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Luther et les 95 thèses : l’affichage de 1517 a-t-il eu lieu ?

Réforme & guerres de religionSaint-Empire & Habsbourg19 août 2026◈ 36 sources vérifiées
Romzig / Wikimedia Commons
9 min de lecture36 sources vérifiées
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Philippe Mélanchthon arrive à Wittenberg en août 1518 pour y enseigner le grec. Il a vingt et un ans. Le 31 octobre 1517, il n’y était pas. C’est pourtant sous sa plume, vingt-neuf ans plus tard et quelques mois après la mort de Luther, qu’apparaît le récit qui a fait le tour du monde : les 95 thèses fixées à la porte de l’église du château. Le seul texte plus ancien qui mentionne un affichage est une note de travail, passée inaperçue jusqu’en 2006.

Le premier récit paraît quand Luther est mort

L’affaire se joue à l’entrée de l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution, et elle tient d’abord en une phrase latine. Mélanchthon écrit que Luther, brûlant de zèle pour la piété, publia les thèses sur les indulgences et les fixa publiquement à l’église contiguë au château de Wittenberg, la veille du jour de la Toussaint 1517. Le passage figure dans la préface du deuxième tome des œuvres latines, imprimé chez Hans Lufft en 1546, et il est repris au Corpus Reformatorum, tome 6, colonne 161.

Un détail de vocabulaire pèse lourd. Mélanchthon écrit pridie, le jour d’avant, là où Luther datait sa propre lettre in vigilia, à la vigile. Or dans le calendrier liturgique la vigile appartient déjà au jour de fête. En glissant de l’une à l’autre, l’éditeur de 1546 déplace l’origine de la Réforme du 1ᵉʳ novembre, que Wittenberg célébrait avec ostension des reliques et indulgences, vers un 31 octobre sans passé confessionnel. Mathis Leibetseder, qui a repris le dossier au Geheimes Staatsarchiv de Berlin, y lit un travail d’éditeur plutôt qu’un souvenir.

Il faut attendre le 8 novembre 1961 pour que quelqu’un le dise en public. Ce soir-là, à Mayence, Erwin Iserloh soutient que l’affichage n’a jamais eu lieu. Ses arguments sont simples : Luther n’en parle nulle part, Mélanchthon n’était pas témoin, et l’ordre des opérations que Luther donne lui-même ne laisse pas de place à un placard cloué ce jour-là. L’exposé paraît la même année dans la Trierer Theologische Zeitschrift, puis en volume, sous un titre qui énonce d’emblée la conclusion. La thèse s’impose. Elle avait été préparée : deux ans plus tôt, Hans Volz déplaçait déjà la date au 1ᵉʳ novembre, avant que Heinrich Bornkamm ne lui réponde en 1967 que la mention de la Toussaint englobe la vigile. La même année, à Paris, Richard Stauffer conclut dans le Bulletin de la Société de l’Histoire du Protestantisme français qu’on ne peut rien affirmer avec certitude.

Ce que Luther écrit qu’il a fait ce jour-là

La lettre à Albert de Brandebourg reste la pièce la plus ferme du dossier. Luther s’y adresse à son supérieur, et il vise moins les clameurs des prêcheurs d’indulgences, qu’il dit n’avoir pas entendues, que ce que le peuple en retient : ces gens se figurent que l’âme s’envole du purgatoire dès que l’argent tombe dans le coffre. Le destinataire avait ses raisons de ne pas bouger. Cadet de Hohenzollern, Albert cumulait Magdebourg depuis 1513 et Mayence depuis 1514, et sa participation à l’indulgence pour Saint-Pierre devait éponger la dette de cette accumulation. Il n’a pas répondu.

L’original de la lettre a fini au Riksarkivet de Stockholm. Les thèses qui l’accompagnaient manquent. Ce qui subsiste à Iéna, dans les papiers de Rörer, est une traduction allemande de cette lettre, de sa main, biffée, aux feuillets 3v à 5r.

