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La Saint-Barthélemy, 1572 : anatomie d’un massacre et de ses comptes

La France d'Ancien RégimeRéforme & guerres de religion8 novembre 2026◈ 61 sources vérifiées
François Dubois / Wikimedia Commons
12 min de lecture61 sources vérifiées
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« Aux fossoyeurs du cimetière des Saints-Innocents, vingt livres. » La dépense est portée dans les comptes de la Ville de Paris, sur un mandement des prévôt des marchands et échevins daté du 13 septembre 1572, et le comptable décrit le service sans un adjectif de trop, avoir enterré depuis huit jours onze cents corps morts aux environs de Saint-Cloud, d’Auteuil et de Chaillot, sur les rives où la Seine, en aval de la ville, les avait laissés. Un acompte de quinze livres avait été ordonné aux mêmes hommes le 9 septembre. Un autre mandement paie l’inhumation des corps arrêtés près du couvent de Nigeon, pour éviter, dit le texte, « toute infection et mauvais air » dans la ville.

Aucune de ces lignes ne nomme un mort, un tueur ou une religion. Elles comptent pourtant les victimes d’un massacre de l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution, sur lequel on n’a jamais cessé d’écrire depuis 1572, et elles ont servi à deux usages contraires. En 1758, un abbé né à Nîmes s’en est emparé pour réduire le nombre des morts ; en 2021, Jérémie Foa les a reprises pour l’estimer à partir de ce que les fossoyeurs ont été payés à recouvrir. Les dates qui suivent sont celles du calendrier ju​lien, seul en usage dans le royaume en 1572.

Maurevert tire depuis une fenêtre

Le lundi 18 août 1572, Marguerite de Valois, sœur du roi, épouse Henri de Navarre, prince protestant dont la mère, Jeanne d’Albret, est morte en juin. Le mariage doit sceller la paix de Saint-Germain-en-Laye, conclue en août 1570, et la noblesse huguenote est venue en nombre. Le vendredi 22, vers onze heures du matin, l’amiral Gaspard de Coligny quitte le Louvre. Un coup d’arquebuse part d’une fenêtre d’une maison du cloître de Saint-Germain-l’Auxerrois et le touche à la main et au bras. Il survit. Selon l’historien Stuart Carroll, la maison avait une porte de derrière ouvrant sur la place de l’église, où un cheval attendait le tireur.

Le tireur s’appelle Charles de Louviers, seigneur de Maurevert, et tous ses contemporains le désignent. Curieusement peu étudié, l’homme méritait une enquête financière, puisqu’un tueur de métier se paie, et Stéphan Hellin l’a menée en 2022. Un contrat passé devant notaire entre Maurevert et le duc de Guise fait de ce dernier son premier commanditaire et son principal protecteur, et d’autres rétributions, en espèces et en honneurs, désignent selon lui parmi les organisateurs de l’attentat Catherine de Médicis et le futur Henri III. Hellin relève aussi que l’historien Jacques-Au​guste de Thou, contemporain des faits, avait des liens de famille avec le tireur.

Coligny, que l’on dit volontiers maître de l’esprit du roi, n’avait passé que cinq semaines à la cour dans l’année précédant sa mort, note Carroll.

Dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24, des soldats du duc de Guise forcent le logis de l’amiral, le tuent et jettent son corps par la fenêtre ; il est ensuite mutilé, traîné dans les rues, puis pendu au gibet de Montfaucon. Le signal lui-même reste incertain. La tradition le fait sonner au clocher de Saint-Germain-l’Auxerrois, en face du Louvre. François Dubois, protestant d’Amiens réfugié à Genève, place le tocsin aux Grands-Augustins, sur l’autre rive, dans le panneau de noyer que conserve le musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne sous le numéro 729 ; il a signé « Franciscus Sylvius Ambianus » sur la première marche du perron devant lequel Coligny est tué, au milieu de plus de cent cinquante figures.

