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Lalibela : des églises creusées dans la roche, un roi et quatre phases

Sailko / Wikimedia Commons
11 min de lecture38 sources vérifiées
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Sur la face nord-ouest de Beta Gabriel-Rufael, à Lalibela, un escalier taillé dans la roche descend vers une cour qui n’existe plus et s’arrête dans le vide. Romain Mensan l’a photographié en 2009 pour la mission archéologique française, et l’article que l’équipe a publié l’année suivante dans la revue Antiquity en donne la lecture. L’escalier menait à une première cour, ouverte devant une entrée principale de style aksumite, c’est-à-dire héritée du royaume d’Aksum, qui domina le nord de l’Éthiopie et connut son apogée aux IIIᵉ-Vᵉ siècles. Plus tard, on a retaillé la façade et percé une porte et de nouvelles fenêtres, puis creusé à droite une petite cour à reliques. Plus tard encore, la cour a été abaissée de neuf mètres, ce qui a tronqué à la fois l’escalier et la cour à reliques. Une citerne a ensuite été creusée au fond de la cour abaissée.

Tailler de haut en bas

Pour obtenir une église à Lalibela, on enlève de la roche. Les tailleurs traçaient le plan à la surface, creusaient une tranchée qui isolait un bloc, puis évidaient ce bloc tout en affinant ses faces, au ciseau et à la hache. Le toit est donc fini le premier, et l’élément le plus récent se trouve au fond. Il fallait aussi creuser des canaux et des tranchées de drainage, sans lesquels l’eau aurait envahi les cours.

La roche a longtemps été mal nommée. On l’a prise pour un tuf volcanique, et l’Encyclopædia Britannica parle encore de granite. Laurent Bruxelles et Romain Mensan y reconnaissent des scories basaltiques accumulées au Miocène sur le flanc d’un volcan, semées de bombes volcaniques d’un kilogramme à plusieurs tonnes, et les tailleurs se sont arrêtés sur les coulées de basalte trop dures. Cette pierre durcit au soleil et se dégrade à l’humidité, si bien qu’une église abîmée n’est pas forcément une église ancienne, comme le rappelle l’étude publiée en 2014 dans le Journal of African Archaeology.

Combien d’églises ? La Vie du roi en compte dix, l’inscription au patrimoine mondial de 1978 en retient onze, et la lettre de l’Institut des sciences humaines et sociales du CNRS parle en 2021 de douze monuments sur quelque 240 000 mètres carrés. Selon la notice de l’UNESCO, cinq églises se tiennent au nord de la rivière Yordanos, dont Beta Medhane Alem et Beta Maryam, cinq au sud, dont Beta Merkorios et Beta Gabriel-Rufael, et Beta Giyorgis reste à l’écart, reliée aux autres par des tranchées. Beta veut dire « maison ». La graphie retenue ici est celle de l’équipe française, parce qu’elle permet de suivre les mêmes noms d’une publication savante à l’autre, et l’UNESCO écrit Biete. Beta Medhane Alem, la maison du Sauveur du monde, mesure environ 33 mètres sur 23 pour 10 de profondeur, et l’UNESCO la présente comme la plus grande église monolithe du monde. Ses cinq nefs reprennent, selon Marie-Laure Derat, le plan de l’église de Sion d’Aksum, bâtie au VIᵉ siècle ; Gerhard Rohlfs en 1868, puis Raffray en 1881, y notaient déjà des piliers effondrés. Beta Giyorgis, la maison de saint Georges, dresse sa croix sur un haut socle à degrés, au fond d’une fosse profonde de onze mètres selon Phillipson, de douze selon le volume collectif paru en 2019, où l’on descend par une tranchée d’une trentaine de mètres. Ses fenêtres basses sont fausses, à la manière aksumite, et ses fenêtres hautes paraissent décentrées quand on les regarde de l’intérieur.

