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Calvin à Genève : ce que les registres disent de la Rome protestante

René Boyvin (1525 ?-1598 ?) / Wikimedia Commons
12 min de lecture38 sources vérifiées
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Le secrétaire du Conseil n’a pas pris la peine d’écrire le nom. Le 5 septembre 1536, au moment de consigner qu’on rémunérera le nouveau lecteur de l’Écriture sainte retenu en ville par Guillaume Farel, il inscrit deux mots latins, ille Gallus, « ce Français », et passe à l’affaire suivante. Le volume est aux Archives d’État de Genève sous la cote R.C. 30, au folio 51. Ce Français a publié quelques mois plus tôt à Bâle, en latin, une Institution de la religion chrétienne en six chapitres, et la ville qui l’engage a adopté la Réforme le 21 mai, en Conseil général et à main levée, sans lui. L’histoire de Calvin à Genève commence ainsi, par un salaire voté pour un homme dont le greffe ignore encore l’identité.

Quatre ministères et un tribunal du jeudi

Les débuts tournent court. Avec Farel, Calvin veut faire jurer une confession de foi à chaque habitant et écarter de la Cène ceux qui s’y refusent ; au début de 1538, les élections portent leurs adversaires au pouvoir, et le Conseil aligne les cérémonies genevoises sur celles de Berne. Le jour de Pâques, 21 avril, les deux ministres refusent de célébrer la Cène dans la forme bernoise et montent malgré l’interdiction en chaire, Calvin à Saint-Pierre, Farel à Saint-Gervais. Deux jours plus tard, le Conseil général les bannit dans les trois jours (AEG, R.C. 32, fol. 35v°). Appelé par Martin Bucer, Calvin devient à Strasbourg le pasteur des réfugiés de langue française.

Rappelé par une majorité nouvelle, il rentre le 13 septembre 1541 et se met aussitôt à écrire. Treize jours plus tard, un projet est devant le Petit Conseil ; le 20 novembre, le Conseil général adopte les Ordonnances ecclésiastiques, dont le texte ouvre le premier registre de la Compagnie des pasteurs (AEG, Cp Past. R 1, p. 1-15). Une page des Archives d’État donne le 30 novembre, mais la date du 20 est celle que porte l’exemplaire des Pièces historiques (AEG, P.H. 1384) et celle que retient l’autre exposition du même service, et c’est donc elle qu’on suivra. Les Ordonnances distinguent quatre ministères, les pasteurs pour la prédication et les sacrements, les docteurs pour l’enseignement, les anciens pour la discipline et les diacres pour l’hôpital et l’aumône. Elles demandent aussi que les anciens « s’assemblent une fois la semaine avec les ministres, à savoir le jeudi, pour voir s’il n’y a nul désordre en l’Église ». Ainsi naît le Consistoire, sur une ligne de règlement intérieur.

Les dates du XVIᵉ siècle citées ici précèdent la réforme grégorienne de 1582 et suivent le calendrier julien.

Calvin n’entre dans aucun de ces conseils. Il n’exerce aucune magistrature et ne reçoit la bourgeoisie qu’en 1559, cinq ans avant sa mort ; son influence passe par la chaire, quelque deux cent cinquante sermons par an selon l’estimation de Francis Higman dans le Dictionnaire historique de la Suisse, et par ses interventions au Conseil comme porte-parole de la Compagnie des pasteurs. Au Consistoire même, les douze anciens, choisis parmi les conseillers, sont plus nombreux que les pasteurs. Sa singularité tient au droit d’excommunier, c’est-à-dire d’exclure de la Cène, que n’avaient pas les institutions comparables de Zurich et de Berne et que les magistrats genevois lui ont disputé jusqu’en 1557.

Champel, 27 octobre 1553

Michel Servet, médecin espagnol dont les écrits rejettent la Trinité, passe par Genève à l’été 1553 et y est arrêté. Le 20 août, Calvin écrit à Farel une phrase sans ambiguïté, « Spero capitale saltem fore judicium, poenae vero atrocitatem remitti cupio », il espère au moins une sentence capitale et souhaite qu’on épargne au condamné l’atrocité du supplice (Calvini Opera, vol. XIV, col. 590). Le 26 octobre, nouvelle lettre au même, et nouvelle phrase latine, « Genus mortis conati sumus mutare, sed frustra », nous avons tenté de changer le genre de mort, en vain. La suivante coupe court à toute enquête. « Cur non profecerimus, coram narrandum differo », pourquoi nous avons échoué, je te le dirai de vive voix.

