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Les Vikings devant Paris : le siège de 885 et son témoin unique

Giogo / Wikimedia Commons
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Un témoin oculaire, pour un siège du IXᵉ siècle, c’est le meilleur cas de figure. Le siège de Paris par les Vikings en a un, Abbon, moine de Saint-Germain-des-Prés, présent dans la ville pendant les combats et auteur de 1 393 vers latins sur l’affaire. Le seul manuscrit qui contienne le poème entier se trouve à la Bibliothèque nationale de France sous la cote Latin 13833. Dans ses marges, l’auteur signale au passage les figures de style qu’il emploie.

Un moine qui annote ses propres figures de style

Abbon achève son texte vers 897. Il le dédie à son maître Aimoin, chancelier du monastère, qui l’aurait fraîchement accueilli. Le catalogue de la Bibliothèque nationale décrit deux livres de 660 et 618 hexamètres, plus un troisième de 115 vers ajouté ensuite, de contenu différent, destiné à l’instruction des clercs. La main moderne qui a inscrit un titre sur la reliure parlait d’Abbonis de obsidione Parisiorum et de miraculis sancti Germani, ce qui restitue assez bien le double caractère du texte, guerrier et hagiographique. Sur ce même plat, en lettres dorées, figure le nom de Pierre Pithou, juriste qui possédait le volume avant qu’il ne revienne à l’abbaye.

La manière relève de ce que Michael Lapidge a appelé en 1975 le style herméneutique, ce goût carolingien tardif pour les hellénismes décoratifs et le mot rare. La traduction française d’Énimie Rouquette, parue en 2024 avec une introduction de Bruno Dumézil, met ce caractère scolaire au premier plan, là où Henri Waquet, en 1942, avait renvoyé les figures dans l’apparat critique. L’attribution à Abbon des gloses interlinéaires reste discutée, l’auteur ne revendiquant clairement que celles du troisième livre. Un échantillon donne la mesure. Aux vers 105 à 110 du premier livre, les défenseurs arrosent les assaillants de poix bouillante, leur crient de courir à la Seine se refaire une crinière, puis Èbles transperce sept hommes d’une seule flèche et ordonne en riant qu’on porte la brochette aux cuisines.

Le second témoin écrit ailleurs et autrement. Les Annales de Saint-Vaast, composées au tout début du Xᵉ siècle dans l’abbaye d’Arras, donnent aux années 885 et 886 un récit de prose sèche. Philippe Depreux a montré que leur description recoupe dans les grandes lignes celle d’Abbon sur la conduite de la défense.

Compter les navires d’une flotte disparue

Personne n’a compté les navires, dans aucun des deux camps.

Abbon donne sept cents grands vaisseaux et une multitude innombrable d’embarcations plus petites, celles qu’on appelle couramment des barques. Les dizaines de milliers d’hommes qui circulent dans les récits modernes sont une extrapolation de ce chiffre, obtenue en multipliant les navires par un équipage moyen dont rien ne garantit qu’il soit le bon. La flotte appartenait à ce que les sources elles-mêmes nomment la Grande Armée, revenue en Francie en 879 et dispersée en 892 par la famine, celle dont la Chronique anglo-saxonne suit les mouvements en Angleterre. Du côté des sommes, le seul chiffre que personne ne conteste est le tribut promis par l’empereur, sept cents livres d’argent, et ce chiffre-là ne renseigne pas sur la taille de la flotte. Le vocabulaire, ici, oriente aussi la lecture. Les textes francs écrivent Nortmanni ou Dani, et rien qui ressemble au mot « viking ». Employer Vikings à toutes les lignes donne l’impression d’un peuple là où les annalistes voyaient passer des flottes, si bien qu’on écrira plutôt hommes du Nord chaque fois qu’on suit les annales.