« Par son exprès commandement »

Le roi a donné deux versions en quarante-huit heures. Le 24 août, il écrit au vicomte de Joyeuse que la vieille querelle des maisons de Guise et de Châtillon a tourné à une « grande et lamentable sédition », qu’il a eu fort à faire pour rester le plus fort dans le Louvre, et que l’édit de pacification doit être observé autant que jamais. Le mardi 26, il tient un lit de justice devant le parlement de Paris et fait déclarer que ce qui est advenu l’a été « par son exprès commandement », pour prévenir une conspiration de l’amiral, sans intention de contrevenir aux édits. À Rome, le pape Grégoire XIII fait frapper une médaille d’argent au revers de laquelle un ange armé d’une croix et d’une épée chasse des fuyards, sous la légende VGONOTTORVM STRAGES 1572, le massacre des huguenots. L’exemplaire du Landesmuseum Württemberg, à Stuttgart (MK 17827, 30,5 millimètres, 21,08 grammes), porte à l’avers la deuxième année du pontificat là où d’autres portent la première, ce qui le date probablement d’une frappe de 1573 au plus tôt.

Ce double discours a nourri un demi-siècle de controverse. Jean-Louis Bourgeon, dans un article de la Revue historique en 1989 puis dans L’Assassinat de Coligny en 1992, a soutenu que l’âme du complot était Philippe II d’Espagne, décidé à empêcher une intervention française aux Pays-Bas ; les Guise auraient servi d’exécutants, la milice parisienne de troupe insurrectionnelle, et Charles IX, pris dans un chantage à la guerre, aurait laissé tuer Coligny sous ses yeux. Marc Venard lui a répondu en 1992 par un article intitulé « Arrêtez le massacre ! », et l’objection qui porte tient à la méthode, puisque Bourgeon réordonne les sources connues sans en produire de nouvelles. Stuart Carroll juge le scénario espagnol plausible, Coligny poussant alors à la guerre en Flandre, et les preuves minces. Denis Crouzet, en 1994, a pris le problème par l’autre bout. Une monarchie qui rêvait de réunir les deux confessions aurait choisi, dans une tentative désespérée de conjurer le retour de la guerre, l’exécution de quelques dizaines de chefs de guerre huguenots, déguisée en vendetta catholique, avant d’être débordée par un massacre qu’elle n’avait ni médité ni prémédité ; il a parlé d’un crime d’amour, et son livre de 2024 décrit une tuerie à la fois improvisée et préjouée. Arlette Jouanna, en 2007, a gardé les deux temps et précisé le premier en y voyant une décision du conseil royal d’éliminer des chefs tenus pour rebelles, au nom de la justice extraordinaire que le roi s’attribue en cas de lèse-majesté, avant une seconde Saint-Barthélemy, imprévue, menée par des Parisiens qui croyaient agir en accord avec le souverain.

Le camp de la préméditation, qui remonte aux libelles protestants des années suivantes et aux Mémoires de l’Estat de France sous Charles neufiesme que Simon Goulart publie à partir de 1576, garde des arguments sérieux. Le roi a revendiqué l’ordre devant son parlement. L’attentat du 22 août engageait, si Hellin a raison, la reine mère et le frère du roi. Jérémie Foa conclut que le massacre, sans avoir été prémédité, avait été préparé de longue date par ceux qui allaient l’exécuter. Il n’existe en revanche aucun procès-verbal du conseil tenu au Louvre le 23 au soir, et Bourgeon lui-même admettait, pour les heures qui séparent une heure et trois heures du matin, qu’« aucun témoin n’est un guide sûr ».

Des voisins munis de listes

Pour savoir qui a tué, Jérémie Foa a tourné le dos au Louvre. Il a dépouillé les minutes des notaires parisiens des semaines qui entourent le massacre, inventaires après décès, quittances, dépositions, et les registres d’écrou de la Conciergerie, conservés depuis 1564, où les mêmes noms reviennent arrêter des protestants pendant les années de guerre.