La conversation, si elle a eu lieu, n’a pas laissé de trace. Selon la lettre du 20 août, Calvin voulait la mort de Servet. Selon la lettre du 26 octobre, il a cherché, avec d’autres, à lui épargner le feu. Aucune lettre ne dit qui a refusé, ni pourquoi. Servet est brûlé le lendemain sur le plateau de Champel, en exécution d’une sentence du Conseil, seul compétent pour les peines corporelles, le Consistoire ne pouvant de son côté qu’exclure de la Cène.

Deux légendes se sont nourries de ces lettres. Au XIXᵉ siècle, l’historien américain Henry M. Baird, dans son History of the Rise of the Huguenots, tire de la seconde la preuve que Calvin n’a pas brûlé Servet et qu’il a même voulu le soustraire aux flammes. En 1936, Stefan Zweig publie Castellio gegen Calvin, que la traduction d’Alzir Hella a fait connaître en France sous le titre Conscience contre violence, et le réformateur y devient le dictateur de Genève, figure taillée pour une Europe qui voyait monter les siennes. Le héros du livre, Sébastien Castellion, ancien régent du collège genevois installé à Bâle, avait rédigé en 1554 un Contra libellum Calvini resté manuscrit jusqu’en 1612. Son article 77 tient en une tautologie, « Hominem occidere, non est doctrinam tueri, sed est hominem occidere », qu’on peut rendre par l’idée qu’en tuant un homme au nom d’une doctrine on ne fait jamais rien d’autre que tuer un homme. La traduction française intégrale, due à Étienne Barilier, date seulement de 1998. Les deux portraits puisent dans le même dossier, et chacun retient la moitié qui l’arrange.

Le printemps où les Enfants de Genève ont compté les bourgeois

Pendant ces années, la ville change de taille. Les Archives d’État retiennent un passage de 13 100 à 21 400 habitants entre 1550 et 1560 ; Francis Higman donne 10 000 habitants en 1535 et 23 000 en 1562. Aucune des deux pages ne dit sur quelle série elle s’appuie, et l’écart tient probablement à la manière de compter les passants, les domestiques et les étudiants. L’ordre de grandeur, en revanche, ne se discute pas. La population a presque doublé en une génération, et la plupart des nouveaux venus sont des réfugiés français.

Pour les Enfants de Genève, qu’on appelle aussi Perrinistes d’après Ami Perrin, capitaine général de la ville de 1544 à 1555, ces nouveaux venus représentent une menace politique. Le parti rassemble des familles de la génération de l’indépendance, les Perrin, les Berthelier, les Favre, liées de près à l’exercice du pouvoir et tournées vers Berne, qui supportent mal l’ascendant des pasteurs français et du Consistoire. En février 1555, les quatre syndics élus sont acquis au réformateur. À partir du 16 avril, le Conseil reçoit des réfugiés à la bourgeoisie par dizaines ; les éditeurs des registres du Consistoire lient la défaite des Perrinistes à ces admissions autant qu’aux élections de février. Le 6 mai, les Perrinistes se plaignent pour la première fois devant le Conseil du nombre des admissions ; le 9 mai, le Conseil répond en recevant seize bourgeois de plus, ce qui porte le total à une soixantaine en moins d’un mois. Le soir du 16 mai, un dîner réunit plusieurs adversaires de Calvin, dont Perrin et le conseiller Pierre Vandel, et la soirée finit en désordre dans les rues. Les éditeurs des registres du Consistoire, dans l’introduction du tome qui couvre l’année, posent sans détour la question de ce qui s’est réellement passé ce soir-là, et elle reste entière. La suite est mieux connue. Perrin et ses proches se réfugient en terre bernoise, quatre de leurs chefs sont condamnés à mort par contumace, et une classe politique renouvelée, où les hommes issus de l’immigration religieuse prennent leur place, s’installe dans les conseils.

