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Les anabaptistes de Münster, 1534-1535 : l’apocalypse au pouvoir

Réforme & guerres de religionSaint-Empire & Habsbourg26 septembre 2026◈ 31 sources vérifiées
Florian Adler / Wikimedia Commons
12 min de lecture31 sources vérifiées
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À la fin d’avril 1883, la section de Münster du Verein für Geschichte und Altertumskunde Westfalens paie 230 marks une monnaie d’or de 23,91 grammes, qui porte en bas allemand un verset de l’Évangile de Jean, « Dat wort is fleisch geworden vn wanet in vns ». Le prix dépassait d’environ 4,6 fois la valeur du métal, selon le calcul du numismate Gerd Dethlefs, qui a repris l’objet en 2023 sans pouvoir dire s’il sort d’un atelier de 1534 ou d’une officine travaillant pour les collectionneurs. Il est au LWL-Museum für Kunst und Kultur de Münster, sous le numéro d’inventaire 36793 Mz. S’il est authentique, il a été frappé pour un gouvernement qui avait interdit la circulation de l’argent.

Rothmann refuse le baptême des enfants

Vers 1530, Münster ressemble à beaucoup de villes épiscopales de l’Empire au début de l’époque moderne, la période qui court de la fin du XVᵉ siècle à la Révolution. Entre 7 000 et 8 000 habitants selon le portail d’histoire westphalienne du LWL, des guildes qui pèsent au conseil et un seigneur, le prince-évêque Franz von Waldeck, qui ne réside pas en ville. Bernhard Rothmann, chapelain de la collégiale Saint-Maurice, hors les murs, y prêche la Réforme ; banni du territoire en janvier 1532, il obtient, sous la protection de la guilde des merciers, la chaire de Saint-Lambert, l’église du marché. Le traité de Dülmen, conclu le 14 février 1533 par l’entremise de Philippe de Hesse, laisse les paroisses aux évangéliques, la cathédrale et les couvents aux catholiques.

Le glissement se fait sur un sacrement. À l’été 1533, Rothmann et plusieurs prédicateurs refusent de reconnaître le baptême des enfants, comme l’exigent les théologiens de Marbourg chargés d’examiner leur projet d’ordonnance ecclésiastique, et en septembre le conseil ferme les églises paroissiales. En octobre paraît leur confession « des deux sacrements », qui gagne Amsterdam avant la fin de l’année. Un boulanger de Haarlem, Jan Matthys, y dirige alors une partie des melchiorites, disciples de Melchior Hoffman, prisonnier à Strasbourg, et annonce la fin des temps. Pour eux, le seul baptême valide est celui que demande un adulte en confessant sa foi. On garde ici le mot d’anabaptistes, alors que la recherche allemande a remplacé Wiedertäufer, les « re-baptiseurs » du vocabulaire des persécuteurs, par Täufer, parce que l’usage français n’entend plus la polémique dans le préfixe, ce qu’Ernst Laubach remarquait déjà en 1991.

Le 5 janvier 1534, deux envoyés de Matthys, Bartholomeus Boekbinder et Willem de Kuiper, entrent dans Münster et baptisent dès le lendemain les prédicateurs, qui baptisent à leur tour leurs fidèles. À la mi-janvier, 1 400 nouveaux baptisés se réunissent dans des maisons particulières, soit à peu près un habitant sur cinq. Le 30 janvier, le conseil et les guildes s’engagent à ne poursuivre personne pour sa foi, et le 10 février l’évêque se voit refuser l’entrée de sa propre ville. Le 23 février, premier lundi de carême, l’élection annuelle du conseil ne reconduit que six des vingt-quatre conseillers de 1533 et porte le drapier Bernd Knipperdolling à l’une des deux mairies. Le baptême remplace désormais le serment de bourgeoisie, ceux qui le refusent sont chassés, et beaucoup de catholiques et de luthériens modérés partent d’eux-mêmes rejoindre les troupes qui s’assemblent dehors. Karl-Heinz Kirchhoff a montré dès 1962 que la communauté s’était d’abord conduite sans violence, et la suite s’éclaire d’abord par une date, car Matthys attendait le retour du Christ à Pâques, et pour une attente de quelques semaines on ne bâtit pas un État. Le jour de Pâques, 5 avril 1534, Matthys meurt au cours d’une sortie devant les remparts, probablement persuadé que sa mort faisait partie des conditions du retour annoncé. Toutes les dates sont ici celles du calendrier julien, seul en usage en 1534.

