Le manuscrit a longtemps dormi avant d’être lu. On ignore dans quelle ville un copiste l’a terminé, le 27 juin 1561 (13 shawwâl 968). On sait seulement qu’il appartenait au monastère copte d’Anba Bishoï lorsque l’égyptologue Heinrich Brugsch l’acheta en 1878 pour la bibliothèque universitaire de Göttingen, qui le conserve sous la cote 8 Cod. Ms. arab. 95. En 1921, Julius Ruska reconnut dans ces cent quarante-trois pages d’une écriture petite, nette et rubriquée une copie complète du Kitâb al-asrâr d’Abû Bakr al-Râzî, le traité d’alchimie qui allait asseoir la réputation de son auteur chez les historiens de la chimie. Le catalogue de Göttingen range encore le volume sous un autre titre, Kitâb sirr al-asrâr.
Un élève venu de Balkh
Râzî naît à Rayy en 865 et meurt vers 925, date que Pierre Lory arrondit à 930 ; le Moyen Âge latin l’appellera Rhazès. Il dirige un hôpital dans sa ville, puis un autre à Bagdad, sous la protection d’Abû Sâlih al-Mansûr, gouverneur de Rayy. Dans ses Doutes sur Galien, que Pauline Koetschet a édités et traduits en français en 2019, il reprend point par point le médecin qu’il tient pourtant pour la première autorité de son art. Au siècle suivant, al-Bîrûnî lui compte vingt et un titres d’alchimie, à côté de quatre-vingt-neuf de médecine.
Le Kitâb al-asrâr s’ouvre sur une commande. Un jeune élève originaire de Balkh, Muhammad ibn Yûnus, versé dans les mathématiques et la philosophie naturelle, a demandé à son maître un guide sur les secrets des opérations de l’art. Râzî répond qu’il lui offre ce qu’il n’a jamais offert à aucun roi ni à aucun prince, l’essentiel de tous ses livres sur le sujet en un seul volume, et qu’il ne s’y serait pas résolu s’il ne sentait ses jours s’écouler. On place donc l’ouvrage vers 920. Asrâr se rend mieux par « secrets » que par un mot plus solennel, parce qu’il s’agit de procédés d’atelier, au sens où l’on parle des secrets d’un métier. Le plan suit, en trois connaissances, celle des ingrédients, celle des instruments et celle des opérations.
Six familles de minéraux
La première partie classe la matière, et ce classement commande l’ordre de tout le livre. Râzî distingue les substances minérales, végétales et animales, puis répartit les minérales en six familles. Les esprits sont le mercure, le sel ammoniac, le soufre et l’arsenic, ce qui s’échappe au feu. Les corps sont les sept métaux, l’or, l’argent, le fer, le cuivre, l’étain, le plomb et le khârsînî, que l’on traduit souvent par « fer de Chine » sans savoir au juste de quel alliage il s’agit. Viennent treize pierres, de la marcassite au verre, puis les vitriols, distingués par leur couleur, les boraxes et une dizaine de sels, du sel doux au sel d’urine. Les plantes l’intéressent peu, à l’exception de la cendre d’une herbe des marais, l’ushnân ; les produits animaux comptent davantage, cheveux, cervelle, œuf, sang, lait, urine et corne. Gabriele Ferrario y voit la description la plus précise de l’armoire d’un alchimiste médiéval qui nous soit parvenue. La deuxième partie passe aux instruments. Râzî tient pour connus ceux des métallurgistes, soufflets, pinces et creusets, et s’attarde sur la cucurbite, l’alambic, le récipient qui reçoit le distillat, et un double creuset, le bût bar bût, dont le latin fera botum barbatum. Le mot, qui semble promettre un pot barbu, n’est qu’une déformation de l’arabe.
La troisième partie, de loin la plus longue, prend pour unité l’opération et non la substance. La distillation, la sublimation, la calcination, la cération et une demi-douzaine d’autres gestes y servent de titres, chacun décliné selon la matière traitée, douze manières de distiller le mercure, onze pour le soufre.