Gabra Masqal, dit Lalibela

L’Éthiopie ne se découpe pas selon les bornes du Moyen Âge européen, et ses historiens comptent par dynasties. Celle qui règne alors sur le Lasta est dite zagwé, issue des Agaw, un peuple de langue couchitique. Son premier roi prend le pouvoir avant 1150 environ, sans que l’on connaisse son nom, et une lettre écrite sous le patriarche d’Alexandrie Jean V, entre 1146 et 1167, rapporte que l’évêque d’Éthiopie le tenait pour un usurpateur. En 1270, Yekuno Amlak renverse le roi Yetbarak avec des troupes venues de l’Amhara. Ses successeurs ont présenté les Zagwé comme des usurpateurs, rappelle Mikael Muehlbauer, et Derat a consacré en 2018 un livre à cette énigme d’une dynastie à la fois sainte et usurpatrice.

Lalibela, de son nom de règne Gabra Masqal, « serviteur de la croix », succède à son frère Ḥarbāy, et les dates de son règne flottent d’un auteur à l’autre, vers 1181-1221 dans la tradition que reprend le Metropolitan Museum de New York, vers 1190-1225 chez Derat en 2002, alors que les documents contemporains le montrent seulement au pouvoir en 1204 et encore en 1225, ce qui rend déjà la première fourchette intenable sur sa dernière borne. Ces documents sont rares. Dix autels de bois portent des dédicaces en guèze, la langue classique de l’Éthiopie, où le roi parle à la première personne, et l’un d’eux enregistre le don qu’il en fait à une église. Des donations de terres, recopiées dans des Évangiles, dont un manuscrit du XVᵉ siècle, le montrent dotant le clergé ; Derat, qui les a étudiées en 2010, datait en 2002 de 1205 la première des deux qu’il concéda au monastère de Dabra Libanos, alors que les publications ultérieures de l’équipe retiennent 1204 comme première date sûre du règne. Une autre concerne Beta Medhane Alem, qui existait donc, ou se fondait, sous son règne. Derat y voit un roi qui maîtrise la terre et règle l’Église et son clergé, à la manière de certains ordres monastiques européens du même temps. Aucun de ces textes ne dit que Lalibela a fait creuser les églises, et l’étude de 2014 le souligne.

Le roi passe pour saint environ deux siècles après sa mort, quand commencent les pèlerinages. Sa Vie, rédigée à cette époque et publiée en 1892 par Jules Perruchon d’après un manuscrit du British Museum, donne au chantier une origine céleste. L’archange Michel enlève Lalibela au ciel, comme le prophète Isaïe, et lui révèle qu’il doit faire tailler dix églises dans une seule pierre ; le résumé du Metropolitan Museum y ajoute vingt-quatre années de travail avec l’aide des anges. Pour les lecteurs de la Vie, des églises qu’aucun chantier ordinaire ne semblait pouvoir dégager du rocher appelaient un modèle venu d’en haut, et l’œuvre même prouvait la sainteté du roi, que célèbre le 12 sanē du calendrier éthiopien, rapporté au 6 juin dans le volume de 2019, une hymne appelée salām.

Le premier Européen à décrire les églises arrive trois siècles après la mort du roi. Francisco Álvares, chapelain de l’ambassade portugaise envoyée en Éthiopie de 1520 à 1526, passe deux fois à Lalibela et lui consacre les chapitres LIII et LIV de sa relation, imprimée à Lisbonne en 1540 sous le titre Ho Preste Joam das Indias, du nom de prêtre Jean donné au souverain éthiopien. Il décrit des édifices entièrement creusés dans la roche, très bien taillés, puis renonce à poursuivre, de peur de ne pas être cru. Des foules, note-t-il encore, vénèrent les tombeaux de Yemrehanna Krestos et de Lalibela.

Une forteresse sous les autels ?

