Une perle de verre claire, presque sphérique, un peu plus d’un centimètre. Son propriétaire l’a laissée tomber sur la terrasse, du côté de la halle D, autour de l’an mille. Des fouilleurs l’ont récupérée dans les années 1960, puis un laboratoire de Parcs Canada l’a égarée pendant sa préparation, et il n’en subsiste que des photographies.
George Decker montre les bosses
En 1960, Helge Ingstad remonte la côte atlantique depuis la Nouvelle-Angleterre en cherchant des points de débarquement scandinaves. À L’Anse aux Meadows, George Decker le mène vers des bosses recouvertes d’herbe que le hameau appelle le vieux camp indien. Sa femme, l’archéologue Anne Stine Ingstad, y dirige de 1961 à 1968 les campagnes d’une équipe norvégienne, islandaise, suédoise et américaine, avant que Parcs Canada ne reprenne le chantier de 1973 à 1976.
Huit bâtiments sortent du sol, en mottes de gazon sur charpente de bois, dans le style islandais de la fin du Xᵉ siècle, groupés en quatre ensembles sur une terrasse bordée à l’est par une tourbière à sphaignes. Les objets datants sont rares. Une épingle à tête annulaire en bronze, dix centimètres à l’état neuf, de ce type hiberno-norrois répandu dans tout l’Occident scandinave entre 920 et 1050, gisait dans la fosse de forge de la halle D. Dans l’appentis de la halle F, une fusaïole de stéatite de 16,9 grammes, taillée dans un tesson de marmite dont le dessous garde sa suie, accompagnait une pierre à aiguiser les aiguilles. Sur les neuf briquets de jaspe usés puis jetés, quatre viennent de l’ouest du Groenland et cinq de l’ouest et du sud-ouest de l’Islande, ce qui renseigne sur la composition des équipages.
Des clous de bateau et un four à charbon
Le camp n’a pas d’étable.
Aucun enclos, aucun abri à bétail, aucune perturbation de la flore imputable au pâturage n’y a été repéré, et les os identifiables appartiennent tous au phoque et à la baleine. Une omoplate d’abord attribuée au porc domestique a été rendue au phoque. Sur un site norrois de l’Atlantique Ouest, l’anomalie est complète, puisque l’élevage forme le socle de la subsistance en Islande comme au Groenland.
Le fer et le bateau occupent la place que l’élevage laisse vide. Quatre-vingt-dix-neuf fragments de clous et un clou entier constituent la quasi-totalité du métal recueilli, quand soixante-cinq fermes fouillées en Norvège ont livré quinze clous au total. La radiographie montre que ceux de L’Anse aux Meadows ont été sectionnés au ciseau entre deux bordages, geste du reclouage d’une coque, et les deux tiers viennent de l’appentis de la halle F.
Le chantier lui-même est le calcul le plus parlant. Le minerai des marais, ramassé sur la berge du ruisseau où il se reforme en permanence, a été grillé puis fondu dans un petit fourneau de pierres et d’argile, avec du charbon produit dans une meule voisine, pour quelques kilogrammes de métal obtenus en une seule opération. La halle F atteint cent soixante mètres carrés, dont quatre-vingts consacrés au couchage, et les plates-formes de sommeil, dont les normes islandaises sont connues, offraient place à soixante-dix ou quatre-vingt-dix personnes pour l’ensemble du campement. Il a fallu mille cent mètres cubes de mottes pour les trois halles seules, au moins quatre-vingt-six arbres de dix à cinquante centimètres de diamètre pour les poteaux de toiture, plus le bois de charpente, les portes et les plates-formes. À partir du temps qu’a demandé la construction des répliques sur place, l’estimation donne soixante personnes pendant deux mois, ou quatre-vingt-dix pendant six semaines. Or la colonie du Groenland comptait alors quatre à cinq cents habitants, enfants et vieillards compris, de sorte que vingt à trente Groenlandais représentent déjà cinq à sept pour cent de sa population entière, même en supposant que les deux tiers des équipages fussent islandais. Une colonie permanente au Vinland se trouvait hors de portée démographique de celle qui l’aurait fondée.
