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Ignace de Loyola : le « soldat » devenu fondateur des jésuites

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Les pièces du procès donnent une date, deux noms, une qualification, et s’arrêtent là. Dans la nuit du mardi gras, le 20 février 1515, Íñigo López de Loyola et son frère Pero López, prêtre, commettent à Azpeitia, au Guipuscoa, des délits que la justice qualifie de « calificados e muy enormes », perpétrés de nuit et de propos délibéré. L’accusation embrassait aussi plusieurs séjours d’Íñigo dans sa vallée natale, de 1512 à 1515. Le corregidor de la province, Johan Hernández de la Gama, entend le juger comme un laïc. L’accusé s’est mis à l’abri à Pampelune et réclame la juridiction de l’évêque, au nom d’une tonsure que le corregidor conteste parce qu’il ne porte pas l’habit clérical ; il était pourtant bien clerc, puisqu’une bulle d’Adrien VI le nomme en 1523 clerc du diocèse de Pampelune. Les documents conservés, que les jésuites ont publiés en 1904 puis en 1977, portent sur cette querelle de juridiction. L’acte d’accusation, les interrogatoires, les dépositions des témoins et la sentence, si elle a été rendue, n’ont pas survécu, rappellent Amaia Orella Colera et José Luis Orella Unzué, de sorte que personne ne sait ce que les deux frères avaient fait cette nuit-là.

Vingt-cinq ans plus tard, le 27 septembre 1540, Paul III approuve par la bulle Regimini militantis Ecclesiae la compagnie de prêtres dont l’accusé d’Azpeitia sera le premier supérieur général. Dans l’Europe de l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolu​tion, peu de vies ont été autant réécrites que la sienne, et le portrait du soldat converti s’est fixé tôt, dans une biographie imprimée à Naples en 1572, seize ans après sa mort.

Un cheval vendu à Azpeitia

On ignore l’année exacte de sa naissance. Pedro de Ribadeneira donne 1491, Juan Alfonso de Polanco 1495. La date retenue, 1491, s’appuie sur le témoignage de la femme qui l’avait nourri, recueilli dans une enquête ouverte à Azpeitia après sa mort, et sur le plus ancien document où paraît son nom. Le 23 octobre 1505, à Azpeitia, il assiste comme témoin à la vente d’un cheval, et l’on en a déduit qu’il avait alors quatorze ans.

La famille elle-même résiste au comptage. Íñigo en est le dernier enfant, mais les premiers biographes jésuites y comptent huit garçons et quatre filles, les historiens du XXᵉ siècle sept garçons et quatre filles, d’après le relevé d’Enrique García Hernán, et l’Encyclopædia Britannica en fait le plus jeune de treize enfants. L’Autobiographie ajoute une difficulté. Elle s’ouvre sur l’aveu que jusqu’à vingt-six ans il fut un homme adonné aux vanités du monde, qui prenait surtout plaisir à l’exercice des armes. Né en 1491, il en avait près de trente à Pampelune. Odair José Durau, qui a repris en 2025 les documents de ces années, relève l’écart sans pouvoir le réduire.

Peu après la vente du cheval, il part pour la Castille. Juan Velázquez de Cuéllar, contador mayor des Rois Catholiques, c’est-à-dire le premier responsable de leurs finances, a demandé un fils au seigneur de Loyola, qui lui envoie le cadet. García Hernán place ce départ entre 1505 et 1507, la Britannica en 1506, et le jeune homme grandit une dizaine d’années à Arévalo, dans la maison du contador. La mort de Ferdinand d’Aragon, le 23 janvier 1516, fait perdre à Velázquez sa position, et il meurt le 12 août 1517. Sa veuve donne à Íñigo 500 écus et deux chevaux et l’adresse à Antonio Manrique de Lara, duc de Nájera et vice-roi de Navarre, dont la maison de Loyola était de longue date la cliente. Il entre chez lui comme gentilhomme. Le 20 décembre 1518, à Saragosse, où il accompagne le duc, il obtient un permis de port d’armes que la pièce rattache à un certain Francisco de Oya, et en septembre 1520 il prend part à la reprise de Nájera. García Hernán lui attribue aussi la conquête de la Navarre en 1512 et le combat de Becerril en 1520. On préférera pourtant, pour ces années, le mot de gentilhomme à celui de soldat, parce que c’est le titre de sa charge et que l’épée appartenait à l’état noble autant qu’au métier.

