Cinquante ans, puis vingt. Dans le premier livre du Dragon rouge, l’esprit que l’opérateur a forcé à paraître réclame son âme au terme d’un demi-siècle. Dans le second, il abaisse l’échéance à vingt ans, et l’homme lui jette alors un billet de parchemin signé de son sang, où il promet seulement de le « récompenser dans vingt ans de tous les trésors qu’il me donnera ». La réponse imprimée juste en dessous est un refus, que l’opérateur surmonte en relisant ses conjurations jusqu’à ce que l’esprit revienne, accepte une monnaie d’or ou d’argent par mois et signe à son tour.
« Si rare, si recherché dans nos contrées »
La formule ouvre le premier chapitre, et elle commande tout le reste du livre. Le texte se dit copié sur « les véritables écrits du grand roi Salomon », retrouvés « par un pur effet du hasard », et ce chapitre est signé d’un nom à consonance italienne, Antonio Venitiana del Rabina, qu’on ne connaît que par cette signature. Dans son long titre, l’édition nîmoise de 1823 ajoute un second garant en promettant « les forces infernales du grand Agrippa ». Salomon, maître légendaire des démons, et Agrippa de Nettesheim, philosophe de la Renaissance, servent ici de cautions, comme Albert le Grand pour le Petit Albert.
Les dates imprimées obéissent à la même logique. L’exemplaire du Grand Grimoire conservé à la bibliothèque municipale de Lyon sous la cote 363503 porte « 1411 » sur sa page de titre, celui du Dragon rouge de la bibliothèque municipale de Rouen (fonds Desbois, Desbois-315) porte « 1521 », et la copie manuscrite reliée dans le MS.4666 de la Wellcome Collection, à Londres, signe son premier chapitre « En 1513 ». Aucune de ces dates ne correspond à l’objet qui la porte. Les bibliothécaires lyonnais datent leur livret, un in-12 de 83 pages illustré de gravures sur bois, des environs de 1750 ; ceux de Rouen voient dans le leur une « impression du commencement du XIXᵉ s. dans le genre de la Bibl. bleue », la famille des livrets bon marché du colportage ; la notice de la Wellcome Collection place le manuscrit au milieu du XVIIIᵉ siècle. Ces datations se fondent sur la facture des volumes, et elles ramènent le texte de deux ou trois siècles vers le présent.
Un désaccord de vocabulaire en découle. Le mémoire de master que Mélanie Papot-Libéral a consacré au livre en 2017, à l’université Lumière Lyon 2, le présente comme un grimoire du XIXᵉ siècle dérivé du Grand Grimoire. Le Véritable dragon rouge de la Wellcome Collection, daté de 1850 par sa notice, et la réimpression du Grand Grimoire nîmois conservée au MuCEM donnent le même texte, du prélude à la liste des esprits, à quelques noms près (Pursan et Abigar d’un côté, Hursan et Eligor de l’autre). Dès le milieu du XVIIIᵉ siècle, ce texte circule sous le nom de Grand Grimoire. On appellera donc ici Grand Grimoire le texte et Dragon rouge le titre de librairie apparu au début du XIXᵉ siècle, seul moyen de ne pas vieillir l’un ni rajeunir l’autre. Pour le livret lyonnais, seule la notice a été consultée, et l’identité de son texte avec celui de 1823 demeure probable sans avoir été vérifiée page à page.
Lucifuge Rofocale, premier ministre
Le premier livre décrit ce qu’il appelle « le grand œuvre ». Il exige un quart de lune de chasteté et deux repas par jour, l’achat chez un droguiste d’une « pierre sanguine dite ématille », le sacrifice d’un chevreau dont la peau formera le cercle, une baguette de noisetier sauvage coupée au lever du soleil puis ferrée chez un serrurier, des cierges, de l’encens et de l’eau-de-vie. On opère seul ou à trois, et un seul parle, celui que le texte nomme le Karcist, l’officiant qui tient la baguette. Le rituel enchaîne deux prières à la Trinité, trois appellations adressées à « l’empereur Lucifer » et une « grande appellation » faite de noms divins et de vocables sans traduction, jusqu’à ce que paraisse, selon le livre, Lucifuge Rofocale. À partir de là le récit, qui donnait des ordres au lecteur, se met à faire parler deux personnages, un opérateur qui signe « Salomon » et un esprit qui signe « Lucifugé Rofocale », comme si l’imprimeur avait recopié le procès-verbal d’une séance réussie, et ce dialogue marchande tout, les heures de visite de chaque jour de la semaine, le trésor le plus proche et la monnaie à verser le premier jour de chaque mois, jusqu’à ce que l’esprit, menacé par la baguette remise au feu, accepte les conditions qu’il refusait une page plus tôt. Une promesse en italien, découpée en sept chapitres, engage enfin Lucifer à comparaître in forma di bel garzone, sous l’aspect d’un beau jeune homme, sans bruit ni mauvaise odeur.
