Francisco Álvares a peur qu’on le prenne pour un menteur. Arrivé avec l’ambassade portugaise de 1520, ce prêtre visite en 1521 les églises taillées dans la roche de Lalibela, en décrit dix, puis interrompt son récit pour jurer devant Dieu que tout ce qu’il a écrit est vrai et qu’il en a laissé de côté, de peur de ne pas être cru. En 1788, Edward Gibbon, qui n’a jamais vu l’Éthiopie, publie le quatrième volume de son Histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain. Au chapitre XLVII, les Éthiopiens y dorment près de mille ans, « oublieux du monde qui les avait oubliés ».
Gibbon endort l’Éthiopie
La phrase a fait carrière parce qu’elle sonne bien. Elle clôt pourtant un chapitre consacré à autre chose, les querelles sur la nature du Christ qui, depuis le concile de Chalcédoine en 451, séparent Constantinople et Rome des Églises orientales, dont celles d’Égypte et d’Éthiopie. Chez Gibbon, le sommeil éthiopien naît de cette rupture et d’un encerclement par les ennemis de la foi. L’historien J. G. A. Pocock a rappelé en 2021, dans la New York Review of Books, que ce millénaire d’isolement, exagéré de toute évidence, coupe l’Éthiopie de l’islam autant que de la chrétienté latine, et qu’au chapitre XLII le même Gibbon faisait d’Aksoum le terminus occidental d’une route océanique partie de la Chine du Sud. Le chapitre XLVII s’achève d’ailleurs après l’échec de la mission jésuite, quand le royaume ferme ses portes à l’Europe, à ses sciences comme à son fanatisme.
Au XVᵉ siècle, ceux qui croisaient ce royaume ne le voyaient pas endormi. En août 1441, huit moines se présentent au concile de Florence, quatre coptes du Caire et quatre Éthiopiens de la communauté de Jérusalem. Poggio Bracciolini en tire, au livre IV du De varietate fortunae, le portrait d’un pays prospère et lointain, tandis que Biondo Flavio transcrit dans ses Décades l’interrogatoire que leur fait subir une commission de cardinaux. Neuf ans plus tard, une ambassade du roi Zara Yaqob, conduite par un Sicilien, est reçue par le pape Nicolas V, puis par Alphonse V à Naples. Et entre 1487 et 1494, Pero da Covilhã, envoyé par Jean II de Portugal à la recherche du Prêtre Jean, parvient jusqu’à la cour éthiopienne.
Le mot « médiéval » est ici un cadre importé. L’historiographie éthiopienne découpe le temps par dynasties, les rois Zagwé jusqu’en 1270 puis la lignée dite salomonienne, et elle a longtemps refermé son Moyen Âge en 1527, date tenue pour le début de la guerre de l’imam Ahmad. Amélie Chekroun a montré que la rupture tient plutôt en 1531, quand l’imam convainc gouverneurs et soldats de s’engager dans une guerre longue et lointaine. Une borne de période a bougé de quatre ans sur la foi d’une relecture de manuscrits.
Lalibela, Jérusalem sans date
La notice de l’UNESCO, qui a inscrit le site en 1978 sous le numéro 18, raconte encore l’histoire du siège. Onze églises, à 645 kilomètres d’Addis-Abeba, y sont attribuées au roi Lalibela, qui aurait voulu bâtir au XIIᵉ siècle une « nouvelle Jérusalem » après que les conquêtes musulmanes eurent fermé le chemin des Lieux saints. La même page parle, quelques lignes plus haut, d’une nouvelle Jérusalem du XIIIᵉ siècle, et concède que deux églises, Biete Mercoreos et Biete Gabriel Rafael, ont pu servir d’abord de résidences royales. Les moines éthiopiens de Jérusalem reçus à Florence en 1441 rappellent que le chemin n’était pas fermé à tous, au XVᵉ siècle du moins.
Álvares comptait dix églises. L’UNESCO en compte onze, Michael Gervers douze sites taillés tenus pour des églises.
