« Par ci me la taille. » Trois mots de français glissés dans un sermon latin suffisent à camper un personnage que tous les chantiers des bâtisseurs gothiques connaissent. Le maître des maçons tient une baguette, porte des gants, désigne la pierre et donne l’ordre, puis ne travaille pas, et reçoit pourtant un salaire plus élevé que ceux qui taillent. La BnF date de 1261 ce sermon du prédicateur Nicolas de Biard, dont Victor Mortet a publié le passage latin en 1906. La comparaison vise plus haut que l’échafaudage : ainsi font, conclut le prédicateur, beaucoup de prélats modernes.
« La mestrise des maçons »
Vers 1268, le prévôt de Paris Étienne Boileau fait consigner les usages des métiers de la ville. Au titre XLVIII, paragraphe 4, le Livre des métiers rapporte que « li Rois qui ore est », Louis IX, a donné la maîtrise des maçons à maître Guillaume de Saint-Patu, pour aussi longtemps qu’il lui plaira, et que Guillaume a juré, à Paris, aux loges du Palais, de garder le métier loyalement, pour le pauvre comme pour le riche, pour le faible comme pour le fort. Le même titre fixe à six ans au moins la durée de l’apprentissage et range les mortelliers et les plâtriers dans la même condition que les maçons.
On a longtemps vu dans cette ligne la plus ancienne mention de la franc-maçonnerie en France. Dans le Bulletin de la Société nationale des antiquaires de France paru en 1982, Louis Carolus-Barré a rendu ces loges à la topographie du palais royal de la Cité, en rappelant que le mot a désigné, selon les époques, la cabane du bûcheron aussi bien que la loge de théâtre. Plus aucune raison, concluait-il, d’y voir des francs-maçons.
Dans l’Empire, la loge, Hütte, est d’abord une construction. La notice du Reallexikon zur deutschen Kunstgeschichte rédigée en 1938 par Eberhard Hempel la décrit bâtie près de l’église, en bois, parfois en pierre, et chauffée, parce que les tailleurs y travaillaient les blocs pendant l’hiver et gardaient l’été pour la pose. Le parlier, second du maître, frappait une planche suspendue. Un coup ouvrait et fermait la journée, deux rassemblaient les compagnons, trois annonçaient que le maître appelait. Pour traduire Hütte, on préférera loge à atelier, parce que le mot français garde comme l’allemand le souvenir d’un abri de planches.
Ratisbonne, 1459
En avril 1459, des maîtres et des compagnons tailleurs de pierre réunis à Ratisbonne adoptent une ordonnance commune aux loges de l’Empire, sur le modèle strasbourgeois, et l’initiative revient probablement au maître de la loge de Strasbourg, Jobst Dotzinger. Aucune copie directe du texte de Ratisbonne ne subsiste. On le lit à travers la version de Strasbourg datée de 1464, puis dans les règlements qui en dérivent, celui de Rochlitz en 1462 ou la confirmation impériale de 1498. La carte qu’il dessine est hiérarchique. Strasbourg est la loge suprême, Cologne tient le Nord, Vienne les pays des Habsbourg et la Hongrie, Berne puis Zurich les Confédérés. Le livre de l’ordonnance ne se prête pas et ne se recopie pas, mais le maître doit le faire lire chaque année. L’apprenti sert cinq ans, le compagnon doit avoir voyagé un an avant d’être reçu, et le maître qui reprend un chantier commencé ne peut modifier le plan de son prédécesseur sans l’accord du commanditaire ni jeter les pierres déjà taillées. Les cinq ans ne passent pas partout, et les loges d’Allemagne centrale, comme celle de Ratisbonne elle-même, restent dans l’opposition ; la confirmation de 1498 permet de racheter la cinquième année pour deux florins, et en 1518 les loges de Meissen, de Bohême et de Silésie invoquent encore une coutume de quatre ans, qu’elles disent vieille de plusieurs siècles.
C’est à Rochlitz, en 1462, que les marques de tailleur de pierre, ces signes gravés sur les blocs, entrent pour la première fois dans un règlement. Le maître en attribue une à l’apprenti qui achève sa formation, l’événement se fête par un repas, et le compagnon grave sa marque avant l’inspection du bloc et avant sa pose. Tenu de 1480 à 1523, le livre de la loge d’Admont, aux archives de Graz, inscrit ces marques en face des noms.
