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Colonisation de l’Islande et Althing, une île vide et un parlement ?

Marine SABRES / Wikimedia Commons
10 min de lecture27 sources vérifiées
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Des clercs revenus de Thulé ont raconté au moine irlandais Dicuil qu’au solstice d’été le soleil couchant s’y cachait à peine derrière une petite hauteur, et qu’on voyait assez clair, en pleine nuit, pour ôter les poux de sa chemise. Dicuil consigne leur témoignage en 825, au chapitre VII de son Liber de mensura orbis terrae, et précise qu’ils avaient vécu sur l’île du 1ᵉʳ février au 1ᵉʳ août, une trentaine d’années auparavant. Si Thulé désigne bien l’Islande, comme on l’admet d’ordinaire, des hommes y ont passé un été vers 795, trois générations avant la colonisation de l’Islande que racontent les textes islandais.

Des cloches irlandaises sur une île sans maître

Trois siècles plus tard, un autre texte retrouve ces hommes. Au premier chapitre de son Íslendingabók, le « Livre des Islandais », le prêtre Ari Þorgilsson écrit que les Norvégiens trouvèrent sur l’île des chrétiens qu’ils appelaient papar. Ceux-ci s’en allèrent, ne voulant pas vivre parmi des païens, et laissèrent derrière eux des livres irlandais, des cloches et des crosses, à quoi l’on reconnut leur origine. Le même chapitre ajoute qu’une forêt couvrait alors le pays entre les montagnes et le rivage. La Landnámabók, le « Livre de la colonisation », reprend l’épisode dans son prologue et place les trouvailles à l’est, dans l’île de Papey et à Papýli.

L’Islande n’avait donc, selon ses propres historiens, personne à déposséder. C’est le premier sens de l’« île vide », et il vient d’Ari lui-même, pour qui les seuls occupants antérieurs étaient partis de leur plein gré. Aucune population indigène n’y a jamais été repérée, et sur ce plan la formule tient. Pour les papar, l’archéologie n’a rien à montrer. En 2012, Orri Vésteinsson et Thomas McGovern relevaient qu’aucun dépotoir, aucune sépulture, aucun bâtiment abandonné, aucun objet n’avait été retrouvé scellé sous la cendre qui marque le début de la colonisation, et les cloches d’Ari ne sont connues que par Ari, puis par le livre qui le recopie.

Deux témoins indépendants, à trois siècles d’écart, et pas un tesson entre eux.

Ari compte à partir d’un roi d’Est-Anglie

Pour dater l’arrivée des premiers colons, Ari ne disposait d’aucune annale islandaise, et il écrit donc que l’île fut peuplée pour la première fois au temps où Ívarr, fils de Ragnarr, fit tuer Edmond, roi d’Est-Anglie, ce qui donne selon son calcul l’an 870 après la naissance du Christ, avant de faire d’Ingólfr Arnarson le premier Norvégien installé à demeure, là où s’élève aujourd’hui Reykjavík. L’ancre est anglaise. La Chronique anglo-saxonne range la mort d’Edmond à son annale 870, que les historiens ramènent à novembre 869 dans le comput actuel. On date son livre des années 1122 à 1133, deux siècles et demi après les faits, à partir d’informateurs dont il cite plusieurs noms, et son prologue demande qu’on corrige ce qui s’y révélerait faux. Un détail plus prosaïque du premier chapitre montre l’ampleur du mouvement. Le roi Haraldr, craignant de voir son royaume se dépeupler, aurait interdit l’émigration avant de laisser partir quiconque lui verserait cinq aurar (des onces d’argent), un droit de sortie vers une île où aucun roi ne commandait.

La Landnámabók va beaucoup plus loin dans le détail. Elle fait le tour de l’île région par région et nomme quelque 430 colons, environ 3 500 personnes et 1 500 fermes, selon le décompte présenté par le philologue Vésteinn Ólason lors d’une conférence donnée en 2003 à l’université de Victoria. Sa plus ancienne rédaction conservée, la Sturlubók, date des années 1275-1280, quatre siècles après les arrivées qu’elle raconte. Rien n’y distingue le souvenir transmis de la généalogie arrangée après coup, et aucune liste de passagers ne permet de la contrôler.

Landnámslag

Le sol islandais contient sa propre horloge. Une éruption du système volcanique de Veiðivötn a déposé sur presque tout le pays une fine couche de cendre que les géologues appellent landnámslag, la « couche de la colonisation ». Elle a aussi été piégée dans les glaces du Groenland, où les couches annuelles se comptent une à une. Le forage européen GRIP la plaçait en 871, à deux ans près, le forage américain GISP2 en 877, à quatre ans près. En 2017, Magdalena Schmid, Andrew Dugmore, Orri Vésteinsson et Anthony Newton retiennent 877, à un an près, et retrouvent cette cendre, ou deux autres tombées vers 938 et en 939, sur 58 % des 253 sites anciens solidement datés de l’île.