La date, elle, se dérobe. La tradition place les travaux autour de 1200, sous le roi dont le site porte le nom, et Marie-Laure Derat a reconstitué une partie de son royaume à partir de trois donations de terres qui lui sont attribuées. Claude Lepage a reconnu de son côté, entre 1205 et 1210, l’intervention d’un métropolite égyptien bâtisseur, autrement dit du chef de l’Église éthiopienne envoyé d’Égypte, ce qui rattache le chantier à Alexandrie. En 2004, David Phillipson a proposé une autre chronologie, fondée sur les styles architecturaux et les rapports entre les monuments, qui fait remonter certaines structures, dont l’église de Gabriel, aux années 600-800 et suggère qu’elle fut d’abord une forteresse ; son livre de 2009 étale les églises anciennes d’Éthiopie du IVᵉ au XIVᵉ siècle. L’équipe de François-Xavier Fauvelle a choisi en 2010 une autre voie, la stratigraphie, c’est-à-dire la lecture de l’ordre dans lequel les couches se sont déposées, appliquée à un monument qui n’a pas de couches puisqu’il est creusé dans la roche vive, ce qui paraissait une gageure et s’est révélé praticable. Les coupes, les ouvertures, les tas de déblais et jusqu’aux sédiments disparus gardent une séquence. Le volume dirigé en 2019 par Claire Bosc-Tiessé et Marie-Laure Derat en tire quatre phases hypothétiques, d’abord de petites grottes, puis des salles souterraines de style aksoumite, ensuite une première phase monumentale où se range Biete Maryam, enfin une seconde où l’on ouvre de nouvelles tranchées et abaisse certains sols. Plusieurs structures du groupe sud auraient d’abord servi de fortifications.
Aucune de ces phases n’a de date absolue. La stratigraphie range les événements les uns par rapport aux autres sans dire en quelle année on a creusé, et le compte rendu que Jacopo Gnisci a donné du volume en 2025 rappelle que l’étude des déblais se poursuit. La « nouvelle Jérusalem » dressée contre l’islam est une lecture du site. Qu’une partie de ses murs de roche ait d’abord défendu quelque chose contre quelqu’un est une hypothèse, et une hypothèse sans adversaire nommé.
Le colophon de la Gloire des rois
En 1270, Yekuno Amlak renverse les Zagwé et fonde la dynastie qu’on appelle salomonienne, parce qu’elle se dit issue de Salomon et de la reine de Saba. Il fallait que les Zagwé deviennent des usurpateurs. Ils le sont devenus, sans cesser pour autant d’être vénérés comme des saints, et Marie-Laure Derat a pris cette contradiction pour titre en 2018, L’énigme d’une dynastie sainte et usurpatrice. Le récit salomonien tient dans un livre, le Kebra Nagast, la Gloire des rois. Ménélik, fils de Salomon et de la reine, y rapporte de Jérusalem l’Arche d’alliance et les premiers-nés de la cour de son père, et l’Éthiopie devient le nouvel Israël jusqu’à la fin des temps. Robert Beylot, son traducteur français, le tient pour le texte fondateur de la société chrétienne d’Éthiopie, au-delà de la seule dynastie, jusqu’à la révolution de 1974.
Le colophon, cette note finale où les copistes disent qui a fait quoi, raconte une chaîne de traductions. Le texte aurait d’abord existé en copte, puis en arabe, avant d’être mis en guèze par un dignitaire d’Aksoum nommé Yeshaq, sur l’ordre d’un patron, Ya’ibika Egzi, au temps d’un métropolite appelé abba Giyorgis. Beylot place la rédaction au XIIIᵉ siècle, d’autres spécialistes au début du XIVᵉ, sous les premiers Salomoniens, ce qui ferait du livre une œuvre de la dynastie qu’il légitime. Dans les deux cas, plus de deux millénaires séparent le récit de l’époque qu’il raconte, et l’image d’un royaume élu, héritier d’Israël, est d’abord celle de ce texte.
Ifat en 1332
Le royaume qu’on dit assiégé conquiert. Amda Seyon, roi de 1314 à 1344, mène en 1332 sa plus grande campagne contre l’Ifat, sultanat de la dynastie walasma installé dans la vallée du Rift, dont le souverain Sabr al-Dîn s’était allié à Haydara, maître du Dawaro et tributaire du roi chrétien. Haydara est pris et enchaîné, le Dawaro ravagé, puis confié à Jamâl al-Dîn comme province tributaire. Marie-Laure Derat a étudié le domaine que ces rois se taillent entre 1270 et 1527, où les fondations d’églises et de monastères accompagnent la conquête et l’arriment au pouvoir royal. Rien n’en fait pour autant des sultanats des victimes passives. Amélie Chekroun décrit une frontière de razzias croisées, où l’imam Ahmad, deux siècles plus tard, commencera par piller des États voisins que le royaume chrétien pille de la même façon.
