Les habitants du Groenland ont le teint bleu-vert à force d’eau salée, et leur pays en tire son nom. Adam, maître de l’école cathédrale de Brême, l’écrit vers 1075 au livre IV de ses Gesta Hammaburgensis ecclesiae pontificum, dans une description des îles du Nord nourrie de récits danois. Une cinquantaine d’années plus tard, en Islande, le prêtre Ari Þorgilsson donne du même nom une explication toute différente, qu’il place dans la bouche d’Erik le Rouge, et c’est elle qu’on répète encore. Adam avait aussi une idée sur l’Islande, nommée selon lui d’après la glace qui enserre l’océan.
Ari tient la phrase de son oncle
Le Livre des Islandais, l’Íslendingabók, est composé entre 1122 et 1132 par un prêtre que l’on surnommera plus tard « le Savant ». Dix chapitres courts, une histoire de l’île depuis la colonisation jusqu’en 1118. Le sixième tient en quelques lignes et commence par affirmer que le pays appelé Groenland a été découvert et peuplé depuis l’Islande. Un homme de Breiðafjörður nommé Eiríkr inn rauði en est parti et a pris une terre à l’endroit qu’on appellera ensuite Eiríksfjörður ; il a donné un nom au pays, Grænland, en disant que les gens auraient d’autant plus envie d’y aller que le pays aurait un beau nom. La suite du chapitre est moins citée. Les arrivants trouvent, à l’est comme à l’ouest, des restes d’habitations, des morceaux de bateaux de peau et des pierres travaillées, signe qu’avait circulé là le même peuple que celui du Vinland – dont L’Anse aux Meadows donne aujourd’hui la preuve archéologique – , ceux que les Groenlandais appellent Skrælingjar. Ari date ensuite le début du peuplement de quatorze ou quinze hivers avant l’arrivée du christianisme en Islande – l’île peuplée depuis la fin du IXᵉ siècle, avec son Althing – , ce qui conduit vers 985. Ari nomme sa source. Un homme qui avait lui-même suivi Erik l’a raconté, au Groenland, à Þorkell Gellisson, et ce Þorkell est l’oncle paternel d’Ari, présenté dès le prologue comme un homme qui se souvenait de loin.
Tout repose donc sur un discours rapporté. Le verbe d’Ari se borne à dire qu’Erik a parlé ainsi ; il ne commente pas et n’ajoute aucun mot qui sente la ruse. L’expression de « coup marketing », c’est le lecteur moderne qui la fournit. Entre l’installation de 985 et la rédaction s’écoulent environ cent quarante ans et deux relais oraux au moins, le compagnon d’Erik puis l’oncle d’Ari. Cette distance oblige à dire quel genre de témoignage on tient. Probablement la manière dont les premiers colons racontaient leur propre départ, une génération plus tard, à un parent curieux.
Breiðabólstaður
Les sagas du XIIIᵉ siècle remplissent le décor qu’Ari laisse vide. Selon la Saga des Groenlandais (chapitre 1), Þorvaldr et son fils Erik quittent le Jæren, sur la côte sud-ouest de la Norvège, à cause de meurtres, et passent en Islande. Selon la Saga d’Erik le Rouge (chapitre 2), Erik défriche ensuite une terre dans le Haukadalr et s’installe à Eiríksstaðir. Ses esclaves provoquent un glissement de terrain sur le domaine d’un voisin, l’affaire tourne au sang, et après avoir tué Eyjólfr saurr et Hólmgöngu-Hrafn il doit quitter la vallée. Installé ensuite sur l’île d’Öxney, il prête à Þorgestr, qui vit à Breiðabólstaður, ses setstokkar, les poutres ornées qui encadraient le siège d’honneur de la maison. Quand il vient les reprendre, on se bat. D’après la Saga des gens d’Eyrr, l’Eyrbyggja saga (chapitre 24), les fils de Þorgestr y meurent, et l’assemblée de Þórsnes déclare Erik hors-la-loi.
Pendant que ses ennemis fouillent les îles, un allié cache son navire à Dímunarvágr. Erik annonce qu’il part chercher la terre aperçue jadis par Gunnbjörn, fils d’Úlfr kráka, quand la tempête l’avait poussé vers l’ouest, et il met à la voile au large du Snæfellsjökull. L’Eyrbyggja saga lui fait passer trois ans là-bas avant de rentrer. L’été suivant, à en croire les « hommes savants » qu’invoque la Saga des Groenlandais, vingt-cinq navires quittent Breiðafjörður et Borgarfjörður, quatorze arrivent, et Erik prend pour lui Eiríksfjörður avant de s’établir à Brattahlíð.