« Ein koninck uprecht over all »

Jan Beukelsz, tailleur de Leiden, qui avait déjà séjourné à Münster au printemps 1533, prend la direction et remplace le conseil élu par douze anciens qu’il nomme, pour moitié étrangers à la ville. Après l’échec du second assaut des assiégeants, le 31 août 1534, un autre prophète, Johann Dusentschuer, annonce que Jan van Leiden doit être roi. Il accepte et distribue des charges de cour ; Knipperdolling devient son lieutenant, Heinrich Krechting chancelier, Rothmann « porte-parole ». Sur les monnaies frappées cette année-là, la légende de l’avers cite Jean 3,5, le verset selon lequel on n’entre pas dans le royaume de Dieu sans naître d’eau et d’esprit, et se prolonge au revers par une devise, « Ein koninck uprecht over all », un roi dressé au-dessus de tous. En décembre 1534, un prisonnier déclare qu’on fait frapper de grosses monnaies jour et nuit.

Le roi a aussi son image. En 1536, après sa capture, le graveur Heinrich Aldegrever le représente à mi-corps, un livre et un sceptre en main, sous la devise « Gottes Macht ist myn Cracht », la puissance de Dieu est ma force. Un tirage rogné de 31,8 sur 22,2 centimètres est conservé au Victoria and Albert Museum de Londres sous le numéro E.4-1960.

Dionis Vinne, un des prédicateurs, interrogé en octobre 1534 après son arrestation, justifie la devise par Jérémie 23 et Ézéchiel 37. Le procès-verbal, publié par Carl Adolf Cornelius en 1853, lui fait dire qu’il est écrit clairement « dat in de lesten tiden ein einich gerechter konninck aver alle up erden hersschen sal », qu’aux derniers temps un seul roi juste régnera sur tous. Le 13 octobre, le roi envoie vingt-sept « apôtres » vers Soest, Coesfeld, Osnabrück et Warendorf, selon le décompte de Dethlefs, vingt-huit selon l’édition des polémiques protestantes dirigée par Robert Stupperich ; à Osnabrück, ils jettent des monnaies d’or sur la place du marché en signe de témoignage. Tous sont arrêtés et exécutés, à l’exception de Heinrich Graes, qui revient à Münster et trahit.

Rothmann donne à l’entreprise sa charpente écrite. La Restitution, imprimée à Münster en octobre 1534 et adressée à Philippe de Hesse comme aux anabaptistes du dehors, défend la communauté des biens et le mariage d’un homme avec plusieurs femmes, et fait de Münster le lieu où l’Église du Christ se relève avant l’embrasement final. En décembre, le Bericht van der Wrake justifie l’usage des armes aux derniers temps, et le roi y devient un David chargé de préparer la venue d’un Salomon pacifique, le Christ, ce qui fait de sa royauté un règne d’attente.

Deux mille cinq cents hommes pour cinq mille cinq cents femmes

Les effectifs sont reconstitués, et les reconstitutions ne coïncident pas. Pour le début du siècle, le portail du LWL donne de 7 000 à 8 000 habitants. Ralf Klötzer, auteur en 1992 de la monographie de référence sur le régime, estime qu’environ 2 000 arrivants, venus surtout de Hollande, de Frise et du duché de Juliers, ont compensé les départs et maintenu la ville autour de 9 000 personnes, et il compte parmi les adultes quelque 2 500 hommes pour 5 500 femmes. Les deux séries ne portent ni sur le même moment ni sur la même population. Ce sont des estimations d’historiens, qui valent comme ordres de grandeur et ne se laissent pas additionner d’une série à l’autre.

À l’été 1534, Jan van Leiden impose contre des résistances le mariage obligatoire. Tout adulte doit être marié, ce qui, avec si peu d’hommes, conduit des hommes à prendre plusieurs épouses ; la recherche allemande parle de polygynie, plus exact que polygamie, puisque l’inverse n’a jamais été admis. À la fin de juillet, Heinrich Mollenhecke conduit un coup de force contre les chefs. Le coup échoue, et quarante-sept conjurés sont condamnés puis exécutés sur ordre des chefs qu’ils avaient voulu renverser.

