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L’aqueduc de Jerwan et les canaux de Ninive : l’hydraulique assyrienne

Découvertes archéologiquesAssyriologie & Mésopotamie18 octobre 2026◈ 27 sources vérifiées
Levi Clancy / Wikimedia Commons
12 min de lecture27 sources vérifiées
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Plus de deux millions de blocs de calcaire, estimait Seton Lloyd en 1935 pour l’aqueduc de Jerwan. Environ 400 000, écrit en 2024 une équipe d’hydrauliciens de Delft et d’archéologues d’Udine. Le premier chiffre repose sur une hypothèse affichée, des blocs d’un peu moins d’un demi-mètre de côté en moyenne, et le second est donné sans le calcul qui le produit. Entre les deux, un facteur cinq, sur l’ouvrage le mieux mesuré du réseau d’eau que Sennachérib fit creuser autour de Ninive au début du VIIᵉ siècle avant notre ère.

Le calcul se refait pourtant en trois lignes avec les mesures que Lloyd publie lui-même. Il décrit des assises de 50 à 60 centimètres de haut. Un bloc plein de 280 mètres sur 22, haut de 9 mètres sur toute sa longueur, cuberait à peu près 55 000 mètres cubes, soit quelque 440 000 cubes de cinquante centimètres, alors que l’aqueduc n’atteint neuf mètres qu’au passage du torrent et s’abaisse vers ses deux extrémités. Le chiffre de 2024 est donc un plafond plausible et celui de 1935 une impossibilité arithmétique, si bien qu’on retiendra ici le plus bas, à titre de simple ordre de grandeur.

« Ces eaux, je les fis passer dessus »

En avril 1932, Thorkild Jacobsen, de l’Oriental Institute de Chicago, travaille à Khorsabad quand un ouvrier, Hussein Ali, de Faddhiliyah, lui parle d’un village des collines où des pierres inscrites servent de murs et de bancs devant les portes. Les histoires de ce genre finissent d’ordinaire sur une fissure prise pour un signe. Celle-ci arrive avec un croquis, et les signes sont cunéiformes. À Jerwan, une grappe d’environ dix-huit maisons de terre s’adosse à un long mur de pierre couvert d’herbe, percé en son milieu par un ruisseau. Jacobsen l’arpente au pas et l’estime à plus de 300 mètres ; mesuré l’année suivante, il en fait un peu plus de 280. Le mukhtar, Ali, explique qu’il s’agit d’une digue, bâtie autrefois par un certain Suliman Titi pour assécher un lac. L’explication avait un auteur récent. Walter Bachmann, venu relever les ruines en 1914 pour la Deutsche Orient-Gesellschaft, y avait vu un barrage destiné à l’irrigation, et Jacobsen soupçonne le mukhtar de tenir l’idée de lui. Il en eut une preuve par l’absurde l’année suivante, quand des villageois lui servirent comme une vieille tradition l’histoire d’un roi brouillé avec son père, parti bâtir une autre ville, et que le dernier maillon de la chaîne, interrogé, répondit la tenir de Jacobsen lui-même, lors de sa première visite. Avant Bachmann, Austen Henry Layard avait pris l’ouvrage pour une chaussée de pierre en 1853, et le visiteur britannique suivant, en 1904, pour une route pavée.

Le jour de la copie, la première inscription lisible affleure au fond d’un trou à moitié plein d’eau, qui sert de fumier au village. Pendant que Jacobsen recopie les signes, des curieux nouent une ficelle à la queue d’un serpent qui dépasse d’un mur voisin, tirent à quatre ou cinq et tombent à la renverse dans le trou avec la bête, longue de plus d’un mètre. Personne ne fut mordu.