En Islande, la fouille complète de 1998-1999 a dégagé à Eiríksstaðir une salle longue de 12,5 mètres, large de 4 mètres au centre et de 3 aux pignons. L’hypothèse qui l’attribue à Erik est raisonnable, sans plus. Selon l’archéologue Guðmundur Ólafsson, elle s’appuie sur une tradition locale vieille de plus de deux siècles et sur l’absence de tout autre site de l’époque viking sur les terres voisines.
Ces récits sont tardifs, et ils dépendent les uns des autres. La Saga d’Erik le Rouge, probablement mise par écrit au XIIIᵉ siècle, n’existe que dans deux manuscrits, la Hauksbók (AM 544 4to), du premier tiers du XIVᵉ siècle, et la Skálholtsbók (AM 557 4to), copiée entre 1420 et 1450 environ ; la Saga des Groenlandais ne survit que dans la Flateyjarbók (GKS 1005 fol.), écrite vers 1387-1395. Ce dernier volume a d’ailleurs beaucoup voyagé, offert en 1656 au roi Frédéric III de Danemark et rendu à l’Islande en 1971. Sur le nom du pays, les deux sagas reprennent presque mot pour mot la phrase d’Ari. Elles n’ajoutent donc aucun témoin indépendant.
« Homines ibi a salo cærulei »
Chez Adam, le Groenland compte parmi les nombreuses îles de l’Océan, « et non la moindre », située plus loin au large, face aux monts de Suède, à cinq ou sept jours de voile de la côte norvégienne. Au chapitre 37 du livre IV, ses habitants sont dits a salo cærulei, bleuis par l’eau salée, et c’est de là que la région aurait reçu son nom ; ils vivent comme les Islandais, en plus cruels, et harcèlent les navigateurs en pirates. Deux chapitres plus loin, le Vinland doit son nom aux vignes qui y poussent seules, information qu’il dit tenir d’un rapport sûr des Danois. Le chapitre 36, enfin, tire Island de la glace qui prend l’océan. Les trois chapitres suivent la même méthode, chaque nom désignant une propriété du lieu, et le latin caeruleus, que les éditeurs danois du XIXᵉ siècle rendent par « bleu-vert », fournit à Adam celle du Groenland.
Au milieu du XIXᵉ siècle, Finnur Magnússon et Carl Christian Rafn, éditeurs du troisième tome des Grønlands historiske Mindesmærker, rangeaient déjà cette explication parmi les conjectures d’étrangers. Entre les deux gloses, la préférence va ici à celle d’Ari, parce qu’il nomme la chaîne de ses témoins quand Adam, pour ce chapitre, ne nomme personne. Aucune des deux ne prouve pourtant une intention. Ari rapporte ce qu’Erik aurait dit, Adam ce que des Danois croyaient comprendre d’un mot norrois.
La version moderne de l’histoire va plus loin et associe deux ruses, une Islande baptisée pour décourager les envieux, un Groenland baptisé pour attirer les naïfs ; le magazine National Geographic y voyait en 2016 une sagesse de cour de récréation. La moitié islandaise ne trouve aucun appui dans les textes médiévaux. Le Livre de la colonisation, la Landnámabók, raconte dans ses premiers chapitres que Flóki Vilgerðarson passe un hiver à Vatnsfjörður, sur la côte de Barðaströnd, où son bétail meurt faute de foin ; au printemps, il monte sur une montagne, voit au nord un fjord plein de glaces flottantes et donne au pays le nom d’Ísland. Qui a inventé l’échange symétrique des deux noms, et quand ? Les travaux consultés ne permettent pas de dater son apparition, et aucun des textes médiévaux qui expliquent l’un ou l’autre nom ne le contient.
Lac 578 et moraines de Baffin
Le camp d’en face a un argument solide, qui tient dans le mot fjord. Les colons s’installent au fond des fjords du sud-ouest, à l’abri des caps battus par la glace de dérive, là où l’herbe d’été nourrit le bétail. En 2017, l’UNESCO a inscrit sur la Liste du patrimoine mondial le paysage agricole de Kujataa, 34 892 hectares en cinq éléments, dont Qassiarsuk, bâti sur le site de Brattahlíð, en y voyant la plus ancienne introduction de l’agriculture dans l’Arctique et en soulignant le climat relativement doux du sud du Groenland. Erik y avait passé trois hivers avant de revenir recruter, et il allait vivre ensuite à Brattahlíð au milieu des familles qu’il avait convaincues. Leur vendre une terre gelée, alors qu’elles affronteraient elles-mêmes le premier hiver, aurait été une ruse à très courte vue. C’est l’argument le plus fort de ceux qui lisent dans le nom une description.
