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Marzabotto, ville étrusque à plan orthogonal : un galet sous la rue

MartiAgo13 / Wikimedia Commons
9 min de lecture23 sources vérifiées
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Quinze mètres d’une façade à l’autre, dont cinq seulement pour les roues. Les grandes rues de Marzabotto, dans la vallée du Reno, en Étrurie padane, laissent aux trottoirs le double de la largeur accordée aux chariots, entre deux rigoles d’évacuation. Les rues secondaires, larges de cinq mètres, courent toutes du nord au sud. Ce plan orthogonal, que ses fouilleurs disent tracé en une seule opération vers la fin du VIᵉ siècle avant notre ère, est resté presque intact, car le plateau, délaissé par les routes romaines, n’a plus porté ensuite qu’une petite villa rustique.

Une grille posée sur le plateau de Misano

La ville occupe le Pian di Misano, une terrasse enserrée dans une boucle du Reno, qui en a emporté par érosion tout le secteur méridional. Au nord-ouest, la hauteur de Misanello porte l’acropole. Dès 1961, Paolo Enrico Arias et Guido A. Mansuelli relevaient que ses temples ont l’orientation exacte des rues, signe d’un plan unique, et Elisabetta Govi souligne l’originalité du fait, puisqu’à Cerveteri ou à Volterra l’acropole reste pratiquement en dehors du tracé urbain.

Une seule rue nord-sud, la plateia A, du mot grec qui désigne la grande rue, partage la ville en deux moitiés à peu près égales. Trois rues est-ouest, B, C et D, la croisent à intervalles réguliers et découpent huit quartiers, les regiones. Des rues secondaires, les stenopoi, les divisent en îlots allongés, tous de même longueur et de largeur variable. À l’intérieur de chaque îlot, d’autres rigoles séparaient encore les propriétés.

Mieux vaut laisser aux archives le nom de Misa, que la littérature ancienne employait et qu’Arias et Mansuelli jugeaient déjà purement hypothétique ; le nom étrusque Kainua a été lu depuis sur un fond de coupe, sous la forme kainuaθi, « à Kainua ». Le musée de la villa Aria, donné à l’État en 1928 avec la zone archéologique, était très riche avant sa destruction par faits de guerre.

Les mesures ont été reprises depuis. En 2017, Paolo Baronio a ramené tout le tracé à une unité de 29,6 centimètres, le pied attique, et Govi a observé qu’un îlot de la Regio III, connu par la seule prospection géophysique, reproduit presque exactement les dimensions des maisons fouillées par Mansuelli en face, de l’autre côté de la plateia A. Le même pied se retrouve à Spina et au Forcello, près de Mantoue.

Quatre galets dans le sol vierge

Entre 1963 et 1965, les fouilles de la Surintendance, appuyées par les universités de Pavie et de Bologne, dégagent aux croisements des grandes rues quatre galets de rivière enfoncés dans le sol vierge. Un seul porte une marque, deux incisions croisées qui indiquent les points cardinaux ; on l’appelle décussis, du mot latin qui désigne la croisée de deux lignes. Mansuelli le situe sous l’empierrement, au carrefour de la plateia A et de la médiane des trois rues transversales. Les lettres varient selon les publications, et Mansuelli note Γ et Δ les rues que les travaux récents appellent C et D.

Enfoui avant l’empierrement, au point exact où se croisent deux axes, le galet est pour la notice du musée national étrusque de Marzabotto le repère d’où les officiants ont défini tout le plan. Govi crédite Mansuelli d’avoir le premier rattaché ce tracé à la sphère religieuse étrusque, contre une étiquette grecque posée, selon elle, trop vite. Ce galet a pourtant ses limites, car les fouilles de ces années-là, peu attentives à la stratigraphie et au contexte des objets, n’ont jamais été publiées en entier.

Sur le terrain, le galet central reste visible, au centre exact de la ville antique.

« Quo ritu condantur urbes »

Aucun texte antique ne mentionne Marzabotto, et deux auteurs latins décrivent seulement le rite. Festus, dans son abrégé du De verborum significatu de l’érudit augustéen Verrius Flaccus, appelle rituales les livres étrusques qui prescrivent comment fonder les villes, consacrer autels et temples, sanctifier les murs et régler le droit des portes (p. 358 de l’édition Lindsay). Varron, au livre V du De lingua Latina (V, 143), montre des fondateurs du Latium qui, selon le rite étrusque, attellent un taureau et une vache et tracent à la charrue, un jour pris sous auspices, le sillon circulaire du fossé et du mur.