Les quatre lignes lisibles parlent de ravins et d’un pont de pierre blanche. Jacobsen et Lloyd reviennent fouiller en mars et en avril 1933, avec un permis de sondage valable quatre semaines. Un médecin installé dans la région, Petros de Baz, leur rapporte alors une légende entendue chez un patient dès l’annonce de la fouille. Un roi promet sa fille à celui qui amènera l’eau jusqu’à Tell Kaif ; le premier prétendant creuse, le second étend près du village des draps de lin blanc qui ressemblent de loin à de l’eau, et le premier meurt de chagrin. Lloyd en tire une idée simple, puisque la légende parle d’eau, le pont porte peut-être un canal, et deux jours plus tard un exemplaire complet de l’inscription sort sur la face nord, où Jacobsen lit, une fois le sel gratté, la phrase qui clôt le texte, « ces eaux, je les fis passer dessus ».

Cinq arches en encorbellement

L’aqueduc mesure plus de 280 mètres de long et 22 de large sans ses contreforts, qui découpent chaque façade en quatorze travées. Il franchit un simple oued. Lloyd relève avec un peu d’ironie que les « ravins profonds » de l’inscription se réduisent ici à un lit de torrent situé moins de sept mètres sous le dallage où coulait l’eau. Au centre, une travée de largeur double portait cinq arches sur six piles en forme de coque, munies de brise-lames. Ces arches sont montées en encorbellement, chaque assise débordant un peu sur la précédente jusqu’à la rencontre des deux côtés, technique qui produit forcément un arc brisé ; pour le sommet, Lloyd restitue une dalle horizontale et cite en parallèle le viaduc nord du palais de Cnossos. La fiche de l’université Columbia le tient pour probablement le plus ancien aqueduc connu, alors que la préface du volume de 1935 se contentait d’écrire qu’aucun ouvrage de ce type ne subsiste ailleurs d’avant l’époque romaine.

Sous le dallage, un lit de béton d’environ 40 centimètres empêchait l’eau de s’infiltrer dans la maçonnerie. Un échantillon envoyé au Building Research Station britannique a livré sa recette probable, une chaux magnésienne obtenue en cuisant un calcaire du même type que celui des blocs, du sable de rivière boueux et des éclats de calcaire en guise d’agrégat. Le dallage était réglé avec soin. Entre deux tronçons conservés à l’est, Lloyd mesure une chute de 80 centimètres sur 64 mètres, tout en avertissant que des tassements, peut-être un séisme, ont faussé les niveaux de l’ensemble.

Ce soin dépasse ce qu’exige un simple écoulement, et Lloyd en tire une hypothèse qu’il présente comme telle. Les blocs, d’un quart de tonne chacun, auraient roulé sur le lit déjà achevé du canal depuis la carrière de Bavian, au départ de l’ouvrage, dont le calcaire est le même. Les graveurs ont laissé une trace plus sûre. Sur des blocs noyés dans la masse, invisibles une fois l’ouvrage monté, un court texte répète « appartenant à Sennachérib, roi du monde, roi d’Assyrie ». Plusieurs exemplaires sont gravés à l’envers, et Jacobsen en déduit que le graveur travaillait couché sur la pierre déjà posée, en oubliant d’inverser le sens de l’écriture. Une seconde inscription, abrégée, couvrait la face supérieure de blocs d’une pile, elle aussi destinée à n’être lue qu’après la ruine.

À l’ouest du torrent, la façade sud présente sur 45 mètres une maçonnerie en gradins, plus irrégulière que le reste. Une brèche s’était ouverte, sous la poussée de l’eau ou lors d’une attaque, et on l’avait colmatée avec des blocs récupérés sur un autre bâtiment. Près de deux cents d’entre eux portent des fragments d’un récit de campagnes militaires où reviennent Mérodach-baladan, roi de Babylone, et la ville d’Elenzi, avec encore des traces de peinture rouge. On ignore de quel édifice ils proviennent, et Jacobsen l’avouait faute du moindre indice ; on ignore aussi la date de la réparation. F. M. Fales et R. Del Fabbro, qui ont réexaminé ces blocs sur place en septembre 2012, proposent des hypothèses de travail sur les deux questions sans prétendre les clore.