Le second livre, intitulé Sanctum Regnum (le saint royaume) et présenté comme le Pacta conventa daemoniorum, les conventions passées avec les démons, dresse l’organigramme de l’enfer. Lucifer y est empereur, Belzébuth prince et Astaroth grand-duc. Au-dessous, six esprits portent des grades d’armée et de gouvernement : Lucifuge premier ministre, Satanachia et Agaliarept généraux, Fleurety lieutenant général, Sargatanas brigadier et Nebiros maréchal de camp. Chacun commande à trois subordonnés et reçoit un domaine, les trésors pour Lucifuge, les femmes pour Satanachia, l’invisibilité pour Sargatanas et la prédiction de l’avenir pour Nebiros. Maréchal de camp, brigadier et lieutenant général appartiennent à la hiérarchie de l’armée royale, et cet enfer habillé en état-major fournit un indice de date plus parlant que sa page de titre.
Le pacte lui-même tient en deux lignes.
L’opérateur y promet des trésors et garde son âme, sous l’invocation de la Trinité, avant une prière d’action de grâces qui cite l’Évangile, « cherchez et vous trouverez ». Mélanie Papot-Libéral y lit un pacte de contrainte, par lequel le magicien fait du démon son esclave avec l’aide de Dieu au lieu de se vouer à lui, et le texte va dans son sens jusque dans cette prière finale, où l’opérateur s’engage envers Dieu à soulager les pauvres avec l’argent des trésors.
La dernière partie change de registre. Sous le titre de « Secrets de l’art magique », l’édition de 1823 aligne une « composition de mort, ou la pierre philosophale » qui promet de l’or à partir de cuivre rouge, de vert-de-gris et d’arsenic, un moyen de gagner à la loterie, un autre de se faire aimer, un procédé pour devenir invisible et deux encres pour écrire les pactes. Le Véritable dragon rouge de 1850 y ajoute un « miroir de Salomon », des remèdes contre la pleurésie ou la goutte et une recette pour procurer l’avortement, avant la Poule noire, autre petit grimoire imprimé à sa suite. Le livre grossit ainsi en puisant dans les livres de « Secrets » que Lise Andries a étudiés pour le colportage des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles, où cuisine, médecine, métiers, magie et astrologie se partagent parfois une même page.
Nismes, chez Gaude ou chez Claude
En 1823, le texte sort de Nîmes sous ses deux titres. Une notice de WorldCat décrit un Dragon rouge imprimé « à Nismes, chez Gaude », et la bibliothèque municipale de Versailles conserve dans le fonds Lancelin, sous la cote Lancelin B 27, un Grand Grimoire de 104 pages daté de la même année et donné « à Nismes, chez Claude ». La variante ne vient pas du catalogueur, puisque la réimpression parisienne du MuCEM reproduit la même adresse, « chez Claude, imprimeur-lib. ». Deux ateliers, ou un seul qui brouille son nom : les notices disponibles ne permettent pas de trancher, et l’on ignore tout des tirages.
Le livre gagne ensuite le Nord. Dans le fonds Billaudot, la bibliothèque municipale d’Auxerre conserve sous la cote BIL 133 un Véritable dragon rouge suivi de la Poule noire, sorti de l’imprimerie de Blocquel à Lille au XIXᵉ siècle, avec 158 pages et quatre planches en couleurs ; sa notice le décrit comme un « reprint de l’éd. de 1521 », reprenant sans guillemets la fiction du titre. La Wellcome Collection en possède une version de 108 pages, attribuée à Paris et datée de 1850 par sa notice.