Gail Taylor, qui a travaillé sur la traduction de Ruska, y compte 389 procédures, dont 175 doivent produire un agent censé changer les métaux en argent ou en or. Le but du livre est écrit en toutes lettres. Râzî assure dans sa préface que, par l’opération qu’il expose, les corps métalliques s’élèvent par degrés puis sont ramenés à leur premier état. Peter Adamson, après Paul Kraus, suggère que sa théorie atomiste de la matière, où les corps se défont en particules avant de se recomposer, a pu fournir le cadre de ces transformations, mais il ne la donne que comme une possibilité.
Le texte surveille aussi l’opérateur. Soufre et arsenic doivent être traités dehors, dans un lieu sans habitants ; ailleurs, Râzî conseille de se boucher les narines d’un coton imbibé d’huile de violette. Presque toutes les procédures, d’après Taylor, s’achèvent sur un signe visible, une couleur « rouge comme le foie », une consistance de miel, une fumée qui cesse.
Ruska fonde une « nouvelle alchimie »
L’histoire moderne du livre commence par une erreur de titre.
Râzî a écrit deux traités voisins. Le Kitâb al-asrâr est le grand manuel ; le Sirr al-asrâr, ou Secret des secrets, en est un complément bref, ouvert sur des phrases presque identiques. Ruska a publié le premier sous le titre du second, et la National Library of Medicine de Bethesda, qui conserve une copie du traité court, rappelle que la confusion des titres persiste. Le petit traité figure en fac-similé dans l’édition de Téhéran de 1964, d’après une copie de Mashhad de 1434-1435 (838 de l’hégire).
Marcellin Berthelot avait ouvert la voie en 1893, en reconnaissant dans un Liber secretorum Bubacaris conservé à Paris une traduction de Râzî, « traité méthodique de chimie positive ». En 1927, à Calcutta, Henry Stapleton, R. F. Azo et M. Hidâyat Husain publient des extraits traduits d’après des copies incomplètes de Leipzig, de l’Escurial et de Lucknow. Dès leur première page, ils proposent d’avancer d’au moins neuf cents ans la naissance de la chimie scientifique, et saluent une langue presque entièrement libre de mysticisme et d’ambiguïté.
Ruska publie sa traduction à Berlin en 1937, à soixante-dix ans. Il crédite Râzî d’avoir, pour la première fois, mis l’alchimie sous une forme strictement scientifique, et le nomme fondateur d’une nouvelle alchimie. Dans la même introduction, il juge l’écart si grand entre la présentation infiniment diverse des écrits jâbiriens et la manière sobre de Râzî qu’on ne peut guère leur supposer qu’un fonds commun. Gerard Heym, en 1938, dans la revue Ambix, fait de lui le premier à avoir transformé l’alchimie en science fondée sur l’expérience. Le partage est en place, et Gail Taylor constate en 2010 que les jugements publiés depuis dépendent presque tous de Ruska et de Stapleton.
La chronologie fragilise le tableau dès 1942. Paul Kraus date du IXᵉ et du Xᵉ siècle la rédaction du corpus jâbirien, que la tradition plaçait au VIIIᵉ, et Pierre Lory y voit le nom d’une école d’alchimistes chiites d’Irak. Le prédécesseur archaïque devient, au moins en partie, un contemporain de Râzî.
Kitâb sharaf al-sinâ’a
Les titres des autres livres de Râzî dessinent un théoricien et un avocat de l’art. Ibn al-Nadîm, à la fin du Xᵉ siècle, cite parmi ses œuvres alchimiques un ensemble en douze parties, les Douze Livres. Une copie de la British Library, Or 13006, exécutée vers 1523-1524 (930 de l’hégire) et peut-être à Damas, en conserve des extraits choisis aux folios 77 à 91, sous les intitulés des Causes des minéraux, de la Confirmation de l’art, de l’Élixir, des Opérations et de la Noblesse de l’art, dont l’extrait est le plus long. Le livre des Causes s’ouvre sur une thèse de philosophie naturelle, le sel naissant de la brûlure du soleil et de l’écoulement de l’eau. Un livre qui confirme l’art et un livre qui en dit la noblesse relèvent du plaidoyer.