Et puis il y a la clause que tout le monde cite.
Dans la traduction qu’en donne Lon Shelby en 1977, aucun ouvrier, maître ou compagnon ne doit enseigner à quiconque n’est pas du métier, et n’a jamais fait œuvre de maçon, la manière de tirer l’élévation à partir du plan.
Un évêque fait imprimer le tracé
Vingt-sept ans après l’assemblée de Ratisbonne, le tracé défendu passe sous la presse. En 1486, Mathes Roriczer, maître de la cathédrale de Ratisbonne depuis 1477, publie le Büchlein von der Fialen Gerechtigkeit, le petit livre de la juste mesure des pinacles, dédié à Wilhelm von Reichenau, évêque d’Eichstätt et ancien employeur de l’auteur, qui a fait imprimer l’ouvrage, « hec imprimi fecit ». Roriczer y dit vouloir extirper les défauts introduits par les demi-savants et exposer la vraie science pour l’utilité commune. L’exemplaire de la Staatliche Bibliothek de Ratisbonne, coté 999 IP/4Inc.238, montre aux feuillets 3v et 4r le plan d’un pinacle et son élévation côte à côte. La méthode part d’un carré, en tire un second en joignant les milieux de ses côtés, recommence, puis reporte ces mesures en hauteur. Le tracé que l’ordonnance réservait aux gens du métier tient là en deux pages. La Bibliothèque d’État de Bavière le présente comme le premier livre de maître d’œuvre imprimé en allemand.
On a souvent présenté ce livret comme la divulgation d’un secret. La notice de l’Allgemeine Deutsche Biographie y lit un manuel pour les compagnons de la loge, grâce auquel ils peuvent travailler de manière uniforme sans que le maître dessine lui-même chaque tracé. Le secret de 1459 ressemble alors à une protection de marché, du même ordre que la règle qui prive d’aide le nouveau maître resté hors de la confrérie après y avoir été invité. Le camp adverse garde un argument sérieux. Le livre même de l’ordonnance ne devait pas être copié, et un savoir qui passe de maître à apprenti sans laisser d’écrit reste, par construction, fermé à quiconque n’entre pas dans la loge.
Euclide, les Quatre Couronnés et le révérend Anderson
En Angleterre, la tradition écrite des maçons tient dans une série de textes qu’on appelle les Old Charges, les anciens devoirs. Le plus ancien connu, le Royal MS 17 A I de la British Library, est un poème en moyen anglais, daté traditionnellement vers 1390. Euclide y invente la géométrie et la nomme maçonnerie pour occuper les enfants des nobles d’Égypte, puis viennent la légende des Quatre Couronnés et les devoirs du maître et des ouvriers. Le catalogue de la bibliothèque royale l’enregistre en 1734 comme un poème de devoirs moraux, et il faut attendre 1838-1839, devant une société savante londonienne, pour qu’un érudit y reconnaisse un texte de métier.
Ces martyrs tailleurs de pierre, enterrés à Rome aux Santi Quattro Coronati, sont aussi les patrons des loges de l’Empire, qui gardent fidèlement leurs noms quand la tradition ecclésiastique les confond avec d’autres saints du même sanctuaire. Des deux côtés de la mer du Nord, les maçons partageaient donc au moins une dévotion de métier.
La filiation directe naît au XVIIIᵉ siècle. En 1723, les Constitutions publiées à Londres par le révérend James Anderson pour la Grande Loge reprennent ces anciens devoirs, les coiffent d’une histoire légendaire et en font le cadre moral d’une franc-maçonnerie qui ne taille plus aucune pierre. Le XIXᵉ siècle l’étoffe. Hempel rapporte qu’une théorie de 1881 dérivait toutes les marques de tailleur de figures géométriques mères, une par grande loge, et qu’on lui objectait dès 1895 que la même marque varie d’un bloc à l’autre sans respecter aucune grille. La notice de 1938 porte elle aussi la marque de son temps, quand elle fait des loges de Bohême, de Pologne et de Hongrie les porteuses de la germanité.