En novembre 2004, la revue Archaeology annonce, sous la plume du journaliste David Keys, une datation qui bouscule le site. David Phillipson, professeur d’archéologie africaine à Cambridge, propose que Beta Merkorios et Beta Gabriel-Rufael aient été taillées vers 600-800, à la fin de l’époque aksumite, comme noyau d’un palais ou d’une forteresse d’élite sur des positions défensives, et qu’une troisième structure du même temps soit devenue Beta Danagel. Quatre églises au moins auraient suivi aux Xᵉ et XIᵉ siècles, trois ou quatre autres avant le milieu du XIIIᵉ, et le règne de Lalibela marquerait l’apogée religieux du site, pas son commencement. Phillipson raisonne sur le style, sur les relations entre monuments et sur des comparaisons éthiopiennes, et comble ainsi le vide de cinq siècles que l’on plaçait entre Aksum et l’Éthiopie médiévale. Son Ancient Churches of Ethiopia, en 2009, consacre deux chapitres sur sept à Lalibela.

Le rocher ne se date pas.

La mission lancée en 2008 par Claire Bosc-Tiessé et Marie-Laure Derat, au sein du Centre français des études éthiopiennes, lit donc l’ordre des coupes, les portes et les escaliers qui ne mènent nulle part, les déblais et jusqu’aux sédiments disparus, ce que l’article d’Antiquity de 2010 appelle une stratigraphie de la roche taillée. Dans le volume collectif publié en 2019 aux Presses universitaires du Midi, François-Xavier Fauvelle et Romain Mensan en tirent quatre phases hypothétiques. De petites grottes habitées précèdent des ensembles souterrains plus vastes, de style aksumite ; une première phase monumentale dégage ensuite des églises sur leurs quatre faces, comme Beta Maryam, et une seconde ouvre de nouvelles baies et abaisse les sols. La plupart des structures du groupe sud, selon eux, auraient d’abord servi de fortifications avant de devenir des églises.

Le radiocarbone donne à ces phases un cadre que le style ne fournissait pas. Dans le cimetière de Qedemt, huit tombes ont été repérées et six fouillées entièrement. La plus ancienne, orientée est-ouest, date de 1030-1220 ; une autre, orientée nord-sud, de 1040-1260, et cette orientation pourrait signaler une occupation antérieure à la christianisation du lieu, ou ses débuts ; les plus récentes descendent jusqu’à 1450-1650. Derat en tirait en 2019 un scénario. Vers le Xᵉ siècle, une élite puissante occupe le lieu et y bâtit des infrastructures importantes, parmi des tombes chrétiennes et non chrétiennes ; au XIIIᵉ siècle, Lalibela s’y installe, convertit certains bâtiments en églises et en fait creuser d’autres, pendant que le royaume s’étend vers le sud. L’article d’Antiquity de 2021 ajoute qu’une culture troglodytique locale précède les églises, visible surtout dans l’église rupestre de Washa Mika’el, dont le décor sculpté passe, transformé, dans le nouveau cadre chrétien.

Les deux lectures s’accordent sur un site creusé en plusieurs fois et sur des monuments qui n’étaient pas tous des églises à l’origine. Elles divergent sur l’âge du premier coup de ciseau. Phillipson le place aux VIIᵉ-VIIIᵉ siècles d’après le style, quand les dates mesurées par l’équipe française ne remontent pas au-delà du Xᵉ, et l’étude de 2014 conclut à une occupation d’au moins onze siècles, du Xᵉ au XXIᵉ. Aucune fortification n’a été reconnue par la fouille. Le texte ancien que cite cette étude, l’Histoire des églises et monastères d’Égypte attribuée à Abû Sâlih l’Arménien et rédigée au début du XIIIᵉ siècle, décrit dans la ville du roi une résidence fortifiée du métropolite, sans dire qu’elle était taillée dans le roc.