Au XXᵉ siècle, probablement en 1941 si l’on lit ainsi la mention d’imprimeur « 719,12,41 », l’éditeur parisien S. Bornemann réimprime le Grand Grimoire de Nîmes et liste en fin de volume ses autres titres, la Clef des songes, la Cuisinière habile, le Dragon rouge, les Contes de fées de Perrault, le Guide manuel du pêcheur. L’exemplaire, estampillé de la bibliothèque de Louis Ferrand et acheté pour le musée des Arts et Traditions populaires, appartient aujourd’hui au MuCEM, dont les « impressions populaires » forment, selon Geneviève Deblock, l’une des trois grandes collections françaises de littérature de colportage avec celles de la BnF et de la médiathèque de Troyes, soit 3 100 titres.
La réédition qui se moque de son texte
La réimpression Bornemann reproduit en appendice, sous l’adresse du libraire parisien Le Bailly, les « Notes, remarques & commentaires » d’un certain J. de Riols, qui annote le grimoire pour le ridiculiser. Riols relève l’italien fautif de la promesse de Lucifer et l’aimant qu’on fait chauffer alors que la chaleur, rappelle-t-il, lui ôte son aimantation, puis il juge qu’« écrire de pareilles sornettes en 1823 » supposait une piètre opinion de ses contemporains. Il prend ainsi la date de l’imprimé nîmois pour la date de la rédaction, erreur symétrique de celle de la page de titre. Au passage, il s’amuse que l’action de grâces du premier livre se termine par Vale, la formule d’adieu des lettres latines, et la traduit à l’adresse de Dieu par « porte-toi bien ». Ses notes datent vraisemblablement d’avant les lois scolaires des années 1880, puisqu’il y soupire que « l’instruction obligatoire serait une bien bonne chose », et il regrette que de tels livres entrent « sans commentaires, dans les campagnes ».
Riols pose la bonne question, celle de l’âge du matériau, et y répond trop vite. Selon son recenseur Adam Jortner, Owen Davies insiste dans son histoire des grimoires, publiée à Oxford en 2009, sur l’élargissement que l’imprimé a donné à ces livres jusqu’aux chercheurs de trésors, et les deux tiers de l’ouvrage portent sur des livres parus après 1700. La fausse antiquité fait partie du genre sans en épuiser le contenu. Le manuscrit 4666 de la Wellcome relie le Grand Grimoire (p. 133-155) à 132 pages de Clavicules de Salomon, à un traité du nom divin et à un Grimoire du pape Honorius, et l’appareil du premier livre, avec son cercle, sa baguette, ses noms divins et ses prières trinitaires, prolonge ce que ces clavicules manuscrites enseignaient déjà. Ainsi le Grand Grimoire apparaît-il comme un texte du XVIIIᵉ siècle fait de matériaux plus anciens, dont la filiation, copie par copie, attend encore d’être reconstituée.
Un cultivateur signe la dernière page
Sur le dernier feuillet de ce manuscrit, une main a écrit un nom et un état, « Matieu Mitro, cultivateur à la Calone, Canton de Montrau ». Le mot canton, dans cet emploi administratif, renvoie plutôt au découpage de 1790, ce qui placerait la signature après la Révolution, une ou deux générations après la copie. À Auxerre, le Dragon rouge de Blocquel porte un ex-libris manuscrit, « Edmond », sans autre précision.
Posséder un livre ne dit pas qu’on le lise, et celui-ci l’a prévu. L’esprit s’y engage à parler « à ceux qui auront mon présent livre », pourvu qu’il l’ait signé, ce qui prête un pouvoir à l’objet autant qu’à son usage. Owen Davies ouvre son histoire des grimoires sur une formule de Richard Kieckhefer, pour qui un livre de magie est aussi un livre magique, et le mémoire de 2017 relaie l’hypothèse, avancée par plusieurs historiens, d’un grimoire gardé comme talisman, dont la seule possession passait pour protéger son propriétaire.
On tient ainsi des exemplaires, deux noms et une signature, jamais une scène d’usage. Aucune des sources citées ne montre quelqu’un ouvrir le Dragon rouge pour tracer son cercle, et les tirages restent inconnus. Pour départager le livre lu du livre gardé, il faudrait retrouver le titre dans des inventaires après décès et des procédures judiciaires du XIXᵉ siècle. Le manuscrit 4666 de la Wellcome Collection est consultable en ligne en 234 images, et son dernier feuillet montre la signature de Matieu Mitro, avec deux lieux, la Calone et Montrau, que la notice du catalogue ne localise pas.