Le roi, lui, prend seize épouses.

Dans la phase finale du siège, il décapite lui-même l’une d’elles, trouvée avec de l’argent au moment de quitter la ville. Quand la famine s’aggrave, au printemps 1535, les épouses secondaires sont renvoyées avec leurs enfants ; beaucoup franchissent les portes et restent bloquées devant les lignes, que les assiégeants ne leur laissent pas passer tout de suite.

Catherine Dejeumont a repris en 2006 le texte qui justifiait la polygynie et la manière dont on l’a raconté ensuite, pour défaire l’image, commode après coup, d’une communauté révolutionnaire favorable aux femmes. Klötzer pose une question qu’aucun travail n’a tranchée : on ne sait toujours pas sur quel équilibre entre habitants et arrivants, possédants et pauvres, hommes et femmes, reposait le pouvoir réel, ni comment il se partageait entre anciennes et nouvelles élites.

Heinrich Gresbeck, menuisier et transfuge

Presque tout ce qu’on sait de l’intérieur vient d’ennemis ou de transfuges, et d’abord d’un menuisier. Arrivé à Münster peu après l’élection de février 1534, Heinrich Gresbeck y reste jusqu’à la fin de mai 1535, puis se glisse de nuit hors des murs avec quatre compagnons. Séparé d’eux, il se rend aux troupes de l’évêque, aide à concevoir le plan qui permettra de reprendre la ville, voit ses biens confisqués et écrit. Christopher Mackay, qui l’a traduit en anglais en 2016, pense qu’il a rédigé tôt, dans l’espoir de récupérer ce qu’il avait perdu ; Ernst Laubach plaçait la rédaction dans les cinq années qui suivent la chute. C’est le seul récit suivi d’un témoin de l’intérieur. Gresbeck appartient au cercle extérieur des suiveurs, en est réduit aux conjectures sur les motifs des chefs, charge volontiers les Hollandais et les Frisons, et a une trahison à justifier. Cornelius l’a publié en 1853 d’après une copie tardive, Laubach tenait pour presque certain qu’un manuscrit des archives de la ville de Cologne était l’original, et c’est d’après un manuscrit original que Mackay a édité le texte bas-allemand en 2017.

L’autre récit a davantage pesé, et il mérite moins de confiance. Hermann von Kerssenbrock, élève de l’école cathédrale en 1533, quitte la ville avant l’expulsion et dirige cette école de 1549 à 1575. Sa narration latine de la « fureur anabaptiste », achevée en 1573, s’appuie sur des documents authentiques et sur des témoins survivants qu’il a interrogés. Mais il écrit en humaniste. Il aligne les versions sans les confronter, compose des joutes oratoires que des lecteurs ultérieurs ont prises pour authentiques, et tait délibérément la doctrine des anabaptistes, qu’il juge dangereuse à répandre. Le conseil de Münster en empêche l’impression, parce que le livre malmène les grandes familles de la ville et prend trop ouvertement le parti de l’évêque. Le texte circule en copies, paraît en allemand en 1771 et attend l’édition critique de Heinrich Detmer en 1899-1900, alors que les feuilles volantes imprimées de 1534 à 1536, jusqu’à Nuremberg et Ratisbonne, avaient depuis longtemps fixé le portrait du tailleur couronné et de ses femmes.

Un millénium que personne n’avait proclamé

Le « royaume de mille ans » des anabaptistes de Münster, qu’un livre de 1947 portait encore dans son titre, est une invention de leurs adversaires. Les anabaptistes connaissaient assez l’Apocalypse pour savoir que le règne de mille ans revient au Christ lui-même, et ils attendaient son retour dans des délais de semaines, puis de quelques années. Les autres étiquettes sont venues par couches. Karl Kautsky, dans son volume sur le communisme dans la Réforme allemande, réédité en 1909, fait de la communauté des biens une mesure rationnelle de ville assiégée et de la tenue de seize mois la preuve d’une discipline militaire, non d’un chaos. En 1937, Friedrich Reck-Malleczewen publie Bockelson, histoire d’une folie collective, que l’on a lu après sa mort à Dachau, en 1945, comme une charge codée contre Hitler. Ernst Laubach, qui a démonté ces usages en 1991, rappelle au passage que Le Prophète de Meyerbeer, créé à Paris en 1849, avait été applaudi à Münster en 1853.

