et d’abord le grand lion tordu entre les deux chars de la salle C, reprendraient la pose d’Anzû, le monstre que le dieu Ninurta abat d’une flèche dans un mythe dont des copies du VIIᵉ siècle ont été trouvées à Ninive, telle que la montraient les sceaux-cylindres de hauts fonctionnaires. Un courtisan lettré pouvait y reconnaître un combat de Ninurta, quand un visiteur de passage y voyait une chasse. Guillaume Sence, en 2014, a proposé de lire l’ensemble des reliefs des palais assyriens comme des portraits de rois, et la salle C se prête à cette lecture mieux que toute autre.

Rire ou pleurer devant la lionne

Rassam fut le premier spectateur moderne à s’émouvoir de la lionne, et la photographie du lion mourant a fait le reste. Les notices du British Museum rappellent qu’on a prêté aux sculpteurs une forme de sympathie pour les victimes du roi plutôt que pour leur commanditaire, puis jugent plus probable que les Assyriens aient été invités à rire devant ces images. Gareth Brereton écrit de même que l’artiste a saisi l’agonie du lion pour signifier le triomphe du roi sur les forces dangereuses et chaotiques que l’animal représentait. L’autre lecture a pourtant des appuis plus solides qu’un attendrissement de visiteur. Chikako Watanabe a décrit en 2002 les lions comme des héros tragiques, liés au roi par une relation affective. Margaux Spruyt a relevé en 2023, sur les 54 lions et les 28 chevaux des salles C, S et S1, un partage strict des expressions. Les visages humains, roi compris, restent lisses, sans âge, figés comme des masques ; les fauves froncent le museau et retroussent les babines, et le cheval du prince, au moment où un lion bondit, écarquille les yeux. L’émotion existe donc dans l’image, mais les sculpteurs l’ont déplacée sur les bêtes. Pour Spruyt, cette maîtrise sert le roi, montré au-dessus de toute passion, et le face-à-face final, où l’homme et le lion debout se regardent presque à la même hauteur, fait d’eux deux visages, deux adversaires égaux, comme le disait Cassin.

Le seul spectateur ancien dont on devine la réaction est un pillard. Quand Ninive tombe, en 612, quelqu’un martèle la queue du lion que le roi empoigne sur le panneau de l’étage, geste que le British Museum juge à la fois moqueur et symbolique, puisque le lion se trouve comme relâché et que la main royale ne tient plus rien. La lecture est probable, sans plus, car aucun indice matériel ne date ce coup de ciseau.

Kiersten Neumann invite aussi à regarder la façon dont nous regardons. Ces dalles étaient peintes de couleurs vives et fixées dans des couloirs et des pièces d’habitation, et nous les voyons nues, détachées de leur architecture, sur le mur d’une galerie ou sur une page blanche. Les notices du British Museum ajoutent, en passant, que l’association du roi et du lion aurait gagné l’Europe occidentale avec les croisades, aux XIIᵉ et XIIIᵉ siècles, quand les lions envahissent les armoiries royales, une autre histoire où les reliefs de Ninive, alors enfouis, n’ont eu aucune part.

Entre la steppe et l’arène

Textes et images ne racontent pas la même chasse. Brigitte Lion et Cécile Michel l’ont montré en 2006 sur l’ensemble des chasses royales néo-assyriennes. Les annales placent le roi seul en scène, dans la nature sauvage, et donnent le compte des bêtes abattues ; les reliefs montrent les techniques, la cour, le sort des animaux, voués à un rituel ou à la consommation, et, pour certains, des parcs royaux. Les légendes d’Assurbanipal mêlent les deux registres, puisque le lion saisi par la queue est dit né dans la steppe alors que le même panneau montre, juste au-dessus, un lion sortant de sa cage. Les éditeurs du RINAP distinguent d’ailleurs, parmi les épigraphes de chasse, une chasse en pleine steppe et une autre organisée aux abords de Ninive.

Sur la réalité de ce qui est figuré, les avis divergent. Elnathan Weissert a soutenu en 1997 que les reliefs racontent une chasse royale précise, tenue dans une arène de Ninive. Gareth Brereton, pour le British Museum, parle d’événements mis en scène dans les parcs de gibier de la ville, devant un public, avec des lions peut-être assez apprivoisés, puisqu’un relief du même palais montre un lion et une lionne paressant dans un jardin. Chikako Watanabe distingue des séquences linéaires, qui suivent un lion de la cage à la mort, et des compositions centrées, qui rassemblent hors du temps plusieurs moments autour du roi ; elle reconnaissait en 2023 qu’on ignore à quel point ces images sont réalistes.

