La stèle de Mésha : la Bible vue de Moab, cinq lettres en litige

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Trente-quatre lignes gravées dans le basalte. Cinq lettres. Le premier chiffre est celui de la stèle de Mésha, roi de Moab, dressée au IXᵉ siècle avant notre ère et conservée au Louvre sous le numéro AO 5066. Le second est celui d’une séquence détruite, à la fin de la ligne 31, sur laquelle les spécialistes se divisent depuis trente ans. Entre les deux, un texte qui raconte depuis Moab une guerre que la Bible raconte aussi.

Chauffée, puis arrosée d’eau froide

Ce sont des habitants de Dhiban qui signalent la pierre à des voyageurs européens en août 1868. Personne ne relève sa position exacte sur le site : la stèle n’a jamais été dégagée par une fouille, et son contexte archéologique est perdu avant même d’avoir existé.

La nouvelle déclenche une course entre consulats. Clermont-Ganneau envoie à Dhiban Yaqoub Karakava, qu’il a formé à l’estampage, et le papier est pris sur la pierre encore intacte en 1869. La même année, elle est détruite. Les récits transmis depuis rapportent qu’elle a été chauffée puis arrosée d’eau froide, en réaction aux pressions ottomanes relayées par le pacha de Naplouse, et que les morceaux ont été dispersés. Clermont-Ganneau d’un côté, le capitaine britannique Charles Warren de l’autre, en rachètent séparément environ les deux tiers.

L’État français acquiert l’ensemble en 1873. Ce que le Louvre conserve n’est pas un objet mais un dossier : la stèle recollée et complétée au plâtre teinté (AO 5066), un fragment isolé (AO 2142), un lot de vingt fragments dont la place n’a jamais été retrouvée (AO 5060), l’estampage de 1869 que la notice du musée qualifie elle-même d’incomplet (AO 5019), et une copie (AO 5020). La stèle est visible salle 303, aile Sully, et René Dussaud en a publié la description en 1912 dans le catalogue du musée. Clermont-Ganneau, lui, fait paraître dès 1870 ses lettres au comte de Vogüé sur « la stèle de Dhiban » ; l’affaire le mènera à la chaire d’épigraphie et antiquités sémitiques du Collège de France, de 1890 à 1923.

Une réserve sur la date. Le Louvre situe le règne de Mésha vers 830-805 et la gravure peu après 842 ; la plupart des publications récentes retiennent les alentours de 840. L’écart compte dès qu’on veut synchroniser la stèle et les rois d’Israël, et aucune des deux fourchettes ne repose sur autre chose qu’un raisonnement historique.

Trente-quatre lignes pour un soulèvement

Le texte s’ouvre à la première personne. Mésha, fils de Kemosh-yat, roi de Moab, le Dibonite. Son père a régné trente ans. Lui a construit pour Kemosh un haut lieu, un bmt, à Qarhoh, parce que le dieu l’a sauvé de tous les rois.

Suit une chronologie. Kemosh était en colère contre son pays, alors Omri, roi d’Israël, a opprimé Moab ; il a pris le pays de Madaba et y a résidé, lui et son fils, quarante ans. Mésha reprend Ataroth, où les gens de Gad demeuraient depuis longtemps et que le roi d’Israël avait bâtie pour eux. Il tue toute la population, emporte devant Kemosh un objet ou un homme désigné par la séquence ʾrʾl dwdh, puis installe sur place des Sharonites et des Maharites. Nebo est attaquée de nuit, l’assaut dure de l’aube à midi, sept mille personnes sont tuées, la ville est vouée par anathème à Ashtar-Kemosh. Vient le programme de travaux : murailles, portes, tours, maison du roi, réservoir, et une tranchée creusée par des prisonniers israélites. Jacques Briend et Marie-Joseph Seux en ont donné une traduction française annotée en 1977.