Nicolas Pezou en offre le cas le plus net. Mercier puis petit financier, enseigne puis capitaine de la milice bourgeoise, il est à l’origine d’au moins quatre-vingt-douze incarcérations de huguenots entre 1567 et 1570, et il compte parmi les seize porteurs chargés de promener en procession la châsse de sainte Geneviève, patronne de Paris.

Thomas Croizier exerce le métier de tireur d’or, qui consiste à étirer le fil d’or destiné aux brodeurs, et habite la Vallée de Misère ; Foa le range parmi les pires massacreurs. Ces hommes savaient qui ne fréquentait pas la messe et qui s’était absenté lors des prises d’armes huguenotes. Pour qu’un massacre comme la Saint-Barthélemy soit possible, écrit Foa, il faut une certaine intimité entre tueurs et tués. Aucun n’a été jugé. Tous sont morts dans leur lit, âgés, enrichis et protégés, sans avoir jamais été inquiétés.

Robert Descimon, qui a discuté le livre en 2025, signale dans la série Y des Archives nationales, celle du Châtelet, une donation du 13 novembre 1572 (Y 113, f° 264) par laquelle un écolier de l’université, Nicolas Pezou le jeune, gratifie son frère Nicolas Pezou l’aîné, trésorier de l’ancienne et ordinaire garde française du corps du roi. Si cet aîné est bien le capitaine de milice, ce que le rapprochement suggère sans le démontrer, il porte deux mois et demi après le massacre un titre d’officier de finances de la garde royale. Foa insiste pourtant sur l’autre face des mêmes archives de l’ordinaire. Une grande masse de Parisiens n’a pas massacré ses voisins, et chacun, même ce dimanche-là, gardait une marge de liberté.

Troyes, le 4 septembre

Le massacre ne s’arrête ni aux murs de Paris ni au 24 août.

Dans une douzaine de villes au moins, selon Penny Roberts, une quinzaine selon Thierry Amalou, des communautés huguenotes sont frappées dans les jours et les semaines qui suivent. Philip Benedict, auteur en 1978 de l’étude de référence sur ces Saint-Barthélemy provinciales, estime leurs victimes à quelque trois mille. La lettre du 24 août à Joyeuse ordonnait de faire demeurer chacun en repos, et François Hotman, dans une lettre au pasteur bâlois Sulzer que cite Benedict, rapporte que plusieurs gouverneurs firent savoir au roi qu’ils n’étaient pas des bourreaux.

À Troyes, en Champagne, une quarantaine de huguenots sont conduits aux prisons et tués de sang-froid le 4 septembre, tandis que d’autres sont morts dans les rues les jours précédents. Le nombre paraît faible au regard de Paris, mais on connaît les victimes par leur nom grâce à des récits locaux, dont celui d’un témoin oculaire anonyme que Penny Roberts a publié intégralement en 2023 sous le titre « Moi estant dedans Troyes ». L’abbé de Caveirac, en 1758, datait l’affaire du 2 septembre. On retiendra ici le 4, parce que la date vient d’un témoin présent dans la ville, alors que la chronologie de Caveirac, qui fait commencer la contagion à Meaux le 25 août et la finir à Bordeaux le 3 octobre, était construite pour montrer une propagation de proche en proche et tenait davantage à l’ordre des villes qu’au jour exact.

Onze cents corps à Chaillot

Jean Novi de Caveirac, né à Nîmes en 1713, publie en 1758 une Apologie de Louis XIV et de son conseil sur la révocation de l’édit de Nantes, en réponse à la Lettre d’un patriote sur la tolérance civile des protestans de France qu’Antoine Court avait fait paraître en 1756, et il y joint, sur soixante-trois pages chiffrées à part, une Dissertation sur la journée de la S. Barthelemi. La religion, soutient-il, n’eut aucune part au massacre, la proscription ne visait que Paris, et il y périt beaucoup moins de monde qu’on ne l’écrit. Le compte des fossoyeurs est sa meilleure arme. Huit hommes en huit jours, onze cents cadavres tirés de l’eau et enfouis dans une terre ferme et souvent pierreuse, soit cent trente-sept corps chacun. L’abbé juge la chose difficile à faire et à croire, soupçonne les fossoyeurs d’avoir grossi le nombre pour grossir leur salaire, et ramène les morts de Paris à un millier, ceux du royaume à moins de deux mille. Les huit fossoyeurs, il faut le noter, ne figurent pas dans la ligne de compte qu’il cite. Le pasteur La Broue lui répond en 1760, et Hubert Bost a montré comment ce débat du milieu du XVIIIᵉ siècle a ramené la Saint-Barthélemy dans les écrits protestants.