Le reste des déclarations de Luther va dans la même direction. En mai 1518, dans la lettre qu’il joint à Léon X avec les Resolutiones, il raconte avoir d’abord averti en privé quelques princes de l’Église, puis, n’obtenant rien, s’être résolu à publier un feuillet de dispute pour inviter les savants à débattre. Il écrit la même chose à Frédéric le Sage. Martin Brecht en tirait une conclusion sèche : autrement, Luther aurait mal informé le pape et son prince. Brecht plaçait donc l’affichage en novembre 1517. Et dans les Propos de table, où le réformateur revient sans cesse sur ses commencements, la scène du marteau n’apparaît pas.

Valvae templorum, un mot qui vient des statuts

Le volume retrouvé en 2006 à la Thüringer Universitäts- und Landesbibliothek d’Iéna n’a rien d’un manuscrit rare : c’est un Nouveau Testament allemand imprimé à Wittenberg en 1540, que Luther et Rörer utilisaient comme exemplaire de travail pour la révision de la Bible. À la fin du volume, une main a noté que les thèses sur les indulgences ont été proposées, l’an du Seigneur 1517, la veille de la Toussaint, aux portes des églises de Wittenberg, par le docteur Martin Luther. Treu publie la trouvaille en 2007 dans la revue Luther. Les journaux parlent de sensation.

Deux écarts avec Mélanchthon sautent aux yeux. Rörer met les portes au pluriel et ne nomme aucune église en particulier. Il emploie ensuite un passif, les thèses ont été proposées par Luther, formule qui laisse la porte ouverte à l’hypothèse la plus ordinaire, un affichage exécuté par le bedeau de l’université. Volker Leppin en déduit que la note ne peut pas dériver du texte de Mélanchthon, lequel concentre tout sur une porte unique. Elle lui serait donc antérieure, et tomberait du vivant de Luther.

C’est là que le dossier se retourne. Le mot latin choisi pour les portes, valvae, est rare, et Rörer écrit ailleurs fores en parlant des mêmes battants. Or valvae est le terme du règlement : la constitution de la faculté de théologie de Wittenberg, datée du 15 novembre 1508, charge le doyen d’annoncer promotions et disputes valvis ecclesiarum, aux portes des églises, la veille. Luther se sert du même vocabulaire technique en écrivant à Mélanchthon le 29 août 1535. Leppin en conclut que Rörer, occupé à éditer les œuvres de son maître, a reconnu dans les 95 thèses la forme littéraire d’une série de thèses de dispute, puis a reconstitué les circonstances d’après le règlement. Pas un souvenir. Une déduction de bureau.

L’argument tient à un second indice. Une autre note de Rörer, dans le manuscrit Bos. q. 24u du même fonds, recopie Mélanchthon presque mot pour mot, abandonne le pluriel et revient à la seule église du château. Rörer accordait donc plus de crédit à Mélanchthon qu’à sa propre annotation. Reste ce que personne ne sait : il n’était pas davantage à Wittenberg en 1517, il étudiait à Leipzig et n’arrive qu’en 1522 ; et le volume porte des ajouts postérieurs à la mort de Luther, ce qui interdit de dater la note au mois près.

Un placard de Leipzig annoté dans une chancellerie

Ranger les partisans de l’affichage du côté de la piété serait malhonnête. Leurs arguments sont matériels, et Volker Leppin et Timothy Wengert en ont publié en 2015 un relevé contradictoire, pièce par pièce.

D’abord la routine. Placarder des thèses aux portes des églises n’avait rien d’un coup d’éclat, c’était la procédure prévue. Karlstadt, collègue de Luther à Wittenberg, écrit lui-même avoir affiché publiquement cent cinquante-deux conclusions, phrase que Leppin verse au dossier. Si les 95 thèses ont été publiées comme des thèses de dispute, elles ont été affichées, et la discussion se déplace vers la date et vers la main.