Aucun de ces chiffres n’est un compte. Quarante ans, sept mille morts, trente ans de règne paternel : la rhétorique royale du Proche-Orient ancien fonctionne à ces nombres ronds, et une inscription de victoire ne dit jamais les défaites. Le document renseigne d’abord sur ce que Mésha voulait faire savoir.

Le détail, lui, résiste. La séquence ʾrʾl dwdh n’a pas reçu de solution admise par tous ; Mario Tafferner a proposé en 2024, par comparaison avec une inscription sabéenne, d’y voir la déportation d’un être humain présenté comme israélite. À la ligne 12, le mot qui suit « la ville » se lit ryt ou hyt selon les auteurs, ce qui change le sens du passage : Aaron Schade a défendu la première lecture en 2017, André Lemaire puis Michael Langlois la seconde. Sur un texte de cette importance, l’instabilité porte donc aussi sur des lignes que personne ne cite.

Le même soulèvement raconté deux fois

Le deuxième livre des Rois, au chapitre 3, connaît ce roi. Mésha y est éleveur, il livre au roi d’Israël cent mille agneaux et la laine de cent mille béliers, et il se révolte à la mort d’Achab. Joram d’Israël, Josaphat de Juda et le roi d’Édom marchent contre Moab, détruisent les villes, bouchent les sources, abattent les arbres, et butent sur Qir-Haréseth. Mésha tente une sortie de sept cents hommes, échoue, puis sacrifie son fils aîné sur la muraille. Une grande colère tombe sur Israël, et la coalition rentre chez elle.

Les deux textes ne se contredisent pas frontalement. La Bible admet l’échec devant la capitale, la stèle ne dit rien d’une incursion israélite, et chacun tait ce qui le gêne. Le point de friction est chronologique : le livre des Rois place la révolte après la mort d’Achab, la stèle sous le fils d’Omri. Or le mot moabite couvre aussi bien le fils que le descendant, et l’adversaire de Mésha peut être Achab comme son petit-fils Joram. La question n’est pas tranchée.

Un autel de cinquante centimètres à Ataroth

Le site d’Ataroth est identifié à Khirbat Ataruz, à 24 kilomètres au sud-ouest de Madaba, où Chang-Ho Ji fouille depuis 2000. En 2010, dans une petite salle cultuelle, l’équipe met au jour un autel cylindrique en pierre, l’objet AA10-102, haut d’environ 50 centimètres pour 18,5 de diamètre, portant sept lignes réparties en deux inscriptions perpendiculaires l’une à l’autre.

Adam Bean, Christopher Rollston, Kyle McCarter et Stefan Wimmer les ont publiées dans Levant en 2018. La langue est moabite, l’écriture aussi, et c’est là l’intérêt : la stèle de Mésha, plus ancienne d’une génération ou deux, emploie encore l’alphabet hébreu ancien, quand l’autel porte une écriture moabite distincte. Les nombres, eux, sont en chiffres hiératiques égyptiens. La première inscription comptabilise dix sicles de bronze et pourrait mentionner un butin ; la seconde évoque « la ville dévastée », des étrangers dispersés, et une séquence dont les lettres se lisent clairement mais dont l’interprétation par « Hébreux » n’est qu’une possibilité parmi d’autres.

Ce que le sol confirme est précis, et limité. Un sanctuaire moabite, avec un objet inscrit en moabite, dans les décennies qui suivent la conquête, sur le site même que Mésha dit avoir pris puis repeuplé : la revendication d’une occupation durable tient. Le nombre de morts, la date exacte, le déroulement de la campagne, rien de cela n’est confirmé. Israel Finkelstein et Oded Lipschits ont par ailleurs relevé à Ataroth et à Yahaz une architecture de type omride, ce qui donne un appui matériel à la phrase de Mésha sur le roi d’Israël bâtisseur.

Cinq lettres à la fin de la ligne 31

En 1994, André Lemaire propose de lire à cet endroit bt[d]wd, « maison de David ». La découverte, l’année précédente, de la stèle araméenne de Tel Dan, où figure bytdwd en toutes lettres, donne du poids à l’hypothèse. Plusieurs éditions de référence l’adoptent.