Râzî plaidait contre quelqu’un. Le philosophe al-Kindî, mort en 866, avait nié la possibilité des transmutations, et Râzî, selon Lory, s’employa à réfuter son traité. Un siècle plus tard, Avicenne déplace la question en soutenant qu’aucune substance ne change d’espèce et que l’alchimiste ne modifie que des qualités extérieures.
L’alchimie jâbirienne, à laquelle on oppose Râzî, a elle aussi ses chiffres. Ses « balances » sont des grilles censées mesurer les degrés du chaud, du froid, du sec et de l’humide dans chaque corps, système si complexe, note Lory, qu’il ne fut pas repris. Elle a aussi, c’est vrai, un horizon religieux, et Lory a montré que la connaissance de ce que ses auteurs appellent la Pierre y est rapprochée de la rencontre avec l’Imam. Râzî a combattu ce type de pensée sur un autre terrain. Son contemporain l’ismaélien Abû Hâtim al-Râzî rapporte dans ses Preuves de la prophétie des débats où le médecin récusait la prophétie, et Peter Adamson envisage que la cible ait d’abord été la doctrine ismaélienne de l’imam. Aucun texte connu ne relie cette querelle aux traités de Jâbir, et le rapprochement reste une hypothèse de lecteur.
Les catégories du partage sont plus jeunes que les textes qu’elles trient. William Newman et Lawrence Principe ont daté du début du XVIIIᵉ siècle la séparation entre une « alchimie » réduite à l’or et une « chimie » respectable, deux mots qui désignaient auparavant la même activité. Mike Zuber a suivi en 2021 une tradition d’« alchimie spirituelle » née avec Jacob Boehme, dans des écrits de 1619 à 1622, et prolongée jusqu’au début du XXᵉ siècle. Ferrario ajoute que des textes très allégoriques peuvent transmettre des opérations reproductibles, et que la recette la plus nue de Râzî résiste parfois au chimiste moderne. Le Râzî de Ruska garde pourtant une part de vérité, puisque Ferrario lui-même, qui démonte le « précursorisme » de ses prédécesseurs, tient la clarté et la sobriété du Kitâb al-asrâr pour exceptionnelles dans l’alchimie arabe de son temps, et que Lory, dont l’œuvre porte d’abord sur le versant spirituel de Jâbir, décrit Râzî en praticien d’un travail « méthodique et factuel ». Ce qui tombe, c’est la téléologie, ce chimiste d’avant la chimie que Stapleton cherchait dans un livre écrit pour faire de l’or.
Bubacher Magumet filius Ceceri Arrasi
Ce nom est celui que Gérard de Crémone, traducteur à Tolède au XIIᵉ siècle, donne à Râzî. Gérard a traduit les deux premières parties du Kitâb al-asrâr, conservées dans le manuscrit Latin 6514 de la Bibliothèque nationale de France, et a placé sous le même nom un traité Des aluns et des sels que Râzî n’a pas écrit. Ruska opposa dès 1935 des objections sérieuses à cette attribution, et Ferrario juge aujourd’hui le plus plausible qu’il soit l’œuvre d’un alchimiste anonyme d’al-Andalus, aux XIᵉ et XIIᵉ siècles. Le seul témoin arabe, fragmentaire, se trouve à Berlin dans le manuscrit Sprenger 1908, sous un titre général qui nomme un autre auteur. Sur neuf manuscrits connus, seul le Latin 6514 porte le nom de Râzî.