La vanne de Khinis s’ouvrit d’elle-même

Jerwan est un tronçon tardif. Vers 703 avant notre ère, Sennachérib fait creuser un premier canal, dit de Kisiri, qui prend l’eau du Khosr et la conduit vers Ninive sur un bēru et demi, chiffre en partie restitué, soit environ 16 kilomètres avec la valeur que Jacobsen retient pour cette unité. Le rapprochement entre le Ḫusur des textes et le Khosr moderne avait été proposé dès 1879 par le Français Henri Pognon. Le prisme de 694 décrit une deuxième étape au mont Musri, faite de sources élargies et de réservoirs dont le tracé échappe presque entièrement au terrain. La quatrième étape, vers 690, est la plus ambitieuse. Une prise sur la rivière Gomel, à la sortie des gorges de Khinis, alimente un canal d’environ 95 kilomètres qui rejoint le Khosr en amont de Ninive. Le long de son cours, les prospections du Land of Nineveh Archaeological Project de l’université d’Udine ont relevé quatre aqueducs plus petits que Jerwan, dont celui du wadi Dar Basta.

À la tête du canal, sur la falaise de Khinis, Sennachérib fait graver le récit de l’ouvrage, l’inscription dite de Bavian, que l’on date de 688. Il y nomme le canal Nār-Sennachérib et affirme l’avoir creusé avec soixante-dix hommes seulement. Le roi savait que le chiffre ferait sourire. Une tablette de Ninive conservée au British Museum, DT 166, dont le texte est en partie restitué d’après des exemplaires parallèles, prend à partie le souverain futur qui se demanderait comment si peu d’hommes ont pu creuser ce canal, et lui jure par le dieu Assur que ce fut le cas. Le serment renseigne sur l’attente du roi, qui se savait difficile à croire, et laisse entière la question des effectifs réels.

Le passage le plus étrange porte sur l’ouverture. Pour ouvrir le canal, le roi envoie un exorciste et un chantre de lamentations, et il offre de la cornaline, du lapis-lazuli, des tortues coulées en argent et en or, des aromates et de l’huile fine à Ea, seigneur des eaux souterraines, ainsi qu’à Enbilulu, inspecteur des canaux, et à Enʾeʾimdu, seigneur des digues. La vanne s’ouvre alors d’elle-même, sans pelle ni bêche, et laisse passer l’eau en abondance ; l’inscription insiste sur le fait qu’aucune main humaine ne l’a ouverte. On peut y voir un rituel réglé d’avance ou une vanne qui a cédé avant l’heure, rattrapée après coup en présage, et l’inscription ne permet ni d’écarter l’une ni de prouver l’autre.

Sur la berge de Faida

À une vingtaine de kilomètres au sud de Dohouk, près de Faida, un canal taillé dans le calcaire de la chaîne de Chiya Daka porte des reliefs sur sa berge orientale. Julian Reade en avait repéré trois en 1972, enfouis sous le remplissage du canal. L’équipe d’Udine en signale six autres en 2012, puis dégage avec la direction des antiquités de Dohouk, en septembre et octobre 2019, dix panneaux d’environ cinq mètres de long sur deux de haut, et les communications ultérieures en comptent treize. Chacun montre un roi assyrien à ses deux extrémités, face aux statues de culte de sept divinités dressées sur leurs animaux, Assur sur un dragon et un lion cornu, son épouse Mullissu sur un trône porté par un lion. La longueur annoncée du canal a grandi au rythme des campagnes, 6,5 puis 7 kilomètres en 2020, 8 en 2021, au moins 10 aujourd’hui.

L’identité du roi divise, parfois les mêmes auteurs. En 2021, John MacGinnis, Daniele Morandi Bonacossi et Jason Ur y voient probablement Sargon II, le père de Sennachérib ; en 2024, l’article d’hydraulique cosigné par Morandi Bonacossi range les canaux de Maltai et de Faida dans la troisième étape du programme de Sennachérib. La fonction est mieux assurée. Selon les fouilleurs, des prises d’eau distribuaient l’eau dans les champs voisins, et les reliefs rappelaient à une population en partie faite de déportés de qui venait cette eau. Encore faut-il compter les prises avec soin, car des sondages menés en 2021 et 2022 ont montré que certaines, repérées sur images satellites le long du cours supérieur, étaient des ravinements récents.

Pourquoi irriguer une plaine où il pleut ?