Le départ, du reste, a été ordonné. Les occupants ont emporté l’outillage et l’inventaire domestique, et aucun bâtiment ne porte trace de réparation ni de reconstruction.
Compter vingt-neuf cernes depuis l’écorce
Cent quarante-huit datations au radiocarbone ont été obtenues sur le site, dont une cinquantaine sur des contextes scandinaves d’après le décompte de Birgitta Wallace, cinquante-cinq ou cinquante-six selon les publications récentes. Leur dispersion couvre l’âge viking entier et le déborde, pour une raison qui tient à l’âge propre du bois. Une planche d’épicéa travaillée à la hache a donné 640, un piquet de sapin baumier ramassé à côté d’elle a donné 980, et les deux avaient été jetés le même jour, l’épicéa pouvant vivre six cents ans et l’échantillon ayant été prélevé au cœur de la planche. Seuls les rameaux et les brindilles se groupent serré, entre 990 et 1050.
L’anomalie de 993 change la donne. Un afflux de rayonnement cosmique, probablement solaire, a fait bondir cette année-là la production de carbone 14 atmosphérique d’environ neuf pour mille, et la marque se lit dans les archives dendrochronologiques du monde entier. Il suffit dès lors de repérer le cerne qui la porte, puis de compter les cernes jusqu’à l’écorce. L’équipe réunie autour de Margot Kuitems et de Michael Dee a mesuré cent vingt-sept fois le carbone 14 sur quatre-vingt-trois cernes, prélevés sur quatre objets de bois de la couche scandinave. Le quatrième, 4A 70 B5-14, a été écarté parce que ses neuf cernes n’atteignaient pas 993. Les trois autres viennent d’arbres différents et d’au moins deux essences, et conservent tous leur dernier cerne sous l’écorce, où l’anomalie se lit vingt-neuf cernes avant le bord. L’abattage date donc de 1021, et deux objets livrent même la saison, l’un au printemps, l’autre en été ou en automne.
Cette convergence des trois arbres n’est pas le seul résultat statistiquement admissible. Au seuil de quatre-vingt-quinze pour cent, 1022 passe le test pour deux des trois morceaux, et 1019, 1020 et 1022 le passent pour le troisième. 1021 est le meilleur ajustement, pas le seul possible. Le plus solide du dispositif tient d’ailleurs à un détail d’apparence secondaire, la conservation du dernier cerne sous l’écorce, qui écarte le bois flotté, lequel aurait perdu cette couche au fil de l’eau. Et le résultat porte sur ce qu’il porte, trois arbres coupés à la lame de métal cette année-là.
Trois noix qui ne poussent pas ici
Dans les déchets de charpenterie tombés dans la tourbière à l’ouest de l’ensemble D-E, les fouilleurs ont ramassé trois noix et une loupe de bois de noyer cendré, Juglans cinerea, celle-ci tranchée à la lame. L’espèce n’a jamais poussé à Terre-Neuve. Sa limite septentrionale se situe vers le quarante-septième parallèle, dans l’intérieur de la Miramichi et dans la vallée du Saint-Laurent à l’ouest de Baie-Saint-Paul, soit un millier de kilomètres au sud, ce qui suffit à prouver que quelqu’un ayant hiverné ici était descendu jusque-là.
Le noyer cendré partage son aire avec la vigne sauvage, Vitis riparia, et les deux fructifient à la même saison. Birgitta Wallace en tirait que les raisins des sagas ne sont pas un ornement littéraire, puisque celui qui a ramassé les noix a presque certainement vu les vignes. L’argument ne règle pourtant pas la question du nom. Helge Ingstad a défendu toute sa vie une lecture Vin-land, avec un i bref, qui signifierait pays de pâturage ; les philologues du norrois ne l’ont jamais acceptée. La noix mesure une distance, et cette mesure vaut quoi qu’ait signifié le premier élément du nom.
Le toponyme moderne, au passage, n’a rien de scandinave. L’ancien nom du lieu est L’Anse à la Médée, d’après un navire de la station de pêche française qui a tenu la baie jusqu’en 1904.