Un boulet sous le genou

La forteresse de Pampelune résiste à l’armée française au printemps 1521, et Íñigo est parmi ses défenseurs. Le 20 mai, d’après la Catholic Encyclo​pedia de 1910 et la Britannica, le 23 selon la présentation de la biographie de García Hernán publiée par la Fundación Juan March, un boulet lui brise une jambe et blesse gravement l’autre. La Compagnie a tranché pour le 20, en ouvrant ce jour-là, en 2021, dans la cathédrale de Pampelune, une année jubilaire close le 31 juillet 2022. On le transporte à Loyola. Les os, mal ressoudés, doivent être brisés de nouveau, et quand un os saillant déforme la jambe sous le genou, il exige qu’on le coupe, parce qu’il entend mener la vie de cour et refuse une jambe disgracieuse ; il accepte une douleur plus forte que toutes les précédentes, et la jambe reste étirée plusieurs jours. Pendant la convalescence, on lui donne une Vie du Christ de Ludolphe le Chartreux et un recueil de vies de saints, tous deux en castillan. Il rêve encore, entre deux lectures, d’une dame de très haute noblesse que le récit ne nomme pas.

À Montserrat, il règle sa conversion sur les livres de chevalerie. Il avait lu, dit l’Autobiographie, Amadis de Gaule et d’autres récits du même genre, où le futur chevalier veille ses armes toute une nuit, et il décide de faire de même devant l’autel de la Vierge, la veille de l’Annonciation de 1522. Il y suspend son épée et sa dague et donne ses habits à un pauvre. Peu avant, sur la route, un cavalier musulman avait contesté devant lui la virginité perpétuelle de Marie. Íñigo s’était demandé s’il devait le poursuivre pour le tuer, puis avait laissé sa monture choisir le chemin au croisement, et elle avait pris la grand-route. Il passe ensuite onze mois environ à Manresa, du 25 mars 1522 à la mi-février 1523, et y commence à rédiger les Exercices. Il est à Jérusalem le 4 septembre 1523, en repart le 3 octobre, et retrouve Barcelone en mars 1524.

Quarante-deux jours à Alcalá

Un laïc sans grade en théologie qui parle de Dieu à qui veut l’entendre inquiète les juges de la foi dans la Castille des années 1520, où l’on traque le mouvement des alumbrados, les illuminés. À Alcalá, où il étudie depuis 1526, Íñigo passe dix-sept jours en prison avant d’être interrogé par le vicaire Figueroa, et quarante-deux en tout. On le libère à condition qu’il s’habille comme les autres étudiants et qu’il s’abstienne de parler des vérités de la foi avant quatre années d’études supplémentaires. À Salamanque, la même année, des dominicains le retiennent trois jours dans leur couvent, puis il est conduit en prison avec son compagnon Calisto ; la sentence tombe le vingt-deuxième jour. Elle déclare leur vie et leur doctrine irréprochables, les autorise à enseigner le catéchisme et leur interdit de définir ce qui est péché mortel et ce qui est péché véniel avant quatre ans d’études.

Il part pour Paris.

Il y arrive au début de février 1528, selon son propre calcul ; la Catholic Encyclo​pedia écrit juin, mais l’Autobiographie et la Britannica s’accordent sur février. Il reprend des classes élémentaires au collège de Montaigu, parmi des enfants, loge ensuite à Sainte-Barbe et obtient la maîtrise ès arts le 14 mars 1535. Le 15 août 1534, avec six compagnons, parmi lesquels le Savoyard Pierre Favre et le Navarrais François Xavier, il monte à la chapelle des martyrs de Montmartre, où tous font vœu de chasteté et de pauvreté ; la Britannica y ajoute l’obéissance, que ni le diocèse de Paris ni la Catholic Encyclo​pedia ne mentionnent. Le groupe se retrouve à Venise le 6 janvier 1537, Ignace y est ordonné prêtre le 24 juin, jour de la Saint-Jean, et après la bulle de 1540, ses compagnons l’élisent supérieur en avril 1541 ; il fait profession le 22 avril à Saint-Paul-hors-les-Murs.