En 2019, Israel Finkelstein, Nadav Na’aman et Thomas Römer publient dans Tel Aviv un réexamen fondé sur de nouvelles photographies de la pierre et de l’estampage. Ils y voient un trait vertical, séparateur de phrase dans cette inscription, suivi d’un nom de trois consonnes commençant par un bet, et proposent prudemment de lire Balak, le roi de Moab du récit de Balaam au livre des Nombres. La conséquence est lourde : le personnage biblique conserverait le souvenir d’un souverain réel, mis par écrit bien plus tard.

La même année, Michael Langlois publie dans Semitica le résultat de campagnes d’imagerie menées en 2015 au Louvre et à l’Académie des inscriptions et belles-lettres avec Marilyn Lundberg, Bruce Zuckerman, Heather Parker et Lemaire, complétées par une photographie de l’estampage en rétroéclairage prise en 2018 par Isabel Bonora et Philippe Fuzeau. Deux observations pèsent. Le trait vertical invoqué ne se trouve pas sur la pierre antique mais sur la partie restaurée. Et un large point circulaire, séparateur de mots, suit le dernier dalet, ce qui élimine plusieurs lectures anciennes, dont une proposition antérieure de Na’aman lui-même. Langlois retient btdwd comme la lecture la plus probable et écrit qu’elle demeure hypothétique.

Le camp adverse a mieux que des objections de détail. Dans un second article de 2019, Na’aman déplace la discussion sur la syntaxe : dans le corpus des inscriptions royales ouest-sémitiques, le nom d’un royaume ne fonctionne pratiquement jamais comme sujet agissant d’un verbe comme « habiter », et il ne trouve qu’un seul parallèle. Matthieu Richelle en 2021, puis Richelle et Andrew Burlingame en 2023, reprennent les mêmes images et concluent autrement : deux des cinq lettres, le taw et le premier dalet, ainsi que le séparateur final, ne sont visibles ni sur la pierre ni sur l’estampage ; la lecture n’est pas impossible, elle reste purement hypothétique. Lemaire et Jean-Philippe Delorme ont répondu en 2022, puis en ligne en 2023.

Personne ne conteste que la ligne parle de Horonaïm. Personne ne conteste que la surface y est ruinée. Le désaccord porte sur ce qui compte comme trait gravé, sur une pierre brisée, recollée et complétée au plâtre.

Quatre lettres dans le butin de Nebo

Dans le passage sur Nebo, Mésha dit avoir emporté les vases de YHWH pour les traîner devant Kemosh. Ces quatre lettres sont la plus ancienne occurrence connue du nom du dieu d’Israël dans une inscription alphabétique, et l’exposition du Collège de France de 2018 la présentait comme sa première mention hors de la Bible.

La réserve que les spécialistes ajoutent porte sur l’Égypte. Des listes topographiques de Soleb, sous Amenhotep III, et d’Amara-Ouest, sous Ramsès II, portent un toponyme lu « le pays des Shasou yhw », antérieur de trois siècles et demi. Faried Adrom et Matthias Müller en ont fait le bilan en 2017 : que ces lettres désignent déjà un dieu, et que ce dieu soit celui d’Israël, ne va pas de soi. Sur la stèle, aucune ambiguïté. YHWH y est le dieu de l’ennemi, dont on emporte le mobilier cultuel comme trophée, exactement symétrique de Kemosh.

C’est peut-être là l’apport majeur du monument. Mésha et les rédacteurs bibliques partagent une grammaire : la défaite vient de la colère du dieu national, la victoire de son retour en grâce. Les deux discours sont interchangeables à ceci près qu’ils ne nomment pas le même dieu. Ce qu’étaient ces vases, en revanche, et où se tenait le sanctuaire de Nebo, la stèle ne le dit pas. On tient un butin, pas un inventaire.