Cette guerre, on la connaît par un texte que la tradition appelle la chronique d’Amda Seyon, et que G. W. B. Huntingford a traduit en 1965 sous le titre des Victoires glorieuses. Paolo Marrassini, qui l’a édité en 1993, y voit à l’origine une homélie destinée à être lue à l’église, avec une intention de propagande. Ni l’auteur ni la date de rédaction ne sont connus : témoin des faits ou réélaboration plus tardive d’une source perdue, peut-être au XVᵉ siècle, la notice de la base Beta maṣāḥǝft laisse les deux possibilités ouvertes. La campagne de 1332 se lit donc dans un sermon de victoire.
Dans la seconde moitié du XVᵉ siècle, l’Ifat devient une province chrétienne. Le sultanat se refonde plus à l’est, sous le nom de Sa’d al-Dîn, entre la région où naîtra Harar et le port de Zeyla, d’où le nom de Barr Sa’d al-Dîn. Depuis la fin du XVᵉ siècle, le sultan Muhammad y mène une politique offensive, et en 1520 la capitale passe de Dakar à Harar. L’historiographie lisait ces troubles comme la prise du pouvoir d’un parti hostile aux chrétiens, et Amélie Chekroun y voit la montée d’un groupe originaire de la petite région de Hubat, d’où vient l’imam Ahmad.
« Com quatrocentos portugueses »
Le royaume a bien failli tomber, entre 1531 et 1543. À partir de 1520, l’imam Ahmad ibn Ibrâhîm al-Ghâzî laisse le sultan gouverner et lever l’impôt à Harar, prend les armées en main et les réorganise. Il passe du jihad interne, celui qui rétablit un gouvernement juste après le désordre politique, à la razzia, puis à la conquête. En 1531, il obtient des gouverneurs et des soldats qu’ils s’engagent dans une guerre longue et lointaine, et en quelques années l’essentiel des territoires chrétiens passe sous domination islamique, avec ses conversions et sa capitation, l’impôt par tête dû par ceux qui ne se convertissent pas. Pourquoi ces hommes ont-ils accepté une forme de guerre étrangère aux traditions militaires des musulmans d’Éthiopie ? Chekroun elle-même juge les causes précises du déclenchement difficiles à cerner.
On écrira ici « l’imam Ahmad » et non « Grañ ». Le surnom, « le Gaucher », est un sobriquet d’adversaire, et Chekroun montre qu’il ne s’impose dans l’historiographie chrétienne qu’à la fin du XVIᵉ siècle, alors que le titre d’imam, inusité jusque-là, est celui dont il a lui-même justifié l’usage.
Le grand récit de cette conquête écrit du côté des conquérants s’appelle le Futûh al-Habasha, la « Conquête de l’Abyssinie ». Son auteur, Shihâb al-Dîn Ahmad, surnommé Arab Faqîh, est un lettré probablement yéménite, rattaché par son nom à Jîzân, qui ne semble pas avoir combattu et tient ses informations des soldats qu’il cite, renégats chrétiens compris. Il écrit pour faire accepter la guerre et dénombre le butin pour susciter de nouvelles levées, ce qui ôte à ses chiffres toute valeur de recensement. Le texte s’interrompt brutalement au milieu des années 1530, en pleine campagne autour du lac Tana, sur l’annonce de la fin d’un premier tome. Le second n’a jamais été retrouvé, et rien ne prouve qu’il ait été écrit ; en 1884, un lettré de Harar assurait au missionnaire Taurin Cahagne qu’il avait péri dans un incendie. René Basset a donné entre 1897 et 1909 l’édition et la traduction de référence, fondées sur un manuscrit acheté à Harar en 1882 et resté à Alger. À Paris, la BnF conserve sous la cote Éthiopien d’Abbadie 104 une copie du XVIIIᵉ siècle sur parchemin, 240 millimètres sur 190, trente-quatre feuillets, dont le colophon occupe le recto du trente-deuxième.
Le royaume ne s’est pas relevé seul. Miguel de Castanhoso, qui fit la campagne, publie à Lisbonne en 1564, chez João de Barreira, le récit de ce que Cristóvão da Gama accomplit « avec quatre cents Portugais » dans les royaumes du Prêtre Jean ; l’exemplaire de la Biblioteca Nacional de Portugal, coté res-270-v, compte cinquante-quatre feuillets. Débarqués en 1541, ces soldats perdent leur chef en 1542. L’imam Ahmad est tué en 1543 face aux troupes du roi Galawdewos et aux Portugais survivants, sans qu’aucun effectif fiable soit connu pour l’une ou l’autre armée. La guerre continue après lui, et la défaite musulmane ne devient définitive qu’au début des années 1560.