Pour aller plus loin
Le Petit Albert, souvent cité avec lui, relève d’un autre registre, celui des recettes et de la magie naturelle. Le Grimoire du pape Honorius, relié au Grand Grimoire dans le manuscrit londonien, et la tradition manuscrite des Clavicules de Salomon permettent de remonter vers les sources de son appareil rituel, tandis que la Poule noire, imprimée à sa suite, prolonge la même veine de colportage.
On raconte volontiers que le Dragon rouge est un très vieux livre de sorcier. Il aurait été écrit au temps du roi Salomon, puis imprimé bien plus tard. Ce petit livre prétend apprendre à faire venir les démons et à leur donner des ordres. Un livre de ce genre s’appelle un grimoire. En France, des marchands ambulants appelés colporteurs le vendaient autrefois de village en village.
Une date inventée
Chaque exemplaire affiche sur sa première page une date très lointaine. Celui qui est gardé à la bibliothèque de Rouen annonce l’année 1521. Les bibliothécaires ne s’y fient pas. Ils préfèrent regarder la façon dont le volume a été fabriqué. Pour eux, ce livret sort d’un atelier du début du XIXᵉ siècle.
Le texte est sans doute un peu plus âgé que ce livret. Vers le milieu du XVIIIᵉ siècle, il circule déjà sous un autre nom, le Grand Grimoire. On le trouve alors aussi recopié à la main, dans un manuscrit gardé aujourd’hui à Londres. Le titre de Dragon rouge vient plus tard, comme une nouvelle étiquette sur la même marchandise.
Le livre se présente comme une copie des écrits de Salomon. Un certain Antonio Venitiana del Rabina signe le premier chapitre. Personne ne connaît cet homme en dehors de cette signature. Les grands noms servent ici de garantie, comme celui d’Albert le Grand sur un autre livre de recettes.
Un contrat avec un démon
Le premier livre explique comment faire venir un esprit. Il faut rester chaste, manger peu, acheter une pierre chez un droguiste, sacrifier un chevreau et tailler une baguette de noisetier. On récite ensuite des prières et des appels. D’après le texte, un démon finit par se montrer. Il porte un nom étrange, Lucifuge Rofocale.
La suite prend la forme d’une conversation. Le démon réclame l’âme de l’homme au bout de cinquante ans. L’homme le menace de sa baguette et le démon cède. Plus loin, le démon demande l’âme au bout de vingt ans. L’homme lui tend alors un petit papier où il promet des trésors, jamais son âme.
Le livre range aussi les démons comme une armée. On y croise un empereur, un prince, un premier ministre, des généraux et même un brigadier. Ce sont des grades de l’ancienne armée royale. Pour l’historien, ces grades en disent plus long sur l’âge du texte que sa première page.
Entre la cuisine et les contes
À la fin, le livre change de ton. Il donne des recettes pour gagner à la loterie, se faire aimer ou devenir invisible. Les éditions plus tardives ajoutent des remèdes contre la pleurésie ou la goutte. Le grimoire ressemble alors aux petits recueils de conseils pratiques que proposaient les colporteurs.
En 1823, le texte est imprimé à Nîmes. Il y paraît sous ses titres de Grand Grimoire et de Dragon rouge. On ne sait pas s’il sort d’un seul atelier ou de plusieurs. On le retrouve ensuite à Lille, puis à Paris. Personne ne connaît le nombre d’exemplaires imprimés.
Au siècle suivant, un éditeur parisien le réimprime encore. Dans son catalogue, le grimoire voisine avec un livre de cuisine et avec les contes de Perrault. Il se range désormais parmi les livres pratiques et les livres pour se distraire.
Des noms dans les marges
Cette réédition contient des notes d’un commentateur du XIXᵉ siècle, J. de Riols. Il trouve l’ouvrage ridicule et se moque de son mauvais italien. Il regrette surtout que ce livre arrive dans les campagnes sans explication. Mais il croit que le texte a été écrit en 1823. Il se trompe donc à son tour, dans l’autre sens.
Les vrais lecteurs ont laissé peu de traces. Dans le manuscrit de Londres, un homme a signé la dernière page. Il s’appelait Matieu Mitro et se disait cultivateur. Sur un exemplaire imprimé à Lille, un autre propriétaire a seulement écrit un prénom, Edmond.