Des cordonniers à Troyes
Le compagnonnage place ses origines au Temple de Jérusalem, mais la première description indiscutable de ses pratiques ne concerne aucun bâtisseur. Elle se lit dans une ordonnance de Charles VI pour les cordonniers de Troyes, datée de 1419 ou de 1420 selon les ouvrages, écart qui tient probablement au style de l’année : des compagnons « de plusieurs langues et nations » y vont de ville en ville « ouvrer pour apprendre, connaître, voir et savoir les uns des autres ». Entre 1464 et 1476, à Dijon, la police découvre des sociétés de compagnons couteliers, couturiers et selliers qui imposent aux nouveaux venus un droit de bienvenue, le « lave-pied », et gardent leurs affaires en gage.
Quant aux fondateurs, Salomon, Maître Jacques et le père Soubise, ils sont décrits en détail pour la première fois dans le Livre du Compagnonage qu’Agricol Perdiguier, compagnon menuisier, publie à compte d’auteur en 1839 ; Jean-Michel Mathonière a montré que ce livre fonde l’histoire compagnonnique sans que son auteur ait eu la démarche d’un historien, lui qui voulait surtout prêcher la tolérance entre des rites rivaux aux rixes souvent meurtrières. Le camp compagnonnique garde pourtant un argument solide. L’ordonnance de 1459 exige un an de route avant l’admission du compagnon, l’ordonnance troyenne décrit la même circulation chez les cordonniers, et le musée du Compagnonnage de Tours relève sur des vitraux du XIIIᵉ siècle, à Chartres et à Bourges, des tailleurs de pierre au bandeau fleuri qui pourrait figurer les premières « couleurs ». Le voyage de formation est médiéval. Les sociétés organisées n’apparaissent dans les sources qu’au XVᵉ siècle, et leurs légendes ne sont imprimées qu’au XIXᵉ.
Mille contrats chez les notaires d’Aix
Le modèle de la loge vient de régions riches en ordonnances et en livres de comptes. En Provence, les comptes de chantier sont rares, mais les registres de notaires se suivent en séries continues depuis le XIVᵉ siècle. Aux archives départementales des Bouches-du-Rhône, Philippe Bernardi y a relevé pour Aix, entre 1400 et 1550, un millier de prix-faits, ces contrats passés entre un commanditaire et un artisan, et quelque trois cents transactions sur des matériaux. On y croise, en 1411, une grue de chantier construite en deux mois par un maître et ses quatre ouvriers. La documentation aixoise ne livre donc pas les statuts d’une loge, elle livre des marchés, et l’image du chantier change avec elle.
L’album du XIIIᵉ siècle qu’on cite toujours en exemple garde lui aussi sa part d’ombre. L’album de Villard de Honnecourt, conservé à la BnF sous la cote Français 19093, compte aujourd’hui trente-trois feuillets, sur les quarante et un que le volume comportait encore au XVᵉ siècle, et ses notes sont en picard. Au verso du premier feuillet, Villard se nomme et promet à qui ouvrira le livre de bons conseils sur la maçonnerie et sur les engins de charpenterie. Qui était-il ? Carl F. Barnes, éditeur du fac-similé en couleurs de 2009, doute qu’il ait exercé comme architecte et propose d’y voir un représentant laïque du chapitre de Cambrai. Jean Wirth, en 2015, attribue au contraire à la main de Villard les dessins techniques de construction qu’on donnait à un continuateur, et lui rend le titre d’architecte. La querelle porte sur des écritures, des encres et une largeur de plume. Sur les pages techniques, de surcroît, des dessins plus anciens ont été grattés avant qu’on y trace ceux que l’on voit.
Les loges elles-mêmes ont laissé moins qu’on ne le croit. Le texte de l’ancien droit des loges auquel se réfère l’ordonnance de Rochlitz en 1462 est perdu, comme les décisions des assemblées antérieures de Strasbourg et de Spire, et les épures d’atelier, tracées sur des sols de plâtre, disparaissaient sous la couche suivante. À York, la dernière couche a survécu. Au-dessus du vestibule de la salle capitulaire, le grenier des maçons conserve un sol de plâtre couvert de lignes. L’historien John Harvey y a reconnu l’épure du remplage des fenêtres des collatéraux de la chapelle de la Vierge, œuvre de William de Hoton le jeune ou de Robert de Patryngton, dessinée vers 1365 pour une partie de l’édifice bâtie entre 1361 et 1373 ; la surface actuelle recouvre probablement des couches plus anciennes. Les visites guidées de la cathédrale montent encore jusqu’à ce plancher, où l’on distingue les tracés gravés dans le plâtre par les maîtres de la cathédrale.