Les deux textes décrivent un périmètre, et Marzabotto livre un centre. On ne sait pas si la ville avait une enceinte, alors que Govi juge nécessaire une forme de limite pour une ville née comme templum, espace délimité et consacré. Fouillée en 1966, la porte orientale s’est révélée un passage sinueux taillé dans le conglomérat de la terrasse, peut-être antérieur à la ville régulière et comblé dès l’Antiquité. Quant au mur de galets « énormes » dégagé en 1865 par le propriétaire au nord de la rue B, sur une soixantaine de mètres, on le prit pour le rempart, Edoardo Brizio le porta sur son plan de 1889, puis on le remblaya pour ne pas gêner les travaux agricoles ; Daniele Vitali y voit la limite méridionale d’un sanctuaire.

Antonio Gottarelli propose une lecture d’ensemble, que la notice du musée résume. Au jour fixé, un observateur posté sur l’acropole aurait visé le point de l’horizon où paraît le soleil et reporté cette visée sur le plateau ; la diagonale obtenue, du lever du solstice d’hiver au coucher du solstice d’été, passe par le décussis, et la forme de la ville reproduirait la figure des levers et couchers extrêmes du soleil. Govi a fait sienne cette lecture en 2017, en notant que les édifices de l’acropole laissent libre l’emplacement de l’auguraculum, la plate-forme d’où l’augure observait le ciel.

L’objection vient des relevés. En 2013, Giovanna Bagnasco Gianni, Susanna Bortolotto et Giulio Magli rappellent, d’après Mansuelli, que la grille de Marzabotto s’écarte de plus de deux degrés des points cardinaux. Un tel écart reste compatible avec une visée faite sur le terrain, mais il rend hasardeuse l’expression « rigoureusement orientée » que reprend la notice de l’université de Bologne, et l’on ne sait pas trancher entre une figure solaire voulue et une orientation cardinale approximative.

Avant Hippodamos de Milet

Hippodamos de Milet a laissé son nom au plan en damier. Ferdinando Castagnoli le montre déjà reconnu quand on lui confie le Pirée, après les guerres médiques, et demandait en 1956 si sa réputation n’était pas usurpée, tant le type dit hippodaméen lui est antérieur. Tracée vers 500, la grille de Marzabotto ne peut rien lui devoir. Arias et Mansuelli la rattachaient dès 1961 à ces expériences orthogonales plus anciennes, venues en Italie du Nord par les contacts avec les Grecs, et Arias comparait même les maisons du plateau à celles d’Olynthe.

La lecture grecque garde des arguments de poids. L’unité de mesure est le pied attique, Neapolis est fondée en Campanie dans les mêmes années, et Kainua, rapproché du grec kainos, « nouveau », signifierait probablement « la neuve », comme le nom de Naples. L’entrée « Urbanistica » de l’Enciclopedia Italiana rappelle que le croisement de deux grands axes existe à Sélinonte, en Sicile grecque, aussi bien qu’en Étrurie, et ne peut donc plus passer pour une signature étrusco-italique ; pour Marzabotto, elle suggère l’influence des ports adriatiques comme Spina.

Le camp étrusque a pour lui ce que la comparaison grecque n’explique pas. L’acropole entre dans la grille, et le galet croisé a des parallèles à Spina, où de grands galets parfois incisés d’une croix marquaient les carrefours, à côté d’un cippe inscrit mi tular, « je suis la limite ». Depuis 2017, Govi propose une formule d’équilibre. Des principes cosmologiques et religieux auraient fixé la géométrie de la ville, et la mise en œuvre, rues, îlots, partage entre espaces publics et privés, aurait emprunté aux Grecs leurs raisonnements de géomètres, ce qui rend compte à la fois du galet et du pied attique.

La grande rue a rétréci

La ville régulière n’est pas la première du plateau. En 1973, Mansuelli distinguait déjà une Marzabotto I sans plan préétabli, et les fouilles bolonaises ont confirmé une phase de la seconde moitié du VIᵉ siècle dont les bâtiments suivent une orientation hésitante, différente de celle de la grille. Le relevé de 1966, dressé pour une maquette destinée à l’exposition étrusque de Vienne et de Turin, avait déjà semé le doute, car si les rues B et C sont exactement parallèles, la rue D s’en écarte un peu, peut-être à cause de la porte orientale, plus ancienne.

Mansuelli jugeait qu’il fallait réexaminer tout le système.