Tout ce qui repose sous cette cendre lui est antérieur, et c’est là que l’affaire se complique. À Reykjavík, les fouilles de 2001 au 16 Aðalstræti ont dégagé une halle habitée au Xᵉ siècle et, au nord de celle-ci, un fragment de mur de gazon contre lequel la cendre est venue se déposer. Le mur était donc debout avant elle. Dans la vallée de Mosfell, à Hrísbrú, une ferme fouillée par l’équipe de Jesse Byock, une modélisation publiée en 2018 place les premiers pollens liés à des champs cultivés entre 830 et 881, très probablement avant la chute de la cendre, alors que les premiers bâtiments connus du site sont plus tardifs.

Plus à l’est, à Stöð, dans le Stöðvarfjörður, Bjarni F. Einarsson fouille depuis 2015 une grande halle qu’il date des années 860-870 et, sous elle, une construction plus ancienne qu’il place vers 800. Il y voit un camp saisonnier, occupé l’été par des équipes venues chercher des ressources à rapporter en Norvège. Il donne lui-même cette date comme une estimation, tirée du radiocarbone et d’autres indices.

Vésteinsson et McGovern en tiraient dès 2012 une formule sobre. Des gens sont venus avant 870, l’occupation du pays entier est postérieure. Ari, qui ignorait tout des forages, tombe à quelques années de leur date, et c’est peut-être le résultat le plus remarquable de l’enquête.

Vingt-quatre mille passagers en moins de vingt ans ?

Aucun registre n’a compté les arrivants, et tous les chiffres qui circulent sont des estimations. En 2012, Vésteinsson et McGovern partent des fouilles de Mývatnssveit, au nord-est, où plus de trente sites ont été sondés ou dégagés. La densité et la précocité de ces fermes leur font conclure qu’au moins 24 000 personnes ont dû être transportées en moins de vingt ans. Ils présentent eux-mêmes ce résultat comme une hypothèse, faute de données comparables pour les autres régions du pays.

Le même numéro de la Norwegian Archaeological Review publiait des commentaires. James Barrett, de l’université de Cambridge, intitulait le sien « Counting Invisible Icelanders », compter des Islandais invisibles, et l’historien Jón Viðar Sigurðsson, de l’université d’Oslo, parlait sans détour de « spéculation sur une spéculation ». En 2018, l’équipe de généticiens qui publie les génomes anciens de l’île rappelle dans son introduction l’estimation courante de 8 000 à 16 000 colons. D’un ordre de grandeur à l’autre, l’écart va du simple au triple, et aucune source écrite ne permet de trancher.

Ces génomes, publiés dans Science par S. Sunna Ebenesersdóttir, Agnar Helgason, Kári Stefánsson et leurs collègues, proviennent de vingt-sept squelettes des premières générations. On y trouve des individus d’ascendance norroise, d’autres d’ascendance gaélique, venus d’Irlande et d’Écosse, d’autres encore mêlés, avec une médiane de 57 % d’origine norroise dans l’échantillon selon le compte rendu qu’en donne la revue Gripla. Les Islandais d’aujourd’hui, façonnés par onze siècles de dérive génétique, se sont éloignés de ces fondateurs, qui n’ont pas tous contribué également au peuplement actuel. Ses auteurs rappellent que beaucoup de colons gaéliques sont arrivés comme esclaves, avec des chances réduites de survivre et d’avoir une descendance. L’île vide d’Ari s’est remplie d’hommes libres venus de Norvège et d’esclaves venus de l’ouest, là où son premier chapitre ne mentionne qu’une grande migration norvégienne.

Au pied de l’Almannagjá

D’après Ari, l’Islande a d’abord connu une assemblée à Kjalarnes, près de l’actuelle Reykjavík, avant qu’un certain Úlfljótr ne rapporte de Norvège une loi et que l’Althing, l’« assemblée de tous », soit fondé sur son conseil. Le millésime de 930 sort d’une chronologie compliquée, et l’historien Paul Seaward y voit une conjecture, juste à quelques années près. On préférera l’expression « vers 930 » qu’emploie le parc national de Þingvellir, parce qu’elle laisse voir la part de calcul.