William Naphy a fait de ce printemps le pivot de sa thèse, soutenue à St Andrews et publiée à Manchester en 1994. Il y confronte les registres inédits des Archives d’État au récit traditionnel, largement tiré de Calvin et de ses partisans. Les adversaires du réformateur y deviennent des magistrats décidés à garder leur pouvoir face aux ministres français et à leurs compatriotes réfugiés, ses alliés genevois des hommes qui ont tiré profit, personnellement et politiquement, de leur défaite, et l’afflux des réfugiés le ressort principal de la victoire.

L’objection la plus solide se lit chez Higman, pour qui l’attraction exercée par Calvin se mesure justement aux milliers de réfugiés arrivés dans la ville. Si on le suit, la démographie qui a porté les calvinistes au pouvoir serait elle-même un effet de la réputation du réformateur. Les deux lectures divergent sur l’ordre des causes, et les registres de 1555, qui enregistrent des admissions et des votes sans dire pourquoi l’on venait à Genève, ne permettent pas de le fixer.

Tavernes, abbayes et psaumes grivois

La réputation d’une Genève puritaine s’est formée dans le travail ordinaire du Consistoire, et elle a tenu dans l’Europe de l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution, comme bien après. Elle repose sur des faits. Les anciens se partagent les quartiers avec les dizeniers, visitent chaque foyer au moins une fois l’an, souvent avant la Cène de Pâques, et convoquent d’abord pour les restes de croyances et de rites catholiques, puis de plus en plus pour adultère, ivrognerie, jeu, danse ou désobéissance des enfants. Une estimation reprise par les Archives d’État compte un peu plus de 6 % des adultes convoqués entre 1559 et 1569. Les sanctions vont de la remontrance à l’humiliation publique pendant le culte et à l’exclusion de la Cène.

Le 29 avril 1546, le Conseil interdit la taverne à ceux de la ville, sous peine de dix sols d’amende et de trois jours de prison (AEG, R.C. 41, fol. 82v°). Il ouvre à la place des « abbayes », maisons communes où l’on boira et mangera entre gens du même quartier, et le placard imprimé du 28 mai en fixe le règlement (AEG, P.H. 1374). L’hôte doit tenir « une bible en françoys » à la disposition de qui veut la lire, faire dire la prière avant et après le repas, refuser dés, cartes, danses et « chansons deshonnestes », ne plus recevoir personne après neuf heures du soir et signaler aux parents les fils qui dissipent leur bien. Le fromage se vend au poids, la viande au prix coûtant. Les Archives d’État rattachent ce règlement à l’échec d’une interdiction antérieure, et le procédé consiste à encadrer la sociabilité plutôt qu’à l’abolir.

Le Consistoire se pensait lui-même comme une « médecine », destinée à ramener le pécheur à une attitude pénitente, et une part importante de ses séances servait à réconcilier des voisins, des époux ou des familles brouillées.

Calvin n’était pas hostile au théâtre ; des représentations ont été données pour les collégiens, et le pasteur Simon Goulart écrit encore en 1584 une pastorale pour célébrer l’alliance de Genève avec Berne et Zurich. L’idée d’une Réforme ennemie de la scène ne s’installe qu’au XVIIᵉ siècle. Les fidèles, eux, se sont approprié la musique du culte à leur façon, en chantant dans les tavernes des paroles grivoises sur les mélodies des psaumes, et l’étau disciplinaire se desserre dès les années 1570, quand les magistrats prennent l’ascendant sur les ministres.

Un épisode de 1556 dit jusqu’où allait le nettoyage des églises. Le 10 août, la foudre perce la pomme de cuivre doré placée sous la croix du clocher de Saint-Pierre, et l’on éteint l’incendie, note le secrétaire, avec « grande quantité de vin » ; il ajoute que c’était une honte d’avoir laissé en place cette croix, « marque ou enseigne de la diablerie papalle » (AEG, R.C. 51, fol. 255v°-256). Les croix encore debout en ville et dans les paroisses de la campagne sont abattues dans la foulée.