Jacobsen avait sa réponse en 1935. Il voyait dans le réseau l’œuvre d’un roi épris de parcs, désireux d’entourer Ninive d’une ceinture de vergers, alors que Dur-Sharrukin, la capitale de son père, n’avait qu’un jardin confiné dans un angle de la terrasse du palais. David Oates en 1968, puis Julian Reade en 1978, ont donné à cette intuition une forme plus sèche. Selon eux, les canaux ont peu accru la production agricole des environs, et leur fonction était d’abord idéologique, l’arrosage des jardins royaux en tête. L’argument le plus solide de ce camp tient dans la pluie. L’arrière-pays de Ninive reçoit en moyenne entre 450 et 600 millimètres d’eau par an et reste cultivable sans irrigation même les années sèches, où il en tombe encore 350 à 450. Les textes vont dans le même sens, puisque les inscriptions de Sennachérib, comme le reconnaît Jason Ur lui-même, parlent surtout de jardins, de parcs et de potagers, et plus rarement de champs de grain. Le canal de Kisiri entrait d’ailleurs dans la ville, et des fouilles récentes à Ninive ont retrouvé son point d’entrée, autrefois fermé par une grille de fer aujourd’hui perdue.

L’assyriologue britannique Stephanie Dalley a poussé la thèse des jardins plus loin que personne. Dès 1994, puis dans un livre de 2013, elle place à Ninive les jardins suspendus que les auteurs grecs attribuent à Babylone, en s’appuyant sur la description du palais et de son jardin dans les prismes de Sennachérib, sur un passage consacré à la fonte du bronze qu’elle lit comme la fabrication de vis à eau, des siècles avant Archimède, et sur la confusion fréquente entre les deux villes chez les Grecs. L’hypothèse a pour elle la cohérence des textes et contre elle le terrain, puisque le palais et son jardin sont enfouis sous des occupations plus tardives.

L’autre camp part du sol. Ariel Bagg en 2000, puis Jason Ur en 2005, ont insisté sur la fonction agraire des canaux. Faute de pouvoir fouiller dans les marges kurdes de l’Irak sous le régime baasiste, Ur a travaillé sur les photographies déclassifiées du programme d’espionnage américain CORONA, et il y a repéré des embranchements le long des canaux. Depuis 2012, les prospections d’Udine ont compté seize prises d’eau dans les secteurs de Jerwan et de Mubarak, sept dans le premier et neuf dans le second, toutes ouvertes vers les champs de la plaine de Navkur. En 2024, l’équipe de Delft et d’Udine a modélisé l’écoulement dans les canaux et les rendements d’orge des champs riverains. À Ninive, l’année 1999 n’a reçu que 128 millimètres de pluie, contre 494 en 1980, et dans une année de ce genre seule l’irrigation sauve la récolte. Les auteurs concluent que l’irrigation a très probablement accru les rendements le long des canaux, mais refusent d’en tirer le motif du roi, faute de données assez sûres.

Ces mêmes auteurs admettent qu’un canal peut nourrir des champs et servir la gloire du roi.

Au British Museum, un fragment de panneau de gypse venu du palais nord d’Assurbanipal, petit-fils de Sennachérib, porte le numéro 124939,b. Haut de 132 centimètres et sculpté entre 645 et 635 avant notre ère, il montre au-dessus d’une bande horizontale une colline boisée, peut-être un parc de Ninive selon la notice du musée, que des canaux irriguent à partir d’un aqueduc. Jacobsen signalait déjà en 1935, sur une dalle de ce palais, un aqueduc de blocs de pierre aux arches en encorbellement. Sous la bande, sur le même fragment, trois rangées d’Élamites pressent le pas vers la droite, juste au-dessous des arbres arrosés.