Pour aller plus loin
Ce sujet croise l’organisation des métiers parisiens sous saint Louis et la naissance de l’architecture gothique sur les chantiers d’Île-de-France et de Champagne. Il rejoint aussi l’histoire des Templiers et de leur légende posthume, autre terrain de filiations reconstruites après coup.
On raconte volontiers que les bâtisseurs de cathédrales formaient des confréries secrètes. Ils auraient gardé un savoir caché, transmis plus tard aux francs-maçons et aux compagnons. Cette histoire concerne les grands chantiers d’églises du Moyen Âge, en France, en Allemagne et en Angleterre. Les documents de l’époque permettent de la vérifier. Ils racontent autre chose, avec des règlements et des livres.
Une cabane contre l’église
Sur un grand chantier, les tailleurs de pierre travaillaient dans une cabane de bois bâtie près de l’église. On la chauffait, car l’hiver servait à tailler les blocs. L’été, les ouvriers allaient les poser sur l’édifice. Cette cabane s’appelait la loge.
À Paris, au temps de saint Louis, un maître des maçons nommé par le roi prête serment aux « loges du Palais ». Des auteurs ont longtemps vu là une première trace de la franc-maçonnerie. Un historien a montré qu’il s’agissait de bâtiments du palais royal. Le même mot servait aussi pour une cabane de bûcheron.
Le règlement de Ratisbonne
Au XVᵉ siècle, les tailleurs de pierre de l’Empire veulent des règles communes. Leurs maîtres et leurs ouvriers se réunissent en 1459 dans la ville de Ratisbonne. La loge de Strasbourg sert de modèle et devient la loge principale. Le texte d’origine est perdu, mais une version un peu plus tardive, écrite à Strasbourg, en garde le contenu.
L’apprenti se forme pendant cinq ans. L’ouvrier doit ensuite voyager un an avant d’entrer dans une loge. Personne ne peut prêter ni copier le livre du règlement.
Chaque ouvrier reçoit aussi un signe personnel. Il le grave sur chaque bloc qu’il a taillé, avant la vérification et la pose. Ce signe s’appelle une marque de tailleur de pierre.
Une règle interdit d’enseigner un savoir précis aux gens extérieurs au métier. Ce savoir permet de passer d’un dessin vu d’en haut à un dessin vu de face. Grâce à lui, on trouve toutes les hauteurs d’un élément à partir de sa base.
Le secret chez l’imprimeur
Ce savoir protégé finit pourtant par être imprimé. En 1486, le maître de la cathédrale de Ratisbonne publie un petit livre. Il y explique comment dessiner les fines tourelles pointues qui surmontent les églises gothiques. On les appelle des pinacles.
Le livre part d’un carré vu d’en haut. Il en tire d’autres carrés, puis reporte leurs mesures en hauteur. C’est justement la méthode que le règlement protégeait. Un évêque a fait imprimer le livre. L’auteur veut corriger les erreurs des ouvriers à moitié formés.
Le secret ressemble donc surtout à une protection du métier. Les tailleurs de pierre gardaient leur savoir pour garder leur travail. Ils le partageaient avec leurs propres ouvriers. Ce savoir passait pourtant de maître à apprenti sans beaucoup d’écrits, et restait difficile d’accès pour les autres.
Des héritiers venus bien après
La franc-maçonnerie se rattache à ces bâtisseurs bien après le Moyen Âge. En 1723, la Grande Loge de Londres publie ses règles. Elle y reprend de vieux textes de maçons anglais et leur ajoute une histoire légendaire. Ses membres ne taillent plus aucune pierre.
Les compagnons font remonter leur histoire au temple du roi Salomon. La plus ancienne description sûre de leurs usages concerne pourtant des cordonniers. Au début du XVᵉ siècle, un texte royal les montre à Troyes. Ils vont de ville en ville pour apprendre les uns des autres.
Les héros de ces légendes sont décrits en détail pour la première fois en 1839. L’auteur de ce livre est un compagnon menuisier. Il voulait surtout apaiser les bagarres entre groupes rivaux.