Les climatologues ont repris la question à leur façon, et leurs résultats ne s’emboîtent pas. En 2015, Nicolás Young et ses coauteurs datent au béryllium 10 des moraines, ces bourrelets de débris qui marquent l’avancée d’un glacier, sur l’île de Baffin et dans l’ouest du Groenland ; les glaciers y étaient déjà proches de leur extension du Petit Âge glaciaire pendant la période dite chaude du Moyen Âge, ce qui suggère un Atlantique Nord occidental resté froid. En 2019, Everett Lasher et Yarrow Axford mesurent l’oxygène des restes fossiles d’insectes aquatiques conservés dans des sédiments de lac près de Narsaq, au cœur de l’ancien établissement de l’Est, et y trouvent une période plus chaude entre 900 et 1400. En 2022, l’équipe de Boyang Zhao travaille sur le lac 578, voisin d’une ancienne ferme norroise. Elle ne relève aucun changement notable de température pendant la durée de la colonie, mais un assèchement persistant qui culmine au XVIᵉ siècle.
Le vert dépend donc de l’endroit où l’on enfonce le carottier. Le Groenland actuel est couvert de glace à plus de 80 %, et rien n’autorise à le repeindre en prairie pour donner raison à Erik ; aucune de ces études ne mesure d’ailleurs la couleur de l’herbe à Brattahlíð pendant l’été 985. Le vert des fjords intérieurs est réel, le vert du nom est une promesse, et de combien Erik a forcé le trait, à supposer qu’il l’ait forcé, les textes, qui ne gardent de lui qu’une phrase relayée par deux bouches avant d’être écrite, ne permettent pas de le dire.
Une copie de 1651
On ne connaît pas les mots d’Erik. On ne sait pas davantage si le nom Grænland est né avec lui ; Ari l’affirme, et aucun texte norrois plus ancien ne vient le confirmer. Adam écrit avant Ari, mais il ignore Erik et ne connaît que le nom.
L’original d’Ari a disparu, et le parchemin qui le transmettait aussi.
L’Íslendingabók n’est plus conservée que dans deux copies sur papier exécutées au XVIIᵉ siècle par Jón Erlendsson, prêtre de Villingaholt, pour l’évêque Brynjólfur Sveinsson, d’après un manuscrit ancien que les spécialistes placent vers 1200 et qui s’est perdu peu après. De la bouche d’un compagnon d’Erik, la phrase sur le beau nom a ainsi voyagé jusqu’à celle de Þorkell Gellisson, puis sous la plume d’Ari, puis sur ce parchemin disparu, avant que Jón Erlendsson ne la recopie sur un papier filigrané qu’il date lui-même de 1651, au feuillet 7 verso. Détaché vers 1690 par Árni Magnússon du volume qui le contenait, ce cahier est aujourd’hui conservé à l’Institut Árni Magnússon de Reykjavík sous la cote AM 113 a fol., où l’on peut encore lire le nom du Groenland et la raison qu’Erik lui aurait donnée.
Pour aller plus loin
Le Vinland, que l’Íslendingabók évoque en passant à propos des Skrælingjar, ouvre le dossier des voyages norrois vers l’Amérique et du site de L’Anse aux Meadows. La conversion de l’Islande, qu’Ari raconte en détail quelques chapitres plus loin, fournit le repère qui date l’installation d’Erik ; on peut le croiser avec la colonisation de l’Islande et l’Althing. Le déclin de l’établissement de l’Est au XVᵉ siècle prolonge le débat climatique, jusqu’aux vêtements d’Herjolfsnes. Autour, Lindisfarne, les drakkars et Rollon situent le même monde atlantique.
On le lit un peu partout. Erik le Rouge aurait appelé une terre gelée « pays vert » pour tromper ceux qui le suivraient. L’Islande, plus verte, aurait reçu au contraire un nom glacé pour décourager les envieux. L’histoire se passe à la fin du Xᵉ siècle, entre l’ouest de l’Islande et le sud du Groenland. Elle a tout d’une bonne anecdote, et il vaut la peine de chercher d’où elle sort.
Le récit d’un oncle
Tout part d’un petit livre écrit en Islande par un prêtre nommé Ari. Il le rédige au XIIᵉ siècle, longtemps après les faits. Ari raconte qu’Erik donna au pays le nom de Groenland. Il ajoute qu’Erik voulait ainsi attirer du monde, car un beau nom donnerait envie de partir.
