Un témoin oculaire, pour un siège du IXᵉ siècle, c’est le meilleur cas de figure. Le siège de Paris par les Vikings en a un, Abbon, moine de Saint-Germain-des-Prés, présent dans la ville pendant les combats et auteur de 1 393 vers latins sur l’affaire. Le seul manuscrit qui contienne le poème entier se trouve à la Bibliothèque nationale de France sous la cote Latin 13833. Dans ses marges, l’auteur signale au passage les figures de style qu’il emploie.
Un moine qui annote ses propres figures de style
Abbon achève son texte vers 897. Il le dédie à son maître Aimoin, chancelier du monastère, qui l’aurait fraîchement accueilli. Le catalogue de la Bibliothèque nationale décrit deux livres de 660 et 618 hexamètres, plus un troisième de 115 vers ajouté ensuite, de contenu différent, destiné à l’instruction des clercs. La main moderne qui a inscrit un titre sur la reliure parlait d’Abbonis de obsidione Parisiorum et de miraculis sancti Germani, ce qui restitue assez bien le double caractère du texte, guerrier et hagiographique. Sur ce même plat, en lettres dorées, figure le nom de Pierre Pithou, juriste qui possédait le volume avant qu’il ne revienne à l’abbaye.
La manière relève de ce que Michael Lapidge a appelé en 1975 le style herméneutique, ce goût carolingien tardif pour les hellénismes décoratifs et le mot rare. La traduction française d’Énimie Rouquette, parue en 2024 avec une introduction de Bruno Dumézil, met ce caractère scolaire au premier plan, là où Henri Waquet, en 1942, avait renvoyé les figures dans l’apparat critique. L’attribution à Abbon des gloses interlinéaires reste discutée, l’auteur ne revendiquant clairement que celles du troisième livre. Un échantillon donne la mesure. Aux vers 105 à 110 du premier livre, les défenseurs arrosent les assaillants de poix bouillante, leur crient de courir à la Seine se refaire une crinière, puis Èbles transperce sept hommes d’une seule flèche et ordonne en riant qu’on porte la brochette aux cuisines.
Le second témoin écrit ailleurs et autrement. Les Annales de Saint-Vaast, composées au tout début du Xᵉ siècle dans l’abbaye d’Arras, donnent aux années 885 et 886 un récit de prose sèche. Philippe Depreux a montré que leur description recoupe dans les grandes lignes celle d’Abbon sur la conduite de la défense.
Compter les navires d’une flotte disparue
Personne n’a compté les navires, dans aucun des deux camps.
Abbon donne sept cents grands vaisseaux et une multitude innombrable d’embarcations plus petites, celles qu’on appelle couramment des barques. Les dizaines de milliers d’hommes qui circulent dans les récits modernes sont une extrapolation de ce chiffre, obtenue en multipliant les navires par un équipage moyen dont rien ne garantit qu’il soit le bon. La flotte appartenait à ce que les sources elles-mêmes nomment la Grande Armée, revenue en Francie en 879 et dispersée en 892 par la famine, celle dont la Chronique anglo-saxonne suit les mouvements en Angleterre. Du côté des sommes, le seul chiffre que personne ne conteste est le tribut promis par l’empereur, sept cents livres d’argent, et ce chiffre-là ne renseigne pas sur la taille de la flotte. Le vocabulaire, ici, oriente aussi la lecture. Les textes francs écrivent Nortmanni ou Dani, et rien qui ressemble au mot « viking ». Employer Vikings à toutes les lignes donne l’impression d’un peuple là où les annalistes voyaient passer des flottes, si bien qu’on écrira plutôt hommes du Nord chaque fois qu’on suit les annales.
Gauzlin d’abord, Eudes ensuite
Les Annales de Saint-Vaast, pour 885 et 886, placent l’évêque en tête. Gauzlin avait reçu du roi, dès 880, la charge de défendre le royaume contre les Normands, à la tête d’une armée. Devant Paris, c’est lui qui fait tenir la tour, lui qui désigne de nuit les hommes de garde pour que le pont soit rétabli au matin, lui qui réclame des renforts, lui qui négocie avec le chef Sigfrid. Eudes ne prend la responsabilité des opérations qu’à sa mort, en 886, le siège durant encore.