Les compagnons ont raison sur un point. Le voyage de formation existe bien au Moyen Âge, puisque le règlement de Ratisbonne l’imposait déjà. Leurs sociétés organisées apparaissent au XVᵉ siècle. Leurs légendes ne sont imprimées qu’au XIXᵉ.
Beaucoup de questions restent sans réponse. Un carnet du XIIIᵉ siècle, signé par Villard de Honnecourt, contient des dessins de bâtiments et d’engins de charpente. Les spécialistes ne sont pas d’accord sur le métier de son auteur. Carl Barnes doute qu’il ait été architecte. Jean Wirth pense au contraire que les dessins techniques sont de sa main, et qu’il était bien architecte.
Les loges écrivaient peu, et plusieurs de leurs textes anciens sont perdus. Leurs dessins de travail étaient tracés sur des sols de plâtre. Une nouvelle couche venait ensuite les recouvrir.
À York, en Angleterre, la dernière couche a survécu. On y voit encore le tracé d’une fenêtre, dessiné vers 1365 pour la cathédrale.
L’article complet donne le sermon de 1261 où un prédicateur se moque des maîtres maçons gantés, et le millier de contrats de notaires qui montrent, à Aix-en-Provence, un tout autre chantier.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Nicolas de Biard, sermon sur les maîtres des maçons à la baguette et aux gants, daté de 1261 par la BnF, texte latin publié par Victor Mortet en 1906, p. 267-268 [intitulé exact de la publication de 1906 et manuscrit utilisé À VÉRIFIER]
- Étienne Boileau, Livre des métiers, vers 1268, titre XLVIII, § 4, maîtrise des maçons confiée à Guillaume de Saint-Patu et serment prêté aux loges du Palais éd. R. de Lespinasse et Fr. Bonnardot, Paris, 1879 (Histoire générale de Paris), p. 88-89
- Villard de Honnecourt, album de dessins et croquis, XIIIᵉ siècle, 33 feuillets de parchemin (41 au XVᵉ siècle), notes en picard, nom de l’auteur au fol. 1v, ancien Saint-Germain latin 1104 Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Français 19093
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Sources primaires (suite)
- Ordonnance des loges de tailleurs de pierre adoptée à Ratisbonne en avril 1459, sans copie directe, connue par la version de Strasbourg de 1464, avec les textes qui en dérivent (ordonnance de Rochlitz ou de Torgau de 1462, confirmation impériale de 1498) et la réclamation des loges de Meissen, de Bohême et de Silésie en 1518 analysés dans le Reallexikon zur Deutschen Kunstgeschichte, t. II, col. 23-33 [lieux de conservation et cotes À VÉRIFIER]
- Livre de la loge d’Admont, tenu de 1480 à 1523, marques de tailleur de pierre inscrites en face des noms Graz, Landesarchiv [cote À VÉRIFIER]
- Mathes Roriczer, Büchlein von der Fialen Gerechtigkeit, Ratisbonne, 1486, dédicace à Wilhelm von Reichenau, évêque d’Eichstätt, plan et élévation de pinacle aux fol. 3v-4r Staatliche Bibliothek Regensburg, 999 IP/4Inc.238
- Poème des anciens devoirs des maçons, dit Regius, en moyen anglais, daté traditionnellement vers 1390, décrit en 1734 dans le catalogue des manuscrits de l’ancienne bibliothèque royale comme un poème de devoirs moraux British Library, Royal MS 17 A I
- Ordonnance de Charles VI pour les cordonniers de Troyes, 1419 ou 1420 selon les ouvrages, mention de compagnons « de plusieurs langues et nations » allant de ville en ville [édition et cote À VÉRIFIER]
- Procédures de police contre les compagnons couteliers, couturiers et selliers de Dijon, 1464-1476, droit de « lave-pied » [fonds et cotes À VÉRIFIER]
- Vitraux du XIIIᵉ siècle des cathédrales de Chartres et de Bourges figurant des tailleurs de pierre au bandeau fleuri [numéros de baies À VÉRIFIER]
- [James Anderson], The Constitutions of the Free-Masons. Containing the History, Charges, Regulations, &c. of that most Ancient and Right Worshipful Fraternity, Londres, William Hunter pour John Senex et John Hooke, 1723