Gauzlin d’abord, Eudes ensuite

Les Annales de Saint-Vaast, pour 885 et 886, placent l’évêque en tête. Gauzlin avait reçu du roi, dès 880, la charge de défendre le royaume contre les Normands, à la tête d’une armée. Devant Paris, c’est lui qui fait tenir la tour, lui qui désigne de nuit les hommes de garde pour que le pont soit rétabli au matin, lui qui réclame des renforts, lui qui négocie avec le chef Sigfrid. Eudes ne prend la responsabilité des opérations qu’à sa mort, en 886, le siège durant encore.

Abbon dit la même chose. Dans le premier livre, il énumère les défenseurs et donne le premier rang au prélat : Gozlin au-dessus de tous, puis l’abbé Èbles, qualifié de martial, puis les comtes Robert, Eudes, Ragenarius, Utto, Erilangus, avec cette précision que le plus noble d’entre eux était Eudes.

Un verbe suffit à déplacer le sens de la scène. Dans l’ouverture du poème, Abbon s’adresse à la ville et évoque le temps où Gozlin alebat Paris. Waquet traduisait « gouvernait » ; Depreux rétablit « nourrissait », le sens propre, et la correction porte, puisque Abbon appelle ensuite Eudes le protecteur de la cité et le futur nourricier du royaume. Nourrir est ici la fonction suprême, exercée par délégation par l’évêque. Un verbe, deux traductions, deux idées de ce qu’un évêque devait à sa cité.

Reste à savoir si ce moine parisien ne fait que plaider pour sa maison. Le deuxième livre raconte la chute de Meaux en 888, où le comte Teutbert meurt en combattant sans que le prince soit venu à son secours, la ville ruinée et son pasteur emmené prisonnier. Le même auteur rapporte donc aussi une défaite franque sans l’arranger, argument que Depreux oppose à l’idée d’un témoignage entièrement déformé par la position de celui qui l’écrit.

Le surnom de Charles date du XIIᵉ siècle

Une suite de morts et de mésaventures dynastiques avait fait de Charles III le seul Carolingien adulte et légitime de la famille, à la tête d’un ensemble qui restituait pour la première fois depuis 840 l’empire de Charlemagne, plus d’un million de kilomètres carrés. À l’automne 886, il arrive devant Paris avec son armée, campe du côté de Montmartre, n’attaque pas, promet sept cents livres d’argent payables en mars et autorise la flotte à remonter la Seine vers la Bourgogne, alors en révolte. En novembre 887, son neveu Arnulf le dépose dans un coup de palais, il meurt quelques semaines plus tard, Eudes est fait roi en 888, et c’est de sa famille que sortira Hugues Capet un siècle plus tard. L’enchaînement paraît si net qu’on le raconte ainsi depuis Edward Gibbon, qui alignait au XVIIIᵉ siècle le Chauve, le Bègue, le Gros et le Simple pour les renvoyer à l’oubli, verdict sur lequel Simon MacLean ouvre son livre de 2003. Deux choses résistent. Le surnom de Gros n’est attesté nulle part avant le XIIᵉ siècle, où il apparaît dans l’historiographie saxonne, ce qui laisse le tour de taille de l’empereur parfaitement inconnu. Et le règne compte parmi les mieux documentés de la dynastie, avec plus de cent soixante-dix diplômes conservés pour onze années de pouvoir, ce qui permet à MacLean de soutenir que le récit reçu vient d’une lecture sélective des sources narratives, au premier rang desquelles la continuation de Mayence des Annales de Fulda, hostile à Charles, et que la fin de l’empire tient d’abord à une crise de succession dans une famille sans héritier mâle adulte.

Ramener la version traditionnelle à un simple préjugé d’historien serait trop commode. Des contemporains ont jugé, et Abbon, qui était là, ne célèbre pas l’arrangement. Les Parisiens avaient passé un an à empêcher la flotte de remonter le fleuve, et l’empereur a accordé le passage. L’effet politique se mesure, lui aussi, puisque la bravoure d’Eudes pendant le siège a beaucoup compté dans son accession à la royauté, que note la synthèse de Simon Coupland parue en 1995. La coïncidence des dates ne prouve rien à elle seule, mais elle n’est pas rien non plus.

