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Diète de Worms, 1521 : la phrase que Luther n’a jamais prononcée

Réforme & guerres de religionSaint-Empire & Habsbourg5 septembre 202637 sources vérifiées
Anton von Werner / Wikimedia Commons
9 min de lecture37 sources vérifiées
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La diète de Worms, le premier à l’avoir racontée sans emphase, c’est Luther. Deux jours après son départ, depuis Francfort, il écrit à son voisin le peintre Lucas Cranach et résume les deux audiences en cinq répliques : les livres sont-ils de toi ? Oui. Veux-tu les rétracter ? Non. Alors va-t’en. Il s’attendait à cinquante docteurs et à une vraie disputation, il repart avec deux questions fermées et de l’irritation.

Deux questions fermées dans la salle basse de l’évêché

Worms compte alors sept mille habitants environ, ordre de grandeur comme presque tous les chiffres de population de l’époque moderne, la période qui court de la fin du XVᵉ siècle à la Révolution. Depuis janvier, la ville en héberge à peu près le double. Le nonce Hieronymus Aleander, qui écrit à Rome presque chaque semaine, se plaint dans ses dépêches de l’hostilité qu’il rencontre partout et note qu’on ne vend plus rien d’autre en ville que des écrits de Luther.

Luther a quitté Wittenberg le 2 avril sur un chariot à deux roues prêté par le conseil de la ville, escorté par le héraut d’Empire Kaspar Sturm. Il entre le mardi 16 avril au matin par la porte Saint-Martin et loge à la commanderie des Johannites, où il partage sa chambre avec deux hommes et reçoit des visiteurs dix jours durant.

L’interrogatoire ne se tient pas là où siège la diète. On l’a placé exprès au palais épiscopal, bâti à angle droit contre la cathédrale, là où réside l’empereur. Des participants espagnols ont décrit la salle basse du 17 avril, puis la salle plus grande prise le lendemain pour le public. Chargé de l’interroger, Johann von der Ecken est official de l’archevêque de Trèves, et on le confond régulièrement avec Johannes Eck, le professeur d’Ingolstadt qui avait affronté Luther à Leipzig en 1519. Le 17 avril à quatre heures de l’après-midi, il pose deux questions et s’en tient là, la reconnaissance des livres parus sous le nom de Luther, puis la rétractation. La formulation latine consignée dans les actes, an quicquam ex eis revocare velis, laisse entendre qu’une rétractation partielle aurait été reçue. Hieronymus Schurff, son conseiller juridique, exige qu’on lise les titres ; Luther demande un délai, accordé jusqu’au lendemain.

Le soir même, il écrit au Viennois Johannes Cuspinian qu’avec l’aide du Christ il ne rétractera jamais rien.

Non cornutum responsum

Le 18 avril, on vient le chercher vers quatre heures ; il patiente deux heures et n’est introduit qu’à six. Il parle sans notes, en allemand et en latin, dans un ordre que les actes ne tranchent pas, lui-même ayant évoqué un discours allemand répété ensuite en latin. Il range ses livres en trois groupes, ceux dont ses adversaires reconnaissent l’utilité, ceux qui attaquent le droit pontifical, et ceux qu’il a écrits contre des personnes, où il concède avoir été trop violent.

Von der Ecken répond par une longue contre-harangue et exige un non cornutum responsum, une réponse sans cornes, terme de la dispute universitaire pour un énoncé à double entente. Luther surenchérit. Sans cornes. Sans dents. Les actes enregistrent alors une déclaration qui vaut mieux que son résumé : s’il n’est pas vaincu par le témoignage de l’Écriture ou par des raisons évidentes, car ni les papes ni les conciles seuls ne méritent créance, s’étant contredits, il tient sa conscience prisonnière des paroles de Dieu, capta conscientia in verbis Dei, et il ne peut ni ne veut rien rétracter, parce qu’agir contre sa conscience n’est ni sûr ni honnête. Dieu lui vienne en aide, amen.

La relation anonyme venue de son entourage, les Acta et res gestae, s’arrête là. Von der Ecken s’arrête au même endroit dans ses notes. La traduction française de référence, celle de la Pléiade, donne « Dieu me soit en aide » à la page 879 et rien après. Un billet autographe conservé à Weimar, rédigé entre les deux audiences, répète l’aveu des écrits et la demande de délai, puis s’interrompt. Il n’existe pas de brouillon de la conclusion.

Rhau-Grunenberg ajoute une ligne en allemand

Luther a parlé sans texte. Le texte, il l’a rédigé après et l’a expédié de Worms à Wittenberg, où Johann Rhau-Grunenberg l’imprime en latin, sous un titre qui date la réponse du 17 avril, un jour trop tôt. À la fin du latin, mise en évidence par la composition, vient une ligne en allemand : Ich kan nicht anderst, hie stehe ich, Got helff mir, Amen.