Pour aller plus loin

Le chantier de Jerwan montre le règne de Sennachérib sous un autre jour que le siège de Lachish et le prisme qui le raconte. Il rejoint la question des jardins suspendus de Babylone, et celle de Dur-Sharrukin, la capitale de Sargon II, dont Jacobsen pensait que l’urbanisme avait inspiré les projets de son fils.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Inscription B (« standard ») de l’aqueduc de Jerwan, neuf lignes répétées sur les contreforts et les travées de la face nord, calcaire, in situ Jerwan, province de Ninive ; édition et traduction dans Jacobsen et Lloyd 1935, p. 20-22, pl. XVII-XVIII
  2. Inscription A de l’aqueduc de Jerwan, « appartenant à Sennachérib, roi du monde, roi d’Assyrie », gravée sur des blocs pris dans la maçonnerie, dont plusieurs exemplaires à l’envers Jerwan ; Jacobsen et Lloyd 1935, p. 19, pl. XVII
  3. Inscription D, environ deux cents blocs remployés dans la réparation de la façade sud, récit de campagnes mentionnant Mérodach-baladan et Elenzi, traces de peinture rouge Jerwan ; Jacobsen et Lloyd 1935, p. 23-27, pl. XIX-XXX ; Fales et Del Fabbro 2014
Voir les 24 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Inscription dite de Bavian, falaise de Khinis, canal Nār-Sennachérib, soixante-dix ouvriers, ouverture de la vanne, RINAP 3/2, Sennachérib 223 in situ, Khinis, province de Dohouk ; [édition en ligne, Oracc](https://oracc.museum.upenn.edu/rinap/Q004028
  2. Tablette de Ninive, serment par Assur sur le petit nombre des ouvriers et offrandes pour l’ouverture du canal, RINAP 3/2, Sennachérib 155 British Museum, DT 166 ; [édition en ligne, Oracc](https://oracc.museum.upenn.edu/rinap/rinap3/Q003960
  3. Fragment de panneau mural, gypse, colline boisée irriguée par des canaux issus d’un aqueduc, Élamites au registre inférieur, h. 132,08 cm, palais nord de Ninive, salle H, panneau 9, vers 645-635 avant notre ère British Museum, 124939,b (1856,0909,36)