Le tournant documentaire date de 1973. En dépouillant des sources sur les fortunes jusque-là inexploitées, Kirchhoff a montré que pauvres et aisés pesaient dans la communauté à peu près ce qu’ils pesaient dans la ville, les riches même un peu au-dessus de leur part, et que la place des possédants dans les organes de direction n’avait guère bougé. La lecture en termes de plèbe soulevée, qu’elle vienne de Kerssenbrock ou de Kautsky, ne tient plus, et la recherche est-allemande, qui voyait dans Münster le dernier sursaut d’une « révolution bourgeoise précoce », l’a abandonnée sans bruit. Une critique publiée en 1990 a contesté ses extrapolations ; Laubach lui a reproché d’oublier les femmes et les enfants dans le calcul. En France, Richard Stauffer refusait dès 1981 la distinction commode entre un anabaptisme pacifique et un anabaptisme violent, qui permettait de ranger Münster à part.

Il faut rendre au tableau noir ce qu’il a de fondé. À la mi-mars 1534, Matthys, qui ne tolère aucune objection à l’autodafé des chartes et des registres de la ville, exécute lui-même un bourgeois accusé publiquement d’avoir contredit les prophètes. Les images de la cathédrale et des couvents sont brisées, les quarante-sept conjurés de juillet mis à mort, les apôtres d’octobre envoyés dans des villes où ils seront exécutés, et une épouse du roi décapitée. Les travaux récents laissent intactes la contrainte et les exécutions ; ils retirent le désordre, la populace et le millénium, qui étaient les ajouts des vainqueurs.

Les tenailles du cabinet 7

Depuis février 1535, la ville est entièrement bouclée et affamée ; le commandement du siège, après l’échec de l’assaut d’août 1534, est passé de l’évêque aux forces d’Empire. Dans la nuit du 24 au 25 juin, des assiégeants guidés par des transfuges pénètrent dans Münster, et le 25 juin environ six cents hommes sont tués. Les femmes sont expulsées ; quelques centaines, qui abjurent, sont réadmises plus tard. Heinrich Krechting et quelques autres trouvent refuge auprès du comte d’Oldenbourg, et Klötzer range Rothmann parmi eux, sans qu’aucun document connu permette de suivre ensuite le prédicateur de Saint-Lambert.

Jan van Leiden, Knipperdolling et Bernd Krechting sont gardés pour un procès. Le 22 janvier 1536, devant l’hôtel de ville du Prinzipalmarkt, ils sont torturés aux tenailles puis mis à mort, et leurs corps placés dans trois paniers de fer suspendus à la face sud du clocher de Saint-Lambert, le roi en haut, Knipperdolling en bas à gauche, Krechting à droite. Le maître Bertold Smit von Lüdinghausen les a forgés à Dortmund. Le panier du milieu mesure 187 centimètres sur 76, les deux autres 179 sur 79. On les décroche en 1881 pour abattre le vieux clocher, on les expose alors dans la cathédrale, et on les remonte après l’achèvement du nouveau en 1898.

Dès 1541, l’évêque rend à la ville ses privilèges, sauf l’élection du conseil et la constitution des guildes, et le chapitre cathédral institue en 1545 une fête d’action de grâces pour la « libération ». Depuis 1987, trois lampes posées dans les paniers par l’artiste Lothar Baumgarten s’allument le soir, sous le titre Irrlichter, feux follets.

Au Stadtmuseum de la Salzstraße, le cabinet 7 consacré au siège et à la prise de la ville montre les tenailles qui ont servi au supplice, à côté des copies de paniers réalisées en 1888 pour remplacer au clocher des originaux qui y sont restés.

