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David et Salomon : rois d’un grand royaume ou chefs de clans ?

Bukvoed / Wikimedia Commons
8 min de lecture31 sources vérifiées
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Sur le mur sud de la porte des Bubastides, à Karnak, le pharaon Sheshonq Iᵉʳ a fait graver la liste des localités atteintes par sa campagne au Levant. Megiddo y figure, Taanak aussi, Sichem, et une longue file de toponymes du Néguev. Jérusalem, non. Le premier livre des Rois affirme pourtant que le pharaon Shishaq est monté contre Jérusalem la cinquième année de Roboam, fils de Salomon, et qu’il a emporté les trésors du Temple. Le monument égyptien qui célèbre l’expédition ignore la ville.

Bytdwd, sept lettres sans séparateur

En juillet 1993, sur le tell de Dan, à l’extrême nord d’Israël, un fragment de basalte noir apparaît dans un mur en remploi. Deux autres suivent l’année d’après. Le texte, en araméen ancien, est la vantardise d’un roi vainqueur, très probablement Hazaël de Damas, qui déclare avoir tué un roi d’Israël et un roi de la « maison de David ». Avraham Biran et Joseph Naveh publient les fragments en 1993 puis en 1995. C’est la plus ancienne mention connue de David hors de la Bible, et elle appartient au IXᵉ siècle avant notre ère.

L’objection est venue vite. Le groupe bytdwd n’est pas coupé par le point séparateur employé partout ailleurs dans l’inscription, ce qui a conduit des chercheurs de Copenhague et de Sheffield à y voir un toponyme ou le nom d’un sanctuaire. L’argument n’a pas tenu : la formule « maison de X » est le tour ordinaire des inscriptions royales ouest-sémitiques et assyriennes pour désigner une lignée régnante, et le texte oppose bien deux royaumes voisins. En 2024, Michael Langlois a repris l’ensemble à l’imagerie par transformation de réflectance et conclu que les fragments A et B portent deux écritures différentes et ont été mal recollés. Sa démonstration défait l’agencement du monument, pas la lecture, qui repose sur le seul fragment A.

La deuxième pierre est plus incertaine. À la ligne 31 de la stèle de Mésha, au Louvre sous le numéro AO 5066, André Lemaire proposait en 1994 de restituer bt[d]wd. Israel Finkelstein, Nadav Naaman et Thomas Römer ont réexaminé en 2019 l’estampage fait avant que la pierre ne soit brisée, et lu là un nom de trois consonnes commençant par un beth : Balaq, le roi moabite du récit de Balaam. Michael Langlois a soutenu la même année la restitution de Lemaire, que Matthieu Richelle a défendue en 2021. Le dossier reste ouvert, et il porte lui aussi sur le IXᵉ siècle.

Une salle du trône au centre du récit

Ce que les textes disent de Salomon relève d’un autre régime de preuve. Le bloc de 1 Rois 2-11 est un assemblage. Emanuelle Pastore, présentant l’état de la question au Collège de France en avril 2026, y distingue quatre étapes de rédaction, échelonnées du VIIᵉ au IVᵉ siècle. Une première mise par écrit à l’époque néo-assyrienne, où Salomon apparaît en roi bâtisseur et commerçant à la manière des souverains de Ninive. Une édition deutéronomiste après la chute de Jérusalem, qui subordonne la sagesse royale à l’observance de la Loi. Puis, sous domination perse, l’insertion du jugement des deux prostituées et de la visite de la reine de Saba, deux récits merveilleux étrangers au style du reste.

Un détail de construction trahit le procédé. Au centre exact de la description du palais, en 1 Rois 7,7, se trouve la salle où le roi rend la justice, et non le Temple. Le récit du sanctuaire suit de si près les inscriptions de fondation assyriennes que Thomas Römer se demande s’il décrit un édifice neuf ou la rénovation d’un lieu de culte déjà là. Le personnage est probablement historique. Son récit, en très grande partie, ne l’est pas.

Jérusalem sous cent trois datations

En 2005, Eilat Mazar dégage au sommet de la cité de David des murs en gros blocs bruts qu’elle appelle Large Stone Structure, date des environs de l’an 1000 et identifie comme le palais de David. Deux ans plus tard, Israel Finkelstein, Zeev Herzog, Lily Singer-Avitz et David Ussishkin répondent dans la revue Tel Aviv : rien n’oblige à voir là un bâtiment unique, la céramique invoquée vient de remblais et non de sols en place, et certains éléments descendent jusqu’à l’époque hellénistique. La fouilleuse n’a jamais cédé sur la datation.