Peu après paraît chez le même imprimeur la version allemande, traduite par Georg Spalatin, chapelain de cour qui accompagnait Frédéric le Sage à Worms. Huit feuillets in-quarto, un titre à rallonge promettant le récit abrégé de chaque journée, les lettres de sauf-conduit en annexe. La formule y figure à l’identique, au feuillet 5v, dans l’exemplaire coté LB 88 de la bibliothèque municipale de Worms.

Elle sort ensuite des presses pour un quart de siècle, jusqu’à l’édition collective posthume des œuvres de Luther, publiée à Wittenberg en 1546.

Le point de litige tient dans l’écart entre un discours improvisé devant l’empereur et un imprimé composé quelques jours plus tard par celui qui l’avait prononcé. Le premier n’existe que par des notes de tiers ; le second est une mise en forme, et une mise en forme n’est pas un procès-verbal.

Si la main est celle de Luther

Réduire l’affaire à une invention de propagandistes serait faux. Le manuscrit envoyé à Wittenberg vient de Luther, et c’est ce qui donne son poids à la position de Thomas Kaufmann, pour qui la ligne allemande est une phrase authentiquement luthérienne, écrite par lui, simplement pas prononcée dans la salle. Kaufmann y lit deux réminiscences pauliniennes, la première épître aux Corinthiens pour « je ne peux pas autrement », le discours de l’Aréopage pour « me voici », au sens de répondre de quelque chose. Ute Mennecke a consacré une étude entière à la querelle d’authenticité, ce qui donne la mesure de ce qui se joue sur onze mots d’allemand.

Sur ce point mineur, je suivrais Kaufmann plutôt que l’hypothèse d’un ajout d’atelier, parce que le texte est arrivé à Wittenberg sous le contrôle de Luther. La correction inverse est plus urgente. Faire du Luther de Worms un précurseur de la liberté de conscience moderne déforme la scène davantage que la question de la formule finale, comme le rappelle Armin Kohnle. La conscience dont il parle est captive de la parole de Dieu, liée et non souveraine, et dans les faits la conscience du prince territorial décidera de la confession de son pays jusqu’au XVIIᵉ siècle. Volker Leppin a montré qu’une conscience religieuse inviolable se revendiquait déjà à la fin du Moyen Âge.

Signé le 26 mai, daté du 8

Le 15 février, l’empereur avait déjà soumis aux États un projet de mandat contre Luther ; quatre jours plus tard, ils le repoussaient au motif que l’opinion, favorable au moine, pouvait s’en émouvoir. Le 30 avril, conseillers impériaux et États conviennent enfin que l’empereur publiera un édit et le leur soumettra d’abord. Aleander est chargé d’en rédiger le texte le 1ᵉʳ mai ; il reprend ses propres brouillons de décembre 1520 et livre un latin dès le lendemain. Nikolaus Ziegler et Jakob Spiegel, secrétaires impériaux, le traduisent en allemand. Le 8 mai, dans un entretien dont on ne connaît le détail que par le rapport du nonce lui-même, Aleander persuade Charles Quint de mettre le mandat en vigueur tel quel. Quand on le lui présente à la signature, quatre jours après, l’empereur diffère. Il fera appliquer le texte dans ses pays héréditaires quoi qu’il arrive, fait-il savoir, mais pour qu’il soit suivi dans l’Empire il faut le porter à la connaissance des États. La diète prend congé le 21 mai. Deux jours après, les électeurs de Saxe et du Palatinat, les deux plus favorables à Luther, quittent la ville. La séance de clôture se tient le 25, et c’est après elle, dans une réunion au palais de l’empereur, que le grand chancelier Gattinara lit l’édit à ceux qui restent ; Joachim de Brandebourg déclare l’accord des princes présents, sans discussion ni modification. Charles Quint signe le 26 la version allemande destinée à l’Empire et la version latine destinée aux pays héréditaires. Le document porte la date du 8 mai.

Vingt jours de grâce sont accordés à Luther par ce texte, et ils avaient expiré le 14 mai, douze jours avant la signature.

La validité du texte a occupé l’érudition allemande du début du XXᵉ siècle. Paul Kalkoff soutenait en 1917 qu’il n’était pas une loi d’Empire, faute de délibération en séance plénière, la lecture ayant été irrégulière et le texte ne figurant pas au recès. Nikolaus Paulus lui répondait deux ans plus tard que les États avaient de fait habilité l’empereur en promettant de le soutenir contre les hérétiques. Les diètes de Nuremberg de 1522-1523 puis de 1524 laisseront ensuite aux princes une marge d’application analysée par Martin Heckel, et l’édit ne cessera d’être invoqué qu’avec la paix d’Augsbourg de 1555.