De ces indices Birgitta Wallace a tiré une géographie. L’Anse aux Meadows serait le Straumfjord de la Saga d’Eiríkr le Rouge, base d’hivernage et de transbordement, et le Hóp de la même saga, camp d’été où l’on coupe le bois et ramasse le raisin, se trouverait sur la rive nord-est du Nouveau-Brunswick, derrière ces barres de sable qu’on y nomme barachois.
Sous la tourbe, à trente mètres de la ruine D
En août 2018, Paul Ledger, Linus Girdland-Flink et Véronique Forbes ouvrent une tranchée de soixante-cinq centimètres sur un mètre cinquante à l’est de la ruine D, pour échantillonner la tourbière et reconstituer l’environnement du campement. Entre trente-cinq et quarante-cinq centimètres de profondeur, ils tombent sur autre chose, un horizon finement lamellé fait de surfaces piétinées où se mêlent charbon, copeaux, feuilles, brindilles et insectes visibles à l’œil nu.
La densité d’insectes y atteint 0,24 coléoptère par millilitre, valeur très élevée pour une tourbière naturelle, et Simplocaria metallica, tenu pour introduit au Canada, se rencontre au Groenland dans des contextes norrois. Des spores de champignons coprophiles apparaissent dans sept échantillons sur douze, indice de fumier ou d’herbivores à proximité. Trois datations sur matériel à vie courte placent pourtant la couche entre le milieu du XIIᵉ siècle et la fin du XIIIᵉ, après les estimations les plus généreuses de la présence scandinave, et les auteurs écrivent que son affinité culturelle demeure indéterminée.
Le même article avance un second résultat, plus discuté. Un modèle bayésien appliqué aux datations anciennes place le début de l’occupation scandinave entre 910 et 1030, sa fin entre 1030 et 1145, et donne à sa durée un intervalle de zéro à cent quatre-vingt-quinze ans à deux sigma. Le résumé en a tiré que l’activité norroise avait pu se prolonger un siècle. Michael Dee et Margot Kuitems ont répondu dans la même revue que la queue de cette distribution traduit l’imprécision des mesures plutôt qu’une durée réelle, et que le résultat le plus probable se compte en années. Paul Ledger et ses coauteurs ont répliqué par un titre qui vaut argument, leur modèle exprime les incertitudes inhérentes aux données radiocarbone. La même tranchée nourrit une seconde divergence, Wallace tenant qu’aucun groupe autochtone n’occupait le site pendant la phase scandinave, ses trois auteurs envisageant une aire d’interaction partagée.
Aucun objet portant la trace matérielle d’un échange n’est sorti du sol.
Une saga commandée pour une canonisation
La première mention écrite du Vinland ne vient pas d’Islande. Adam de Brême rédige entre 1073 et 1076 ses Gesta Hammaburgensis ecclesiae pontificum, dont le quatrième livre décrit les îles du Nord. Au chapitre 39, il signale une île nommée Winland, « eo quod ibi vites sponte nascantur », parce que la vigne y pousse d’elle-même. Son informateur est le roi de Danemark Svend Estridsen. Une cinquantaine d’années après l’abattage de 1021, un clerc allemand rapporte donc de seconde main ce qu’un roi lui a dit.
Les sagas viennent plus tard, et les manuscrits plus tard encore. La Saga des Groenlandais n’est conservée que par un témoin, le Flateyjarbók, copié entre 1387 et 1394 et coté GKS 1005 fol. à l’Institut Árni Magnússon de Reykjavík. La Saga d’Eiríkr le Rouge en compte deux, le Hauksbók, AM 544 4to, du début du XIVᵉ siècle, et le Skálholtsbók, AM 557 4to, des années 1420-1450.
La distance n’est pas seulement chronologique. On a montré que la Saga d’Eiríkr le Rouge a été mise en forme pour appuyer une demande de canonisation, celle de l’évêque Björn Gílsson, mort en 1162 et descendant direct de Thorfinnr Karlsefni et de Gudrídr Thorbjarnardóttir, un dossier de béatification réclamant des ancêtres illustres. Le juriste islandais Haukr Erlendsson, qui a donné la version du Hauksbók, descendait lui-même du même couple, à neuf générations. Le texte s’en ressent, le rôle de Karlsefni et de Gudrídr y enfle, celui de Leifr Eiríksson se réduit à une découverte accidentelle et le nom de Leifsbúdir disparaît.