Plusieurs points échappent encore. Le palais aurait été bâti entre 646 et 643, selon Julian Reade, et le British Museum date les reliefs de la salle C de 645 à 635, ceux de l’étage de 645 à 640 ; rien ne dit si la chasse figurée eut lieu une fois, se répéta, ou condense plusieurs battues en une seule image. Le règne a lui-même une fin incertaine, 631 au plus tôt, 627 au plus tard, et les éditeurs des inscriptions notent que la dernière décennie est très pauvre en sources.

Les dix-huit lions de la salle C résument la difficulté. Weissert y voyait à la fois le récit d’une chasse tenue à Ninive et un nombre accordé aux portes de la ville, Watanabe une composition que le temps et l’espace réels n’expliquent pas, avec ce roi dédoublé dans deux chars autour d’un seul lion tordu, et rien sur la pierre ne permet de dire si les sculpteurs ont commémoré une battue qui eut lieu ou fabriqué, à partir de plusieurs, l’image d’un ordre que le roi devait maintenir.

Pour aller plus loin

La chasse aux lions d’Assurbanipal se lit avec la bibliothèque de Ninive, mise au jour dans le même palais, et avec les reliefs de la bataille de Til-Tuba, que le roi fit sculpter dans le palais de son grand-père Sennachérib. Elle rejoint aussi la longue histoire du roi chasseur en Mésopotamie, depuis la stèle de la chasse aux lions d’Uruk, contemporaine du vase de Warka.

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Sources de cet article

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Sources primaires (suite)

  1. Panneau de la salle C, panneau 9, gypse, h. env. 152 cm : colline boisée avec spectateurs, stèle ou édifice orné d’une chasse royale, gardiens et chiens au bord de l’arène – British Museum, BM 124862 (1856,0909,16) [fiche de collection](https://www.britishmuseum.org/collection/object/W_1856-0909-16_8
  2. Panneau de la salle C, panneau 26, gypse, h. 160 cm, l. 124 cm : lions lâchés de leurs cages et abattus par le roi en char, queues raccourcies en cours de sculpture – British Museum, BM 124856 (1856,0909,15) [fiche de collection](https://www.britishmuseum.org/collection/object/W_1856-0909-15_2
  3. Lion mourant, fragment de relief en gypse découpé à l’époque moderne, env. 16,6 × 30,8 cm, 645-640 av. J.-C., palais Nord de Ninive, entré en 1992 – British Museum, 1992,0404,1 [fiche de collection](https://www.britishmuseum.org/collection/object/W_1992-0404-1
  4. Fragment de prisme d’Assurbanipal 82-5-22,2, récit d’une chasse aux lions près d’Arbèles – British Museum ; RINAP 5/1, n° 14 [J. Novotny et J. Jeffers, RINAP 5/1, PDF, Oracc](https://build-oracc.museum.upenn.edu/rinap/downloads/Novotny_Jeffers_RINAP_5_1.pdf
  5. Lettre à Assurbanipal sur le sceau d’or du roi, SAA 18, 146, r. 3 ; stèle de la chasse aux lions d’Uruk, basalte, v. 3200 av. J.-C., Musée d’Irak, IM 23477 ; relief de chasse et de libation d’Assurnasirpal II, salle du trône du palais Nord-Ouest de Nimrud, British Museum, BM 124579 cités d’après [K. Neumann, News & Notes 251, 2022](https://isac.uchicago.edu/publications/news-notes-251-winterspring