Rollon n’est pas là

Abbon nomme Sigfrid, le chef reçu en audience par l’évêque et le comte, venu réclamer le libre passage des ponts. Il ne nomme jamais Rollon. Toute la tradition qui l’installe devant Paris vient de Dudon de Saint-Quentin, qui écrit pour les ducs de Normandie au tout début du XIᵉ siècle, et qui est aussi notre unique source pour les clauses de l’accord de Saint-Clair-sur-Epte en 911.

Dudon date par ailleurs l’arrivée de Rollon en Francie de 876, sans que rien ne le confirme, et plusieurs médiévistes proposent une fourchette bien plus tardive. Ce que produit le chanoine normand est un récit de fondation, et un siège célèbre fait un bon endroit où placer un fondateur.

Le reste de l’imagerie a des origines datables, elles aussi. Simon Coupland a repris en 2003 les trois lieux communs attachés aux Scandinaves sur le continent, la cruauté, la ruse et la taille surhumaine : chacun contient un noyau de vérité, tous trois sont amplifiés dans les textes médiévaux tardifs et déjà dans certaines sources du IXᵉ siècle, la stature moyenne d’un Danois ne se distinguant guère de celle d’un Franc. Les casques à cornes, eux, sont un accessoire de scène du XIXᵉ siècle. Pierre Bauduin a rappelé en 2009 que la chronique des raids est aussi celle des otages, des baptêmes et des tributs négociés, un répertoire commun aux deux camps sans lequel la principauté de Rouen serait incompréhensible.

Onze tombes sous la cour du Mai

De quoi Paris avait-elle l’air ? La ville s’était repliée sur l’île, ceinte de la muraille élevée au Bas-Empire, et deux ponts la reliaient aux rives, chacun fermé par une tour. Ces tours ne sont connues que par les textes.

Le programme auquel elles se rattachent est lui-même en discussion. L’édit de Pîtres, promulgué le 25 juin 864, sert de pilier au récit d’un Charles le Chauve fortifiant les ponts de la Seine contre les hommes du Nord. Simon Coupland a rouvert la question en 1991 dans le Journal of Medieval History, en observant que l’idée d’un réseau cohérent de ponts fortifiés résiste mal à l’examen. Simon MacLean y est revenu en 2020 dans les Transactions of the Royal Historical Society et juge que le récit d’origine faisant du château médiéval un enfant de la défense antinormande présente de sérieux problèmes, à commencer par la lecture qu’on fait de l’édit.

Du 4 août au 4 novembre 2025, les archéologues de la Ville de Paris et de l’Inrap ont fouillé la cour du Mai du Palais de Justice, au cœur de l’île. Sous les niveaux médiévaux, ils ont dégagé une zone funéraire absente du diagnostic préalable, onze sépultures dont cinq orientées tête à l’ouest et attribuables à la période carolingienne. À l’est est apparue la base d’un important mur antique, probablement lié à l’enceinte du Bas-Empire. Une seconde campagne était programmée au printemps 2026.

Le vestige le plus solide du siège est donc un livre, et ce livre n’a pas été lu pour ce qu’il raconte. Les deux premiers livres du poème ne sont complets que dans le manuscrit Latin 13833. Le troisième, ses cent quinze vers de vocabulaire rare à l’usage des jeunes clercs, circule dans treize manuscrits partiels ou complets, et des copistes anglo-saxons y ont glissé des gloses en vieil anglais entre les lignes.