« The maist perfyt schoole of Chryst »

Le 5 juin 1559, syndics, conseillers, pasteurs, régents et écoliers sont réunis à Saint-Pierre. Calvin ouvre la séance, le secrétaire du Conseil lit l’Ordre du Collège de Genève et la confession de foi que les écoliers devront jurer, puis proclame les noms des maîtres et du recteur, Théodore de Bèze, qui prend la parole à son tour (AEG, R.C. 55, fol. 53v°). Le règlement, sous son double titre latin et français, sort la même année des presses de Robert Estienne, imprimeur parisien passé à Genève par l’exil (exemplaire AEG, Bibliothèque, 530) ; le 5 septembre, Estienne lègue par testament 150 livres pour le bâtiment, qui ne sera achevé qu’en 1562 (AEG, Notaire Jean Ragueau, vol. 3, p. 186). Le collège compte sept classes, les leçons y commencent à six heures en été, et l’Académie, au-dessus, forme d’abord des ministres. Robert Kingdon a relevé dans les registres de la Compagnie des pasteurs 88 hommes envoyés aux Églises réformées de France entre 1555 et 1563, en prévenant que le chiffre est un minimum, les registres étant lacunaires et bien des départs n’y figurant pas. Son livre, paru chez Droz en 1956, a durablement marqué la manière d’écrire les débuts des guerres de religion.

Un exilé écossais a laissé la formule d’époque. Le 9 décembre 1556, John Knox écrit de Genève à son amie londonienne Anne Locke que la ville est « the maist perfyt schoole of Chryst that ever was in the erth since the dayis of the Apostillis » ; ailleurs aussi, précise-t-il, le Christ est vraiment prêché, mais il n’a vu nulle part les mœurs et la religion aussi sincèrement réformées (The Works of John Knox, éd. David Laing, vol. IV, p. 240). Ce que Knox admire, ce sont les mœurs réformées, autrement dit le travail du Consistoire.

L’expression de « Rome protestante » n’a pas de date de naissance connue. Elle ne figure dans aucune des sources du XVIᵉ siècle consultées ici, et sa première occurrence reste à trouver. On la lit, entre guillemets, à la fin du XIXᵉ siècle sous la plume de l’historien protestant Philip Schaff, pour qui Genève a surpassé en influence la ville de Zwingli et celle de Luther ; les archives de la Radio Télévision Suisse présentent encore sous ce titre un extrait de Genève, haut-lieu de l’esprit, documentaire tourné en 1959. Qui a, le premier, rapproché la ville de Calvin de celle des papes, et était-ce un éloge ou une moquerie ?

La parole de Calvin, de son côté, a failli quitter la ville au poids du papier. En 1549, les diacres engagent un réfugié de Bar-sur-Seine, Denis Raguenier, pour noter ses sermons à mesure qu’il les prêche ; la bibliothèque de la ville en conservait 44 volumes. En 1805, le pasteur Senebier, bibliothécaire, vend aux libraires Manget et Cherbuliez les doublons de la bibliothèque et y ajoute 43 de ces volumes, cédés au prix du papier. En 1823, des étudiants en théologie en retrouvent huit chez une fripière, les rachètent au poids et les offrent à la bibliothèque des pasteurs. Parmi les volumes revenus figure celui des 57 sermons que Calvin a prêchés sur les chapitres 42 à 51 d’Ésaïe entre le 31 décembre 1557 et le 13 juin 1558, aujourd’hui conservé à la Bibliothèque de Genève sous la cote Ms. fr. 19, tandis qu’une autre copie des mêmes sermons se trouve à Londres, dans la bibliothèque de l’Église protestante française, sous la cote Ms. VIII. f. 2.