Jérémie Foa reprend les mêmes mandements avec une autre question. En rapportant les sommes versées au nombre de corps payés, il arrive par une règle de trois à un peu moins de deux mille inhumations, et il prévient aussitôt que ce n’est qu’un plancher, puisque tous les cadavres n’ont pas été jetés à la Seine et que tous ceux qu’on y a jetés ne se sont pas échoués. À partir de là, les estimations s’étagent. Philip Benedict retenait environ deux mille morts pour Paris ; Denis Crouzet, dans Paris criminel en 2024, avance entre quatre et sept mille victimes, davantage que ses propres hypothèses de 1994. Aucun registre de sépulture ne permet de trancher, puisque l’essentiel des corps n’est jamais passé par un cimetière.

L’arquebuse du musée de l’Armée

L’image que la mémoire a retenue ne figure dans aucun compte. Brantôme raconte que le roi, au lever du jour, vit de la fenêtre de sa chambre des gens qui se sauvaient dans le faubourg Saint-Germain, prit une grande arquebuse de chasse et tira sur eux à plusieurs reprises, en vain, l’arme ne portant pas si loin. Gentilhomme de la chambre de Charles IX, Brantôme se trouvait pourtant à Brouage, sur la côte de Saintonge, pendant la Saint-Barthélemy, et il n’a commencé à rédiger ce récit qu’en 1594, une vingtaine d’années après les faits. Agrippa d’Aubigné en tire en 1616 deux vers du livre des Fers, dans Les Tragiques : « Ce roi, non juste roi, mais juste arquebusier, / Giboyait aux passants trop tardifs à noyer ». Thibaut Julian a suivi en 2024 la carrière de cette scène du balcon, depuis ces deux témoins de seconde main jusqu’à Voltaire et au théâtre.

Sous la Révolution, la scène passe dans la pierre. Une inscription en grandes lettres est apposée sous la fenêtre de l’extrémité méridionale de la galerie d’Apollon pour rappeler l’« exécrable mémoire » de Charles IX ; Ekaterina Bulgakova la rapporte à un arrêt du conseil général de la Commune de Paris, le musée de l’Armée à la Convention, en 1793. Prosper Mérimée remet la scène en circulation en 1829 dans sa Chronique du règne de Charles IX, et la révolution de 1830 lui associe une arme. Au musée d’Artillerie, un mousquet à mèche rangé dans une armoire vitrée près d’une poire à poudre alors attribuée à Charles IX devient, dans les notices à partir de 1831, l’arquebuse du roi. Son canon porte une devise, « Pour maintenir la foi suis belle et fidel et aux ennemis du roi suis rebelle et cruel », dont la gravure fruste fait penser au musée qu’elle a pu être ajoutée tardivement, peut-être pendant les Trois Glorieuses, pour fabriquer ce que la notice appelle, d’un mot qu’elle prête au conventionnel Fréron, la « carabine plébicide ». L’attribution disparaît des notices à partir de 1842, quand la datation de l’arme la rend intenable.

Le mousquet est toujours au musée de l’Armée, aux Invalides, sous le numéro d’inventaire 2018,0.195. Il mesure 1,57 mètre pour un calibre de 19 millimètres, pèse 5 805 kilogrammes, et sa crosse porte un décor de chasse en nacre. Il a été fabriqué vers 1615 à Amsterdam, dans les Provinces-Unies réformées, plus de quarante ans après la nuit qu’on lui a fait porter.