Reste une objection ancienne. L’authenticité de l’inscription a été mise en doute, notamment par Abraham Shalom Yahuda en 1944, et William Foxwell Albright lui a répondu l’année suivante. Le soupçon ressurgit sans avoir jamais convaincu les épigraphistes : les inscriptions moabites sorties depuis de fouilles régulières lui ont retiré son principal appui.

Tout se joue donc sur un estampage. Celui de 1869 est conservé au Louvre sous le numéro AO 5019, et la notice du musée le dit incomplet. Langlois signale qu’un long pli horizontal traverse le papier à l’endroit exact de la fin de la ligne 31, et que le rétroéclairage y produit des ombres qu’on peut prendre pour des traits gravés. Savoir si un roi de Moab a nommé la maison de David dépend d’un pli fait dans du papier humide, un jour de 1869, à Dhiban.

Pour aller plus loin

Le dossier croise la stèle araméenne de Tel Dan, seule autre inscription du IXᵉ siècle où la formule « maison de David » se lise sans restitution, et l’histoire de l’alphabet ouest-sémitique, dont la stèle de Mésha est un jalon daté, antérieur aux écritures nationales distinctes. Il rejoint la question des dieux nationaux du Levant à l’âge du Fer, Kemosh pour Moab et YHWH pour Israël, dont ce texte offre la comparaison la plus directe qui soit.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents antiques cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Stèle de Mésha, basalte, 125 × 69 × 37 cm, 34 lignes en moabite, découverte à Dhiban Musée du Louvre, AO 5066 (= MNB 752), KAI 181, salle 303, aile Sully
  2. Estampage de la stèle de Mésha, réalisé à Dhiban en 1869, état incomplet Musée du Louvre, AO 5019
  3. Vingt fragments de la stèle de Mésha dont la place n’a pas été retrouvée Musée du Louvre, AO 5060
  4. Fragment de la stèle de Mésha à sommet cintré Musée du Louvre, AO 2142
  5. Copie de la stèle de Mésha Musée du Louvre, AO 5020
  6. Autel cylindrique inscrit de Khirbat Ataruz, objet AA10-102, h. env. 50 cm, diam. 18,5 cm, sept lignes en moabite, fouilles de 2010, Jordanie editio princeps dans *Levant* 50, 2018
  7. Deuxième livre des Rois, 3, 4-27 (révolte de Mésha, campagne de Joram, de Josaphat et du roi d’Édom)
  8. Livre des Nombres, 32, 3 et 32, 34 (Ataroth dans le territoire de Gad) ; Nombres 22-24 (récit de Balaam et le roi Balak)
  9. Stèle araméenne de Tel Dan, fragment A, editio princeps par Avraham Biran et Joseph Naveh, *Israel Exploration Journal* 43, 1993