Abbon dit la même chose. Dans le premier livre, il énumère les défenseurs et donne le premier rang au prélat : Gozlin au-dessus de tous, puis l’abbé Èbles, qualifié de martial, puis les comtes Robert, Eudes, Ragenarius, Utto, Erilangus, avec cette précision que le plus noble d’entre eux était Eudes.
Un verbe suffit à déplacer le sens de la scène. Dans l’ouverture du poème, Abbon s’adresse à la ville et évoque le temps où Gozlin alebat Paris. Waquet traduisait « gouvernait » ; Depreux rétablit « nourrissait », le sens propre, et la correction porte, puisque Abbon appelle ensuite Eudes le protecteur de la cité et le futur nourricier du royaume. Nourrir est ici la fonction suprême, exercée par délégation par l’évêque. Un verbe, deux traductions, deux idées de ce qu’un évêque devait à sa cité.
Reste à savoir si ce moine parisien ne fait que plaider pour sa maison. Le deuxième livre raconte la chute de Meaux en 888, où le comte Teutbert meurt en combattant sans que le prince soit venu à son secours, la ville ruinée et son pasteur emmené prisonnier. Le même auteur rapporte donc aussi une défaite franque sans l’arranger, argument que Depreux oppose à l’idée d’un témoignage entièrement déformé par la position de celui qui l’écrit.
Le surnom de Charles date du XIIᵉ siècle
Une suite de morts et de mésaventures dynastiques avait fait de Charles III le seul Carolingien adulte et légitime de la famille, à la tête d’un ensemble qui restituait pour la première fois depuis 840 l’empire de Charlemagne, plus d’un million de kilomètres carrés. À l’automne 886, il arrive devant Paris avec son armée, campe du côté de Montmartre, n’attaque pas, promet sept cents livres d’argent payables en mars et autorise la flotte à remonter la Seine vers la Bourgogne, alors en révolte. En novembre 887, son neveu Arnulf le dépose dans un coup de palais, il meurt quelques semaines plus tard, Eudes est fait roi en 888, et c’est de sa famille que sortira Hugues Capet un siècle plus tard. L’enchaînement paraît si net qu’on le raconte ainsi depuis Edward Gibbon, qui alignait au XVIIIᵉ siècle le Chauve, le Bègue, le Gros et le Simple pour les renvoyer à l’oubli, verdict sur lequel Simon MacLean ouvre son livre de 2003. Deux choses résistent. Le surnom de Gros n’est attesté nulle part avant le XIIᵉ siècle, où il apparaît dans l’historiographie saxonne, ce qui laisse le tour de taille de l’empereur parfaitement inconnu. Et le règne compte parmi les mieux documentés de la dynastie, avec plus de cent soixante-dix diplômes conservés pour onze années de pouvoir, ce qui permet à MacLean de soutenir que le récit reçu vient d’une lecture sélective des sources narratives, au premier rang desquelles la continuation de Mayence des Annales de Fulda, hostile à Charles, et que la fin de l’empire tient d’abord à une crise de succession dans une famille sans héritier mâle adulte.
Ramener la version traditionnelle à un simple préjugé d’historien serait trop commode. Des contemporains ont jugé, et Abbon, qui était là, ne célèbre pas l’arrangement. Les Parisiens avaient passé un an à empêcher la flotte de remonter le fleuve, et l’empereur a accordé le passage. L’effet politique se mesure, lui aussi, puisque la bravoure d’Eudes pendant le siège a beaucoup compté dans son accession à la royauté, que note la synthèse de Simon Coupland parue en 1995. La coïncidence des dates ne prouve rien à elle seule, mais elle n’est pas rien non plus.