Le manuel authentique a connu un sort plus étrange. Une version latine copiée au XIIIᵉ siècle, conservée à la Biblioteca Riccardiana de Florence sous la cote 933, porte le titre Geber de investigatione perfectionis magisterii et montre au folio 25r des dessins d’appareils absents de l’original arabe. Peter Kurzmann en a révisé en 2011 les lectures de Ruska. Le livre de Râzî y circule sous le nom de Jâbir latinisé.
William Newman a suivi plus loin cette descendance, des traductions latines du Kitâb al-asrâr jusqu’à la Summa perfectionis du pseudo-Geber, à la fin du XIIIᵉ siècle.
Faute d’édition critique
Le jugement sur Râzî alchimiste repose sur une base textuelle étroite. L’édition arabe du Kitâb al-asrâr, publiée à Téhéran en 1964 par Muhammad Taqî Dânishpazhûh, donne accès au texte sans en offrir, selon Ferrario, une restitution critique fiable. Les Douze Livres sont en cours de rassemblement depuis que Benjamin Hallum, à l’université de Warwick, a obtenu en 2018 un financement du Wellcome Trust pour en retrouver les chapitres, les éditer et les traduire. D’ici là, on juge l’alchimiste sur son texte le plus favorable à la thèse de Ruska. Seuls les chapitres retrouvés diront si la théorie des Douze Livres est celle d’un praticien qui justifie ses recettes, ou celle d’un philosophe pour qui l’atelier n’est qu’un chapitre parmi d’autres.
Les copistes, eux, n’ont pas attendu les historiens pour mêler les genres. À Bethesda, la National Library of Medicine conserve sous la cote MS A 33 un recueil de 252 feuillets copié d’une seule main au XVIIᵉ ou au XVIIIᵉ siècle et acheté en 1941 à A. S. Yahuda, où le Sirr al-asrâr de Râzî occupe les folios 147a à 161b, entre des extraits du Kitâb al-ittihâd attribué à Jâbir et le Kitâb al-sirr al-maknûn du même Jâbir, sous une étiquette moderne qui range tout le volume parmi les traités de Jâbir ibn Hayyân.
Pour aller plus loin
L’existence de Jâbir ibn Hayyân et sa science de la balance ont chacune leur article dans l’encyclopédie, et prolongent le versant jâbirien de cette histoire. La Summa perfectionis du pseudo-Geber, héritière latine du Livre des secrets, et la critique de la transmutation par Avicenne en sont les deux autres suites naturelles.
Vers l’an 920, un vieux médecin persan écrit un livre pour l’un de ses élèves. Il s’appelle al-Râzî et vit à Rayy, une ville proche de l’actuelle Téhéran. Le Moyen Âge latin le connaîtra sous le nom de Rhazès. Ce livre-là parle d’un autre savoir, l’art qui cherchait à changer les métaux ordinaires en argent ou en or, que l’on nomme alchimie. Au siècle dernier, des historiens y ont vu la preuve qu’un chimiste moderne travaillait déjà au Moyen Âge.
Un guide pour l’atelier
L’élève voulait un guide qu’il pourrait rouvrir à chaque étape de son travail. Le maître lui répond par un ouvrage découpé en parties. La première fait l’inventaire des matières et les range en six familles, des métaux jusqu’aux sels. La deuxième décrit le matériel, alambics, creusets et vases de verre. La dernière aligne les opérations une par une.
Le ton est celui d’un artisan. Le livre parle une langue directe, sans allégorie. Il donne même des conseils de sécurité, comme traiter le soufre en plein air, dans un lieu désert. Son but, pourtant, est écrit sans détour. Une historienne a compté les opérations décrites, et près de la moitié doivent fournir une substance censée changer les métaux en or ou en argent.
Le héros des historiens
En 1937, un savant allemand, Julius Ruska, traduit le livre. Il voit en al-Râzî l’homme qui a, le premier, donné à l’alchimie la forme d’une science. Dans la même préface, il le compare à une autre figure célèbre, Jâbir. Une masse immense de traités circule sous ce nom, remplis de calculs et de spéculations religieuses. D’un côté un homme de laboratoire, de l’autre un auteur de nombres et d’idées.