Bibliographie

  1. Thorkild Jacobsen et Seton Lloyd, *Sennacherib’s Aqueduct at Jerwan*, Oriental Institute Publications 24, Chicago, University of Chicago Press, 1935, xii + 52 p., 36 pl. ; [notice et PDF]( University of Chicago Presshttps://isac.uchicago.edu/publications/sennacheribs-aqueduct-jerwan
  2. Austen Henry Layard, *Discoveries in the Ruins of Nineveh and Babylon*, Londres, John Murray, 1853, p. 216 John Murray
  3. Walter Bachmann, *Felsreliefs in Assyrien. Bawian, Maltai und Gundük*, Wissenschaftliche Veröffentlichungen der Deutschen Orient-Gesellschaft 52, Leipzig, J. C. Hinrichs, 1927 Deutsche Orient-Gesellschaft
  4. Henri Pognon, *L’inscription de Bavian*, Paris, 1879 (identification du Ḫusur avec le Khosr, cité d’après Jacobsen et Lloyd 1935, p. 33, n. 10) Paris
  5. David Oates, *Studies in the Ancient History of Northern Iraq*, Oxford, Oxford University Press, 1968 Oxford University Press
  6. Julian E. Reade, « Studies in Assyrian Geography, Part I : Sennacherib and the Waters of Nineveh », *Revue d’assyriologie et d’archéologie orientale* 72, 1978, p. 47-72 et 157-180 Revue d’assyriologie et d’archéologie orientale
  7. Ariel M. Bagg, *Assyrische Wasserbauten. Landwirtschaftliche Wasserbauten im Kernland Assyriens zwischen der 2. Hälfte des 2. und der 1. Hälfte des 1. Jahrtausends v. Chr.*, Baghdader Forschungen 24, Mayence, Philipp von Zabern, 2000 Philipp von Zabern
  8. Jason Ur, « Sennacherib’s Northern Assyrian Canals : New Insights from Satellite Imagery and Aerial Photography », *Iraq* 67, 2005, p. 317-345, DOI [10,1017/S0021088900001418]( British Institute for the Study of Iraqhttps://doi.org/10.1017/S0021088900001418
  9. Stephanie Dalley, « Nineveh, Babylon and the Hanging Gardens : Cuneiform and Classical Sources Reconciled », *Iraq* 56, 1994, p. 45-58, DOI [10,2307/4200384]( British Institute for the Study of Iraqhttps://doi.org/10.2307/4200384
  10. Stephanie Dalley, *The Mystery of the Hanging Garden of Babylon. An Elusive World Wonder Traced*, Oxford, Oxford University Press, 2013 Oxford University Press
  11. A. Kirk Grayson et Jamie Novotny, *The Royal Inscriptions of Sennacherib, King of Assyria (704-681 BC), Part 2*, Royal Inscriptions of the Neo-Assyrian Period 3/2, Winona Lake, Eisenbrauns, 2014 Eisenbrauns
  12. F. M. Fales et R. Del Fabbro, « Back to Sennacherib’s Aqueduct at Jerwan : A Reassessment of the Textual Evidence », *Iraq* 76, 2014, p. 65-98, DOI [10,1017/irq.2014,8]( British Institute for the Study of Iraqhttps://doi.org/10.1017/irq.2014.8
  13. Daniele Morandi Bonacossi, « Water for Nineveh. The Nineveh Irrigation System in the Regional Context of the « Assyrian Triangle » : A First Geoarchaeological Assessment », dans Hartmut Kühne (dir.), *Water for Assyria*, Studia Chaburensia 7, Wiesbaden, Harrassowitz, 2018, p. 77-116, DOI [10,2307/j.ctvcm4fg3,4]( Harrassowitzhttps://doi.org/10.2307/j.ctvcm4fg3.4
  14. Daniele Morandi Bonacossi et Hasan Ahmed Qasim, « Irrigation and Landscape Commemoration in Northern Assyria. The Assyrian Canal and Rock Reliefs in Faida (Kurdistan Region of Iraq). Preliminary Report on the 2019 Field Season », *Iraq* 84, 2022, p. 43-81, DOI [10,1017/irq.2022,10]( British Institute for the Study of Iraqhttps://doi.org/10.1017/irq.2022.10
  15. A. Stampoultzidis, D. Morandi Bonacossi, H. Reculeau, A. Savioli, R. R. P. van Nooijen et M. W. Ertsen, « The Fluidity of Empire : Hydraulics of Neo-Assyrian Canal Systems in Relation to their Possible Uses », *Water History* 16 (2), 2024, p. 165-185, DOI [10,1007/s12685-024-00348-3]( Springerhttps://doi.org/10.1007/s12685-024-00348-3

Sources en ligne

  1. [« Divine Channels : Rediscovering the Canal Networks of the Assyrian Empire »]( John MacGinnis, Daniele Morandi Bonacossi et Jason Ur, vol. 9,10, octobre 2021 The Ancient Near East Today (ASOR)https://anetoday.org/assyrian-empire-canal-networks/
  2. [« Jerwan Aqueduct »]( fiche de site Mapping Mesopotamian Monuments, Columbia Universityhttps://mcid.mcah.columbia.edu/mapping-mesopotamian-monuments/jerwan-aqueduct
  3. [« wall panel ; relief », 124939,b]( fiche de collection The British Museumhttps://www.britishmuseum.org/collection/object/W_1856-0909-36
  4. [« Les jardins suspendus de Babylone se trouvaient à … Ninive ! »]( Cécile Michel, Brèves mésopotamiennes, 30 janvier 2018 CNRS Le Journalhttps://lejournal.cnrs.fr/nos-blogs/breves-mesopotamiennes-en-construction/les-jardins-suspendus-de-babylone-se-trouvaient-a
  5. [« Italian and Kurdish Archaeologists on the trail of the Assyrian Empire »]( communiqué sur les reliefs de Faida Università degli Studi di Udinehttps://qui.uniud.it/ricerca-e-innovazione/italian-and-kurdish-archaeologists-on-the-trail-of-the-assyrian-empire
  6. [« The Endangered Archaeological Site of Faida »]( 6 octobre 2020 EAMENA, Endangered Archaeology in the Middle East and North Africahttps://eamena.org/node/1299106
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