Rollon n’est pas là
Abbon nomme Sigfrid, le chef reçu en audience par l’évêque et le comte, venu réclamer le libre passage des ponts. Il ne nomme jamais Rollon. Toute la tradition qui l’installe devant Paris vient de Dudon de Saint-Quentin, qui écrit pour les ducs de Normandie au tout début du XIᵉ siècle, et qui est aussi notre unique source pour les clauses de l’accord de Saint-Clair-sur-Epte en 911.
Dudon date par ailleurs l’arrivée de Rollon en Francie de 876, sans que rien ne le confirme, et plusieurs médiévistes proposent une fourchette bien plus tardive. Ce que produit le chanoine normand est un récit de fondation, et un siège célèbre fait un bon endroit où placer un fondateur.
Le reste de l’imagerie a des origines datables, elles aussi. Simon Coupland a repris en 2003 les trois lieux communs attachés aux Scandinaves sur le continent, la cruauté, la ruse et la taille surhumaine : chacun contient un noyau de vérité, tous trois sont amplifiés dans les textes médiévaux tardifs et déjà dans certaines sources du IXᵉ siècle, la stature moyenne d’un Danois ne se distinguant guère de celle d’un Franc. Les casques à cornes, eux, sont un accessoire de scène du XIXᵉ siècle. Pierre Bauduin a rappelé en 2009 que la chronique des raids est aussi celle des otages, des baptêmes et des tributs négociés, un répertoire commun aux deux camps sans lequel la principauté de Rouen serait incompréhensible.
Onze tombes sous la cour du Mai
De quoi Paris avait-elle l’air ? La ville s’était repliée sur l’île, ceinte de la muraille élevée au Bas-Empire, et deux ponts la reliaient aux rives, chacun fermé par une tour. Ces tours ne sont connues que par les textes.
Le programme auquel elles se rattachent est lui-même en discussion. L’édit de Pîtres, promulgué le 25 juin 864, sert de pilier au récit d’un Charles le Chauve fortifiant les ponts de la Seine contre les hommes du Nord. Simon Coupland a rouvert la question en 1991 dans le Journal of Medieval History, en observant que l’idée d’un réseau cohérent de ponts fortifiés résiste mal à l’examen. Simon MacLean y est revenu en 2020 dans les Transactions of the Royal Historical Society et juge que le récit d’origine faisant du château médiéval un enfant de la défense antinormande présente de sérieux problèmes, à commencer par la lecture qu’on fait de l’édit.
Du 4 août au 4 novembre 2025, les archéologues de la Ville de Paris et de l’Inrap ont fouillé la cour du Mai du Palais de Justice, au cœur de l’île. Sous les niveaux médiévaux, ils ont dégagé une zone funéraire absente du diagnostic préalable, onze sépultures dont cinq orientées tête à l’ouest et attribuables à la période carolingienne. À l’est est apparue la base d’un important mur antique, probablement lié à l’enceinte du Bas-Empire. Une seconde campagne était programmée au printemps 2026.
Le vestige le plus solide du siège est donc un livre, et ce livre n’a pas été lu pour ce qu’il raconte. Les deux premiers livres du poème ne sont complets que dans le manuscrit Latin 13833. Le troisième, ses cent quinze vers de vocabulaire rare à l’usage des jeunes clercs, circule dans treize manuscrits partiels ou complets, et des copistes anglo-saxons y ont glissé des gloses en vieil anglais entre les lignes.
Pour aller plus loin
Ce sujet touche à l’installation scandinave dans la basse Seine et à l’accord de 911 avec Rollon, dont les clauses ne sont connues que par un texte rédigé un siècle plus tard, soit le même problème de distance qu’ici. Il croise aussi l’édit de Pîtres et les fortifications carolingiennes, où le pont de Pont-de-l’Arche a fourni les seules données de terrain sérieuses, ainsi que l’avènement d’Eudes et des Robertiens, d’où sortiront les premiers Capétiens.