Ari ne tient pas cette phrase d’un document. Il l’a entendue de son oncle. Cet oncle l’avait apprise au Groenland, de la bouche d’un homme qui avait fait le voyage avec Erik. La phrase est donc passée par deux bouches avant d’être écrite. Elle peut être fidèle, et personne ne peut le vérifier.
Ari ne parle jamais de ruse. Il rapporte seulement ce qu’Erik aurait dit. Le mot de coup publicitaire vient des lecteurs d’aujourd’hui, qui ont prêté une intention à une phrase de quelques mots.
Un banni en quête de terre
Des récits en prose écrits plus tard en Islande donnent la suite de l’histoire. On les appelle des sagas. Erik y apparaît comme un homme violent. Une dispute avec des voisins tourne mal et plusieurs hommes meurent. Une assemblée locale le déclare alors hors-la-loi.
Banni, Erik part vers l’ouest. Il cherche une côte qu’un marin avait aperçue autrefois, poussé là par une tempête. Il passe plusieurs hivers sur cette terre, puis il revient chercher des familles. Vingt-cinq navires partent avec lui. Quatorze seulement arrivent.
Ces sagas ne confirment pas Ari sur le nom du pays. Leurs auteurs ont recopié sa phrase presque mot pour mot. Elles n’apportent donc aucun témoin nouveau, seulement une deuxième et une troisième version du même récit.
Le sel et la glace
Ari n’est pas le premier à expliquer ce nom. Un demi-siècle plus tôt, un clerc allemand décrit les îles du Nord d’après des récits venus du Danemark. Ce clerc s’appelle Adam de Brême. Pour lui, les habitants du Groenland ont la peau bleuie par l’eau de mer, et le pays tire son nom de cette couleur.
L’explication d’Adam fait sourire. Elle montre pourtant que la plus ancienne explication écrite du nom ne parle pas de ruse. Elle montre aussi qu’Adam cherchait dans chaque nom une qualité du lieu.
Adam explique de la même façon le nom de l’Islande. Selon lui, il vient de la glace qui prend la mer autour de l’île. Les Islandais racontaient une histoire proche. Un vieux livre islandais parle d’un navigateur monté sur une montagne au printemps. De là-haut, il voit un fjord rempli de glaces flottantes. Aucun texte ancien ne dit que l’Islande reçut un nom triste pour éloigner les envieux. Personne ne sait quand cette idée est apparue.
De l’herbe au fond des fjords
Les colons d’Erik ne s’installent pas sur la glace. Ils choisissent le fond des fjords du sud-ouest, où l’herbe pousse l’été et nourrit le bétail. Ce paysage de fermes anciennes est aujourd’hui protégé par l’Unesco, comme le plus ancien lieu d’agriculture de l’Arctique.
Ceux qui défendent Erik ont là un bon argument. Erik avait vécu sur place avant d’attirer des familles. Il allait ensuite habiter au milieu d’elles. Tromper ses propres voisins sur la qualité de leurs pâturages aurait été une ruse bien courte.
Les spécialistes du climat ne tranchent pas la question. Près des fermes des colons, certaines mesures montrent un climat plus chaud au temps de la colonie. Plus à l’ouest, d’autres montrent des glaciers déjà très avancés. Une troisième étude ne trouve pas de changement de température, mais une sécheresse qui augmente lentement.
Le vert dépendait donc de l’endroit. Aujourd’hui, plus des quatre cinquièmes du pays restent sous la glace. Et personne ne sait de combien Erik a embelli sa terre, ni même s’il l’a embellie.
La phrase d’Ari se lit aujourd’hui à Reykjavík, sur une copie de papier qu’un prêtre islandais data lui-même de 1651.
La version complète raconte la querelle de poutres empruntées qui valut l’exil à Erik, et donne la phrase latine d’Adam de Brême sur les Groenlandais bleuis par le sel.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Ari Þorgilsson, *Íslendingabók*, chap. 6 (découverte et peuplement du Groenland, nom donné par Erik, datation à « quatorze ou quinze hivers » avant le christianisme, informateur Þorkell Gellisson) : copie sur papier de Jón Erlendsson datée de 1651 (colophon f. 7v) Stofnun Árna Magnússonar í íslenskum fræðum, Reykjavík, AM 113 a fol. ; seconde copie du même copiste, AM 113 b fol.