« Militar para Dios bajo la bandera de la cruz »

Le soldat converti doit beaucoup à Ribadeneira. Sa Vita Ignatii Loiolae, commandée par François Borgia et imprimée en latin à Naples en 1572, est la première biographie officielle, et Ron Darwen, jésuite britannique, y lit l’œuvre d’un homme de l’après-Trente qui présente un héros militaire, image durcie au XIXᵉ siècle en celle d’un chef austère et sans affectivité. La Curie générale de la Compagnie, dans un module de formation réalisé par Jim McDermott en 2008, conteste la lecture militaire du nom même de l’ordre. Compañía, y lit-on, vient du vocabulaire des confréries chrétiennes médiévales ; le titre de général est celui des supérieurs d’autres ordres religieux ; l’imagerie guerrière est largement absente des écrits d’Ignace, et Érasme, pacifiste, en usait davantage que lui.

Le camp d’en face a des textes, et ce sont ceux d’Ignace. La Formule de l’Institut, que la bulle de 1540 approuve, définit au troisième paragraphe celui qui veut entrer dans la Compagnie comme quelqu’un qui veut combattre pour Dieu sous l’étendard de la croix, « militar para Dios bajo la bandera de la cruz » dans la version castillane de M. A. Fiorito et A. Swinnen. La deuxième semaine des Exercices fait méditer l’appel d’un roi temporel, choisi par Dieu, qui convie ses sujets à conquérir toute la terre des infidèles et à partager ses fatigues pour partager sa victoire, puis met face à face deux étendards, celui du Christ dans une plaine près de Jérusalem et celui de Lucifer près de Babylone, assis sur un trône de feu et de fumée. La veillée de Montserrat copie Amadis. Et la Compagnie n’est pas restée dans la métaphore. Gianclaudio Civale a montré en 2013 que les premiers écrits jésuites la présentent comme une milice spirituelle, que des pères servent dès le milieu du XVIᵉ siècle dans les armées espagnoles de Méditerranée contre les Turcs et les corsaires barbaresques, et que l’engagement auprès des armées catholiques devient structurel sous le généralat de Borgia, avant qu’Émond Auger et Antonio Possevino ne s’attachent en France à discipliner le métier des armes par la religion. Ce que les deux lectures partagent tient dans un écart de génération. L’image militaire est bien dans les textes d’Ignace, mais c’est une image de chevalier et de croisade, celle de ses lectures de convalescent, et l’encadrement des soldats appartient pour l’essentiel aux décennies qui suivent sa mort.

Un récit dicté, puis rappelé

En septembre 1553, à Rome, Ignace commence à raconter sa vie au jeune jésuite portugais Luís Gonçalves da Câmara, qui achève le texte à Gênes en décembre 1555. Le narrateur y parle de lui à la troisième personne. Gonçalves assure s’être tenu si près des mots entendus qu’il fut ensuite incapable d’en expliquer certains. En 1567, le troisième supérieur général, François Borgia, fait rappeler les copies pour laisser la place au récit de Ribadeneira, jugé plus sûr. Les Bollandistes en publient une traduction latine en 1731, dans les Acta Sanctorum, et le texte original n’est imprimé qu’en 1904. La même main a laissé un Journal spirituel autographe, du 2 février 1544 au 27 février 1545, que l’Archivum Romanum Societatis Iesu a fait restaurer et numériser en 2021 avec le codex des Exercices, qui contient le plus ancien texte latin conservé, de 1541, et le plus ancien texte espagnol, copié à Rome entre 1544 et 1548 et annoté par Ignace.

Les Exercices reçoivent l’approbation de Paul III le 31 juillet 1548, et Antonio Blado les imprime à Rome le 11 septembre suivant. Le catalogue de la vente Christie’s qui a dispersé l’exemplaire de la collection Richard Green compte trois exemplaires dans des bibliothèques américaines et six en Europe, dont un à la Bibliothèque nationale de France. Les lettres sont plus nombreuses que tout le reste, au moins 7 000 selon le Portal to Jesuit Studies de Boston College, de 1518 à la veille de sa mort, et leur édition occupe douze volumes des Monumenta, publiés à Madrid de 1903 à 1911.