Ensuite l’objet. Un placard des thèses est sorti de l’atelier leipzigois de Jacob Thanner, daté par la recherche de la charnière de 1517 et 1518, tiré à si peu d’exemplaires qu’il en subsiste trois. Celui de Berlin mesure 40,5 sur 30 centimètres et porte, dans la marge supérieure droite, une ligne d’écriture : en l’an 1517, le dernier jour d’octobre, veille de la Toussaint, quand les indulgences furent combattues pour la première fois. On y a longtemps vu la main de Luther. Une expertise paléographique récente, que Leibetseder reprend d’après Thomas Kaufmann, y reconnaît celle de Johannes Lang, son frère d’ordre d’Erfurt, à qui Luther envoya les thèses le 11 novembre 1517. Treu fait de l’édition Thanner l’impression originale, ce qui donnerait des placards disponibles dès le 31 octobre. Bernd Moeller soutient que les thèses ont bien été imprimées en affiche à Wittenberg et placardées. Wengert a versé au dossier Georg Major, en 1517 étudiant et enfant de chœur à la Schlosskirche, qui mentionne l’affichage trente-six ans plus tard dans une dédicace ; Leppin le classe témoin potentiel. Mirko Gutjahr et Benjamin Hasselhorn, tous deux à la Stiftung Luthergedenkstätten de Saxe-Anhalt, ont plaidé en 2018 pour le marteau contre la colle et le pinceau.

L’exemplaire de Berlin garde pourtant sa part d’ombre. On le repère dans les fonds de l’archive électorale de Brandebourg à partir de la fin du XVIIᵉ siècle seulement, et son chemin jusque-là échappe. Leibetseder observe que son format correspond à celui d’un autre placard, celui où Luther couvre Albert d’injures en 1538 et dont l’électeur Joachim II reçut plusieurs exemplaires. Traces de pliage et trous d’épingle se superposent. Si les deux pièces ont voyagé ensemble en 1538, la note marginale change de nature : un employé de chancellerie recopiant la date de la lettre d’accompagnement. La vérification dans les fonds de Magdebourg et de Berlin reste à faire.

Comment le 31 octobre a battu la Toussaint

Ce que l’imprimerie a fait ensuite est sans commune mesure avec un panneau d’affichage universitaire. Trois éditions latines paraissent en quelques semaines, à Leipzig, à Nuremberg et à Bâle, chacune tirée à environ trois cents exemplaires selon l’estimation retenue par la Library of Congress, et il en subsiste très peu de chose. La datation des deux dernières varie d’une notice à l’autre, fin 1517 pour la bibliothèque américaine, 1518 pour Leibetseder. L’exemplaire nurembergeois sorti des presses de Hieronymus Höltzel, aujourd’hui à la Staatsbibliothek de Berlin, a refait surface dans une boutique de libraire londonienne en 1891, acheté par le directeur du cabinet des estampes berlinois et offert à la bibliothèque royale. En mars 1518, le Sermon sur l’indulgence et la grâce, en allemand cette fois, connaît vingt-trois éditions ; Treu estime à quelque 25 000 exemplaires ce que le marché a absorbé de thèses en peu d’années. Le débat de spécialistes était devenu une affaire d’Empire, et il le restera jusqu’à Worms, en 1521, devant Charles Quint.

La porte, elle, n’a pas tenu. Les vantaux de bois de la Schlosskirche ont brûlé en 1760, quand l’église a été incendiée sous le bombardement de la guerre de Sept Ans. L’encadrement de pierre, lui, a tenu, avec sa date de 1499 gravée de part et d’autre de la clé. La porte de bronze que photographient les visiteurs est un cadeau du roi de Prusse Frédéric-Guillaume IV, posée en 1858 d’après les dessins du conservateur d’État Ferdinand von Quast, avec les 95 thèses en latin coulées dans les vantaux. Peter Marshall, qui a suivi la carrière de l’épisode sur cinq siècles, tient l’affichage pour très probablement inexistant, et considère que, s’il a eu lieu, il ne voulait rien dire de ce qu’on lui a fait dire ensuite.

Le 1ᵉʳ novembre 1527, Luther date une lettre à Nicolas von Amsdorf « de Wittenberg, le jour de la Toussaint, l’an dix des indulgences piétinées », et précise qu’à cette heure, chacun de son côté, ils boivent à ce souvenir. Dix ans après les faits, l’anniversaire existe déjà. Personne n’y célèbre encore une porte.