Pour aller plus loin

Ce dossier croise l’histoire de Melchior Hoffman et des melchiorites de Strasbourg et des Pays-Bas, sans lesquels l’attente de Pâques 1534 ne se comprend pas. Il rejoint aussi la guerre des Paysans de 1525 et Thomas Müntzer, auxquels Luther et ses proches ont rattaché Münster dès les années 1530, ainsi que Menno Simons et les mennonites, qui ont construit leur identité contre le royaume de Jan van Leiden.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Monnaie d’or de sept goldgulden et un tiers du royaume anabaptiste de Münster, 1534, or, 23,91 g, diam. 45-47 mm, légendes tirées de Jean 1,14 et 3,5 et d’Éphésiens 4,5, devise « Ein koninck uprecht over all », authenticité discutée, acquise en avril 1883 pour 230 marks LWL-Museum für Kunst und Kultur / Westfälisches Landesmuseum, Münster, Inv.-Nr. 36793 Mz
  2. Heinrich Gresbeck, récit de la domination anabaptiste à Münster, bas allemand, rédigé après la prise de la ville édition C. A. Cornelius, Berichte der Augenzeugen über das münsterische Wiedertäuferreich, Geschichtsquellen des Bistums Münster 2, Münster, Theissing, 1853, p. 1-214 ; édition d’après le manuscrit original, C. S. Mackay, De valschen Profeten unde Predekanten. The Low German Text of Henry Gresbeck’s Account of the Anabaptist Kingdom of Münster, Kirksville, Truman State University Press, 2017
  3. Interrogatoire du prédicateur Dionis Vinne, octobre 1534, justification de la devise royale par Jérémie 23 et Ézéchiel 37 édition C. A. Cornelius, Berichte der Augenzeugen über das münsterische Wiedertäuferreich, Münster, 1853, p. 277
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Sources primaires (suite)

  1. Bernhard Rothmann, Bekenntnis von beiden Sakramenten, Münster, octobre 1533 ; Eyne Restitution edder eine Wedderstellinge rechter vnnde gesunder christliker Leer, Gelouens vnde Leuens, Münster, octobre 1534 ; Eyn gantz troestlick Bericht van der Wrake, Münster, décembre 1534 édition R. Stupperich, Die Schriften Bernhard Rothmanns, Die Schriften der münsterischen Täufer und ihrer Gegner 1, Münster, 1970
  2. Hermann von Kerssenbrock, Anabaptistici furoris Monasterium inclitam Westphaliae metropolim evertentis historica narratio, achevée en 1573 édition H. Detmer, Geschichtsquellen des Bistums Münster 5 et 6, Münster, 1899-1900
  3. Heinrich Aldegrever, portrait de Jan van Leiden, burin, 1536, monogramme AG, devise « Gottes Macht ist myn Cracht », 31,8 × 22,2 cm (feuille rognée), don Edgar Seligman Victoria and Albert Museum, Londres, E.4-1960
  4. Trois paniers de fer forgés par maître Bertold Smit von Lüdinghausen à Dortmund, 1536, panier du milieu 187 × 76 cm, paniers inférieurs 179 × 79 cm face sud du clocher de l’église Saint-Lambert, Münster
  5. Tenailles du supplice du 22 janvier 1536 et copies des paniers réalisées en 1888 Stadtmuseum Münster, Salzstraße 28, cabinet 7

Bibliographie

  1. Karl-Heinz Kirchhoff, « Gab es eine friedliche Täufergemeinde in Münster ? », Jahrbuch des Vereins für westfälische Kirchengeschichte 55/56, 1962-1963, p. 7-21 Verein für westfälische Kirchengeschichte
  2. Karl-Heinz Kirchhoff, Die Täufer in Münster 1534/35. Untersuchungen zum Umfang und zur Sozialstruktur der Bewegung, Münster, 1973, Veröffentlichungen der Historischen Kommission für Westfalen 22, ISBN 3-402-05220-2 Aschendorff
  3. Ralf Klötzer, Die Täuferherrschaft von Münster. Stadtreformation und Welterneuerung, Münster, 1992, Reformationsgeschichtliche Studien und Texte 131, ISBN 3-402-03779-3 Aschendorff
  4. Ernst Laubach, « Das Täuferreich zu Münster in seiner Wirkung auf die Nachwelt. Zur Entstehung und Tradierung eines Geschichtsbildes », Westfälische Zeitschrift 141, 1991, p. 123-150 Westfälische Zeitschrift
  5. Richard Stauffer, « L’instauration du Royaume de Münster », Études théologiques et religieuses 57 (4), 1982, p. 519-536 Études théologiques et religieuses
  6. Catherine Dejeumont, « La réforme du mariage dans la communauté anabaptiste de Münster : quelle utopie ? », Clio. Histoire, femmes et sociétés 24, 2006, p. 27-57, DOI 10,4000/clio.3802 Cliohttps://doi.org/10.4000/clio.3802
  7. Christopher S. Mackay (éd. et trad.), False Prophets and Preachers : Henry Gresbeck’s Account of the Anabaptist Kingdom of Münster, Kirksville, 2016, x + 316 p., ISBN 978-1-61248-141-8 Truman State University Press
  8. Robert Stupperich (éd.), Schriften von evangelischer Seite gegen die Täufer, Die Schriften der münsterischen Täufer und ihrer Gegner 3, Münster, 1983, Veröffentlichungen der Historischen Kommission Westfalens XXXII Historische Kommission für Westfalen
  9. Karl Kautsky, Die Vorläufer des neueren Sozialismus, t. II, Der Kommunismus in der deutschen Reformation, 2ᵉ éd., 1909 éditeur [À VÉRIFIER]
  10. Friedrich Reck-Malleczewen, Bockelson. Geschichte eines Massenwahns, Berlin, 1937 éditeur [À VÉRIFIER]