En 1892, Ménélik II fait traduire le Futûh en amharique. La copie rapportée en France par Casimir Mondon-Vidailhet est aujourd’hui à la BnF, sous la cote Éthiopien 262, sur un cahier d’écolier ligné de bleu de 217 millimètres sur 170, et le texte s’y arrête avant les derniers paragraphes de l’original arabe, ceux qui annonçaient un second tome et donnaient le nom de l’auteur yéménite.
Pour aller plus loin
Ce sujet touche au mythe du Prêtre Jean, que les Portugais venaient encore chercher en Éthiopie au début du XVIᵉ siècle et qui a longtemps servi de clé occidentale pour lire ce royaume. Il rejoint aussi l’histoire des sultanats musulmans de la Corne, de l’Ifat à Harar, et celle d’Aksoum, dont la dynastie salomonienne se réclamait.
Comment un royaume chrétien a-t-il pu durer, au Moyen Âge, entouré de voisins musulmans ? La question revient souvent quand on parle de l’Éthiopie. Ce royaume occupait les hautes terres de la Corne de l’Afrique, au-dessus de la mer Rouge. On l’imagine volontiers en forteresse, qui aurait tenu seule en repoussant ses ennemis. Les textes et les fouilles montrent pourtant un royaume qui savait aussi attaquer.
L’historien qui n’y était pas
L’image de la forteresse vient d’un historien anglais. Il s’appelle Edward Gibbon et n’a jamais vu l’Éthiopie. Sa grande histoire de l’Empire romain décrit un peuple endormi. Les Éthiopiens y dorment près de mille ans, oubliés du reste du monde. Le passage paraît en 1788, et il sera répété pendant longtemps.
Gibbon savait pourtant que l’ancienne Éthiopie commerçait par la mer jusqu’en Asie. Ceux qui croisaient le royaume à l’époque le voyaient d’ailleurs autrement. Des moines éthiopiens vivaient à Jérusalem, et certains ont voyagé jusqu’en Italie pour un grand concile. Un roi d’Éthiopie a aussi envoyé des ambassadeurs chez le pape. Le royaume recevait donc des visiteurs et en envoyait.
Un voyageur portugais en a fait l’expérience. Il était parti chercher un roi chrétien de légende. Ses pas l’ont mené jusqu’à la cour éthiopienne. Le pays était lointain, mais on pouvait l’atteindre.
Des églises sans âge
Au cœur du royaume se trouve un lieu étonnant, Lalibela. On y a taillé des églises entières dans la roche vive, comme on sculpterait un bloc géant. On en compte onze. La tradition les attribue à un roi du même nom. Elle y voit une nouvelle Jérusalem, creusée quand les chrétiens ne pouvaient plus aller en Terre sainte.
On ignore pourtant quand ces églises ont été creusées. Un archéologue britannique pense que certaines sont bien plus anciennes que ce roi. Une équipe française étudie plutôt les déblais laissés par les tailleurs de pierre. L’ordre de ces déblais permet de ranger les travaux en étapes, sans leur donner d’année. Certaines salles auraient même commencé comme des ouvrages de défense.
Un peu plus tard, une nouvelle famille royale prend le pouvoir. Elle se dit descendante du roi Salomon et de la reine de Saba. Un livre célèbre raconte cette histoire. Le fils du couple y rapporte en Éthiopie le coffre sacré des Hébreux, l’Arche d’alliance. Le récit a été mis par écrit plus de deux mille ans après l’époque qu’il raconte.
Le roi qui partait en guerre
Le royaume n’attendait pas toujours qu’on vienne l’attaquer. À l’est, sur des terres plus basses, s’étendaient des États musulmans gouvernés par des sultans. En 1332, le roi Amda Seyon part en guerre contre l’un d’eux. Ce sultanat s’appelle l’Ifat. Le roi capture un allié du sultan et place la région sous tribut.
Les conquêtes ne s’arrêtent pas là. Des églises et des monastères s’installent ensuite sur les terres gagnées, et elles attachent ces régions au roi. Ce récit de guerre vient d’un texte écrit comme un sermon. Selon son éditeur, on le lisait à l’église, à la gloire du roi. On ne connaît ni son auteur ni sa date.