Un seul commanditaire

La lecture adverse a ses meilleurs avocats chez deux connaisseurs de l’art éthiopien. Dans Lalibela : Wonder of Ethiopia, en 2012, Claude Lepage et Jacques Mercier concluent que le roi fut le patron de toutes les églises, financées sous son règne. Ils s’appuient sur deux actes de donation, rapprochent les peintures murales de Beta Maryam de celles de Yemrehanna Krestos, église voisine un peu plus ancienne, et écartent l’hypothèse d’artisans étrangers. Pour Jacopo Gnisci, qui a rendu compte du livre en 2013, leur dossier est solide, mais il faut garder ouverte la question des artistes venus d’ailleurs, parce que ce style de peinture rappelle celui des monastères coptes d’Égypte et que des inscriptions coufiques et grecques figurent sur certains objets du XIIIᵉ siècle. Phillipson lui-même laisse au règne de Lalibela la dernière phase du site, celle qui en fait un centre religieux de premier rang.

Le meilleur argument du camp unitaire paraît être la donation à Beta Medhane Alem, plus probant que les peintures parce qu’il attache par écrit un nom d’église au nom du roi. Il ne dit pourtant ni qui en avait dégagé le bloc, ni quand.

Jourdain, Golgotha et la prise de 1187

La notice de l’UNESCO présente Lalibela comme une « nouvelle Jérusalem » du XIIIᵉ siècle, puis fait commencer les églises au XIIᵉ, après que les conquêtes musulmanes eurent interrompu les pèlerinages chrétiens vers la Terre sainte. Sur le terrain, des appuis existent. Le tombeau d’Adam et l’église du Golgotha reprennent des lieux de Jérusalem, la rivière s’appelle Yordanos et une colline voisine Debra Zeit, le mont des Oliviers. La date, elle, vient des historiens modernes. Phillipson suggérait en 2006, dans Current World Archaeology, que le roi avait voulu un substitut de Jérusalem, peut-être parce que Saladin avait pris la ville au début de son règne, en 1187, et Derat avançait dès 2002 la même année comme explication possible. En 2014, l’essai du Metropolitan Museum rattachait encore ce lien, au conditionnel, à la chute de Jérusalem et à la revendication d’une ascendance salomonienne. L’UNESCO a fait de ces conditionnels un fait. Aucune source contemporaine n’attribue au roi la fondation des églises, rappelle l’étude de 2014, et l’explication par 1187 suppose donc à la fois la fondation et son motif. Un fil contemporain mène pourtant vers Jérusalem. Selon l’auteur égyptien déjà cité, les rois zagwé se réclamaient d’un fils de Salomon et disaient garder l’arche d’alliance, ce qui place l’idée d’un nouveau peuple élu au temps même de la dynastie, sans la rattacher aux églises. Derat rapproche aussi l’ancien nom du lieu, Roha, d’al-Ruhâ, nom arabe d’Édesse, ville d’un comté fondé par les Francs et perdu par eux en 1144.

Beta-327116

Le site n’a jamais cessé d’être creusé. Les générations successives ont approfondi les sols pour sauver des fondations que l’eau attaque dans une roche friable, au point qu’il a fallu décider de couvrir entièrement les monuments, cours comprises. En 2008, des abris financés par l’Union européenne ont été dressés au-dessus de cinq des onze églises ; en 2018, une mission de l’UNESCO étudiait leur démontage, que les communautés locales réclamaient d’urgence à cause des vibrations, du bruit et de dommages involontaires.

Les relevés de Sandro Angelini, qui dirigea trois campagnes de restauration de 1966 à 1970, sont conservés à Bergame. Jacopo Gnisci relevait en 2025 que le volume de 2019 s’attarde peu sur les XIVᵉ, XVᵉ et XVIᵉ siècles, dont les témoignages, pour le XIVᵉ au moins, sont particulièrement lacunaires.