L’original allemand signé de la main de Charles Quint se trouvait aux archives du Vatican. Adolf Wrede l’y a consulté en 1896, sous la cote d’alors, Arm II caps I nr 93. Il n’y est plus. Sous la cote équivalente d’aujourd’hui on ne trouve que le premier imprimé flamand du texte, celui-là signé et scellé par l’empereur, et les éditeurs des Dokumente zur Causa Lutheri situent la perte entre 1896 et 1934 sans pouvoir la dater mieux. L’édition critique travaille donc sur l’imprimé allemand distribué aux États entre le 26 et le 30 mai, attribué à l’atelier wormsien de Hans von Erfurt, et sur la collation de Wrede. Elle dénombre treize imprimés du seul texte allemand, sortis de Worms, Landshut, Munich, Halberstadt, Erfurt, Strasbourg, Nuremberg.

Vingt mille personnes devant une plaque de bronze

Un comité formé à Worms en 1856 lève des souscriptions en Europe et dans les deux Amériques. Ernst Rietschel donne le projet du monument en 1859 et meurt en 1861 ; ses élèves et l’architecte Georg Hermann Nicolai l’achèvent. L’inauguration a lieu le 25 juin 1868 devant plus de vingt mille personnes. Sous la statue, une plaque de bronze porte en capitales HIER STEHE ICH, ICH KANN NICHT ANDERS, GOTT HELFE MIR ! AMEN ! C’est de là, note la bibliothèque municipale de Worms, que date l’entrée de la question d’authenticité dans la recherche historique. Le monument ne se dresse d’ailleurs pas à l’endroit de l’interrogatoire, le palais épiscopal ayant disparu.

Neuf ans plus tard, Anton von Werner peint Luther devant Charles Quint, et cette toile fixe pour longtemps l’image héroïque. Au début du XXᵉ siècle, Karl Holl et Emanuel Hirsch font de l’appel à la conscience le propre de la religiosité réformatrice. Le texte de fond publié par l’Église protestante en Allemagne pour le jubilé de 2017 créditait encore Luther d’avoir porté le premier, et à une place éminente, la question de la liberté de conscience individuelle face aux contraintes institutionnelles.

En 2021, la ville de Worms a intitulé son exposition régionale de la phrase même dont elle exposait la fabrication, et Kaufmann a codirigé le catalogue. Il laisse ouverte la seule question qui compte encore ici. On ignore pourquoi Luther a ajouté cette ligne au texte qu’il envoyait à son imprimeur. Aucune lettre, aucun propos de table, aucune note de Spalatin n’y répond, et il n’existe pas de fonds d’archives d’où la réponse pourrait sortir un jour. On tient l’imprimé, on tient l’exemplaire coté LB 88 ouvert au feuillet 5v ; le motif de l’ajout, lui, n’est nulle part.

Pour aller plus loin

Ce dossier croise l’édit de Nantes de 1598, autre texte de pacification religieuse dont la portée se juge sur ce qu’il accorde précisément plutôt que sur son titre. Il rejoint la guerre de Trente Ans, où les marges d’application laissées aux princes finissent en conflit européen, et l’histoire de l’imprimé de combat, dont le règne de Charles Quint offre le premier grand terrain d’observation.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. *Acta et res gestae D. Martini Lutheri in Comitiis Principum Wormaciae*, relation anonyme issue de l’entourage de Luther sur les audiences des 17 et 18 avril 1521 éditée dans *Deutsche Reichstagsakten, Jüngere Reihe*, t. II, éd. Adolf Wrede, Gotha, 1896, p. 540-569, n° 79
  2. Notes de Johann von der Ecken, official de l’archevêque de Trèves, sur le déroulement des deux audiences *Deutsche Reichstagsakten, Jüngere Reihe*, t. II, p. 587-594, n° 81
  3. Citation impériale du 6 mars 1521 sommant Luther de se rendre à Worms sous vingt et un jours, avec sauf-conduit *Deutsche Reichstagsakten, Jüngere Reihe*, t. II, p. 526-527, n° 73
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Sources primaires (suite)