Pour aller plus loin

Martin Luther, moine de Wittenberg excommunié, et Luther et les 95 thèses ouvrent le dossier de la Réforme. La Bible en allemand de Luther et la Paix d’Augsbourg 1555 situent le monde germanique pendant que Genève forme ses pasteurs. Catherine de Médicis, reine mère des guerres de Religion, et Henri de Bourbon prolongent le fil français jusqu’à l’édit de Nantes. Marie Stuart, reine d’Écosse décapitée à Fotheringhay, croise John Knox. Le Mayflower et les Pères pèlerins rappellent où la discipline calviniste a ensuite voyagé.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Registres du Conseil de Genève, 5 septembre 1536, première mention de Calvin sous les mots « ille Gallus » Archives d’État de Genève, R.C. 30, fol. 51 ; édité dans les Registres du Conseil de Genève à l’époque de Calvin, nouvelle série, t. I, p. 130
  2. Registres du Conseil de Genève, 23 avril 1538, bannissement de Jean Calvin et de Guillaume Farel Archives d’État de Genève, R.C. 32, fol. 35v°
  3. Ordonnances ecclésiastiques adoptées en Conseil général le 20 novembre 1541, texte copié en tête du premier registre de la Compagnie des pasteurs, et exemplaire des Pièces historiques Archives d’État de Genève, Cp Past. R 1, p. 1-15, et P.H. 1384 ; édition dans S.D.G., t. 2, n° 794, p. 377-390
Voir les 35 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Jean Calvin, lettres à Guillaume Farel du 20 août 1553 et du 26 octobre 1553, sur le procès de Michel Servet Joannis Calvini opera quae supersunt omnia, éd. G. Baum et alii, 58 vol., 1863-1900, vol. XIV, col. 590 pour la lettre du 20 août
  2. Sébastien Castellion, Contra libellum Calvini, article 77, rédigé en 1554, resté manuscrit jusqu’en 1612 traduction française intégrale par Étienne Barilier, Contre le libelle de Calvin, Genève, 1998, Éditions Zoé
  3. Criée du 29 avril 1546 interdisant les tavernes et créant les « abbayes », et placard imprimé des ordonnances sur les abbayes, 28 mai 1546 Archives d’État de Genève, R.C. 41, fol. 82v°-83, et P.H. 1374
  4. Registres du Conseil de Genève, 10 août 1556, la foudre sur la croix du clocher de Saint-Pierre Archives d’État de Genève, R.C. 51, fol. 255v°-256
  5. L’ordre du Collège de Geneve / Leges Academiae Genevensis, Genève, Robert Estienne, 1559, exemplaire des Archives d’État, et procès-verbal de la fondation du 5 juin 1559 Archives d’État de Genève, Bibliothèque, 530, et R.C. 55, fol. 53v°
  6. Testament de Robert Estienne, 5 septembre 1559, legs de 150 livres pour la construction du Collège Archives d’État de Genève, Notaire Jean Ragueau, vol. 3, p. 186
  7. John Knox, lettre à Anne Locke, Genève, 9 décembre 1556 The Works of John Knox, éd. David Laing, Édimbourg, vol. IV, p. 240
  8. Jean Calvin, 57 sermons sur Ésaïe 42-51, prêchés du 31 décembre 1557 au 13 juin 1558, notés à la chaire Bibliothèque de Genève, Ms. fr. 19 ; autre copie à Londres, bibliothèque de l’Église protestante française, Ms. VIII. f. 2

Bibliographie

  1. William G. Naphy, Calvin and the Consolidation of the Genevan Reformation, Manchester, 1994 ; rééd. Louisville, 2003 Manchester University Press ; Westminster John Knox Press
  2. Robert M. Kingdon, Geneva and the Coming of the Wars of Religion in France, 1555-1563, Genève, 1956, Travaux d’Humanisme et Renaissance XXII, ix + 163 p. ; nouvelle édition, 2007, Cahiers d’Humanisme et Renaissance 82, 186 p. Librairie Droz
  3. Christian Grosse, Anouk Dunant Gonzenbach, Nicolas Fornerod et alii, Côté chaire, côté rue. L’impact de la Réforme sur la vie quotidienne à Genève (1517-1617), 2018 La Baconnière
  4. Registres du Consistoire de Genève au temps de Calvin, t. X (14 février 1555-6 février 1556), collection publiée par Thomas A. Lambert, Isabella M. Watt et Jeffrey R. Watt, Genève, 1996- Librairie Droz
  5. Max Engammare, « Le prophète Ésaïe perdu à Genève, retrouvé à Londres, édité à Neukirchen. La prédication quotidienne de Jean Calvin sur Ésaïe 52-66 (1558-1559) », Comptes rendus des séances de l’Académie des inscriptions et belles-lettres 156 (3), 2012 Académie des inscriptions et belles-lettres
  6. Stefan Zweig, Conscience contre violence ou Castellion contre Calvin, traduit de l’allemand par Alzir Hella, Paris, 2012 (édition originale allemande, Castellio gegen Calvin oder Ein Gewissen gegen die Gewalt, 1936) Le Livre de Poche