L’image est connue. Une flotte scandinave remonte la Seine, Paris résiste un an derrière ses murs, et un chef nommé Rollon mène l’assaut avant de fonder la Normandie. La première partie de cette phrase repose sur des textes écrits par des contemporains. La seconde vient d’un auteur qui travaillait beaucoup plus tard, pour les descendants du personnage.
Le témoin écrivait pour l’école
Un moine de l’abbaye Saint-Germain-des-Prés se trouvait dans la ville pendant les combats. Il s’appelait Abbon. Une dizaine d’années plus tard, il a mis l’épisode en vers latins, et c’est de ce texte que vient presque tout ce que l’on raconte aujourd’hui du siège.
Le poème n’a pas été composé pour informer. Abbon voulait montrer son savoir-faire de lettré, et il notait dans la marge le nom des ornements de style qu’il plaçait dans ses vers. Un passage montre les défenseurs versant de la poix bouillante sur les assaillants, puis un abbé transperçant sept hommes d’un trait avant de plaisanter sur la brochette. Personne ne lit ce genre de scène comme un décompte de morts.
Les chiffres viennent du même endroit. Abbon parle de sept cents grands navires, accompagnés d’une foule de barques. Les dizaines de milliers de combattants que l’on trouve dans les livres modernes sont un calcul fait à partir de ce nombre, avec un équipage moyen choisi au jugé. Aucun des deux camps n’a compté ses hommes.
Un second texte existe, plus court et plus sec. Des moines d’Arras ont tenu une chronique année par année, ce que les spécialistes appellent des annales, et leur récit des mêmes mois recoupe celui du poète sur l’essentiel.
L’évêque avant le comte
Ces annales donnent le premier rôle à l’évêque de Paris, Gauzlin. Le roi lui avait confié quelques années plus tôt la défense du royaume contre les envahisseurs, à la tête d’une armée. Devant Paris, c’est lui qui organise la garde des tours, fait réparer le pont pendant la nuit, réclame des renforts et négocie avec le chef ennemi.
Le comte Eudes, que la mémoire française a retenu comme le héros du siège, vient au second rang tant que l’évêque est vivant. Gauzlin meurt en cours de siège, et Eudes prend alors les décisions. Le poème dit la même chose, en plaçant l’évêque au-dessus de tous dans sa liste des défenseurs.
Les spécialistes discutent encore d’un seul mot de ce poème. Abbon écrit que l’évêque « nourrissait » sa ville. Un traducteur français l’a rendu autrefois par « gouvernait », et la différence compte, parce que nourrir les habitants et les gouverner ne dessinent pas la même charge.
Payer, laisser passer
L’empereur arrive à l’automne 886 avec son armée. Il campe près de Montmartre, n’attaque pas, promet une forte somme d’argent aux assiégeants et les autorise à remonter le fleuve pour aller piller la Bourgogne. Les Parisiens venaient de passer une année entière à leur interdire ce passage.
La suite est rapide. L’empereur est déposé par son neveu l’année suivante et meurt quelques semaines après. Le comte de Paris devient roi en 888, et sa conduite pendant le siège a pesé dans ce choix.
De là vient le portrait de l’empereur lâche et gras que l’on trouve encore partout. Son surnom pose un problème. Il n’apparaît nulle part avant le XIIᵉ siècle, soit près de trois cents ans après la mort de l’intéressé, et personne ne sait à quoi celui-ci ressemblait. Des travaux récents ont montré que son règne est l’un des mieux documentés de la dynastie, et que la version noire repose sur une seule chronique, hostile au souverain.
Rollon, plus d’un siècle après
Le poète nomme le chef ennemi, Sigfrid. Il ne nomme jamais Rollon. Aucun texte écrit du vivant des acteurs ne place Rollon devant Paris.
Le récit vient d’un chanoine de Saint-Quentin nommé Dudon, qui travaillait pour les ducs de Normandie, descendants de Rollon. Il fournit à son commanditaire une histoire des origines, et un siège célèbre fait un bon endroit où placer un ancêtre. C’est aussi le seul auteur qui nous renseigne sur l’accord par lequel les Scandinaves ont reçu des terres autour de Rouen.