En avril 2024, une équipe conduite par Johanna Regev et Elisabetta Boaretto a publié 103 datations au carbone 14 prélevées dans cinq secteurs de la cité de David, pour les deux tiers sur des graines carbonisées. Dix-huit tombent entre le XIIᵉ et le Xᵉ siècle. La conclusion des auteurs est mesurée : l’occupation était étendue, et son caractère demeure indéterminé, parce que ces contextes livrent rarement la céramique qui permettrait de la qualifier. L’extension de la ville vers l’ouest, en revanche, est datée du IXᵉ siècle, avec le bâtiment monumental 100 du parking Givati, construit entre 900 et 850.

Un habitat étendu ne fait pas une capitale. Une capitale dont le palais n’a pas été fouillé n’est pas non plus une capitale réfutée. Tout le débat tient dans cet intervalle.

Sept cents mètres de muraille au-dessus de la vallée d’Élah

À une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Jérusalem, une colline domine la vallée d’Élah. Khirbet Qeiyafa y occupe 2,3 hectares ceints d’environ 700 mètres de muraille à casemates, montée avec des blocs de plusieurs tonnes. Deux portes, cas unique pour l’âge du Fer dans la région. Un ostracon de 15 sur 16,5 centimètres portant cinq lignes en alphabet cananéen. Une jarre incisée avant cuisson au nom d’Ishbaal fils de Beda. Yosef Garfinkel y voit une ville judéenne des années 1020-980, donc du temps de David, et l’objection la plus nette à l’idée d’une Juda sans État avant le VIIIᵉ siècle.

Israel Finkelstein et Eli Piasetzky ont attaqué le calcul plutôt que le site. Faire la moyenne de quatre mesures suppose qu’elles datent un même événement, alors qu’elles datent la durée de vie d’une occupation. En reprenant les cinq mesures disponibles, ils obtiennent un début vers 1050 et une fin quelque part dans le Xᵉ siècle, au plus tard 915. L’écart entre les deux camps se compte donc en décennies, et l’appartenance politique du site, philistine, cananéenne ou judéenne, se discute encore séparément.

Le carbone 14 a tranché ailleurs, et pas dans le sens attendu. À Tel Gezer, une équipe conduite par Lyndelle Webster a publié en 2023 trente-cinq datations prises sur une séquence stratigraphique continue. Le niveau 8, celui de la porte à six chambres, du mur à casemates et du bâtiment administratif de 19 mètres sur 12, commence entre 998 et 957 et s’achève entre 969 et 940. Le IXᵉ siècle est exclu, et avec lui l’attribution du niveau aux Omrides du royaume du Nord. Les auteurs ajoutent aussitôt leur réserve : la distribution des portes à six chambres montre que ce plan n’appartient ni à un royaume ni à un moment uniques. La chronologie autorise Salomon. Elle ne le désigne pas.

Deux mille kilomètres carrés de scories sans une seule ville

L’argument le plus lourd contre la position minimaliste vient de l’Arabah. Dans la vallée de Timna, Erez Ben-Yosef fouille des amas de scories dont les datations placent l’apogée de la production de cuivre au Xᵉ siècle. En 2019, avec Thomas Levy et leur équipe, il a montré que les protocoles de fusion se standardisent brutalement dans la seconde moitié de ce siècle, sur quelque 2 000 kilomètres carrés qui vont de Faynan en Jordanie jusqu’à Timna. Une industrie de cette ampleur suppose une autorité. Le sol ne livre presque aucune architecture, et pas de ville.

Il en tire la même année une thèse de méthode, publiée dans Vetus Testamentum : l’archéologie biblique souffre d’un biais architectural, parce qu’elle mesure la complexité politique à la pierre bâtie et rend invisibles les pouvoirs qui vivaient sous la tente. Si un royaume édomite a pu contrôler ce réseau minier sans laisser de palais, l’absence de palais à Jérusalem au Xᵉ siècle ne prouve rien. La réciproque vaut aussi : Ben-Yosef retire un argument aux uns, il n’en fournit pas aux autres.

Juda, Benjamin et Éphraïm autour d’un même dieu

Thomas Römer écrit, dans le résumé de son cours au Collège de France, que l’idée d’un grand royaume uni sous David et Salomon relève de l’imagination des auteurs bibliques. Il ajoute aussitôt une contrainte que personne n’a levée : il faut bien expliquer pourquoi Israël au nord et Juda au sud ont vénéré le même dieu national. Il faut donc, écrit-il, imaginer une réalité où Juda, Benjamin et Éphraïm se sont trouvés unis autour d’un roi et d’un dieu tutélaire.