La phrase qu’on cite le plus souvent sous son nom n’est dans aucun de ces textes. « Prie comme si tout dépendait de Dieu, travaille comme si tout dépendait de toi » apparaît sous cette forme dans le Catéchisme de l’Église catholique, au paragraphe 2834, avec un renvoi en note ; selon Trent Horn, qui l’a remontée, cette note conduit à l’étude du jésuite Joseph de Guibert, dont l’éditeur convenait que la formule ne figure ni dans les écrits d’Ignace ni dans les documents de son temps. Horn n’en a pas trouvé d’attestation antérieure à 1868, dans une revue américaine de phrénologie. Le plus ancien texte imprimé qui rattache une maxime de ce genre à Ignace est un recueil d’apophtegmes publié à Vien​ne en 1705 chez Johann Georg Schlegel par le jésuite hongrois Gábor Hevenesi, les Scintillae Ignatianae, un in-douze de 330 pages. La maxime y commence ainsi, « Haec prima sit agendorum regula : sic Deo fide, quasi rerum successus omnis a te, nihil a Deo penderet », fie-toi à Dieu comme si le succès dépendait tout entier de toi et en rien de Dieu. Paul Rolphy Pinto note en 2017 que la version courante en dit le contraire, et qu’on ne la lit dans aucun écrit ignatien. Un siècle et demi sépare la mort d’Ignace de l’imprimé de Vien​ne, et aucune des sources consultées ne dit d’où Hevenesi tenait sa sentence.

Les pierres de Realdo Colombo

Ignace meurt à Rome le 31 juillet 1556, dans une petite maison voisine de l’église, aujourd’hui disparue, de Santa Maria della Strada. Quelques heures plus tard, l’anatomiste crémonais Realdo Colombo examine ses viscères. Dans son De re anatomica, imprimé à Venise en 1559, il décrit aux pages 266 et 267 de nombreux calculs dans les reins, les poumons, le foie et la veine porte, ainsi que dans la vésicule biliaire, mais il les rapporte au défunt d’une manière si ambiguë qu’un commentateur cité par Huguier ne tient pour sûre que la mention de la veine porte. Michel Huguier, devant l’Académie nationale de médecine le 13 décembre 2011, en a tiré l’hypothèse la plus probable selon lui, une lithiase biliaire compliquée d’une fistule entre la vésicule et la veine porte, en reconnaissant que l’absence de jaunisse dans les récits de sa maladie reste la principale objection. La jambe de Pampelune n’y est pour rien. La Compagnie comptait alors un millier de membres, dont trente-cinq profès seulement, une centaine de maisons et dix provinces, selon les chiffres que donne la Catholic Encyclo​pedia en 1910 sans en indiquer la provenance. Paul V le béatifie le 27 juillet 1609. Grégoire XV le canonise le 12 mars 1622, date que l’ordre a célébrée au Gesù pour le quatrième centenaire ; la même encyclo​pédie écrit le 22 mai.

À Barcelone, dans l’église du Sagrat Cor que les jésuites desservent sur le carrer de Casp, une épée repose dans une urne de verre, sous l’image du saint, sur un autel latéral. La tradition veut qu’Ignace l’ait laissée en ex-voto à Montserrat, et l’itinéraire publié sur le site des jésuites de Catalogne la dit authentique en s’appuyant sur des marques de Tolède ; aucune expertise publiée n’a été trouvée pour en juger, et l’Autobiographie ne décrit pas l’arme qu’elle fait suspendre près de l’autel de la Vierge. L’historien jésuite Francesc Riera la retrouve vénérée dans la chapelle Saint-Ignace de l’église de Betlem entre 1823 et 1835. Selon le même itinéraire, elle a gagné le Sagrat Cor le 25 mars 1907, jour de l’Annonciation, au matin duquel, trois cent quatre-vingt-cinq ans plus tôt, le pèlerin avait quitté Montserrat sans elle.