Le poème dont tout dépend n’a pas eu de succès. Ses deux livres sur le siège ne sont complets que dans un unique volume de parchemin, aujourd’hui à la Bibliothèque nationale de France, où il se feuillette en ligne page par page.
La version complète donne la dispute des spécialistes sur la traduction d’un seul verbe, la liste exacte des comtes présents dans la ville, et le résultat d’une fouille récente sous le Palais de Justice.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Abbon de Saint-Germain-des-Prés, *Bella Parisiacae urbis*, seul manuscrit contenant le poème entier, parchemin, 43 feuillets, 185 × 140 mm, écriture du Xᵉ siècle, reliure du XVIIᵉ au nom de Pierre Pithou Paris, Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Latin 13833
- Abbon, *Bella Parisiacae urbis*, I, v. 22-23 et v. 55-56, Gozlin qui *alebat* Paris, Eudes *tutor* de la cité et futur *altor* du royaume édition et traduction Henri Waquet, p. 14 et 18
- Abbon, *Bella Parisiacae urbis*, I, v. 105-110, l’épisode de la poix bouillante et de la flèche d’Èbles édition Waquet, p. 22 et 24
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Sources primaires (suite)
- Abbon, *Bella Parisiacae urbis*, I, v. 242-246, liste des défenseurs de Paris, Gozlin, Èbles, Robert, Eudes, Ragenarius, Utto, Erilangus édition Waquet, p. 34
- Abbon, *Bella Parisiacae urbis*, II, v. 454-466, la chute de Meaux et la mort du comte Teutbert édition Waquet, p. 100
- Annales de Saint-Vaast (*Annales Vedastini*), années 880, 885 et 886, rôle de l’évêque Gauzlin dans la défense du royaume puis de Paris Monumenta Germaniae Historica, Scriptores rerum Germanicarum in usum scholarum 12, p. 47-48 et p. 58-60
- Édit de Pîtres, 25 juin 864, capitulaire de Charles le Chauve Monumenta Germaniae Historica, Capitularia regum Francorum II, éd. Alfred Boretius et Victor Krause, Hanovre, 1897, n° 272, p. 302-310
Bibliographie
- Abbon, *Le siège de Paris par les Normands. Poème du IXᵉ siècle*, édité et traduit par Henri Waquet, Paris, 1942, 2ᵉ tirage 1964, « Les Classiques de l’histoire de France au Moyen Âge » 20 Les Belles Lettres
- Abbon, *Le siège de Paris par les Vikings*, traduit du latin et annoté par Énimie Rouquette, introduction de Bruno Dumézil, Toulouse, 2024, 125 p., collection « Famagouste » Anacharsis
- Paul von Winterfeld (éd.), *Abbonis Bella Parisiacae urbis*, Monumenta Germaniae Historica, Poetae Latini aevi Carolini IV, 1, Berlin, 1899, p. 72-122 Monumenta Germaniae Historica
- Philippe Depreux, « À la recherche des défenseurs de la cité à l’époque carolingienne », *Les petits cahiers d’Anatole* 2, 2001 Laboratoire Archéologie et Territoires, UMR 6575, CNRS et université de Tours
- Pierre Bauduin, *Le monde franc et les Vikings, VIIIᵉ-Xᵉ siècle*, Paris, 2009, 455 p. Albin Michel
- Simon MacLean, *Kingship and Politics in the Late Ninth Century : Charles the Fat and the End of the Carolingian Empire*, Cambridge, 2003, xix + 262 p., « Cambridge Studies in Medieval Life and Thought » 57 Cambridge University Press
- Simon MacLean, « The Edict of Pîtres, Carolingian Defence against the Vikings, and the Origins of the Medieval Castle », *Transactions of the Royal Historical Society* 30, 2020, p. 29-54, DOI 10,1017/S008044012000002X Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/S008044012000002X
- Simon Coupland, « The Fortified Bridges of Charles the Bald », *Journal of Medieval History* 17, 1991, p. 1-12, DOI 10,1016/0304-4181(91)90023-E Journal of Medieval Historyhttps://doi.org/10.1016/0304-4181