Pour aller plus loin

La paix de Saint-Germain de 1570 et les édits de pacification qui l’ont précédée éclairent ce que le mariage du 18 août devait sceller. La Saint-Barthélemy pèse ensuite sur la formation de la Ligue catholique, à partir de 1576, et sur le long chemin qui mène à l’édit de Nantes de 1598. Le concile de Trente et l’affaire Servet montrent, chacun à sa manière, comment les deux confessions pensaient alors la répression de l’hérésie.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Comptes de la Ville de Paris, mandements des prévôt des marchands et échevins du 9 septembre 1572 (quinze livres d’acompte) et du 13 septembre 1572 (« Aux fossoyeurs du cimetière des Saints-Innocents, vingt livres », pour onze cents corps enterrés en huit jours aux environs de Saint-Cloud, d’Auteuil et de Chaillot), et mandement pour l’inhumation des corps arrêtés près du couvent de Nigeon texte cité d’après J. Foa (2021) et J. Novi de Caveirac (1758)
  2. Contrat notarié entre Charles de Louviers, seigneur de Maurevert, et Henri, duc de Guise cité d’après S. Hellin (2022)
  3. Lettre de Charles IX au vicomte de Joyeuse, Paris, 24 août 1572, sur la « grande et lamentable sédition » et le maintien de l’édit de pacification reproduite par J. Novi de Caveirac, Dissertation sur la journée de la S. Barthelemi (1758), lue dans une réimpression du XIXᵉ siècle
Voir les 58 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Déclaration de Charles IX lue au lit de justice du 26 août 1572 au parlement de Paris (« par son exprès commandement ») citée d’après Th. Ménissier (2011)
  2. Federico Parmense (Gian Federico Bonzagna), médaille de Grégoire XIII, Rome, 1572, argent, D. 30,5 mm, 21,08 g ; avers GREGORIVS XIII PONT MAX AN II / FP ; revers VGONOTTORVM STRAGES 1572 Landesmuseum Württemberg, Stuttgart, Münzkabinett, MK 17827
  3. François Dubois, Le Massacre de la Saint-Barthélemy, vers 1572-1584, huile sur bois de noyer, 93,5 × 154,1 cm, signé « franciscus Sylvius Ambianus pinx[it] », don de la Municipalité de Lausanne, 1862 Musée cantonal des Beaux-Arts, Lausanne, inv. 729
  4. Minutes des notaires parisiens, août-octobre 1572, et registres d’écrou de la Conciergerie, à partir de 1564 Archives nationales, Minutier central, et registres d’écrou ; dépouillés par J. Foa (2021)
  5. Donation de Nicolas Pezou le jeune, écolier de l’Université de Paris, à Nicolas Pezou l’aîné, trésorier de l’ancienne et ordinaire garde française du corps du roi, 13 novembre 1572 Archives nationales, Y 113, f° 264 ; cité d’après R. Descimon (2025)
  6. [Simon Goulart], Memoires de l’estat de France, sous Charles Neufiesme, « Meidelbourg, H. Wolf » [Genève ?], 1576, émission datée 1577, 3 vol. in-8° notice STCN 304754099
  7. Témoignage manuscrit anonyme sur le massacre de Troyes, août-septembre 1572 (« Moi estant dedans Troyes ») édité intégralement par P. Roberts (2023)
  8. François Hotman, lettre à Sulzer, pasteur à Bâle, sur les gouverneurs qui refusèrent d’être bourreaux citée d’après Ph. Benedict (1978), n. 6, qui renvoie à l’édition de N. Weiss dans le Bulletin de la Société de l’histoire du protestantisme français
  9. Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantôme, discours sur Charles IX, passage de l’arquebuse de chasse (rédaction commencée en 1594) éd. L. Lalanne, Œuvres complètes de Brantôme, Paris, Société de l’histoire de France, 1864-1882
  10. Théodore Agrippa d’Aubigné, Les Tragiques, livre V, « Les Fers », vers sur le roi « juste arquebusier », Au Dezert, par L.B.D.D., 1616
  11. Jean Novi de Caveirac, Apologie de Louis XIV et de son conseil, sur la révocation de l’édit de Nantes, pour servir de réponse à la Lettre d’un patriote sur la tolérance civile des protestans de France, avec une Dissertation sur la journée de la S. Barthelemi, s.l., s.n., 1758, in-8°, VI-565-LXIII p. notice Europeana
  12. [Antoine Court], Lettre d’un patriote sur la tolérance civile des protestans de France, s.l., 1756 cité d’après H. Bost (2024)
  13. [pasteur de La Broue], L’Esprit de Jésus-Christ sur la tolérance, 1760 cité d’après H. Bost (2024)
  14. Inscription révolutionnaire apposée sous la fenêtre de l’extrémité méridionale de la galerie d’Apollon, Louvre, rappelant l’« exécrable mémoire » de Charles IX d’après E. Bulgakova (2024) et la notice du musée de l’Armée
  15. Prosper Mérimée, Chronique du règne de Charles IX, Paris, 1829
  16. Mousquet à mèche, Amsterdam, vers 1615, fer, bois, laiton, cuivre, nacre et perle, longueur 1,57 m, calibre 0 019 m, 5 805 kg, devise gravée sur le pan supérieur du canon musée de l’Armée, Hôtel des Invalides, Paris, inv. 2018,0.195