Sources en ligne

  1. « Münze des Monats Juni 2023 », notice de Gerd Dethlefs, « Ein authentisches Goldstück der münsterischen Täufer ? » Universität Münster, Numismatik in Münsterhttps://www.uni-muenster.de/Numismatik/muenzedesmonats/archiv_2023/06.html
  2. « Münster (unter der Herrschaft der Täufer) [MennLex V] », notice de Ralf Klötzer Mennonitisches Lexikonhttps://www.mennlex.de/doku.php?id=top%3Amuenster
  3. « Rothmann, Bernhard [MennLex V] » Mennonitisches Lexikonhttps://www.mennlex.de/doku.php?id=art%3Arothmann_bernhard
  4. « Kirche / Konfession > Das Täuferreich von Münster » Internet-Portal « Westfälische Geschichte », LWLhttps://www.lwl.org/westfaelische-geschichte/portal/Internet/finde/langDatensatz.php?urlID=323&url_tabelle=tab_websegmente
  5. « Das Täuferreich zu Münster in seiner Wirkung auf die Nachwelt », Ernst Laubach, Westfälische Zeitschrift 141, 1991 Internet-Portal « Westfälische Geschichte », LWLhttps://www.lwl.org/westfaelische-geschichte/txt/wz-9088.pdf
  6. « Täuferkäfige », notice de Hendrik Martin Lange LWL EDU_Westfalen, LWL-Medienzentrum für Westfalenhttps://eduwestfalen.lwl.org/lernressource/taeuferkaefige/
  7. « Täufer-Körbe », Erinnern im öffentlichen Raum, frühe Erinnerungsmale Stadt Münster, Stadtarchivhttps://www.stadt-muenster.de/kriegerdenkmale/fruehe-erinnerungsmale/taeufer-koerbe
  8. « Routen der Reformation : Münster » Universität Münster, Städtegeschichtehttps://www.uni-muenster.de/Staedtegeschichte/reformation-in-westfalen/Routen_der_Reformation/muenster/
  9. « Jan van Leiden | Heinrich Aldegrever » Victoria and Albert Museum, Explore The Collectionshttps://collections.vam.ac.uk/item/O567562/jan-van-leiden-print-heinrich-aldegrever/
  10. « False Prophets and Preachers : Henry Gresbeck’s Account of the Anabaptist Kingdom of Münster » Penn State University Presshttps://www.psupress.org/books/titles/978-1-61248-141-8.html
  11. « L’instauration du Royaume de Münster » Perséehttps://www.persee.fr/doc/ether_0014-2239_1982_num_57_4_2702
  12. « La réforme du mariage dans la communauté anabaptiste de Münster : quelle utopie ? » Cairn.infohttps://shs.cairn.info/revue-clio-2006-2-page-27?lang=fr
  13. « Schriften von evangelischer Seite gegen die Täufer », édition numérique Historische Kommission für Westfalenhttps://www.historische-kommission.lwl.org/hiko-download/HiKo-Reihe_032_Band_003_(2013).pdf
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