Pour aller plus loin

Ce dossier croise l’indulgence pour la construction de Saint-Pierre et le financement des sièges épiscopaux dans le Saint-Empire, qui explique pourquoi Albert de Brandebourg avait intérêt à laisser la lettre sans réponse. Il rejoint la diète de Worms de 1521, où la querelle passe de la théologie au droit d’Empire, ainsi que l’histoire des ateliers typographiques de Wittenberg, dont l’économie s’est bâtie sur les écrits de Luther.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Martin Luther, lettre à Albert de Brandebourg, archevêque de Mayence et de Magdebourg, Wittenberg, « in vigilia omnium Sanctorum » (31 octobre 1517), original conservé au Riksarkivet, Stockholm édition D. Martin Luthers Werke, Briefwechsel, t. 1, n° 48, p. 108-112
  2. Traduction allemande biffée de cette lettre, de la main de Georg Rörer, f. 3v-5r Sammlung Georg Rörer, Thüringer Universitäts- und Landesbibliothek, Iéna
  3. Note manuscrite de Georg Rörer, « Anno domini 1517 in profesto omnium Sanctorum […] Witemberge in valvis templorum propositae sunt […] de Indulgentiis, a D. Martino Luthero », dans Das Neue Testament Deutsch, Wittenberg, 1540 ThULB Iéna, Ms. App. 25, texte imprimé dans WA 48, Revisionsnachtrag, p. 116
Voir les 33 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Seconde note de Georg Rörer sur l’affichage, « affixas foribus templi, quod arci Wittembergensi contiguum est » ThULB Iéna, Ms. Bos. q. 24u, texte imprimé dans WA DB 11/II, p. CXLI
  2. Martin Luther, Amore et studio elucidande veritatis…, placard des 95 thèses, [Leipzig, Jacob Thanner], 1517, 40,5 × 30 cm, avec note marginale « Anno 1517 ultimo Octobris vigiliej Omnium sanctorum indulgentiej primum inpugnatej » Geheimes Staatsarchiv Preußischer Kulturbesitz, I. HA GR, Rep. 13 Nr. 4-5a Fasz. 1
  3. Martin Luther, Disputatio pro declaratione virtutis indulgentiarum, placard, Nuremberg, Hieronymus Höltzel, 1517, 1 feuillet Staatsbibliothek zu Berlin, exemplaire acquis en 1891
  4. Philippe Mélanchthon, préface biographique au Tomus secundus omnium operum Martini Lutheri, Wittenberg, Hans Lufft, 1546, texte repris au Corpus Reformatorum, t. 6, col. 161-162
  5. Martin Luther, lettre à Léon X jointe aux Resolutiones disputationum de indulgentiarum virtute, mai 1518 WA 1, p. 528
  6. Statuts de la faculté de théologie de Wittenberg, 15 novembre 1508, « promociones similiter et disputaciones intimet valvis ecclesiarum feria praecedenti » Urkundenbuch der Universität Wittenberg, t. 1, éd. Walter Friedensburg, Magdebourg, 1926, p. 33
  7. Martin Luther, lettre à Nicolas von Amsdorf, Wittenberg, jour de la Toussaint 1527, « anno decimo Indulgentiarum conculcatarum » WA, Briefwechsel, t. 4
  8. Martin Luther, lettre à Philippe Mélanchthon, 29 août 1535, « in valvis figere » WA, Briefwechsel, t. 7, n° 2231, p. 244