Les déblais forment une archive à part entière. Ils occupent le milieu du site, là où se rassemblent les pèlerins, et l’équipe les fouille à la main, au seau et à la pioche, les engins étant jugés trop intrusifs. Près de Beta Maryam, une coupe dans le tas de déblais du premier groupe montre deux phases de rejet séparées par un ancien sol, sans un seul objet qui permette de les dater. Dans le second groupe, un mur de pierres de taille gisait sous les déblais, plus ancien que le tas qui le recouvrait et que la tranchée d’où ce tas était sorti. Le charbon prélevé à la base des débris accumulés contre lui, enregistré au laboratoire sous le numéro Beta-327116, a donné deux intervalles possibles, 900-920 ou 970-1020, soit deux à trois siècles avant la plus ancienne donation datée du roi Lalibela.

Pour aller plus loin

Le royaume d’Aksum, ses stèles et l’église de Sion dont Beta Medhane Alem reprend le plan forment l’arrière-plan de ce dossier. Le prêtre Jean, nom sous lequel les Latins cherchaient le souverain éthiopien, éclaire l’ambassade portugaise de Francisco Álvares, et la prise de Jérusalem par Saladin en 1187 relève de l’histoire des croisades.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Beta Gabriel-Rufael, groupe sud, Lalibela : escalier suspendu de la face nord-ouest, cour à reliques, cour abaissée de 9 m et citerne, photographie R. Mensan/CFEE, 2009, publiée dans Fauvelle-Aymar et al. 2010, fig. 4
  2. Mur en pierres de taille sous les déblais du second groupe, Lalibela, charbon de la base des débris accumulés contre le mur, échantillon Gabriel12Mur, Beta-327116, 900-920 et 970-1020 cal. AD (2 σ, IntCal09), fouilles 2009-2012, d’après Bosc-Tiessé et al. 2014
  3. Cimetière de Qedemt, Lalibela, tombes SP1 à SP8, dont SP3E (Beta-282067, 1030-1220 cal. AD), SP6A (Beta-282070, 1040-1260 cal. AD) et SP1 (Beta-282064, 1450-1650 cal. AD), fouilles 2009-2012, d’après Bosc-Tiessé et al. 2014
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Sources primaires (suite)

  1. Dix autels de bois portant des dédicaces en guèze où le roi Lalibela parle à la première personne, datables de son règne, d’après Bosc-Tiessé et al. 2014, n. 2, et CNRS News 2019 [À VÉRIFIER : lieux de conservation et numéros d’inventaire non relevés]
  2. Donations de terres du roi Lalibela recopiées dans des Évangiles, dont un manuscrit du XVᵉ siècle : au monastère de Dabra Libanos (1204 ou 1205, et 1225) et à Beta Medhane Alem, d’après Derat 2002, Bosc-Tiessé et al. 2014 et CNRS News 2019 [À VÉRIFIER : cotes des manuscrits non relevées]
  3. Lettre du temps du patriarche d’Alexandrie Jean V (1146-1167) sur l’évêque d’Éthiopie et le roi zagwé tenu pour usurpateur, d’après Derat 2002
  4. Récits de voyage de Gerhard Rohlfs (1868) et de Raffray (1881), qui décrivent Lalibela et notent les piliers effondrés de Beta Medhane Alem, cités d’après Bosc-Tiessé et Derat 2019, introduction
  5. Relevés et dessins de Sandro Angelini, campagnes de restauration de 1966 à 1970 conduites avec l’appui de l’International Fund for Monuments Bergame, d’après Bosc-Tiessé et Derat 2019, introduction [À VÉRIFIER : institution de conservation et cote non relevées]
  6. Gadla Lalibela (Vie de Lalibala), rédigée environ deux siècles après la mort du roi : enlèvement au ciel par l’archange Michel, ordre de tailler dix églises dans une seule pierre, éd. et trad. Jules Perruchon, Vie de Lalibala, roi d’Éthiopie, Paris, Ernest Leroux, 1892, d’après un manuscrit du British Museum [À VÉRIFIER : cote du manuscrit non relevée]
  7. Salām pour la fête du roi Lalibela, 12 sanē (6 juin), d’après Bosc-Tiessé et Derat 2019, introduction
  8. Francisco Álvares, Ho Preste Joam das Indias. Verdadera informaçam das terras do Preste Joam, Lisbonne, Luís Rodrigues, 1540, chap. LIII et LIV ; trad. Lord Stanley of Alderley, Narrative of the Portuguese Embassy to Abyssinia during the Years 1520-1527, Londres, Hakluyt Society, 1881, p. 122-131
  9. Histoire des églises et monastères d’Égypte, attribuée à Abû Sâlih l’Arménien, début du XIIIᵉ siècle, notice sur l’Éthiopie : résidence fortifiée du métropolite dans la ville du roi, rois se réclamant d’un fils de Salomon et de la garde de l’arche d’alliance, éd. et trad. B. T. A. Evetts, notes d’Alfred J. Butler, The Churches and Monasteries of Egypt and Some Neighbouring Countries, Anecdota Oxoniensia, Semitic Series, Oxford, cité d’après Bosc-Tiessé et al. 2014 et Derat 2002