Sources en ligne

  1. « 17. Farel et Calvin à Genève », exposition Crises et révolutions Archives d’État de Genèvehttps://archives-etat-ge.ch/page_de_base/17-farel-et-calvin-a-geneve/
  2. « 5. 1541-1556, retour de Calvin », exposition Calvin et l’éducation Archives d’État de Genèvehttps://archives-etat-ge.ch/page_de_base/5-1541-1556-retour-de-calvin/
  3. « 9 – Deuxième période (1555-1575) : l’Eglise calviniste triomphante », exposition Côté chaire côté rue Archives d’État de Genèvehttps://archives-etat-ge.ch/page_de_base/9-historique-de-periode-1555-1575/
  4. « 17 – Etrangers dans la cité : Genève, une ville de réfugiés pour cause de religion ? » Archives d’État de Genèvehttps://archives-etat-ge.ch/page_de_base/15-bas-migrants-refuge-etrangers-geneve/
  5. « 11 – Discipline et contrôle social » Archives d’État de Genèvehttps://archives-etat-ge.ch/page_de_base/11-controle-social/
  6. « 13 – Christianiser la vie quotidienne : tavernes, danse, théâtre » Archives d’État de Genèvehttps://archives-etat-ge.ch/page_de_base/13-christianiser-vie-quotidienne-tavernes-danse-theatre/
  7. « 6 – Les psaumes » Archives d’État de Genèvehttps://archives-etat-ge.ch/page_de_base/6-psaumes-conversion-unification-confessionnelle-chant/
  8. « 4 – Exorciser l’idolâtrie : la conversion religieuse par l’iconoclasme » Archives d’État de Genèvehttps://archives-etat-ge.ch/page_de_base/4-exorciser-lidolatrie-conversion-religieuse-liconoclasme/
  9. « 8. La fondation », exposition Calvin et l’éducation Archives d’État de Genèvehttps://archives-etat-ge.ch/page_de_base/8-la-fondation/
  10. « 6. 1556-1559, vers un nouveau collège » Archives d’État de Genèvehttps://archives-etat-ge.ch/page_de_base/6-1556-1559-vers-un-nouveau-college/
  11. Francis Higman, « Calvin, Jean », Dictionnaire historique de la Suisse, version de 1997 remaniée le 17 septembre 2009 Dictionnaire historique de la Suissehttps://hls-dhs-dss.ch/fr/articles/011069/2009-09-17/
  12. « Registres du Consistoire de Genève au temps de Calvin, Tome X (14 février 1555 - 6 février 1556) », extrait de l’introduction Librairie Droz, diffusion Lavoisierhttps://e.lavoisier.fr/extract/514381
  13. « Calvin and the consolidation of the Genevan Reformation », thèse de William G. Naphy, résumé University of St Andrews Research Repositoryhttps://research-repository.st-andrews.ac.uk/handle/10023/13605
  14. « Geneva and the Coming of the Wars of Religion in France (1555-1563). New edition » Librairie Drozhttps://droz.org/suisse/product/9782600012034
  15. « Le prophète Ésaïe perdu à Genève, retrouvé à Londres, édité à Neukirchen. La prédication quotidienne de Jean Calvin sur Ésaïe 52-66 (1558-1559) » Perséehttps://www.persee.fr/doc/crai_0065-0536_2012_num_156_3_93731
  16. « Sermons inédits de Calvin sur Esaïe » Université de Genève, Faculté de théologiehttps://www.unige.ch/theologie/calvin-sermons/
  17. « Series V : Sermones. Volumen VIII : Plusieurs sermons de Jean Calvin », Calvini Opera Recognita, extrait de l’introduction Librairie Droz, diffusion Lavoisierhttps://e.lavoisier.fr/extract/538763
  18. « Renaissance et Réforme : l’humanisme de Sébastien Castellion (1515-1563) », Humanisme, 2011/3 Cairn.infohttps://shs.cairn.info/revue-humanisme-2011-3-page-66?lang=fr
  19. « Henry M. Baird : History of the Rise of the Huguenots », chapitre VI, « Calvin and Geneva » Christian Classics Ethereal Libraryhttps://ccel.org/ccel/baird/huguenots/huguenots.x.html?queryID=37366929&resultID=56702
  20. « Philip Schaff : History of the Christian Church, Volume VIII : Modern Christianity. The Swiss Reformation » Christian Classics Ethereal Libraryhttps://ccel.org/ccel/schaff/hcc8/hcc8.iv.vii.ii.html
  21. « Genève : la Rome protestante », extrait de Genève, haut-lieu de l’esprit, 1959 Archives de la Radio Télévision Suissehttps://www.rts.ch/archives/1959/video/geneve-la-rome-protestante-26180273.html
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