Pour aller plus loin

Ce sujet touche à l’installation scandinave dans la basse Seine et à l’accord de 911 avec Rollon, dont les clauses ne sont connues que par un texte rédigé un siècle plus tard, soit le même problème de distance qu’ici. Il croise aussi l’édit de Pîtres et les fortifications carolingiennes, où le pont de Pont-de-l’Arche a fourni les seules données de terrain sérieuses, ainsi que l’avènement d’Eudes et des Robertiens, d’où sortiront les premiers Capétiens.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Abbon de Saint-Germain-des-Prés, *Bella Parisiacae urbis*, seul manuscrit contenant le poème entier, parchemin, 43 feuillets, 185 × 140 mm, écriture du Xᵉ siècle, reliure du XVIIᵉ au nom de Pierre Pithou Paris, Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Latin 13833
  2. Abbon, *Bella Parisiacae urbis*, I, v. 22-23 et v. 55-56, Gozlin qui *alebat* Paris, Eudes *tutor* de la cité et futur *altor* du royaume édition et traduction Henri Waquet, p. 14 et 18
  3. Abbon, *Bella Parisiacae urbis*, I, v. 105-110, l’épisode de la poix bouillante et de la flèche d’Èbles édition Waquet, p. 22 et 24
Voir les 28 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Abbon, *Bella Parisiacae urbis*, I, v. 242-246, liste des défenseurs de Paris, Gozlin, Èbles, Robert, Eudes, Ragenarius, Utto, Erilangus édition Waquet, p. 34
  2. Abbon, *Bella Parisiacae urbis*, II, v. 454-466, la chute de Meaux et la mort du comte Teutbert édition Waquet, p. 100
  3. Annales de Saint-Vaast (*Annales Vedastini*), années 880, 885 et 886, rôle de l’évêque Gauzlin dans la défense du royaume puis de Paris Monumenta Germaniae Historica, Scriptores rerum Germanicarum in usum scholarum 12, p. 47-48 et p. 58-60
  4. Édit de Pîtres, 25 juin 864, capitulaire de Charles le Chauve Monumenta Germaniae Historica, Capitularia regum Francorum II, éd. Alfred Boretius et Victor Krause, Hanovre, 1897, n° 272, p. 302-310

Bibliographie

  1. Abbon, *Le siège de Paris par les Normands. Poème du IXᵉ siècle*, édité et traduit par Henri Waquet, Paris, 1942, 2ᵉ tirage 1964, « Les Classiques de l’histoire de France au Moyen Âge » 20 Les Belles Lettres
  2. Abbon, *Le siège de Paris par les Vikings*, traduit du latin et annoté par Énimie Rouquette, introduction de Bruno Dumézil, Toulouse, 2024, 125 p., collection « Famagouste » Anacharsis
  3. Paul von Winterfeld (éd.), *Abbonis Bella Parisiacae urbis*, Monumenta Germaniae Historica, Poetae Latini aevi Carolini IV, 1, Berlin, 1899, p. 72-122 Monumenta Germaniae Historica
  4. Philippe Depreux, « À la recherche des défenseurs de la cité à l’époque carolingienne », *Les petits cahiers d’Anatole* 2, 2001 Laboratoire Archéologie et Territoires, UMR 6575, CNRS et université de Tours
  5. Pierre Bauduin, *Le monde franc et les Vikings, VIIIᵉ-Xᵉ siècle*, Paris, 2009, 455 p. Albin Michel
  6. Simon MacLean, *Kingship and Politics in the Late Ninth Century : Charles the Fat and the End of the Carolingian Empire*, Cambridge, 2003, xix + 262 p., « Cambridge Studies in Medieval Life and Thought » 57 Cambridge University Press
  7. Simon MacLean, « The Edict of Pîtres, Carolingian Defence against the Vikings, and the Origins of the Medieval Castle », *Transactions of the Royal Historical Society* 30, 2020, p. 29-54, DOI 10,1017/S008044012000002X Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/S008044012000002X
  8. Simon Coupland, « The Fortified Bridges of Charles the Bald », *Journal of Medieval History* 17, 1991, p. 1-12, DOI 10,1016/0304-4181(91)90023-E Journal of Medieval Historyhttps://doi.org/10.1016/0304-4181
  9. Simon Coupland, « The Vikings in Francia and Anglo-Saxon England to 911 », dans Rosamond McKitterick (dir.), *The New Cambridge Medieval History*, II, c. 700-c. 900, Cambridge, 1995, p. 190-201 Cambridge University Press
  10. Simon Coupland, « The Vikings on the Continent in Myth and History », *History* 88 (290), 2003, p. 186-203, DOI 10,1111/1468-229X.00258 Historyhttps://doi.org/10.1111/1468-229X.00258
  11. Michael Lapidge, « The Hermeneutic Style in Tenth-Century Anglo-Latin Literature », *Anglo-Saxon England* 4, 1975, p. 67-111 Cambridge University Press
  12. Patrizia Lendinara, « The Third Book of the *Bella Parisiacae Urbis* by Abbo of Saint-Germain-des-Prés and its Old English Gloss », *Anglo-Saxon England* 15, 1986, p. 73-89 Cambridge University Press