Bibliographie

  1. David W. Phillipson, Ancient Churches of Ethiopia : Fourth-Fourteenth Centuries, New Haven et Londres, 2009, chap. 5 et 6 Yale University Press
  2. François-Xavier Fauvelle-Aymar, Laurent Bruxelles, Romain Mensan, Claire Bosc-Tiessé, Marie-Laure Derat et Emmanuel Fritsch, « Rock-cut stratigraphy : sequencing the Lalibela churches », Antiquity 84 (326), 2010, p. 1135-1150, DOI 10,1017/S0003598X00067132 Antiquity Publicationshttps://doi.org/10.1017/S0003598X00067132
  3. Claire Bosc-Tiessé, Marie-Laure Derat, Laurent Bruxelles, François-Xavier Fauvelle, Yves Gleize et Romain Mensan, « The Lalibela Rock Hewn Site and its Landscape (Ethiopia) : An Archaeological Analysis », Journal of African Archaeology 12 (2), 2014, p. 141-164, DOI 10,3213/2191-5784-10261 Africa Magna Verlaghttps://doi.org/10.3213/2191-5784-10261
  4. Marie-Laure Derat, Claire Bosc-Tiessé, Antoine Garric, Romain Mensan, François-Xavier Fauvelle, Yves Gleize et Anne-Lise Goujon, « The rock-cut churches of Lalibela and the cave church of Washa Mika’el : troglodytism and the Christianisation of the Ethiopian Highlands », Antiquity 95 (380), 2021, p. 467-486, DOI 10,15184/aqy.2021,20 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.15184/aqy.2021.20
  5. Claire Bosc-Tiessé et Marie-Laure Derat (dir.), Lalibela. Site rupestre chrétien d’Éthiopie, Sites et cités d’Afrique, Toulouse, 2019, 210 p., ISBN 978-2-8107-0663-1 Presses universitaires du Midi
  6. Marie-Laure Derat, L’énigme d’une dynastie sainte et usurpatrice dans le royaume chrétien d’Éthiopie du XIᵉ au XIIIᵉ siècle, Hagiologia 14, Turnhout, 2018 Brepols
  7. Marie-Laure Derat, « Les donations du roi Lālibalā : éléments pour une géographie du royaume chrétien d’Éthiopie au tournant du XIIᵉ et du XIIIᵉ siècle », Annales d’Éthiopie 25, 2010 Annales d’Éthiopie
  8. Claude Lepage et Jacques Mercier, Lalibela : Wonder of Ethiopia. The Monolithic Churches and Their Treasures, Londres, 2012, 344 p. Paul Holberton Publishing
  9. Jacopo Gnisci, compte rendu de Claude Lepage et Jacques Mercier, Lalibela : Wonder of Ethiopia, Polyvocia. The SOAS Journal of Graduate Research 5, 2013, p. 43-47 SOAS, University of London
  10. Jacopo Gnisci, compte rendu de Claire Bosc-Tiessé et Marie-Laure Derat (dir.), Lalibela. Site rupestre chrétien d’Éthiopie, Aethiopica 28, 2025, p. 286-291 Universität Hamburg
  11. Mikael Muehlbauer, « An African “Constantine” in the Twelfth Century : The Architecture of the Early Zagwe Dynasty and Egyptian Episcopal Authority », Gesta 62 (2), 2023, DOI 10,1086/725791 University of Chicago Presshttps://doi.org/10.1086/725791