Ce partage a longtemps tenu, puis il s’est fissuré. Les textes signés Jâbir ont été écrits, au moins pour une part, à l’époque même d’al-Râzî. Un spécialiste y voit le nom collectif d’une école d’alchimistes chiites d’Irak. Quant à l’idée d’une « alchimie spirituelle », elle n’est attestée en Europe qu’à partir du XVIIᵉ siècle. On a donc plaqué sur le Moyen Âge arabe une frontière dessinée bien plus tard.
Un avocat de son art
D’autres livres d’al-Râzî changent son portrait. On n’en connaît souvent que des extraits, recopiés au début du XVIᵉ siècle. L’un devait confirmer la valeur de l’alchimie, un autre en célébrer la noblesse. Ce sont des plaidoyers. Al-Râzî répondait aussi à un philosophe mort peu après sa naissance, al-Kindî, qui jugeait impossible de changer un métal en un autre.
Jâbir, de son côté, ne se contente pas de rêver. Ses textes proposent des tableaux chiffrés pour choisir les transformations les plus faciles. Ils ont aussi un horizon religieux, puisque leurs auteurs associent la quête de ce qu’ils nomment la pierre à la rencontre de l’imam, le guide sacré des chiites.
Les copistes ne voyaient pas les deux hommes comme des adversaires. En latin, le manuel d’al-Râzî a même circulé sous le nom de Geber, la forme latine de Jâbir. Un manuscrit de Florence en garde une version ornée de dessins d’appareils.
Rien de tout cela n’efface un fait. Pour son époque, le livre d’al-Râzî garde une clarté presque sans équivalent, et les spécialistes d’aujourd’hui le reconnaissent. Ce qui tombe, c’est l’image d’un chimiste moderne égaré au Moyen Âge.
Des livres encore épars
On juge pourtant al-Râzî sur une base fragile. Pour lire son manuel en arabe, on dispose d’une seule édition, publiée à Téhéran en 1964 et dépourvue d’appareil critique. Ses autres livres d’alchimie restent dispersés. Depuis 2018, un chercheur d’une université anglaise s’efforce de les retrouver et de les publier. Tant qu’il n’a pas fini, on ignore si al-Râzî pensait d’abord en homme d’atelier ou en philosophe.
Dans une bibliothèque américaine, un volume copié par un seul scribe contient un petit traité d’al-Râzî. Il est rangé au milieu de textes de Jâbir, sous une étiquette qui attribue tout le recueil à Jâbir.
La version complète suit le manuscrit de Göttingen depuis un monastère copte, et donne les titres des Douze Livres conservés dans une copie faite peut-être à Damas.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Abû Bakr al-Râzî, *Kitâb al-asrâr* (Livre des secrets), vers 920, préface et classification des substances aux p. 1-3, section des opérations à partir de la p. 14, dans *Kitâb al-asrâr wa-sirr al-asrâr*, éd. Muhammad Taqî Dânishpazhûh, Téhéran, 1964 Commission nationale iranienne pour l’Unesco
- Abû Bakr al-Râzî, *Sirr al-asrâr* (Secret des secrets), fac-similé de la copie de Mashhad, Gauharshad 953, datée de 1434-1435 (838 de l’hégire), dans le même volume, p. 117-138 Commission nationale iranienne pour l’Unesco
- *Kitâb al-asrâr*, copie complète cataloguée sous le titre *Kitâb sirr al-asrâr*, 1 f. et 143 p., 19,5 × 14,5 cm, 20 lignes, achevée le 27 juin 1561 (13 shawwâl 968), achetée en 1878 par Heinrich Brugsch au monastère d’Anba Bishoï Niedersächsische Staats- und Universitätsbibliothek Göttingen, 8 Cod. Ms. arab. 95 (ancienne cote Cod. Ms. orient. 125/33)