Sources en ligne

  1. « Poème d’Abbon, sur le siège de Paris. », numérisation intégrale du manuscrit Latin 13833 Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9067841t
  2. « Latin 13833 », notice de la cote Bibliothèque nationale de France, Archives et manuscritshttps://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc74733z
  3. « Paris. Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Latin 13833 », description matérielle et provenance Biblissima, IIIF Collections of Manuscripts and Rare Bookshttps://iiif.biblissima.fr/collections/manifest/00f4295cb27616b7e744908c936651dbe72e0d50
  4. « Notice de titre conventionnel « Bella Parisiacae urbis » » Bibliothèque nationale de France, Catalogue généralhttps://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb14473300d
  5. « Abbon, Le siège de Paris par les Vikings. Texte traduit du latin et annoté par Énimie Rouquette », compte rendu de Marie-Céline Isaïa, février 2025 Antiquité-Avenirhttps://antiquite-avenir.org/wp-content/uploads/2025/03/CR-Abbon-trad-E-Rouquette.pdf
  6. « A la recherche des défenseurs de la cité à l’époque carolingienne », texte intégral Les petits cahiers d’Anatole, laboratoire CITERES, université de Tourshttps://citeres.univ-tours.fr/doc/lat/pecada/F2_2.pdf
  7. « Palais de Justice de Paris : l’île de la Cité et ses vestiges méconnus » Inraphttps://www.inrap.fr/palais-de-justice-de-paris-l-ile-de-la-cite-et-ses-vestiges-meconnus-20594
  8. « THE EDICT OF PÎTRES, CAROLINGIAN DEFENCE AGAINST THE VIKINGS, AND THE ORIGINS OF THE MEDIEVAL CASTLE » Transactions of the Royal Historical Society, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/transactions-of-the-royal-historical-society/article/abs/edict-of-pitres-carolingian-defence-against-the-vikings-and-the-origins-of-the-medieval-castle/16EA93C177716E29D5B5339645C0B3BE
  9. « The fortified bridges of Charles the bald » Journal of Medieval History, Taylor & Francis Onlinehttps://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1016/0304-4181(91)90023-E
  10. « The Vikings on the Continent in Myth and History » revue History, Wiley Online Libraryhttps://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/1468-229X.00258
  11. « KINGSHIP AND POLITICS IN THE LATE NINTH CENTURY », introduction en accès libre Cambridge University Presshttps://assets.cambridge.org/97805218/19459/sample/9780521819459ws.pdf
  12. « The third book of the Bella Parisiacae Urbis by Abbo of Saint-Germain-des-Prés and its Old English gloss » Anglo-Saxon England, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/anglo-saxon-england/article/abs/third-book-of-the-bella-parisiacae-urbis-by-abbo-of-saintgermaindespres-and-its-old-english-gloss/F00B882777F7DE2D439BB2FB900B24B9
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