Pour aller plus loin

Le Concile de Trente, ouvert en 1545 pendant les premières années de la Compagnie, éclaire le contexte où Ribadeneira a écrit sa Vita. Les missions jésuites d’Éthiopie, où Pedro Páez atteint les sources du Nil Bleu en 1618, et celles du pays wendat, où meurt Jean de Brébeuf en 1649, montrent ce que la génération suivante a fait du programme d’Ignace.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Procès d’Azpeitia, 1515 (« Processus Azpeitianus contra Ignatium »), pièces du conflit de juridiction entre le corregidor de Guipuscoa Johan Hernández de la Gama et la juridiction ecclésiastique de Pampelune, délits « calificados e muy enormes » de la nuit du mardi gras, 20 février 1515 éd. Monumenta Historica Societatis Iesu, Scripta de Sancto Ignatio, t. I, Madrid, 1904, p. 580-598 ; rééd. C. de Dalmases, Fontes documentales de S. Ignatio de Loyola (MHSI 115), Rome, 1977, p. 229-246 ; cités d’après O. J. Durau (2025) et A. Orella Colera et J. L. Orella Unzué (2018) ; fonds d’archives d’origine non relevé
  2. Bulle d’Adrien VI, 1523, désignant Íñigo comme « clericus pampilonensis diocesis » éd. C. de Dalmases, Fontes documentales de S. Ignatio de Loyola (MHSI 115), Rome, 1977, p. 289-290 ; citée d’après O. J. Durau (2025)
  3. Acte de vente d’un cheval, Azpeitia, 23 octobre 1505, Íñigo témoin éd. C. de Dalmases, Fontes documentales de S. Ignatio de Loyola (MHSI 115), Rome, 1977, p. 169-171 ; cité d’après O. J. Durau (2025)
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Sources primaires (suite)

  1. Licence de port d’armes accordée à Íñigo de Loyola, Saragosse, 20 décembre 1518 (« Enneco de Loyola petit et obtinet… ») éd. C. de Dalmases, Fontes documentales de S. Ignatio de Loyola (MHSI 115), Rome, 1977, p. 259-260 ; citée d’après O. J. Durau (2025)
  2. Témoignage de la nourrice d’Íñigo dans l’enquête d’Azpeitia (« Processus Azpeitianus ») éd. MHSI, Scripta de Sancto Ignatio, t. II, p. 192 ; cité d’après O. J. Durau (2025)
  3. Acta Patris Ignatii, dits Autobiographie ou Récit du pèlerin, dictés à Luís Gonçalves da Câmara de septembre 1553 à décembre 1555 ; chap. I (vingt-six ans, boulet de Pampelune, opérations de la jambe, lectures de Loyola), II (Amadis, veillée de Montserrat, cavalier musulman), VI (prisons d’Alcalá et de Salamanque, sentences), VII (arrivée à Paris en février 1528) éd. critique Fontes narrativi de S. Ignatio de Loyola et de Societatis Iesu initiis, t. I (MHSI 66), Rome, 1943 ; texte consulté dans la traduction anglaise de J. F. X. O’Conor, The Autobiography of St. Ignatius, New York, Benziger Brothers, 1900 ; traduction française dans Ignace de Loyola, Écrits, Paris, 1991
  4. Formula Instituti Societatis Iesu, approuvée par Paul III, bulle Regimini militantis Ecclesiae, Rome, 27 septembre 1540, troisième paragraphe (« militar para Dios bajo la bandera de la cruz ») version castillane de M. Á. Fiorito et A. Swinnen, La Fórmula del Instituto, introducción y versión castellana
  5. Ignace de Loyola, Exercices spirituels, deuxième semaine, méditations de l’appel du roi temporel et des deux étendards trad. Elder Mullan, The Spiritual Exercises of St. Ignatius of Loyola, New York, P. J. Kenedy & Sons, 1914
  6. Paul III, bref d’approbation des Exercices spirituels, dit Pastoralis officii, 31 juillet 1548 texte reproduit en tête de la traduction Mullan, 1914
  7. Ignace de Loyola, Exercitia spiritualia, Rome, Antonio Blado, 11 septembre 1548, in-8°, A-O⁸ P⁴, 153 × 106 mm dans l’exemplaire de la collection Richard Green (vente Christie’s, lot 227) ; exemplaires notamment à la Bibliothèque nationale de France, à la British Library et à la Bibliothèque apostolique vaticane
  8. Codex des Exercices spirituels (texte latin de 1541, texte espagnol copié à Rome entre 1544 et 1548, annotations autographes), Journal spirituel autographe (2 février 1544 - 27 février 1545), Constitutions, codex A et B Archivum Romanum Societatis Iesu, Rome [cotes non relevées]
  9. Pedro de Ribadeneira, Vita Ignatii Loiolae, Societatis Iesu fundatoris, Naples, 1572 citée d’après C. Bouvier (2017) et M. Quera (1955)
  10. Acta Patris Ignatii, traduction latine des Bollandistes, Acta Sanctorum, 1731 cité d’après R. Darwen (2008)
  11. Realdo Colombo, De re anatomica libri XV, Venise, 1559, p. 266-267, description de l’autopsie citée d’après M. Huguier (2011)
  12. Gábor Hevenesi (éd.), Scintillae Ignatianae, sive Sancti Ignatii de Loyola, Societatis Jesu fundatoris, apophthegmata sacra, Vien​ne, Johann Georg Schlegel, 1705, in-12, [4] f.-330 p., maxime « Haec prima sit agendorum regula… » Bayerische Staatsbibliothek, Munich, Asc. 2482#Beibd.1, VD18 12662984
  13. Épée dite de saint Ignace, conservée dans une urne de verre sous l’image du saint église du Sagrat Cor (jésuites), carrer de Casp, Barcelone [aucun numéro d’inventaire relevé]