Le faux le plus célèbre est beaucoup plus récent. Acquise par Yale au milieu des années 1960, la carte du Vinland passait pour une mappemonde du XVᵉ siècle portant une Vinlanda Insula au sud-ouest du Groenland, jusqu’à ce que l’analyse publiée en septembre 2021 y trouve, dans chaque ligne, un composé de titane apparu dans les encres des années 1920.
Birgitta Wallace a fouillé L’Anse aux Meadows sous Anne Stine Ingstad en 1964 puis en 1968, elle est revenue avec Parcs Canada en 1973, elle a dirigé le programme archéologique à partir de 1976 et elle a cosigné en 2021 l’article qui a donné une année au site. Elle est morte à Halifax le 20 mai 2025, à quatre-vingt-onze ans. Le Hóp qu’elle plaçait derrière les barachois du Nouveau-Brunswick n’a jamais été localisé, et son hypothèse repose toujours sur trois noix et une loupe de bois sorties d’une tourbière à mille kilomètres de là.
Pour aller plus loin
Le sujet touche à la colonie norroise du Groenland, fondée vers 985 et éteinte au XVᵉ siècle, dont les besoins en bois expliquent le voyage vers l’ouest. Il croise aussi les sagas islandaises comme source historique, et les contacts entre Scandinaves et populations du Dorset dans l’Arctique canadien.
On dit souvent que les Vikings ont atteint l’Amérique bien avant les autres Européens. L’affaire a longtemps tenu sur des récits islandais en prose, les sagas, copiés des siècles après les voyages qu’ils racontent. Un seul campement scandinave a été retrouvé et reconnu sur le continent, à la pointe nord de Terre-Neuve, face au Labrador. Il s’appelle L’Anse aux Meadows. Ce qu’il démontre, et jusqu’où, tient à quelques objets et à des morceaux de bois.
Des bosses dans l’herbe
En 1960, un explorateur norvégien longe la côte atlantique en cherchant des points de débarquement scandinaves. Un habitant du hameau le conduit vers des bosses couvertes d’herbe que tout le monde appelle le vieux camp indien. Sous le gazon dorment huit bâtiments, montés en mottes de terre sur une charpente de bois, dans le style des fermes islandaises de l’époque. Les fouilles ont duré des années, norvégiennes d’abord, canadiennes ensuite.
Le sol rend peu d’objets datables. Une épingle de bronze à tête annulaire, du type que portaient alors les Scandinaves, gisait dans la fosse de forge d’une grande salle. Dans un appentis voisin, les fouilleurs ont ramassé un poids de fuseau taillé dans un tesson de marmite en pierre, dont le dessous gardait sa suie. Des pierres à feu usées viennent du Groenland et de l’Islande.
Un camp sans étable
Le camp n’élevait rien. Aucun enclos, aucun abri à bêtes, et les os identifiables appartiennent au phoque et à la baleine. L’anomalie est complète, puisque l’élevage nourrissait l’Islande comme le Groenland.
À la place, le fer domine. Presque tout le métal ramassé se réduit à des fragments de clous de navire, coupés au ciseau entre les planches d’une coque. Le geste est celui d’un radoub. Les hommes venus là réparaient des bateaux, et ils fabriquaient leur métal sur place, à partir du minerai que le ruisseau dépose sur sa berge.
Monter ces bâtiments a demandé beaucoup de bras pendant des semaines, et les plates-formes de couchage pouvaient recevoir plusieurs dizaines de dormeurs. La colonie du Groenland comptait alors quelques centaines d’habitants en tout. Une installation permanente si loin dépassait ses moyens. Le départ a été calme. Les occupants ont emporté leurs outils et rien n’a été réparé derrière eux.