Bibliographie

  1. Jamie Novotny et Joshua Jeffers, The Royal Inscriptions of Ashurbanipal (668–631 BC), Aššur-etel-ilāni (630–627 BC), and Sîn-šarra-iškun (626–612 BC), Kings of Assyria, Part 1, Royal Inscriptions of the Neo-Assyrian Period 5/1, Winona Lake, Eisenbrauns, 2018 [Eisenbrauns, version en ligne Oracc](https://build-oracc.museum.upenn.edu/rinap/downloads/Novotny_Jeffers_RINAP_5_1.pdf
  2. Richard D. Barnett, Sculptures from the North Palace of Ashurbanipal at Nineveh (668-627 B.C.), Londres, British Museum Publications, 1976, 75 p. et 78 pl. British Museum Publications
  3. Elnathan Weissert, « Royal Hunt and Royal Triumph in a Prism Fragment of Ashurbanipal (82-5-22,2) », dans Simo Parpola et Robert M. Whiting (dir.), Assyria 1995, Helsinki, The Neo-Assyrian Text Corpus Project, 1997, p. 339-358 [notice KeiBi, université de Tübingen](https://keibi.uni-tuebingen.de/Record/KEI00015931
  4. Chikako E. Watanabe, Animal Symbolism in Mesopotamia. A Contextual Approach, Vienne, Institut für Orientalistik der Universität Wien, 2002, 177 p. cité d’après Spruyt 2023 et Maynard 2025
  5. Chikako E. Watanabe, « Styles of Pictorial Narratives in Assurbanipal’s Reliefs », dans Brian A. Brown et Marian H. Feldman (dir.), Critical Approaches to Ancient Near Eastern Art, Boston et Berlin, De Gruyter, 2014, p. 345-367 cité d’après Maynard 2025
  6. Elena Cassin, « Le roi et le lion », Revue de l’histoire des religions 198 (4), 1981, p. 355-401, DOI [10,3406/rhr.1981,4828]( Revue de l’histoire des religionshttps://doi.org/10.3406/rhr.1981.4828
  7. Brigitte Lion et Cécile Michel, « Les chasses royales néo-assyriennes. Textes et images », dans Isabelle Sidéra, Emmanuelle Vila et Philippe Erikson (dir.), La chasse. Pratiques sociales et symboliques, Paris, De Boccard, 2006, p. 217-233 [HAL-SHS](https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00518278
  8. Margaux Spruyt, « Un visage animal dans les reliefs ninivites d’Assurbanipal (VIIᵉ siècle av. J.-C.) ? Le cas du cheval (Equus caballus Linnaeus, 1758) et du lion (Panthera leo Linnaeus, 1758) », Anthropozoologica 58 (6), 2023, p. 73-84, DOI 10,5252/anthropozoologica2023v58a6 [Publications scientifiques du Muséum national d’Histoire naturelle, PDF](https://sciencepress.mnhn.fr/sites/default/files/articles/hd/anthropozoologica2023v58a6-hd.pdf
  9. Guillaume Sence, Les bas-reliefs des palais assyriens. Portraits de rois du Iᵉʳ millénaire av. J.-C., Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Archéologie et culture », 2014, 161 p. [notice de bibliothèque, ARCE](https://library.arce.org/portal/Record/1235/Description
  10. John Curtis, « The Dying Lion », Iraq 54, 1992, p. 113-117, DOI 10,2307/4200357 [British Institute for the Study of Iraq, Cambridge University Press](https://www.cambridge.org/core/journals/iraq/article/abs/dying-lion/9C93441D20E6E99F5F062FFDD8F3072B
  11. Glynnis Maynard, « The Intervisuality of Anzû in Neo-Assyrian Mythologies of Kingship », Iraq 87, 2025, p. 199-217, DOI 10,1017/irq.2025,10029 [Cambridge University Press, accès libre](https://www.cambridge.org/core/journals/iraq/article/intervisuality-of-anzu-in-neoassyrian-mythologies-of-kingship/E2E54951462079CFA3FF5610D5302CC5
  12. David Kertai, The Architecture of Late Assyrian Royal Palaces, Oxford, Oxford University Press, 2015, DOI [10,1093/acprof:oso/9780198723189 001,0001]( cité d’après Maynard 2025https://dx.doi.org/10.1093/acprof:oso/9780198723189.001.0001
  13. Julian E. Reade, « The Assyrian Royal Hunt », dans Gareth Brereton (dir.), I am Ashurbanipal, King of the World, King of Assyria, Londres, Thames & Hudson et British Museum, 2018, p. 52-79 cité d’après Spruyt 2023
  14. Julian E. Reade, notice « Ninive », Reallexikon der Assyriologie 9 (5-6), Berlin, De Gruyter, 2000 cité d’après Maynard 2025 et Novotny et Jeffers 2018
  15. Pauline Albenda, « Royal Gardens, Parks, and the Architecture Within : Assyrian Views », Journal of the American Oriental Society 138 (1), 2018, p. 105-119, DOI [10,7817/jameroriesoci.138,1.0105]( cité d’après Spruyt 2023https://doi.org/10.7817/jameroriesoci.138.1.0105
  16. Hormuzd Rassam, Asshur and the Land of Nimrod, New York et Cincinnati, 1897 cité d’après Curtis 1992 et Marchant 2020

Sources en ligne

  1. [« Lion hunting : the sport of kings », Gareth Brereton, 4 janvier 2019]( The British Museumhttps://www.britishmuseum.org/blog/lion-hunting-sport-kings
  2. [« Content is King. The Lion-Hunt Reliefs of Assyria », Kiersten Neumann, News & Notes 251, hiver-printemps 2022]( Institute for the Study of Ancient Cultures, université de Chicagohttps://isac.uchicago.edu/publications/news-notes-251-winterspring
  3. [« Kings », Jarrett A. Lobell, dans « When Lions Were King », septembre-octobre 2023]( Archaeology Magazine, Archaeological Institute of Americahttps://archaeology.org/issues/september-october-2023/collection/kings/when-lions-were-king/
  4. [« Obsession and Desire in an Ancient Assyrian Library », Jo Marchant, 2 septembre 2020]( Literary Hub, extrait de The Human Cosmos (Dutton)https://lithub.com/obsession-and-desire-in-an-ancient-assyrian-library/
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