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Sources primaires (suite)
- Abû Bakr al-Râzî, *Kitâb sirr al-asrâr*, ff. 147a-161b du recueil *Majmûʿ nafîs al-kîmiyâ’*, 252 f., copie d’une seule main, XVIIᵉ ou XVIIIᵉ siècle, entre des traités attribués à Jâbir ibn Hayyân, acquis en 1941 auprès d’A. S. Yahuda National Library of Medicine, Bethesda, MS A 33, item 9
- Extraits des Douze Livres (*al-Kutub al-ithnâ ʿashara*) d’al-Râzî, livres II, III, VI, VII et VIII, copie de 930 de l’hégire (vers 1523-1524), peut-être à Damas British Library, Londres, Or 13006, ff. 77r-91v
- Traduction latine par Gérard de Crémone des deux premières parties du *Kitâb al-asrâr*, et *De aluminibus et salibus* attribué à « Bubacher » aux ff. 125r-128v, parchemin, XIVᵉ-XVᵉ siècle Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Latin 6514
- Version latine du traité d’al-Râzî intitulée *Geber de investigatione perfectionis magisterii*, XIIIᵉ siècle, dessins d’appareils au f. 25r Biblioteca Riccardiana, Florence, Ricc. 933
- *Livre des aluns et des sels* attribué à al-Râzî, seul témoin arabe, fragmentaire, ff. 19r-30v, sans titre propre ni colophon, sous l’intitulé général *Kitâb al-jawhar al-nadîr fî sinâʿat al-iksîr* d’al-Tughrâ’î Staatsbibliothek zu Berlin, Sprenger 1908
- al-Bîrûnî, *Risâla fî fihrist kutub Muhammad ibn Zakariyyâ’ al-Râzî*, éd. Paul Kraus, Paris, 1936 Matbaʿat al-Qalam
- Ibn al-Nadîm, *Kitâb al-Fihrist*, chapitre X, éd. Gustav Flügel, Leipzig, 1871-1872, t. I, p. 299-302 pour la notice d’al-Râzî ; trad. Bayard Dodge, *The Fihrist of al-Nadîm*, New York, 1970, t. II, p. 701-709 et p. 863 Columbia University Press
- Abû Hâtim al-Râzî, *Aʿlâm al-nubuwwa* (Les preuves de la prophétie), éd. et trad. Tarif Khalidi, *The Proofs of Prophecy*, Provo, 2011 Brigham Young University Press
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- « [DE-SUBGött] 8 Cod. Ms. arab. 95 » portail MyMss, Universitätsbibliothek Leipzighttps://mymssportal.dl.uni-leipzig.de/receive/DE7Book_manuscript_00000457
- « Alchemy, medicine and pharmacology in medieval Islam : Rāzī’s 12 books » Wellcomehttps://wellcome.org/research-funding/funding-portfolio/funded-grants/alchemy-medicine-and-pharmacology-medieval-islam
- « Between al-Rāzī and the Pseudo-Rāzī : Classifying Matter and Composing an Alchemical Handbook | Substantia » Firenze University Presshttps://riviste.fupress.net/index.php/subs/article/view/2761
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- « THE KITAB AL-ASRAR : AN ALCHEMY MANUAL IN TENTH-CENTURY PERSIA » Arab Studies Quarterly, fichier ScienceOpenhttps://ucl.scienceopen.com/document_file/d0668a57-57b0-48e4-81e6-debcbc216951/ScienceOpen/41858601.pdf
- « Kitāb al-asrār wa sirr al-asrār » Arabic Collections Online, New York University et Columbia Universityhttps://sites.dlib.nyu.edu/viewer/node/12328
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- « Kurzmann, Peter, “Über die Zeichnungen alchemistischer Gefäße in einem Manuskript des Pseudo-Geber” » Sciència.cathttps://www.sciencia.cat/db?bib=34608


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