Les voisins musulmans pillaient eux aussi. Des deux côtés de la frontière, on lançait des raids de pillage. Les petits États placés entre les deux en faisaient les frais, quel que soit le camp.
La guerre de l’imam Ahmad
Le grand danger arrive plus tard. Un chef musulman prend la tête des armées de Harar, une ville de l’est. On l’appelle l’imam Ahmad. À partir de 1531, il mène une guerre de conquête au nom de la foi, ce qu’on appelle un jihad. En quelques années, la plus grande partie des terres chrétiennes passe sous son autorité.
Les chrétiens ne s’en sortent qu’avec de l’aide. Quatre cents soldats portugais débarquent pour soutenir leur roi. Leur chef est tué au combat. En 1543, l’imam Ahmad meurt à son tour dans une bataille, et son armée se défait. La guerre traîne encore longtemps avant la défaite finale des musulmans.
Le grand récit de cette guerre a été écrit du côté musulman. Il est l’œuvre d’un lettré sans doute venu du Yémen. Cet homme comptait le butin pour donner envie de repartir au combat. Son texte s’arrête net au milieu de la guerre, sur l’annonce d’une suite. Nul ne sait si cette suite a brûlé ou si elle n’a jamais été écrite.
À Paris, une vieille copie de ce récit sur parchemin s’arrête toujours au même endroit, en pleine guerre.
La version complète suit la lettre d’un missionnaire sur le tome perdu dans un incendie, et le cahier d’écolier où un empereur d’Éthiopie fit traduire ce récit en lui retirant sa fin.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Edward Gibbon, The History of the Decline and Fall of the Roman Empire, chapitre XLVII (fin du chapitre, sur les Abyssins), quatrième volume de l’édition in-quarto, Londres, 1788 Strahan et Cadell
- Francisco Álvares, Verdadeira informação das terras do Preste João das Índias, Lisbonne, 1540, fin de la description des églises de Lalibela visitées en 1521 ; trad. anglaise C. F. Beckingham et G. W. B. Huntingford, The Prester John of the Indies, 2 vol., Hakluyt Society, 2ᵉ série, 114, Cambridge, 1961 Cambridge University Press
- Poggio Bracciolini, De varietate fortunae, livre IV, et Biondo Flavio, Historiarum ab inclinatione Romanorum imperii decades, quatrième décade, livre II : témoignages sur l’ambassade de huit moines coptes et éthiopiens au concile de Florence, août 1441
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Sources primaires (suite)
- Églises creusées dans le roc de Lalibela, Lasta (Éthiopie), onze églises monolithes et rupestres bien du patrimoine mondial n° 18, inscrit en 1978
- Kebra Nagast (La Gloire des rois), récit de Ménélik et colophon de la traduction guèze attribuée à Yeshaq ; trad. Robert Beylot, La Gloire des rois ou l’Histoire de Salomon et de la reine de Saba, Turnhout, 2008, Apocryphes 12, 491 p. Brepols
- Chronique des guerres d’Amda Seyon, campagne de 1332 contre l’Ifat ; éd. et trad. Paolo Marrassini, Lo scettro e la croce. La campagna di ʿAmda Ṣeyon I contro l’Ifāt (1332), Studi Africanistici, Serie Etiopica 4, Naples, 1993 – Istituto Universitario Orientale ; trad. anglaise G. W. B. Huntingford, The Glorious Victories of ʿĀmda Ṣeyon, King of Ethiopia, Oxford Library of African Literature, Oxford, 1965, xii + 142 p. Clarendon Press
- Shihâb al-Dîn Ahmad, dit Arab Faqîh, Futûh al-Habasha, copie du XVIIIᵉ siècle sur parchemin, 240 × 190 mm, 34 feuillets, colophon au recto du feuillet 32 Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Éthiopien d’Abbadie 104
- Futûh al-Habasha, éd. du manuscrit 1628 de la Bibliothèque nationale d’Algérie et trad. française par René Basset, Histoire de la conquête de l’Abyssinie (XVIᵉ siècle) par Chihab Eddin Ahmed ben ’Abd el Qâder surnommé Arab-Faqih, 2 vol., Publications de l’École des lettres d’Alger, Paris, 1897-1909 Ernest Leroux
- Traduction amharique du Futûh al-Habasha exécutée sur ordre de Ménélik II en 1892, copie sur cahier d’écolier, 217 × 170 mm, collection Mondon-Vidailhet Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Éthiopien 262