Bibliographie

  1. Jérémie Foa, Tous ceux qui tombent. Visages du massacre de la Saint-Barthélemy, Paris, 2021, 352 p., coll. « Sciences humaines », ISBN 978-2-348-05788-5 ; chapitre « Les grands cimetières sous la tour Eiffel », p. 105 sq. La Découverte
  2. Arlette Jouanna, La Saint-Barthélemy. Les mystères d’un crime d’État, 24 août 1572, Paris, 2007, 407 p., coll. « Les Journées qui ont fait la France », ISBN 2-07-077102-4 Gallimard
  3. Denis Crouzet, La Nuit de la Saint-Barthélemy. Un rêve perdu de la Renaissance, Paris, 1994, 659 p., ISBN 978-2-213-59216-9 Fayard
  4. Denis Crouzet, Paris criminel. 1572, Paris, 2024, 364 p. Les Belles Lettres
  5. Jean-Louis Bourgeon, « Pour une histoire, enfin, de la Saint-Barthélemy », Revue historique, t. 282/1, 1989, p. 83-142 Revue historique
  6. Jean-Louis Bourgeon, L’Assassinat de Coligny, Genève, 1992, 134 p., coll. « Travaux d’histoire éthico-politique » 51 Droz
  7. Jean-Louis Bourgeon, Charles IX devant la Saint-Barthélemy, Genève, 1995, 208 p., coll. « Travaux d’histoire éthico-politique » 55 ; citation « aucun témoin n’est un guide sûr », p. 110, d’après le compte rendu de Francia Droz
  8. Marc Venard, « Arrêtez le massacre ! », Revue d’histoire moderne et contemporaine 39, 1992, p. 645-661 Revue d’histoire moderne et contemporaine
  9. Stuart Carroll, Martyrs and Murderers. The Guise Family and the Making of Europe, Oxford, 2009 Oxford University Press
  10. Stéphan Hellin, « Maurevert : les paiements d’un tueur professionnel au temps de la Saint-Barthélemy », Revue d’histoire du protestantisme 7 (3), 2022, p. 309-341, DOI 10,47421/RHP7_3_309-341 Drozhttps://doi.org/10.47421/RHP7_3_309-341
  11. Penny Roberts, « “Moi estant dedans Troyes”. Un témoignage manuscrit du massacre de la Saint-Barthélemy », Revue d’histoire du protestantisme 8 (1), 2023, p. 23-49, DOI 10,47421/RHP8_1_23-49 Drozhttps://doi.org/10.47421/RHP8_1_23-49
  12. Philip Benedict, « The Saint Bartholomew’s Massacres in the Provinces », The Historical Journal 21 (2), 1978, p. 205-225 Cambridge University Press
  13. Robert Descimon, « Toujours la Saint-Barthélemy, une nouvelle lecture de l’événement qui n’efface pas les anciennes. À propos de Jérémie Foa, Tous ceux qui tombent », Revue d’histoire moderne et contemporaine 72-1, 2025, p. 160 sq. Belin
  14. Thierry Ménissier, « La Saint-Barthélemy au prisme du machiavélisme : massacre généralisé et intentionnalité politique », Les Cahiers de la justice, 2011/1, p. 15-28 (p. 12-28 selon la notice HAL) Dalloz
  15. Hubert Bost, « Mémoire et actualité d’un massacre : la Saint-Barthélemy sous les plumes huguenotes du XVIIIᵉ siècle », Études Épistémè 45, 2024, DOI 10,4000/12v80 Études Épistémèhttps://doi.org/10.4000/12v80
  16. Ekaterina Bulgakova, « “Théâtre sanglant des perfidies et des massacres” : la topographie parisienne et la mémoire de la Saint-Barthélemy dans la littérature apodémique des XVIIᵉ-XIXᵉ siècles », Études Épistémè 45, 2024, DOI 10,4000/12v84 Études Épistémèhttps://doi.org/10.4000/12v84
  17. Thibaut Julian, « Le balcon de Charles IX, une scène légendaire entre histoire et littérature », Études Épistémè 45, 2024, DOI 10,4000/12v7x Études Épistémèhttps://doi.org/10.4000/12v7x
  18. Jean-François Gilmont, « Les Memoires de l’estat de France sous Charles IX (1576-1579) de Simon Goulart : bilan bibliographique », Histoire et civilisation du livre 11, 2015, p. 227-238 Droz