Une question demeure. Ces propriétaires lisaient-ils vraiment leur grimoire ? Certains historiens pensent qu’on le gardait plutôt comme un porte-bonheur, un objet puissant par lui-même. Le livre le suggère d’ailleurs, puisque le démon promet de répondre à tous ceux qui l’auront chez eux.
Aucun document réuni ne montre quelqu’un en train de s’en servir. On ignore encore si le livre était ouvert ou seulement conservé.
La version complète donne la cote de chaque exemplaire cité et cite la promesse en italien par laquelle Lucifer s’engage à paraître sous l’aspect d’un beau jeune homme.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- *Le Grand Grimoire avec la Grande Clavicule de Salomon, et la Magie noire, où les Forces infernales du Grand Agrippa, pour découvrir tous les trésors cachés…*, s. l., page de titre datée « 1411 » [vers 1750 selon la notice], 83 p. (sig. A-G6), gravures sur bois, in-12, 16,1 cm, recueil factice Bibliothèque municipale de Lyon, 363503
- Pseudo-Salomon, *Les Clavicules de Salomon*, suivies de *Lumière sortie des ténèbres, d’où il s’ensuit le Grand Grimoire* (p. 133-155, premier chapitre signé « Antonio Venitiana del Rabina. En 1513 »), d’un *Schemhammaphoras* et du *Véritable Grimoire du pape Honorius*, manuscrit, milieu du XVIIIᵉ siècle, 4 f. + 204 p., 21,5 × 18 cm, signature « Matieu Mitro, cultivateur à la Calone, Canton de Montrau » au dernier feuillet Wellcome Collection, Londres, MS.4666
- *Le dragon rouge, ou l’art de commander les esprits célestes, aériens, terrestres, infernaux, avec le vrai secret de faire parler les morts, de gagner toutes les fois qu’on met aux loteries, de découvrir les trésors cachés*, s. l. n. n., page de titre datée « 1521 » [impression du début du XIXᵉ siècle selon la notice], fig., in-12 Bibliothèque municipale de Rouen, fonds Desbois, Desbois-315
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Sources primaires (suite)
- *Le Grand Grimoire avec la Grande Clavicule de Salomon, et la Magie noire, ou les Forces infernales du Grand Agrippa… [suivie de] Tous les Arts magiques*, Nismes, chez Claude, 1823, 104 p., fig. Bibliothèque municipale de Versailles, fonds Lancelin, Lancelin B 27
- *Le dragon rouge, ou l’art de commander les esprits célestes, aériens, terrestres, infernaux…*, Nismes, chez Gaude, 1823 notice WorldCat OCLC 64692769 [établissement conservateur non relevé]
- *Le Véritable dragon rouge, ou l’art de commander les esprits célestes, aériens, terrestres et infernaux… suivi de La Poule Noire*, Lille, impr. de Blocquel, [18..], 158 p. et 4 f. de pl. en couleurs, 15 cm, ex-libris manuscrit « Edmond » Bibliothèque municipale d’Auxerre, fonds Jules-Ernest Billaudot, BIL 133
- *Le véritable dragon rouge, ou l’art de commander les esprits célestes, aëriens, terrestres et infernaux, etc. Suivi de la poule noire, cabale inconnue jusqu’ici*, [Paris ?], [1850], 2 f. n. ch. + 108 p., in-12 Wellcome Collection, Londres, notice b33030169 (numérisation Internet Archive)
- *Le Grand Grimoire avec la Grande Clavicule de Salomon… (Nîmes, Claude libraire, 1823)*, réimpression, Paris, S. Bornemann, suivie de J. de Riols, *Notes, remarques & commentaires*, Paris, Le Bailly ; mention d’imprimeur « E. Veillon, Enghien, 719,12,41 » ; demande de l’âme à cinquante ans p. 37-38, à vingt ans et texte du pacte p. 73-74, hiérarchie des esprits p. 57-64, notes F, H, M et N de Riols ; exemplaire estampillé « Bibliothèque Louis Ferrand » et « Achat des Musées nationaux, Musée des Arts et Traditions populaires » MuCEM, Marseille [cote non relevée]
Bibliographie
- Owen Davies, *Grimoires : A History of Magic Books*, Oxford, 2009, x + 368 p. Oxford University Press
- Richard Kieckhefer, *Forbidden Rites : A Necromancer’s Manual of the Fifteenth Century*, University Park, 1997, p. 4 (formule citée par Owen Davies, *Grimoires*, p. 2) Pennsylvania State University Press