- Miguel de Castanhoso, Historia das cousas que o muy esforçado capitão Dom Christovão da Gama fez nos Reynos do Preste João, Lisbonne, João de Barreira, 27 juin 1564, 54 f., in-4° – Biblioteca Nacional de Portugal, res-270-v ; trad. anglaise R. S. Whiteway, The Portuguese Expedition to Abyssinia in 1541-1543, as narrated by Castanhoso, Works issued by the Hakluyt Society, 2ᵉ série, 10, Londres, 1902 Hakluyt Society
Bibliographie
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- Amélie Chekroun, « Manuscrits, éditions et traductions du Futūḥ al-Ḥabaša. État des lieux », Annales islamologiques 46, 2013, p. 293-322 Institut français d’archéologie orientale
- Claire Bosc-Tiessé et Marie-Laure Derat (dir.), Lalibela : site rupestre chrétien d’Éthiopie, coll. « Sites et cités d’Afrique », Toulouse, 2019, 210 p. Presses universitaires du Midi
- François-Xavier Fauvelle-Aymar, Laurent Bruxelles, Romain Mensan, Claire Bosc-Tiessé, Marie-Laure Derat et Emmanuel Fritsch, « Rock-cut stratigraphy : sequencing the Lalibela churches », Antiquity 84 (326), 2010, p. 1135-1150, DOI 10,1017/S0003598X00067132 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/S0003598X00067132
- David W. Phillipson, Ancient Churches of Ethiopia : Fourth-Fourteenth Centuries, New Haven et Londres, 2009, xiii + 230 p. Yale University Press
- Claude Lepage, « Un métropolite égyptien bâtisseur à Lalibäla (Éthiopie) entre 1205 et 1210 », Comptes rendus des séances de l’Académie des inscriptions et belles-lettres 146 (1), 2002, p. 141-174 Académie des inscriptions et belles-lettres
- Michael Gervers, « The Rehabilitation of the Zaguë Kings and the Building of the Däbrä Sina-Golgotha-Sellassie Complex in Lalibäla », Africana Bulletin 51, 2003, p. 23-49 Africana Bulletin
Sources en ligne
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- « Éthiopie de l’Antiquité au XVIᵉ siècle (repères chronologiques) » Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/encyclopedie/ethiopie-de-l-antiquite-au-xvie-siecle-reperes-chronologiques/
- « Medieval Houses of God, or Ancient Fortresses ? », David Keys, Archaeology 57 (6), novembre-décembre 2004 Archaeological Institute of Americahttps://archive.archaeology.org/0411/newsbriefs/ethiopia.html
- « Review of Claire Bosc-Tiessé and Marie-Laure Derat, Lalibela : site rupestre chrétien d’Éthiopie », Jacopo Gnisci, Aethiopica 28, 2025, p. 286-291 Universität Hamburg, Hiob-Ludolf-Zentrum für Äthiopistikhttps://journals.sub.uni-hamburg.de/aethiopica/article/view/2387
- « Yǝsḥāq » Beta maṣāḥǝft, Universität Hamburghttps://betamasaheft.eu/persons/PRS10351Yeshaq
- « Chronicle of ʿAmda Ṣǝyon » Beta maṣāḥǝft, Universität Hamburghttps://betamasaheft.eu/works/LIT4275ChronAmdS
- « Ḥaydarā » Beta maṣāḥǝft, Universität Hamburghttps://betamasaheft.eu/PRS5193haydara
- « Amélie CHEKROUN, La conquête de l’Ethiopie. Un jihad au XVIe siècle », compte rendu par Anaïs Wion, Bulletin critique des Annales islamologiques 38, 2024, p. 108-110 HAL-SHShttps://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-04555824v1/file/CR%20Chekroun%20Conquete2024%20WION%20bcai-6288.pdf
- « La conquête de l’Éthiopie : un jihad au XVIe siècle », notice et présentation de l’éditeur WorldCathttps://search.worldcat.org/oclc/1371286294
- « Historia das cousas que o muy esforçado capitão Dom Christouão da Gama fez nos Reynos do Preste Ioão » Biblioteca Nacional de Portugal, Biblioteca Nacional Digitalhttps://permalinkbnd.bnportugal.gov.pt/en/records/item/90893-historia-das-cousas-que-o-muy-esforcado-capitao-dom-christouao-da-gama-fez-nos-reynos-do-preste-ioao
- « Manuscrits – Afrique - Amérique - Proche-Orient » Bibliothèque nationale de Francehttps://www.bnf.fr/fr/manuscrits-afrique-amerique-proche-orient


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