Omer Sergi défend une reconstruction voisine : deux royaumes formés séparément et lentement, une maison de David montée en puissance depuis Jérusalem, une idéologie panisraélite qui projette l’unité en arrière. Israel Finkelstein et Neil Asher Silberman, qui font du David historique le chef de bande d’une petite localité, situent cette projection après la chute de Samarie en 722. Avraham Faust tire dans le sens opposé. À Tel Eton, dans la Shéphélah, la grande maison dite du gouverneur, bâtie en pierres de taille, a livré dans son dépôt de fondation des datations du Xᵉ siècle. Il impute l’absence habituelle de telles preuves à ce qu’il nomme l’effet de la vieille maison : une demeure d’élite balayée pendant trois siècles ne laisse rien entre sa construction et sa destruction.

Reste un fait de documentation, que les deux camps admettent. Le plus ancien texte connu qui nomme la maison de David tient sur des éclats de basalte noir ramassés à l’extrême nord du pays, et il a été gravé en araméen par un roi qui se vante d’avoir tué un membre de cette maison. La première ligne où le nom dynastique de Jérusalem apparaît n’a pas été écrite à Jérusalem.

Pour aller plus loin

Le dossier croise la stèle de Mésha, dont les trente-quatre lignes moabites racontent la révolte contre Israël du côté de l’adversaire, et la campagne de Sheshonq Iᵉʳ, seul repère chronologique extérieur pour le Levant du Xᵉ siècle. Il touche aussi à l’alphabet ouest-sémitique, dont l’ostracon de Khirbet Qeiyafa est l’un des plus longs témoins anciens.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Stèle de Tel Dan, basalte noir, fragments A et B, inscription araméenne, IXᵉ siècle avant notre ère Autorité des antiquités d’Israël, 1993-3162 et 1996-125
  2. Stèle de Mésha, basalte, 34 lignes en moabite, Dhiban, IXᵉ siècle avant notre ère, KAI 181 Musée du Louvre, AO 5066, avec l’estampage AO 5019
  3. Liste topographique de Sheshonq Iᵉʳ, porte des Bubastides, temple d’Amon-Rê Karnak
Voir les 28 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Ostracon de Khirbet Qeiyafa, tesson trapézoïdal de 15 × 16,5 cm, cinq lignes en alphabet cananéen, aire B, campagne de 2008 Université hébraïque de Jérusalem et Autorité des antiquités d’Israël
  2. Jarre au nom d’Ishbaal fils de Beda, inscription incisée avant cuisson, Khirbet Qeiyafa, campagne de 2012
  3. Premier livre des Rois, 7,7 ; 9,15 ; 14,25-26 texte massorétique