Au nord de la ville, le sanctuaire de Tinia (Tina chez Vitali) a rouvert la question de la date. En mars 1994, une prospection géophysique prise en charge par l’École française de Rome fait apparaître un grand édifice que Stéphane Verger et Alain Kermorvant interprètent aussitôt comme un temple périptère, entouré d’une colonnade, au cœur d’un quartier de sanctuaires ; l’université de Bologne le fouille à partir de 1999. Ses fondations mesurent 35,50 mètres sur 21,90. Pour l’équipe bolonaise, il date de la fin du VIᵉ ou du début du Vᵉ siècle et va de pair avec la fondation. Vitali le conteste à partir de murs visibles au sol et restés sans explication, posés sur le sol de circulation de la plateia A, donc plus récents qu’elle, ce que Verger et Kermorvant avaient déjà noté. Si l’enclos du temple débordait sur la chaussée, comme il le pense, la grande rue a été ramenée à cet endroit au tiers de sa largeur, cinq mètres au lieu de quinze, soit la largeur d’une ruelle. Un indice plus ancien va dans son sens : en 1964, à environ 35 mètres au nord du carrefour des rues A et B, une nappe de tuiles et de terres cuites architecturales couvrait la chaussée, que Mansuelli attribuait en 1972 à un temple encore inconnu de la ville, et où Vitali reconnaît le pan occidental du toit de Tinia, effondré sur le tiers oriental de la rue. Dans le remplissage de la plate-forme, on n’a trouvé que des tessons d’impasto, une céramique à pâte grossière, de facture archaïque. Les fouilleurs en tirent une date haute, Vitali un simple terminus post quem, une date avant laquelle l’édifice ne peut pas avoir été bâti, et il place le temple dans le deuxième quart ou au milieu du Vᵉ siècle, au moins un demi-siècle après la première urbanisation régulière.

Vitali s’appuie sur une remarque de Giovanni Colonna, faite au colloque de Bologne de 2003 : on avait posé que le temple avait l’âge du plan orthogonal, dont la date n’est elle-même pas fixée avec certitude. Les fouilleurs lui ont opposé la cohérence des modèles architecturaux venus d’Étrurie méridionale, et Govi place encore en 2017 le temple de Tinia quelques décennies seulement après son voisin dédié à Uni, bâti dans les dernières décennies du VIᵉ siècle.

Les coupes stratigraphiques et les altitudes des sols, qui permettraient de mesurer ce qui sépare la chaussée de l’enclos, n’ont pas été publiées, et Vitali le regrette expressément. À Bologne, la plateia A reste une avenue de quinze mètres tracée d’un seul geste avec son temple ; pour Vitali, qui suit Colonna, c’est une avenue que son propre sanctuaire aurait ramenée, un demi-siècle plus tard, à la largeur d’une ruelle.

Pour aller plus loin

Le plan de Marzabotto se lit mieux à côté de l’Étrurie padane, Felsina, Spina et le Forcello, qui emploient le même pied attique. Il touche aussi à l’etrusca disciplina et au foie de Plaisance, et à ce que Rome doit aux Étrusques pour les rites de fondation. La légende du sillon de Romulus, que la notice du musée de Marzabotto présente comme une application de ce rite, croise l’enquête sur les murs du Palatin.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Cippe à décussis, galet de rivière incisé au sommet de deux traits croisés orientés sur les points cardinaux, sous la chaussée au carrefour de la plateia A et de la rue transversale médiane (C, notée Γ par Mansuelli), fouilles 1963-1965 en place, zone archéologique de Marzabotto, Museo Nazionale Etrusco « Pompeo Aria »
  2. Festus, De verborum significatu (abrégé du lexique de Verrius Flaccus), s. v. rituales, p. 358 Lindsay
  3. Varron, De lingua Latina, V, 143
Voir les 20 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Fondations du temple de Tinia, galets de rivière, 35,50 × 21,90 m, Regio I, insula 5 zone archéologique de Marzabotto
  2. Murs postérieurs posés sur le sol de circulation de la plateia A, au droit du sanctuaire de Tinia, Regio I zone archéologique de Marzabotto
  3. Edoardo Brizio, « Relazione sugli scavi eseguiti a Marzabotto presso Bologna dal novembre 1888 a tutto maggio 1889 », Monumenti antichi pubblicati per cura della Reale Accademia dei Lincei, I, 1889-1890, p. 249-426, avec le plan général de la ville (mur E) Accademia dei Lincei