Bibliographie

  1. Charles Clermont-Ganneau, *La stèle de Dhiban, ou stèle de Mesa, roi de Moab, 896 avant J.-C. : lettres à M. le Cte de Vogüé*, Paris, J. Baudry / Didier et Cie, 1870 numérisé par la BnF, Gallica
  2. René Dussaud, *Les monuments palestiniens et judaïques (Moab, Judée, Philistie, Samarie, Galilée)*, Paris, Ernest Leroux, 1912, p. 4-19, n° 2 Musée du Louvre, Département des antiquités orientales
  3. Thomas Römer, Marielle Pic, Isabel Bonora Andujar et Hervé Gonzalez (dir.), *Mésha et la Bible. Quand une pierre raconte l’histoire*, cat. exp., Paris, Collège de France, 2018 Collège de France
  4. Jacques Briend et Marie-Joseph Seux, *Textes du Proche-Orient ancien et histoire d’Israël*, Paris, Éditions du Cerf, 1977, p. 90-92 Éditions du Cerf
  5. André Lemaire, « ‘House of David’ Restored in Moabite Inscription », *Biblical Archaeology Review* 20/3, 1994, p. 30-37 Biblical Archaeology Society
  6. André Lemaire, « La dynastie davidique (BYT DWD) dans deux inscriptions ouest-sémitiques du IXᵉ s. av. J.-C. », *Studi Epigrafici e Linguistici* 11, 1994 Essedue
  7. Israel Finkelstein, Nadav Na’aman et Thomas Römer, « Restoring Line 31 in the Mesha Stele : The ‘House of David’ or Biblical Balak ? », *Tel Aviv* 46/1, 2019, p. 3-11, DOI 10,1080/03344355,2019,1586378 Institute of Archaeology of Tel Aviv University
  8. Nadav Na’aman, « The Alleged ‘Beth David’ in the Mesha Stele : The Case Against It », *Tel Aviv* 46/2, 2019, p. 192-197, DOI 10,1080/03344355,2019,1650494 Institute of Archaeology of Tel Aviv University
  9. Michael Langlois, « The Kings, the City and the House of David on the Mesha Stele in Light of New Imaging Techniques », *Semitica* 61, 2019, p. 23-47, DOI 10,2143/SE.61,0.3286681 Peeters
  10. Matthieu Richelle, « A Re-Examination of the Reading BT DWD (‘House of David’) on the Mesha Stele », dans *Eretz-Israel 34, Ada Yardeni Volume*, Jérusalem, 2021, p. 152\*-159\* Israel Exploration Society
  11. Matthieu Richelle et Andrew Burlingame, « Set in Stone ? Another Look at the Mesha Stele », *Biblical Archaeology Review*, printemps 2023 Biblical Archaeology Society
  12. Adam L. Bean, Christopher A. Rollston, P. Kyle McCarter et Stefan J. Wimmer, « An inscribed altar from the Khirbat Ataruz Moabite sanctuary », *Levant* 50/2, 2018, p. 211-236, DOI 10,1080/00758914,2019,1619971 Council for British Research in the Levant
  13. Chang-Ho Ji, « A Moabite Sanctuary at Khirbat Ataruz, Jordan : Stratigraphy, Findings, and Archaeological Implications », *Levant* 50/2, 2018, p. 173-210 Council for British Research in the Levant
  14. Israel Finkelstein et Oded Lipschits, « Omride Architecture in Moab : Jahaz and Ataroth », *Zeitschrift des Deutschen Palästina-Vereins* 126/1, 2010, p. 29-42 Deutscher Palästina-Verein
  15. Mario Tafferner, « ‘And I Deported ʾAriʾēl, Its Leader, from There’ : Line 12 of the Mesha Inscription in Light of Shared Scribal Practices in Moab and Ancient South Arabia », *Maarav* 28/1-2, 2024, p. 57-88 Western Academic Press
  16. Aaron Schade, « RYT or HYT in Line 12 of the Mesha Inscription : A New Examination of the Stele and the Squeeze », *Bulletin of the American Schools of Oriental Research* 378, 2017, p. 145-162 American Schools of Oriental Research
  17. Faried Adrom et Matthias Müller, « The Tetragrammaton in Egyptian Sources – Facts and Fiction », dans Jürgen van Oorschot et Markus Witte (dir.), *The Origins of Yahwism*, BZAW 484, Berlin, De Gruyter, 2017, p. 93-113 De Gruyter
  18. Abraham Shalom Yahuda, « The Story of a Forgery and the Mēša Inscription », *The Jewish Quarterly Review* 35/2, 1944, p. 139-164 University of Pennsylvania Press
  19. William Foxwell Albright, « Is the Mesha Inscription a Forgery ? », *The Jewish Quarterly Review* 35/3, 1945, p. 247-250 University of Pennsylvania Press
  20. Siegfried H. Horn, « Why the Moabite Stone Was Blown to Pieces », *Biblical Archaeology Review* 12/3, 1986, p. 50-61 Biblical Archaeology Society
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