Bibliographie

  1. Odair José Durau, « ¿Cómo fueron los primeros 26 años de la vida de Ignacio de Loyola ? », Theologica Xaveriana 75, 2025, p. 1-26, DOI 10,11144/javeriana.tx75.cfpvil Pontificia Universidad Javerianahttps://doi.org/10.11144/javeriana.tx75.cfpvil
  2. Amaia Orella Colera et José Luis Orella Unzué, « La opción mediterránea de Iñigo de Loiola », Lurralde. Investigación y Espacio 42, 2018, p. 165-233 Instituto Geográfico Vasco (INGEBA)
  3. Francisco de Borja Medina Rojas, « Los delictos calificados y muy henormes de Íñigo de Loyola. Notas al llamado proceso de Azpeitia de 1515, estudio documental », Archivum Historicum Societatis Iesu 81 (161), 2012, fasc. 1, p. 3-71 ; notice consultée, texte non consulté, cité d’après O. J. Durau (2025) Institutum Historicum Societatis Iesu
  4. Enrique García Hernán, Ignace de Loyola, trad. Pierre-Antoine Fabre, Paris, 2016, 576 p. Seuil
  5. Enrique García Hernán, « Ignacio de Loyola y su familia », p. 103-122 Institución Fernando el Católico
  6. Ignace de Loyola, Écrits, traduits et présentés sous la direction de Maurice Giuliani, avec Jean-Noël Aletti et Pierre-Antoine Fabre, 1991, 1109 p., coll. « Christus » 76, ISBN 2-220-03195-0 Desclée de Brouwer et Bellarmin
  7. Gianclaudio Civale, « La Compagnia di Gesù, la guerra e l’immagine del soldato da Ignazio a Possevino (1546-1569) », Società e Storia 140, 2013, p. 283-317, DOI 10,3280/SS2013-140003 FrancoAngelihttps://doi.org/10.3280/SS2013-140003
  8. Paul Rolphy Pinto, « Iniziazione pratica alla preghiera e discernimento », Ignaziana. Rivista di ricerca teologica 23, 2017, p. 116-125 Ignaziana
  9. Michel Huguier, « De quoi Ignace de Loyola est-il mort ? », communication du 13 décembre 2011 Académie nationale de médecine
  10. Francesc Riera i Figueras, Els jesuïtes a Barcelona, segles XIX-XX, primera part (1815-1909). El complex jesuïta Llúria-Casp, Barcelone, 2023, p. 13 Cristianisme i Justícia
  11. M. Quera, « Nuevo volumen de “Monumenta Ignatiana” », Estudios Eclesiásticos 29, 1955, p. 81-86 Universidad Pontificia Comillas
  12. John Hungerford Pollen, « St. Ignatius Loyola », The Catholic Encyclo​pedia, vol. 7, New York, 1910 Robert Appleton Company