- Simon Coupland, « The Vikings in Francia and Anglo-Saxon England to 911 », dans Rosamond McKitterick (dir.), *The New Cambridge Medieval History*, II, c. 700-c. 900, Cambridge, 1995, p. 190-201 Cambridge University Press
- Simon Coupland, « The Vikings on the Continent in Myth and History », *History* 88 (290), 2003, p. 186-203, DOI 10,1111/1468-229X.00258 Historyhttps://doi.org/10.1111/1468-229X.00258
- Michael Lapidge, « The Hermeneutic Style in Tenth-Century Anglo-Latin Literature », *Anglo-Saxon England* 4, 1975, p. 67-111 Cambridge University Press
- Patrizia Lendinara, « The Third Book of the *Bella Parisiacae Urbis* by Abbo of Saint-Germain-des-Prés and its Old English Gloss », *Anglo-Saxon England* 15, 1986, p. 73-89 Cambridge University Press
Sources en ligne
- « Poème d’Abbon, sur le siège de Paris. », numérisation intégrale du manuscrit Latin 13833 Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9067841t
- « Latin 13833 », notice de la cote Bibliothèque nationale de France, Archives et manuscritshttps://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc74733z
- « Paris. Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Latin 13833 », description matérielle et provenance Biblissima, IIIF Collections of Manuscripts and Rare Bookshttps://iiif.biblissima.fr/collections/manifest/00f4295cb27616b7e744908c936651dbe72e0d50
- « Notice de titre conventionnel « Bella Parisiacae urbis » » Bibliothèque nationale de France, Catalogue généralhttps://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb14473300d
- « Abbon, Le siège de Paris par les Vikings. Texte traduit du latin et annoté par Énimie Rouquette », compte rendu de Marie-Céline Isaïa, février 2025 Antiquité-Avenirhttps://antiquite-avenir.org/wp-content/uploads/2025/03/CR-Abbon-trad-E-Rouquette.pdf
- « A la recherche des défenseurs de la cité à l’époque carolingienne », texte intégral Les petits cahiers d’Anatole, laboratoire CITERES, université de Tourshttps://citeres.univ-tours.fr/doc/lat/pecada/F2_2.pdf
- « Palais de Justice de Paris : l’île de la Cité et ses vestiges méconnus » Inraphttps://www.inrap.fr/palais-de-justice-de-paris-l-ile-de-la-cite-et-ses-vestiges-meconnus-20594
- « THE EDICT OF PÎTRES, CAROLINGIAN DEFENCE AGAINST THE VIKINGS, AND THE ORIGINS OF THE MEDIEVAL CASTLE » Transactions of the Royal Historical Society, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/transactions-of-the-royal-historical-society/article/abs/edict-of-pitres-carolingian-defence-against-the-vikings-and-the-origins-of-the-medieval-castle/16EA93C177716E29D5B5339645C0B3BE
- « The fortified bridges of Charles the bald » Journal of Medieval History, Taylor & Francis Onlinehttps://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1016/0304-4181(91)90023-E
- « The Vikings on the Continent in Myth and History » revue History, Wiley Online Libraryhttps://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/1468-229X.00258
- « KINGSHIP AND POLITICS IN THE LATE NINTH CENTURY », introduction en accès libre Cambridge University Presshttps://assets.cambridge.org/97805218/19459/sample/9780521819459ws.pdf
- « The third book of the Bella Parisiacae Urbis by Abbo of Saint-Germain-des-Prés and its Old English gloss » Anglo-Saxon England, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/anglo-saxon-england/article/abs/third-book-of-the-bella-parisiacae-urbis-by-abbo-of-saintgermaindespres-and-its-old-english-gloss/F00B882777F7DE2D439BB2FB900B24B9



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