  1. *Ad Cesaree Maiest. interrogata D. Martini L. responsum Wurmacie xvij. Aprilis. Anno M.d.xxi.*, Wittenberg, Johann Rhau-Grunenberg, 1521, texte latin achevé par une ligne en allemand VD16 L 3650
  2. *Die gancz handlung szo mit dem Hochgelerte[n] D. Martino Luther taglichen die weyl er auff dem Keyserlichen Reychs tag tzu Wormbs gewest, ergangen ist, auffs kurtzest begriffen*, trad. Georg Spalatin, [Wittenberg], [Rhau-Grunenberg], 1521, 8 f., in-4°, formule au feuillet 5v VD16 S 7418 et VD16 L 3665 ; exemplaire Stadtbibliothek Worms, Lutherbibliothek, cote -Mag- LB 88
  3. Billet autographe de Luther préparant la seconde audience, rédigé à Worms entre le 17 et le 18 avril 1521 Weimar, Thüringisches Hauptstaatsarchiv, Ernestinisches Gesamtarchiv, Reg. E 81
  4. Luther à Johannes Cuspinian, Worms, 17 avril 1521 *D. Martin Luthers Werke*, Briefwechsel, t. 2, Weimar, p. 299-301, n° 397
  5. Luther à Lucas Cranach, Francfort, 28 avril 1521, en allemand *D. Martin Luthers Werke*, Briefwechsel, t. 2, Weimar, p. 296 ; traduction française par Pierre Jundt, *Martin Luther, Œuvres*, t. VIII, Genève, 1959, p. 66
  6. Édit de Worms, texte allemand valable pour l’Empire, *Der Römischen Kaiserlichen Maiestat Edict wider Martin Luther Bücher und lere seyne anhenger*, [Worms, Hans von Erfurt, 1521], 11 f., in-4° VD16 D 924 ; exemplaire Munich, Bayerische Staatsbibliothek, Res / 4 H. ref. 287
  7. Édit de Worms, texte latin destiné aux pays héréditaires des Habsbourg, manuscrit Rome, Archivio Apostolico Vaticano, Arm. I-XVIII 254
  8. Premier imprimé flamand de l’édit, portant la signature et le sceau de Charles Quint, conservé sous la cote qui abritait l’original allemand aujourd’hui perdu Rome, Archivio Apostolico Vaticano, AA, Arm. I-XVIII, 255
  9. Monument de la Réformation de Worms, groupe de bronze inauguré le 25 juin 1868, plaque portant HIER STEHE ICH, ICH KANN NICHT ANDERS, GOTT HELFE MIR ! AMEN ! Lutherplatz, Worms

Bibliographie

  1. Thomas Kaufmann, « La comparution de Luther à la Diète de Worms : l’histoire et le mythe », *Études théologiques et religieuses* 98 (3), 2023, p. 397-412, DOI 10,3917/etr.983,0397 Études théologiques et religieuseshttps://doi.org/10.3917/etr.983.0397
  2. Thomas Kaufmann, *« Hier stehe ich ! » Luther in Worms. Ereignis, mediale Inszenierung, Mythos*, coll. « Zeitenspiegel Essay » 1, Stuttgart, 2021, 174 p., ISBN 978-3-7772-2101-4 Anton Hiersemann Verlag
  3. Thomas Kaufmann et Katharina Kunter (dir.), *Hier stehe ich. Gewissen und Protest, 1521 bis 2021*, catalogue de l’exposition régionale du Museum der Stadt Worms im Andreasstift, Worms, 2021 Worms Verlag
  4. Ute Mennecke, « « Ich kann nicht anderst, hie stehe ich, Got helff mir, Amen ». Der Streit um die Authentizität des Wormser Lutherdiktums », dans Stefanie Frost *et alii* (dir.), *Streit um die Wahrheit. Kirchengeschichtsschreibung und Theologie*, Göttingen, 2014, p. 215-244
  5. Armin Kohnle, *Reichstag und Reformation. Kaiserliche und ständische Religionspolitik von den Anfängen der Causa Lutheri bis zum Nürnberger Religionsfrieden*, Gütersloh, 2001, coll. « Quellen und Forschungen zur Reformationsgeschichte » 72, p. 22-104
  6. Rainer Wohlfeil, « Der Wormser Reichstag von 1521 », dans Fritz Reuter (dir.), *Der Reichstag zu Worms von 1521. Reichspolitik und Luthersache*, Worms, 1971, p. 59-154
  7. Kurt-Victor Selge, « Capta conscientia in verbis Dei. Luthers Widerrufsverweigerung in Worms », dans Fritz Reuter (dir.), *Der Reichstag zu Worms von 1521*, Worms, 1971, p. 180-207
  8. Bernd Moeller, « Luthers Bücher auf dem Wormser Reichstag von 1521 », dans *Luther-Rezeption. Kirchenhistorische Aufsätze zur Reformationsgeschichte*, éd. Johannes Schilling, Göttingen, 2001, p. 139 sq.
  9. Martin Heckel, « Kaiser Karls V. Begegnung mit Luther auf dem Reichstag zu Worms 1521 », *JuristenZeitung* 76, 2021, p. 425-434 JuristenZeitung
  10. Volker Leppin, « Gewissenszwang, Gewissensbindung und Gewissensfreiheit in der Wittenberger Reformation », dans Cecilia Cristellon et Luise Schorn-Schütte (dir.), *Grundrechte und Religion im Europa der Frühen Neuzeit (16.-18. Jh.)*, Göttingen, 2019, p. 25-49
  11. Paul Kalkoff, *Luther und die Entscheidungsjahre der Reformation von den Ablaßthesen bis zum Wormser Edikt*, Munich et Leipzig, 1917, p. 253-276
  12. Nikolaus Paulus, « Zur Geschichte des Wormser Reichstages von 1521 », *Historisches Jahrbuch* 39, 1919, p. 269-277 Historisches Jahrbuch
  13. Adolf Wrede (éd.), *Deutsche Reichstagsakten unter Kaiser Karl V.*, t. II, Gotha, 1896, texte de l’édit p. 643-661 F. A. Perthes
  14. Peter Fabisch et Ernst Iserloh (éd.), *Dokumente zur Causa Lutheri (1517-1521)*, t. 2, Münster, 1991, p. 494-544, coll. « Corpus Catholicorum » 42
  15. Martin Luther, « Discours à Worms » (1521), trad. René-H. Esnault revue par Matthieu Arnold, dans *Œuvres I*, éd. Marc Lienhard et Matthieu Arnold, Paris, 1999, p. 873-879, coll. « Bibliothèque de la Pléiade » Gallimard