Sources en ligne

  1. « Le Massacre de la Saint-Barthélemy » Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausannehttps://www.mcba.ch/collection/le-massacre-de-la-saint-barthelemy-vers-1572-1584/
  2. « Medaille von Federico Parmense auf Papst Gregor XIII. und die Bartholomäusnacht, 1572 » Landesmuseum Württemberg, museum-digital:baden-württemberghttps://bawue.museum-digital.de/object/4449
  3. « Mousquet à mèche » musée de l’Armée, Hôtel des Invalides, sur Google Arts & Culturehttps://artsandculture.google.com/asset/mousquet-%C3%A0-m%C3%A8che/jwGmvmeUO9Eyxw?hl=fr
  4. « Maurevert : les paiements d’un tueur professionnel au temps de la Saint-Barthélemy » Revue d’histoire du protestantisme, Librairie Drozhttps://revues.droz.org/RHP/article/view/RHP7_3_309-341?lang=en-US
  5. « “Moi estant dedans Troyes”. Un témoignage manuscrit du massacre de la Saint-Barthélemy » Revue d’histoire du protestantisme, Librairie Drozhttps://revues.droz.org/RHP/article/view/RHP8_1_23-49?lang=en-US
  6. « Une micro-histoire de la Saint-Barthélemy », Thierry Amalou, 7 octobre 2022 La Vie des idées, Collège de Francehttps://laviedesidees.fr/Jeremie-Foa-Tous-ceux-qui-tombent
  7. « “Le massacre par en bas”, une conversation avec Jérémie Foa », 8 octobre 2021 Le Grand Continenthttps://legrandcontinent.eu/fr/2021/10/08/le-massacre-par-en-bas-conversation-avec-jeremie-foa/
  8. « Dossier : le massacre de la Saint-Barthélemy », extrait de J. Foa sur Nicolas Pezou Association des professeurs d’histoire et de géographiehttps://www.aphg.fr/IMG/pdf/dossier_-_saint_barthelemy.pdf
  9. « Faire l’histoire de la Saint-Barthélemy, avec l’historien Jérémie Foa », entretien Lelivrescolaire.frhttps://assets.lls.fr/pages/53914996/histoire-2nde-chapitre4-recherche-jeremie-foa.pdf
  10. « Tous ceux qui tombent », notice et résumé de l’éditeur Bibliothèques numériques du ministère des Arméeshttps://bibliotheques-numeriques.defense.gouv.fr/impression/document/d4d39c44-4b35-4706-beb4-9d54eeef3ebb
  11. « Un massacre parisien. Retour sur l’histoire politique et diplomatique du massacre parisien de la Saint-Barthélemy », Hélène Fernandez, 20 décembre 2007 La Vie des idées, Collège de Francehttps://laviedesidees.fr/Retour-sur-l-histoire-politique-et
  12. « Pour une histoire totale de la Saint-Barthélemy », Alexandre Goderniaux, 28 mai 2025 La Vie des idées, Collège de Francehttps://laviedesidees.fr/Pour-une-histoire-totale-de-la-Saint-Barthelemy
  13. « Neue Forschungen zur Bartholomäusnacht », compte rendu des livres de J.-L. Bourgeon et D. Crouzet Francia, Université de Heidelberghttps://journals.ub.uni-heidelberg.de/index.php/fr/article/download/60039/52332/176902