La marque venue du ciel
Le site a livré plus de cent mesures au radiocarbone, cette méthode qui date une matière organique, étalées sur des siècles. Le bois en est la cause. Une planche prélevée au cœur d’un arbre très vieux paraît bien plus ancienne que le jour où on l’a jetée.
Un afflux de rayonnement venu de l’espace, probablement du soleil, a frappé l’atmosphère en 993 et fait grimper d’un coup la quantité de carbone radioactif. Les arbres du monde entier ont enregistré ce pic dans leur anneau de croissance de cette année-là. Il suffit ensuite de compter les anneaux jusqu’à l’écorce.
Des bois du campement ont gardé leur dernier anneau sous l’écorce, celui que le bois flotté perd toujours en mer. Le pic s’y lit vingt-neuf anneaux avant le bord. L’abattage tombe donc en 1021, et la présence européenne en Amérique tient pour la première fois dans une année de calendrier.
Cette année-là est le meilleur ajustement possible, et les années voisines n’ont pas été éliminées pour autant. La durée du séjour, elle, échappe encore. Une équipe a calculé que l’activité scandinave avait pu se prolonger très longtemps sur le site. Une autre a répondu que cet étalement traduit l’imprécision des mesures, et que le séjour se compte plutôt en années. Le désaccord tient toujours.
Le voyage vers le sud
Dans les copeaux de charpenterie tombés dans la tourbière, les fouilleurs ont ramassé trois noix et un nœud de bois de noyer cendré, celui-ci tranché à la lame. Cet arbre ne pousse pas à Terre-Neuve et n’y a jamais poussé. Sa limite nord se situe à mille kilomètres plus au sud, du côté de la vallée du Saint-Laurent.
Le noyer cendré partage son territoire avec la vigne sauvage, et leurs fruits mûrissent à la même saison. Celui qui a ramassé ces noix avait donc très probablement vu des vignes, et le raisin des récits islandais cesse d’être un ornement de conteur. Quelqu’un qui avait hiverné à Terre-Neuve était descendu très bas le long de la côte.
Plus bas sur cette côte, un second camp a été proposé, un camp d’été abrité derrière des barres de sable. On y aurait coupé le bois et ramassé le raisin. Aucune fouille n’en a jamais retrouvé la trace.
Du voyage vers le sud, il reste trois noix et un morceau de bois coupé à la lame, sortis d’un tas de copeaux tombé dans la tourbe.
La version complète donne le détail des clous de bateau, la perle de verre qu’un laboratoire a égarée, et la dispute encore ouverte entre spécialistes sur la durée du séjour.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- *Eiríks saga rauða*, version du Hauksbók, fol. 93r-101v Reykjavík, Stofnun Árna Magnússonar í íslenskum fræðum, AM 544 4to
- *Eiríks saga rauða*, version du Skálholtsbók, vers 1420-1450 Reykjavík, Stofnun Árna Magnússonar í íslenskum fræðum, AM 557 4to
- *Grœnlendinga saga*, unique témoin conservé, dans le Flateyjarbók copié entre 1387 et 1394 Reykjavík, GKS 1005 fol.