Bibliographie

  1. Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman, *Les rois sacrés de la Bible. À la recherche de David et Salomon*, traduit par Patrice Ghirardi, Paris, 2006, 322 p. Bayard
  2. Avraham Biran et Joseph Naveh, « An Aramaic Stele Fragment from Tel Dan », *Israel Exploration Journal* 43 (2-3), 1993, p. 81-98 Israel Exploration Society
  3. Avraham Biran et Joseph Naveh, « The Tel Dan Inscription : A New Fragment », *Israel Exploration Journal* 45 (1), 1995, p. 1-18 Israel Exploration Society
  4. Michael Langlois, « The Tel Dan Inscription after 30 Years : A Fresh Look », *Israel Exploration Journal* 74 (2), 2024, p. 59-79 Israel Exploration Society
  5. Michael Langlois, « The Kings, the City and the House of David on the Mesha Stele in Light of New Imaging Techniques », *Semitica* 61, 2019, p. 23-47 Peeters
  6. André Lemaire, « ‘House of David’ Restored in Moabite Inscription », *Biblical Archaeology Review* 20 (3), 1994, p. 30-37 Biblical Archaeology Society
  7. Matthieu Richelle, « A Re-Examination of the Reading BT DWD (‘House of David’) on the Mesha Stele », *Eretz-Israel* 34 (volume Ada Yardeni), Jérusalem, 2021, p. 152\*-159\* Israel Exploration Society
  8. Israel Finkelstein, Nadav Naaman et Thomas Römer, « Restoring Line 31 in the Mesha Stele : The ‘House of David’ or Biblical Balak ? », *Tel Aviv* 46 (1), 2019, p. 3-11, DOI 10,1080/03344355,2019,1586378 Institute of Archaeology, Tel Aviv Universityhttps://doi.org/10.1080/03344355.2019.1586378
  9. Israel Finkelstein, « The Campaign of Shoshenq I to Palestine : A Guide to the 10th Century BCE Polity », *Zeitschrift des Deutschen Palästina-Vereins* 118, 2002, p. 109-135 Deutscher Verein zur Erforschung Palästinas
  10. Israel Finkelstein, Lily Singer-Avitz, Zeev Herzog et David Ussishkin, « Has King David’s Palace in Jerusalem been Found ? », *Tel Aviv* 34 (2), 2007, p. 142-164, DOI 10,1179/tav.2007,2007,2.142 Institute of Archaeology, Tel Aviv Universityhttps://doi.org/10.1179/tav.2007.2007.2.142
  11. Johanna Regev, Yuval Gadot, Joe Uziel et alii, « Radiocarbon chronology of Iron Age Jerusalem reveals calibration offsets and architectural developments », *Proceedings of the National Academy of Sciences* 121 (19), 2024, e2321024121, DOI 10,1073/pnas.2321024121 National Academy of Scienceshttps://doi.org/10.1073/pnas.2321024121
  12. Yuval Gadot, Efrat Bocher, Liora Freud et Yiftah Shalev, « An Early Iron Age Moat in Jerusalem between the Ophel and the Southeastern Ridge/City of David », *Tel Aviv* 50 (2), 2023, DOI 10,1080/03344355,2023,2246811 Institute of Archaeology, Tel Aviv Universityhttps://doi.org/10.1080/03344355.2023.2246811
  13. Israel Finkelstein et Eli Piasetzky, « Khirbet Qeiyafa : Absolute Chronology », *Tel Aviv* 37 (1), 2010, p. 84-88, DOI 10,1179/033443510X12632070179621 Institute of Archaeology, Tel Aviv Universityhttps://doi.org/10.1179/033443510X12632070179621
  14. Yosef Garfinkel, Katharina Streit, Saar Ganor et Michael G. Hasel, « State Formation in Ancient Judah : Biblical Tradition, Modern Historical Theories, and Radiometric Dates at Khirbet Qeiyafa », *Radiocarbon* 54 (3-4), 2012, p. 359-369 Cambridge University Press
  15. Lyndelle C. Webster, Samuel R. Wolff, Steven M. Ortiz et alii, « The chronology of Gezer from the end of the late bronze age to iron age II : A meeting point for radiocarbon, archaeology egyptology and the Bible », *PLOS ONE* 18 (11), 2023, e0293119, DOI 10,1371/journal.pone.0293119 Public Library of Sciencehttps://doi.org/10.1371/journal.pone.0293119
  16. Avraham Faust et Yair Sapir, « The ‘Governor’s Residency’ at Tel ’Eton, the United Monarchy, and the Impact of the ‘Old House Effect’ on Large-Scale Archaeological Reconstructions », *Radiocarbon* 60 (3), 2018, p. 801-820 Cambridge University Press
  17. Erez Ben-Yosef, « The Architectural Bias in Current Biblical Archaeology », *Vetus Testamentum* 69 (3), 2019, p. 361-387, DOI 10,1163/15685330-12341370 Brillhttps://doi.org/10.1163/15685330-12341370
  18. Erez Ben-Yosef, Brady Liss, Omri Yagel, Ofir Tirosh, Mohammad Najjar et Thomas E. Levy, « Ancient technology and punctuated change : Detecting the emergence of the Edomite Kingdom in the Southern Levant », *PLOS ONE* 14 (9), 2019, e0221967, DOI 10,1371/journal.pone.0221967 Public Library of Sciencehttps://doi.org/10.1371/journal.pone.0221967
  19. Omer Sergi, *The Two Houses of Israel. State Formation and the Origins of Pan-Israelite Identity*, Ancient Israel and Its Literature 33, Atlanta, 2023 SBL Press

Sources en ligne

  1. « Saül, David, Salomon : figures mythiques ou historiques ? La mise par écrit des livres de Samuel et des Rois », cours de Thomas Römer du 12 février 2026 Collège de Francehttps://www.college-de-france.fr/fr/agenda/cours/les-origines-de-la-monarchie-israelite-saul-david-et-salomon/saul-david-salomon-figures-mythiques-ou-historiques-la-mise-par-ecrit-des-livres-de-samuel-et-des
  2. « Le roi Salomon. Un état de la question sur les textes et leur histoire », séminaire d’Emanuelle Pastore du 2 avril 2026 Collège de Francehttps://www.college-de-france.fr/fr/agenda/seminaire/legitimations-et-contestations-du-pouvoir-politique-dans-la-bible-hebraique-et-le-proche-orient/le-roi-salomon-un-etat-de-la-question-sur-les-textes-et-leur-histoire
  3. « Milieux bibliques », résumé du cours et des travaux de Thomas Römer Annuaire du Collège de Francehttps://college-de-france.hal.science/hal-05457369
  4. « Stèle de Mesha », notice de l’œuvre AO 5066 Musée du Louvre, site des collectionshttps://collections.louvre.fr/ark:/53355/cl010120339
  5. « The chronology of Gezer from the end of the late bronze age to iron age II » PLOS ONEhttps://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0293119
  6. « Khirbet Qeiyafa », site de l’expédition archéologique Université hébraïque de Jérusalemhttps://khirbet-qeiyafa.huji.ac.il/
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