Sources en ligne

  1. « ¿Cómo fueron los primeros 26 años de la vida de Ignacio de Loyola ? », O. J. Durau, texte intégral Repositorio Comillashttps://repositorio.comillas.edu/jspui/retrieve/722125/DURAU%2bT.X.%2b2025.pdf
  2. « How Were the First 26 Years in the Life of Ignatius of Loyola ? », notice Theologica Xaveriana, Pontificia Universidad Javerianahttps://revistas.javeriana.edu.co/index.php/teoxaveriana/article/view/40075
  3. « La opción mediterránea de Iñigo de Loiola », A. Orella Colera et J. L. Orella Unzué Lurralde, INGEBAhttp://www.ingeba.org/lurralde/lurranet/lur42/42orella.pdf
  4. « Indici delle Riviste - Archivum Historicum Societatis Iesu - Indici 2011-2020 » Istituto Internazionale di Storia Economica F. Datinihttps://www.istitutodatini.it/biblio/riviste/a-c/ahsi9.htm
  5. « IHSI AHSI abbreviations », liste des volumes des Monumenta Historica Societatis Iesu Archivum Romanum Societatis Iesuhttps://arsi.jesuits.global/wp-content/uploads/2022/05/IHSI_AHSI-abbreviations.pdf
  6. « Ignacio de Loyola y su familia », Enrique García Hernán Institución Fernando el Católicohttps://ifc.dpz.es/recursos/publicaciones/35/06/04garciahernan.pdf
  7. « Ignacio de Loyola (1491-1556). El mediador », Enrique García Hernán, présentation de la biographie Fundación Juan Marchhttps://recursos.march.es/culturales/documentos/conferencias/pp2891.pdf?v=22891484
  8. « Enfance de Loyola », Claire Bouvier, 3 juillet 2017 La Vie des idéeshttps://laviedesidees.fr/Enfance-de-Loyola
  9. « The Project Gutenberg eBook of The Autobiography of St. Ignatius », éd. J. F. X. O’Conor, 1900 Project Gutenberg, eBook 24534https://gutenberg.org/cache/epub/24534/pg24534-images.html
  10. « St. Ignatius Loyola », J. H. Pollen, The Catholic Encyclo​pedia, 1910 New Adventhttps://www.newadvent.org/cathen/07639c.htm
  11. « St. Ignatius of Loyola » Encyclopædia Britannicahttps://www.britannica.com/biography/St-Ignatius-of-Loyola
  12. « Pope Francis Marks 500 Years Since Conversion of St. Ignatius : A Cannonball That Changed the World », Catholic News Agency, 24 mai 2021 National Catholic Registerhttps://www.ncregister.com/news/pope-francis-marks-500-years-since-conversion-of-st-ignatius-a-cannonball-that-changed-the-world
  13. « Saint Ignace de Loyola » Diocèse de Parishttps://dioceseparis.fr/saint-ignace-de-loyola.html
  14. « Will the Real Ignatius Please Stand Up ? », Ron Darwen, 30 juillet 2008 Thinking Faith, Jesuits in Britainhttps://www.thinkingfaith.org/articles/20080730_1.htm
  15. « Jesuits, Priesthood & Papal Obedience – Untangling the Myths », Jim McDermott, 2008 Jesuit Formation, Curie générale de la Compagnie de Jésushttps://formation.jesuits.global/lessons/jesuits-priesthood-papal-obedience-untangling-the-myths/
  16. « La Compagnia di Gesù, la guerra e l’immagine del soldato da Ignazio a Possevino (1546-1569) », G. Civale FrancoAngelihttps://francoangeli.it/riviste/articolo/48388
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  18. « The Spiritual Exercises of St. Ignatius of Loyola », trad. Elder Mullan Christian Classics Ethereal Libraryhttps://www.ccel.org/ccel/ignatius/exercises.all.html
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