- Agricol Perdiguier, Le Livre du Compagnonage, Paris, chez l’auteur, 1839
- Sol à tracer en plâtre du grenier des maçons, étage du vestibule de la salle capitulaire, épure du remplage des fenêtres des collatéraux de la chapelle de la Vierge, vers 1365 York Minster, York
Bibliographie
- Louis Carolus-Barré, « Les loges du Palais de saint Louis à Paris », Bulletin de la Société nationale des antiquaires de France, 1980-1981, paru en 1982, p. 355-360 Société nationale des antiquaires de France
- Charles Samaran, « Le carnet de croquis et de voyage d’un architecte français du XIIIᵉ siècle (Villard de Honnecourt) », Journal des savants, 1973, n° 4, p. 241-256 Journal des savants
- Carl F. Barnes Jr., The Portfolio of Villard de Honnecourt (Paris, Bibliothèque nationale de France, MS Fr 19093) : A New Critical Edition and Color Facsimile, glossaire de Stacey L. Hahn, Farnham et Burlington, 2009, xxvi + 266 p. Ashgate
- Jean Wirth, Villard de Honnecourt, architecte du XIIIᵉ siècle, Genève, 2015, coll. « Titre courant », 58 Librairie Droz
- Lon R. Shelby, Gothic Design Techniques : The Fifteenth-Century Design Booklets of Mathes Roriczer and Hanns Schmuttermayer, Carbondale, 1977 Southern Illinois University Press
- Philippe Bernardi, Métiers du bâtiment et techniques de construction à Aix-en-Provence à la fin de l’époque gothique (1400-1550), Aix-en-Provence, 1995, 501 p. Publications de l’Université de Provence
- Philippe Braunstein, compte rendu de Philippe Bernardi, Métiers du bâtiment et techniques de construction à Aix-en-Provence à la fin de l’époque gothique, Annales. Histoire, Sciences Sociales 53 (4-5), 1998, p. 964-967, DOI 10,1017/S0395264900045492 Annales. Histoire, Sciences Socialeshttps://doi.org/10.1017/S0395264900045492
- Jean-Michel Mathonière, « Agricol Perdiguier, premier historien du compagnonnage français », Provence historique 56, fascicule 226, 2006, p. 353-360 Fédération historique de Provence
Sources en ligne
- « Chantiers et bâtisseurs » BnF Essentielshttps://essentiels.bnf.fr/fr/arts/architecture-et-urbanisme/7ee9ea29-4efd-43ab-ab38-ff643c38d2cc-architecture-gothique/article/41aac3ed-b178-4156-9025-25455d95289d-chantiers-et-batisseurs
- « Bauhütte (Steinhütte) », notice d’Eberhard Hempel (1938), RDK II, 23-33 RDK Labor, Reallexikon zur Deutschen Kunstgeschichtehttps://www.rdklabor.de/wiki/Bauh%C3%BCtte_(Steinh%C3%BCtte
- « Villard de Honnecourt, Album de dessins et croquis » Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10509412z/
- « Villard de Honnecourt : Architecte du XIIIe siècle », compte rendu de l’ouvrage de Jean Wirth caa.reviews, College Art Associationhttp://www.caareviews.org/reviews/3013
- « Roriczer (auch Roritzer) », notice de Peter Morsbach, Neue Deutsche Biographie Deutsche Biographiehttps://www.deutsche-biographie.de/gnd121152936.html
- « Roriczer, Konrad », notice de l’Allgemeine Deutsche Biographie Deutsche Biographiehttps://www.deutsche-biographie.de/sfz76916.html?language=de
- « Gott, die Welt und Bayern » Bayerische Staatsbibliothek, sur Google Arts & Culturehttps://artsandculture.google.com/story/gott-die-welt-und-bayern-bavarian-state-library/pwWhMpORoLLFKw?hl=en
- « Anderson’s Constitutions » Museum of Freemasonry, Londreshttps://museumfreemasonry.org.uk/node/1367
- « Premières traces » Musée du Compagnonnage, Tourshttps://www.museecompagnonnage.fr/le-compagnonnage/histoire/premieres-traces
- « The plaster floor » University of York, projet de recherche sur le Masons’ Lofthttps://www-users.york.ac.uk/~arch40/plasterfloor.htm
- « Hidden Minster Tours » York Minsterhttps://yorkminster.org/visit/plan-your-visit/hidden-minster-tours/












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