Sources en ligne

  1. « Wormser Edikt (8. / 26. Mai 1521) - Einleitung », par Corinna Ehlers *Europäische Religionsfrieden Digital*, TUeditions, Universitäts- und Landesbibliothek Darmstadthttps://tueditions.ulb.tu-darmstadt.de/v/pa000008-0107
  2. « « Gott helfe mir … » Luthers Wormser Rede vor 500 Jahren », par Armin Kohnle Arbeitsgemeinschaft für Sächsische Kirchengeschichte, université de Leipzighttps://home.uni-leipzig.de/~skg/cms/2021/04/14/hier-stehe-ich-luthers-wormser-rede-vor-500-jahren/
  3. « « Hier stehe ich, ich kann nicht anders. Gott helfe mir, Amen ! » », notice de l’exemplaire LB 88 Stadtbibliothek Worms, exposition « Luther. Der Reichstag 1521 in Flugschriften »https://www.lutherschriften1521.de/luther-schriften/exponate/Reichstag/1-die-gancz-handlung.php
  4. « Meldung : Wormser Edikt » Stadtbibliothek Worms, exposition « Luther. Der Reichstag 1521 in Flugschriften »https://www.lutherschriften1521.de/luther-schriften/exponate/Reichstag/10-wormser-edikt.php
  5. « Der Wormser Reichstag 1521 » Ville de Worms, Worms erlebenhttps://www.worms-erleben.de/erleben/entdecken-und-staunen/kulturprofile/luther/Luther-1521/Worms-1521/wormser-reichstag-1521.php
  6. « Lutherdenkmal » Ville de Worms, Worms erlebenhttps://www.worms-erleben.de/erleben/entdecken-und-staunen/sehenswuerdigkeiten/1_lutherdenkmal.php
  7. « Me voici. Conscience et protestation, de 1521 à 2021 » Museum im Andreasstift, Ville de Worms, page en françaishttps://www.museum-andreasstift.de/museum-andreasstift-FR/expositions/expositions-temporaires/me-voici-conscience-et-protestation-de-1521-2021.php
  8. « La comparution de Luther à la Diète de Worms : l’histoire et le mythe » Cairn.info, *Études théologiques et religieuses*https://shs.cairn.info/revue-etudes-theologiques-et-religieuses-2023-3-page-397?lang=fr
  9. « Deutsche Reichstagsakten unter Kaiser Karl V., Bd. 2 », numérisation de l’édition Wrede, Gotha, 1896 Internet Archivehttps://archive.org/details/deutschereichst07kommgoog
  10. « Der Römischen Kaiserlichen Maiestat Edict wider Martin Luther Bücher », VD16 D 924, exemplaire Res / 4 H. ref. 287 numérisé Bayerische Staatsbibliothek, Munichhttp://mdz-nbn-resolving.de/urn:nbn:de:bvb:12-bsb00056424-2
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