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Sources primaires (suite)
- Adam de Brême, *Gesta Hammaburgensis ecclesiae pontificum*, livre IV (*Descriptio insularum aquilonis*), chapitre 39, rédigé entre 1073 et 1076 mention de Winland et de la vigne
- Objets de bois 4A 59 E3-1 (sapin), 4A 68 E2-2 (sapin) et 4A 68 J4-6 (genévrier ou thuya), couche scandinave de L’Anse aux Meadows, dernier cerne sous écorce conservé, abattage daté de 1021 collections de Parcs Canada
- Objet de bois 4A 70 B5-14, neuf cernes, écarté de l’analyse faute d’atteindre l’anomalie de 993 collections de Parcs Canada
- Horizon culturel 4A800B7, tranchée de 0,65 × 1,50 m ouverte en août 2018 à trente mètres à l’est de la ruine D, couche lamellée entre 35 et 45 cm de profondeur L’Anse aux Meadows, site EjAv-01
- Fusaïole de stéatite, 16,9 g, taillée dans un tesson de marmite, appentis de la halle F lieu historique national de L’Anse aux Meadows, exposée au centre d’accueil
- Épingle à tête annulaire en bronze, 10 cm à l’état neuf, type hiberno-norrois, fosse de forge de la halle D lieu historique national de L’Anse aux Meadows
- Perle de verre claire d’un peu plus d’un centimètre, terrasse à l’est de la halle D, égarée lors de sa préparation en laboratoire et connue par photographies et description seules
Bibliographie
- Margot Kuitems, Birgitta L. Wallace, Charles Lindsay et alii, « Evidence for European presence in the Americas in ad 1021 », *Nature* 601 (7893), 2022, p. 388-391, DOI 10,1038/s41586-021-03972-8 Naturehttps://doi.org/10.1038/s41586-021-03972-8
- Paul M. Ledger, Linus Girdland-Flink et Véronique Forbes, « New horizons at L’Anse aux Meadows », *Proceedings of the National Academy of Sciences* 116 (31), 2019, p. 15341-15343, DOI 10,1073/pnas.1907986116 PNAShttps://doi.org/10.1073/pnas.1907986116
- Michael W. Dee et Margot Kuitems, « Duration of activity inestimable due to imprecision of the data », *Proceedings of the National Academy of Sciences* 116 (46), 2019, p. 22907, DOI 10,1073/pnas.1914651116 PNAShttps://doi.org/10.1073/pnas.1914651116
- Paul M. Ledger, Linus Girdland-Flink et Véronique Forbes, « Reply to Dee and Kuitems : our model is an expression of the uncertainties inherent in the radiocarbon data », *Proceedings of the National Academy of Sciences* 116 (46), 2019, p. 22908, DOI 10,1073/pnas.1914993116 PNAShttps://doi.org/10.1073/pnas.1914993116
- Birgitta Wallace, « The Norse in Newfoundland : L’Anse aux Meadows and Vinland », *Newfoundland and Labrador Studies* 19 (1), 2003, p. 5-43 Memorial University of Newfoundland
- Reidar Nydal, « A Critical Review of Radiocarbon Dating of a Norse Settlement at L’Anse aux Meadows, Newfoundland Canada », *Radiocarbon* 31 (3), 1989, p. 976-985, DOI 10,1017/S0033822200012613 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/S0033822200012613
- Régis Boyer (trad., prés. et annot.), *Sagas islandaises*, Paris, 1987, section « Sagas du Vinland » Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade
Sources en ligne
- « Culture et histoire – Lieu historique national de L’Anse aux Meadows » Parcs Canadahttps://parcs.canada.ca/lhn-nhs/nl/meadows/culture
- « Lieu historique national de L’Anse aux Meadows » UNESCO, Centre du patrimoine mondialhttps://whc.unesco.org/fr/list/4/
- « L’Anse aux Meadows », notice signée Birgitta Wallace l’Encyclopédie canadiennehttps://thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/anse-aux-meadows-l
- « Analysis unlocks secret of the Vinland Map : It’s a fake », 1er septembre 2021 YaleNewshttps://news.yale.edu/2021/09/01/analysis-unlocks-secret-vinland-map-its-fake
- « AM 544 4to », notice de manuscrit Handrit.is, Stofnun Árna Magnússonarhttps://handrit.is/manuscript/view/en/AM04-0544
- « GKS 1005 fol. », notice de manuscrit Handrit.is, Stofnun Árna Magnússonarhttps://handrit.is/manuscript/view/is/GKS02-1005
- « Evidence for European presence in the Americas in ad 1021 », texte intégral PubMed Central, PMC8770119https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC8770119/
- « New horizons at L’Anse aux Meadows », tiré à part Parks Canada Historyhttp://parkscanadahistory.com/publications/meadows/pnas-v116-n31-2019.pdf
- « Archaeologist who tied the Norse and Newfoundland together has died », 28 mai 2025 CBC News, Terre-Neuve-et-Labradorhttps://www.cbc.ca/news/canada/newfoundland-labrador/birgitta-wallace-obit-1.7545864









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