Bibliographie

  1. Erwin Iserloh, « Luthers Thesenanschlag. Tatsache oder Legende ? », Trierer Theologische Zeitschrift 70, 1961, p. 303-312 Trierer Theologische Zeitschrift
  2. Erwin Iserloh, The Theses Were Not Posted. Luther between Reform and Reformation, trad. Jared Wicks, Boston, 1968 Beacon Press
  3. Hans Volz, Martin Luthers Thesenanschlag und dessen Vorgeschichte, Weimar, 1959
  4. Heinrich Bornkamm, Thesen und Thesenanschlag Luthers. Geschehen und Bedeutung, Berlin, 1967 Töpelmann
  5. Richard Stauffer, « L’affichage des 95 thèses. Réalité ou légende ? », Bulletin de la Société de l’Histoire du Protestantisme français 113, 1967, p. 332-346 Société de l’Histoire du Protestantisme français
  6. Martin Brecht, Martin Luther. Erster Band : Sein Weg zur Reformation 1483-1521, Stuttgart, 1981, 3ᵉ édition revue 1990, 527 p., ici p. 197 Calwer Verlag
  7. Martin Treu, « Der Thesenanschlag fand wirklich statt. Ein neuer Beleg aus der Universitätsbibliothek Jena », Luther 78 (3), 2007, p. 117-118 Vandenhoeck & Ruprecht
  8. Volker Leppin, « Geburtswehen und Geburt einer Legende. Zu Rörers Notiz vom Thesenanschlag », Luther 78 (3), 2007, p. 145-150 Vandenhoeck & Ruprecht
  9. Joachim Ott et Martin Treu (dir.), Luthers Thesenanschlag – Faktum oder Fiktion, Leipzig, 2008, Schriften der Stiftung Luthergedenkstätten in Sachsen-Anhalt 9 Evangelische Verlagsanstalt
  10. Volker Leppin et Timothy J. Wengert, « Sources for and against the Posting of the Ninety-Five Theses », Lutheran Quarterly 29, 2015, p. 373-398 Lutheran Quarterly
  11. Thomas Kaufmann, Erlöste und Verdammte. Eine Geschichte der Reformation, Munich, 2016, ici p. 110 C.H. Beck
  12. Peter Marshall, 1517. Martin Luther and the Invention of the Reformation, Oxford, 2017 Oxford University Press
  13. Benjamin Hasselhorn et Mirko Gutjahr, Tatsache ! Die Wahrheit über Luthers Thesenanschlag, Leipzig, 2018, 152 p. Evangelische Verlagsanstalt

Sources en ligne

  1. « Der Thesendruck im kurfürstlichen Archiv », par Mathis Leibetseder Geheimes Staatsarchiv Preußischer Kulturbesitzhttps://gsta.preussischer-kulturbesitz.de/ueber-uns/newsroom/dossiers/reformation/der-kurfuerstlichen-thesendruck.html
  2. « Geburtswehen und Geburt einer Legende. Zu Rörers Notiz vom Thesenanschlag » dépôt institutionnel de l’université de Tübingenhttps://ub01.uni-tuebingen.de/xmlui/bitstream/handle/10900/112562/Leppin_160.pdf?sequence=1&isAllowed=y
  3. « Martin Luther : Brief an Erzbischof Albrecht von Mainz » Thüringer Universitäts- und Landesbibliothek Iéna, collections numériséeshttps://collections.thulb.uni-jena.de/receive/HisBest_cbu_00005788
  4. « Ninety-Five Theses », Nuremberg, Hieronymus Höltzel, 1517, exemplaire de la Staatsbibliothek zu Berlin Library of Congresshttps://www.loc.gov/resource/gdcwdl.wdl_07497/
  5. « Schlaglicht 1517 : der sogenannte Thesenanschlag » Bundeszentrale für politische Bildunghttps://www.bpb.de/themen/zeit-kulturgeschichte/reformation/234689/schlaglicht-1517-der-sogenannte-thesenanschlag/
  6. « An den Türen der Wittenberger Kirchen » Luther2017https://www.luther2017.de/martin-luther/geschichte-geschichten/an-den-tueren-der-wittenberger-kirchen/index.html
  7. « Schlosskirche Wittenberg », visite virtuelle et notice de la Thesentür Schlosskirche Wittenberghttps://www.schlosskirche-wittenberg.de/vr/
  8. « Luther’s posting of the 95 Theses - did it actually happen ? » University of Warwickhttps://warwick.ac.uk/news/pressreleases/luthers_posting_of/
  9. « 1517-1617 », chronologie de la Réforme et essai de Volker Leppin et Timothy Wengert Johns Hopkins University Presshttps://timeline.press.jhu.edu/lut_reformation/1517-1617
  10. Recension de Joachim Ott et Martin Treu (dir.), Luthers Thesenanschlag – Faktum oder Fiktion, par Annina Ligniez Theologische Literaturzeitunghttp://www.thlz.com/artikel/12886/?inhalt=heft%3D2009_9
  11. « 1517, Luther ouvre le temps des Réformes », par Marion Deschamp EHNE, Encyclopédie d’histoire numérique de l’Europehttps://ehne.fr/fr/node/21909/printable/print
  12. « Historiker : Luthers Thesenanschlag ist eine Tatsache » chrismon, agence epdhttps://chrismon.evangelisch.de/nachrichten/41078/historiker-luthers-thesenanschlag-ist-eine-tatsache
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