Sources en ligne

  1. « Églises creusées dans le roc de Lalibela » UNESCO, Centre du patrimoine mondialhttps://whc.unesco.org/fr/list/18/
  2. « Director of UNESCO Addis Ababa Office Discussed Conservation of the Rock-Hewn Churches of Labella with the Administration », 9 novembre 2018 UNESCO, Centre du patrimoine mondialhttps://whc.unesco.org/fr/actualites/1900
  3. « In Ethiopia, Lalibela’s Mysteries », Francis Lecompte, 3 décembre 2019 CNRS Newshttps://news.cnrs.fr/node/1425
  4. « The Rock-hewn Churches of Lalibela », Kristen Windmuller-Luna, septembre 2014 The Metropolitan Museum of Art, Heilbrunn Timeline of Art Historyhttps://www.metmuseum.org/essays/the-rock-hewn-churches-of-lalibela
  5. « Medieval Houses of God, or Ancient Fortresses ? », David Keys, Archaeology 57 (6), novembre-décembre 2004 Archaeological Institute of Americahttps://archive.archaeology.org/0411/newsbriefs/ethiopia.html
  6. « Lalibela, Ethiopa, Rock-Hewn Churches », Current World Archaeology 18, 7 juillet 2006 Current World Archaeologyhttps://www.world-archaeology.com/features/lalibela-ethiopa-rock-hewn-churches/
  7. « Les rois Zagwé, d’Axoum à Lalibela », Marie-Laure Derat, septembre 2002 Cliohttps://www.clio.fr/bibliotheque/pdf/pdf_les_rois_zagwe_d_axoum_a_lalibela.pdf
  8. « Lalibela, site rupestre chrétien d’Éthiopie », introduction, extrait Presses universitaires du Midihttps://pum.univ-tlse2.fr/wp-content/uploads/2019/12/Introduction-extrait-SIT06.pdf
  9. « Lalibela », La lettre de l’InSHS, mai 2021, p. 26-31 CNRS, Institut des sciences humaines et sociales, dépôt du laboratoire Orient & Méditerranéehttps://www.orient-mediterranee.com/wp-content/uploads/2023/02/article_lalibela_2021.pdf
  10. « Lalībela », révision du 14 juillet 2023 Encyclopædia Britannicahttps://www.britannica.com/print/article/328345
  11. « Lalibela : Gabriel-Rufael, from the north-west », figure 4 de « Rock-cut stratigraphy : sequencing the Lalibela churches » ResearchGatehttps://www.researchgate.net/figure/Lalibela-Gabriel-Rufael-from-the-north-west-The-hanging-stairs-on-the-left-a-are_fig4_256455107
  12. « Narrative of the Portuguese embassy to Abyssinia during the years 1520-1527 », table des chapitres LIII-LIV Project Gutenberghttps://gutenberg.org/files/72622/72622-h/72622-h.htm
  13. « Lālibalā », notice de personne PRS6152Lalibala Beta maṣāḥǝft, Universität Hamburghttps://betamasaheft.eu/persons/PRS6152Lalibala
  14. « Les donations du roi Lālibalā : éléments pour une géographie du royaume chrétien d’Éthiopie au tournant du XIIe et du XIIIe siècle » Portail des instituts français de recherche à l’étrangerhttps://www.umifre.fr/c/51829
  15. « The Churches and Monasteries of Egypt and Some Neighboring Countries Attributed to Abu Salih the Armenian » ETANAhttps://etana.org/node/8726
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