- Lise Andries, *Le Grand Livre des secrets. Le colportage en France aux 17ᵉ et 18ᵉ siècles*, Paris, 1994, 223 p. Imago
- Mélanie Papot-Libéral, *Le Dragon rouge : éditions et réception d’un grimoire à l’époque contemporaine*, mémoire de master 2 « Cultures de l’écrit et de l’image », sous la direction de Philippe Martin, université Lumière Lyon 2, août 2017, 151 p. Enssib
- Geneviève Deblock, « « Impressions populaires ». La collection de livrets conservée au MuCEM et la diffusion des savoirs par les livres de colportage (XVIIᵉ-XIXᵉ siècles) », *Documents pour l’histoire des techniques* 16, 2008, p. 101-107 Documents pour l’histoire des techniques
Sources en ligne
- « Le Grand Grimoire avec la Grande Clavicule de Salomon, et la Magie noire, où les Forces Infernales, du Grand Agrippa, pour découvrir tous les Trésors cachés... » Bibliothèque municipale de Lyon, Numelyohttps://numelyo.bm-lyon.fr/f_view/BML:BML_00GOO0100137001100695274
- « Pseudo-Solomon », MS.4666 Wellcome Collectionhttps://wellcomecollection.org/works/e7a67xuz
- « Le dragon rouge, ou l’art de commander les esprits célestes, aériens, terrestres, infernaux, avec le vrai secret de faire parler les morts, de gagner toutes les fois qu’on met aux loteries, de découvrir les trésors cachés[Texte imprimé] » Catalogue collectif de France, Base patrimoinehttps://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark:/16871/00110929159
- « Le Grand Grimoire avec la Grande Clavicule de Salomon, et la Magie noire, ou les Forces infernales du Grand Agrippa, pour découvrir tous les trésors cachés, et se faire obéir à tous les Esprits [suivie de] Tous les Arts magiques » Catalogue collectif de France, Base patrimoinehttps://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark:/16871/00110425055
- « Le dragon rouge, ou, L’art de commander les esprits célestes, aériens, terrestres, infernaux : avec le vrai secret de faire parler les morts, de gagner toutes les fois qu’on met aux loteries, de découvrir les trésors cachés, etc., etc » WorldCat.orghttps://search.worldcat.org/title/dragon-rouge-ou-lart-de-commander-les-esprits-celestes-aeriens-terrestres-infernaux-avec-le-vrai-secret-de-faire-parler-les-morts-de-gagner-toutes-les-fois-quon-met-aux-loteries-de-decouvrir-les-tresors-caches-etc-etc/oclc/64692769
- « Le Véritable dragon rouge, ou l’art de commander les esprits célestes, aériens, terrestres et infernaux .... suivi de La Poule Noire, cabale qui était restée inconnue jusqu’ici » Catalogue collectif de France, Base patrimoinehttps://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark:/16871/001750029
- « Le véritable dragon rouge, ou l’art de commander les esprits célestes, aëriens, terrestres et infernaux, etc. Suivi de la poule noire, cabale inconnue jusqu’ici » Internet Archive, collection Wellcome Libraryhttps://archive.org/details/b33030169
- Réimpression Bornemann du Grand Grimoire avec les notes de J. de Riols, fichier numérisé (page sans titre) MuCEM, médiathèque numériquehttps://mdc.mucem.org/assets/d/1362305/file
- « Owen Davies. Grimoires : A History of Magic Books », compte rendu par Adam Jortner, H-Albion, juin 2011 H-Net Reviewshttps://www.h-net.org/reviews/showpdf.php?id=32409
- « Le Dragon Rouge : éditions et réception d’un grimoire à l’époque contemporaine », mémoire de Mélanie Papot-Libéral Enssib, bibliothèque numériquehttps://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/documents/67765-le-dragon-rouge-editions-et-reception-d-un-grimoire-a-l-epoque-contemporaine.pdf
- « « Impressions populaires ». La collection de livrets conservée au MuCEM et la diffusion des savoirs par les livres de colportage (XVIIe-XIXe siècles) » Documents pour l’histoire des techniques, OpenEdition Journalshttps://journals.openedition.org/dht/677
- « Le Grand Livre des Secrets, Lise ANDRIES » Éditions Imagohttps://www.editions-imago.fr/ouvrage-78-Le-Grand-Livre-des-Secrets

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