  14. « Gaspard de Coligny and the Saint Bartholomew’s Day Massacre », extrait de Stuart Carroll, novembre 2009 OUPblog, Oxford University Presshttps://blog.oup.com/2009/11/martyrs-and-murderers/
  15. « The Saint Bartholomew’s Massacres in the Provinces » Cambridge Corehttps://resolve.cambridge.org/core/journals/historical-journal/article/saint-bartholomews-massacres-in-the-provinces/2BAE979E0BE2AB9F387D1EFDCE69086E
  16. « St. Bartholomew’s Day Massacre », Barbara B. Diefendorf Encyclopedia.com, Encyclopedia of the Early Modern Worldhttps://encyclopedia.com/history/encyclopedias-almanacs-transcripts-and-maps/st-bartholomews-day-massacre
  17. « La Saint-Barthélemy au prisme du machiavélisme », Thierry Ménissier HAL SHShttps://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01653237v1/file/M%C3%A9nissier_Cahiers%20Justice_La%20saint%20Barth%C3%A9lemy%20au%20prisme%20du%20machiav%C3%A9lisme.pdf
  18. « Toujours la Saint-Barthélemy, une nouvelle lecture de l’événement qui n’efface pas les anciennes » Cairn.info, Revue d’histoire moderne et contemporainehttps://shs.cairn.info/revue-d-histoire-moderne-et-contemporaine-2025-1-page-160?lang=fr
  19. « Apologie de Louis XIV et son conseil sur la révocation de l’Édit de Nantes [...] avec une dissertation sur la journée de la S. Barthelemi » Europeanahttps://www.europeana.eu/item/04202/BibliographicResource_3000135636069
  20. « Mémoire et actualité d’un massacre : la Saint-Barthélemy sous les plumes huguenotes du XVIIIe siècle » DOAJ, Études Épistémèhttps://doaj.org/article/8a197125b2aa4477aac0f5bb3a72d3d7
  21. « “Théâtre sanglant des perfidies et des massacres” : la topographie parisienne et la mémoire de la Saint-Barthélemy dans la littérature apodémique des XVIIe-XIXe siècles » DOAJ, Études Épistémèhttps://doaj.org/article/5fe91c048bce4d3085e8754a55059d19
  22. « Le balcon de Charles IX, une scène légendaire entre histoire et littérature » DOAJ, Études Épistémèhttps://doaj.org/article/66f173a8faad47eaa66ad881a862dd80
  23. « Memoires de l’estat de France, sovs Charles Neufiesme », notice STCN 304754099 CERL, Short-Title Catalogue Netherlandshttps://data.cerl.org/stcn/304754099?style=full
  24. « Les Memoires de l’estat de France sous Charles IX (1576-1579) de Simon Goulart : bilan bibliographique », Jean-François Gilmont Histoire et civilisation du livre, Librairie Drozhttps://revues.droz.org/HCL/article/download/HCL_11_227-238/pdf
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