Bibliographie

  1. Elisabetta Govi, [« Kainua-Marzabotto : the archaeological framework »]( dans Simone Garagnani et Andrea Gaucci (dir.), Knowledge, analysis and innovative methods for the study and the dissemination of ancient urban areas. Proceedings of the KAINUA 2017 International Conference, Archeologia e Calcolatori 28 (2), 2017, p. 87-97 All’Insegna del Gigliohttps://www.archcalc.cnr.it/indice/PDF28.2/05_Govi.pdf
  2. Daniele Vitali, [« Le téménos de Tina de la ville étrusque de Marzabotto : entre données de fouilles, hypothèses et certitudes »]( dans Sophie Krausz, Anne Colin, Katherine Gruel, Ian Ralston et Thierry Dechezleprêtre (dir.), L’âge du Fer en Europe. Mélanges offerts à Olivier Buchsenschutz, Pessac, 2013 (rééd. en ligne 2024), p. 583-594, DOI [10,46608/basic1,9782356134929,49](https://doi.org/10,46608/basic1,9782356134929,49) Ausonius Éditionshttps://una-editions.fr/temenos-tina-ville-etrusque-marzabotto/
  3. Stéphane Verger et Alain Kermorvant, [« Nouvelles données et hypothèses sur la topographie de la ville étrusque de Marzabotto »]( Mélanges de l’École française de Rome. Antiquité 106 (2), 1994, p. 1077-1094 École française de Romehttps://www.persee.fr/doc/mefr_0223-5102_1994_num_106_2_1870
  4. Guido A. Mansuelli, [« Marzabotto. Dix années de fouilles et de recherches »]( Mélanges de l’École française de Rome. Antiquité 84 (1), 1972, p. 111-144 École française de Romehttps://www.persee.fr/doc/mefr_0223-5102_1972_num_84_1_920
  5. Paolo Baronio, [« I caratteri dell’urbanistica etrusca ad assi ortogonali in area padana : nuove considerazioni sull’impianto di Kainua-Marzabotto alla luce delle recenti indagini metrologiche »]( Ocnus. Quaderni della Scuola di Specializzazione in Beni Archeologici 25, 2017 Università di Bologna, Arbor Sapientiaehttps://disci.unibo.it/it/ricerca/pubblicazioni-e-attivita-editoriale/riviste/ocnus-quaderni-scuola-specializzazione-beni-archeologici/ocnus-online/ocnus-volume-25-2017/unibo.tiles.multi.links_attachments/73c970651f52446ba2a79d90dabfccad/@@objects-download/c756cab65c484e2d80deea7a0a2c6fa9/file/O_25_Baronio.pdf
  6. Antonio Gottarelli, « Templum solare e culti di fondazione. Marzabotto, Roma, Este : appunti per una aritmo-geometria del rito », Ocnus 18, 2010, p. 53-74 Università di Bologna
  7. Giovanna Bagnasco Gianni, Susanna Bortolotto et Giulio Magli, [« Astronomy and Etruscan Ritual : The Case of the Ara della Regina in Tarquinia »]( Nexus Network Journal 15 (3), 2013, p. 445-455, DOI [10,1007/s00004-013-0163-7](https://doi.org/10,1007/s00004-013-0163-7) Springerhttps://link.springer.com/article/10.1007/s00004-013-0163-7
  8. Giovanni Colonna, intervention dans Giuseppe Sassatelli et Elisabetta Govi (dir.), Culti, forma urbana e artigianato a Marzabotto. Nuove prospettive di ricerca, Bologne, 2005, p. 317-318 et 328 (cité d’après Vitali) Ante Quem

Sources en ligne

  1. [« Marzabotto », Paolo Enrico Arias et Guido A. Mansuelli, Enciclopedia dell’Arte Antica (1961)]( Treccanihttps://www.treccani.it/enciclopedia/marzabotto_res-8d54dc06-8c60-11dc-8e9d-0016357eee51_(Enciclopedia-dell'-Arte-Antica)/
  2. [« Marzabotto », Guido A. Mansuelli, Enciclopedia dell’Arte Antica (1973)]( Treccanihttps://www.treccani.it/enciclopedia/marzabotto_res-38cd3bc4-8c62-11dc-8e9d-0016357eee51_(Enciclopedia-dell'-Arte-Antica)/
  3. [« Il rito di fondazione »]( Museo Nazionale Etrusco di Marzabotto, archeobologna.beniculturali.ithttp://www.archeobologna.beniculturali.it/marzabotto/rito_fondazione.htm
  4. [« Kainua la “nuova” »]( Università di Bologna, Cattedra di Etruscologiahttps://site.unibo.it/kainua/it/il-sito/la-storia
  5. [« Ippodamo di Mileto », Ferdinando Castagnoli, Enciclopedia dell’Arte Antica]( Treccanihttps://www.treccani.it/enciclopedia/ippodamo-di-mileto_(Enciclopedia-dell'-Arte-Antica)/
  6. [« F. Castagnoli, Ippodamo di Mileto e l’urbanistica a pianta ortogonale », compte rendu de Raymond Chevallier]( Persée, Revue des Études Ancienneshttps://www.persee.fr/doc/rea_0035-2004_1957_num_59_3_3574_t1_0445_0000_2
  7. [« Urbanistica », Enciclopedia Italiana]( Treccanihttps://www.treccani.it/enciclopedia/urbanistica_(Enciclopedia-Italiana)/
  8. [« Spina », projet EOS. Etruscans on the Sea]( Università di Bolognahttps://site.unibo.it/eos/it/spina-la-ricerca
  9. [« Reflets étrusques sur la Sibylle. “Libri Sibyllini” et “Libri Vegoici” »]( OpenEdition Books, Presses universitaires de Renneshttps://books.openedition.org/pur/30343
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