- *Eiríks saga rauða*, chap. 2 (exil d’Erik, querelle des setstokkar, condamnation à l’assemblée de Þórsnes, nom du Groenland) : Hauksbók, collection arnamagnéenne, AM 544 4to ; Skálholtsbók Stofnun Árna Magnússonar í íslenskum fræðum, Reykjavík, AM 557 4to
- *Grænlendinga saga*, chap. 1 (départ du Jæren, vingt-cinq navires partis et quatorze arrivés) : Flateyjarbók Stofnun Árna Magnússonar í íslenskum fræðum, Reykjavík, GKS 1005 fol.
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Sources primaires (suite)
- *Eyrbyggja saga*, chap. 24 (procès à l’assemblée de Þórsnes, découverte du Groenland, trois ans d’absence) éd. Einar Ól. Sveinsson et Matthías Þórðarson, Íslenzk fornrit IV, Reykjavík, 1935
- Adam de Brême, *Gesta Hammaburgensis ecclesiae pontificum*, IV, 36 (Island), 37 (Gronland, *homines ibi a salo cærulei*) et 39 (Winland) éd. Bernhard Schmeidler, Monumenta Germaniae Historica, Scriptores rerum Germanicarum in usum scholarum 2, Hanovre-Leipzig, 1917
- *Landnámabók*, chapitres d’ouverture, récit de Flóki Vilgerðarson à Vatnsfjörður éd. Jakob Benediktsson, Íslenzk fornrit I, Reykjavík, 1968
- Salle de Eiríksstaðir, Haukadalur (Islande occidentale), 12,5 m de long, 4 m de large au centre et 3 m aux pignons, fouille complète en 1998-1999 site archéologique
- Qassiarsuk, site de Brattahlíð, ruines Ø29 et Ø29a bien du patrimoine mondial « Kujataa », UNESCO, 2017
Bibliographie
- Régis Boyer (trad.), *Sagas islandaises*, Bibliothèque de la Pléiade 338, Paris, 1987, LXX-1993 p. (contient la *Saga d’Eiríkr le Rouge* et la *Saga des Groenlandais*) Gallimard
- Régis Boyer (trad.), *Le Livre de la colonisation de l’Islande (Landnámabók)*, Contributions du Centre d’études arctiques 10, Paris, 1973 ; réimpr. Berlin-Boston, 2018, DOI 10,1515/9783111413914 Moutonhttps://doi.org/10.1515/9783111413914
- Guðmundur Ólafsson, « Eiríksstaðir : The Farm of Eiríkr the Red », dans Andrew Wawn et Þórunn Sigurðardóttir (dir.), *Approaches to Vínland*, Reykjavík, 2001, p. 147-152 Sigurður Nordal Institute
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Sources en ligne
- « AM 113 a fol. | Handrit.is » Handrit.is, Stofnun Árna Magnússonar et Landsbókasafn Íslandshttps://handrit.is/manuscript/view/is/AM02-0113a
- « Íslendingabók ; AM 113 g fol. » Árnastofnunhttps://arnastofnun.is/is/greinar/islendingabok-am-113-g-fol
- « THE VERSES IN ERIC THE RED’S SAGA AND AGAIN : NORSE VISITS TO AMERICA », par Perkins Viking Society for Northern Research, publications en lignehttp://www.vsnrweb-publications.org.uk/Perkins.pdf
- « Middelalderens geographiske optegnelser (CCR/FM) - Adam af Bremen om Grönland », extrait de Finnur Magnússon et C. C. Rafn, *Grønlands historiske Mindesmærker* III, section XXIX heimskringla.nohttps://heimskringla.no/wiki/Middelalderens_geographiske_optegnelser_(CCR/FM)_-_Adam_af_Bremen_om_Gr%C3%B6nland
- « Kujataa Greenland : Norse and Inuit Farming at the Edge of the Ice Cap » UNESCO World Heritage Centrehttps://whc.unesco.org/en/list/1536/
- « Kujataa Greenland : Norse and Inuit Farming at the Edge of the Ice Cap - Gallery » UNESCO World Heritage Centrehttps://whc.unesco.org/en/list/1536/gallery/
- « Medieval warmth confirmed at the Norse Eastern Settlement in Greenland » Geology, GeoScienceWorldhttps://pubs.geoscienceworld.org/gsa/geology/article-abstract/47/3/267/568708/Medieval-warmth-confirmed-at-the-Norse-Eastern
- « Prolonged drying trend coincident with the demise of Norse settlement in southern Greenland » Science Advanceshttps://www.science.org/doi/10.1126/sciadv.abm4346
- « Flateyjarbók » Store norske leksikonhttps://snl.no/Flateyjarb%C3%B3k
- « Is Iceland Really Green and Greenland Really Icy ? » National Geographichttps://www.nationalgeographic.com/science/article/iceland-greenland-name-swap




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