L’assemblée se tient chaque été, une quinzaine de jours, dans la plaine au pied de la faille de l’Almannagjá. Trente-neuf chefferies, les goðorð, se partagent le pays, et leurs titulaires, les goðar, peuvent les hériter, les donner ou les vendre. Chaque paysan libre s’attache au goði de son choix, dans les limites de son quartier, et peut en changer. Jesse Byock, qui fouille la vallée de Mosfell, a consacré à cette société sans roi un livre traduit en français en 2007, L’Islande des Vikings. Le Conseil de la loi, la lögrétta, réunit les goðar. Depuis les années 960, quatre tribunaux de quartier siègent pendant la session, et un cinquième, créé au début du XIᵉ siècle, juge les affaires qu’ils ne parviennent pas à régler. Au centre de tout, le récitant de la loi, élu pour trois ans par la lögrétta, seul salarié de la communauté, connaît la loi par cœur, doit la réciter en entier au Lögberg, le « rocher de la loi », en trois étés, et répéter chaque année les règles de procédure.

Cette loi récitée n’a été mise par écrit qu’au cours de l’hiver 1117-1118, chez Hafliði Másson, d’après le dixième chapitre d’Ari. Aucun exemplaire de cette première rédaction ne subsiste. Le recueil qu’on appelle Grágás, l’« Oie grise », est connu par des manuscrits plus tardifs, dont la Konungsbók, cote GKS 1157 fol. Quatre-vingts de ses feuillets datent des environs de 1250, et les treize premiers ont été copiés vers 1300. La loi de l’Althing que lisent les historiens est celle du milieu du XIIIᵉ siècle, mise au propre peu avant 1262, quand les Islandais prêtent allégeance au roi de Norvège par le Gamli sáttmáli, l’« ancien pacte ».

Le Lögberg lui-même a disparu. Son rôle s’efface après 1262, et l’on ignore aujourd’hui où il se trouvait. Le parc national propose deux emplacements, le rebord plat au sommet du talus de Hallurinn, là où se dresse le mât du drapeau, ou le pied de la paroi la plus haute, dans la faille même, et admet qu’on ne pourra sans doute jamais trancher. Des búðir, les abris de gazon et de pierre où logeaient les participants, subsistent les fragments d’une cinquantaine.

HMS Rodney à Þingvellir

En 1930, l’Islande fête à Þingvellir le millénaire de son assemblée. Le roi et la reine de Danemark et d’Islande sont présents, des délégations arrivent de partout, et la Grande-Bretagne envoie le cuirassé HMS Rodney, alors tout récent. La presse internationale répète alors que l’Althing est le plus vieux parlement du monde. Paul Seaward, historien du Parlement britannique, n’est pas sûr que la formule vienne des Islandais eux-mêmes et soupçonne les journaux étrangers. Le pays, souverain depuis 1918 en union personnelle avec le Danemark, y trouvait probablement l’occasion d’ancrer son jeune État dans une histoire longue.

L’histoire de l’institution plaide mal pour la continuité. Après 1262, l’Althing perd l’essentiel de ses fonctions législatives et survit surtout comme tribunal ; sa dernière session à Þingvellir date de 1798, et un décret royal le supprime en 1800 au profit d’une cour de juristes. Il renaît en 1845 à Reykjavík, comme simple assemblée consultative, porté par le mouvement national, et ne retrouve des pouvoirs législatifs qu’en 1874. Quand l’île de Man fête à son tour, en 1979, le millénaire du Tynwald, elle le présente comme le plus ancien parlement à l’existence ininterrompue. Seaward va plus loin. Un parlement, au sens où les historiens emploient le mot, suppose une représentation, des membres munis de pleins pouvoirs et un consentement à l’impôt, or l’Althing ne lève aucun impôt, et ses membres de plein droit sont des chefs qui héritent ou achètent leur charge. Le camp adverse a pourtant des arguments solides. Chaque homme libre peut prendre la parole au Lögberg, chaque paysan choisit son goði et peut le quitter, et l’UNESCO, en inscrivant le site en 2004, décrit des lois conçues comme un pacte entre hommes libres. Seaward reconnaît aussi qu’aucune assemblée de l’époque n’est aussi bien documentée, en ajoutant que cette documentation a été écrite près de deux siècles après la fondation. La décision du Comité du patrimoine mondial contient d’ailleurs une coquille, qui fait fonder l’assemblée en 980 dans l’un de ses critères, alors que la description jointe donne 930.

À la Stofnun Árna Magnússonar de Reykjavík, deux cahiers de papier portent les cotes AM 113 a fol. et AM 113 b fol. Le pasteur Jón Erlendsson, de Villingaholt, les a copiés en 1651 pour l’évêque Brynjólfur Sveinsson, le second parce que l’évêque n’était pas satisfait du premier, sur un vélin médiéval qu’Árni Magnússon chercha en vain un demi-siècle plus tard ; rentrés de Copenhague en 1974, ils sont la seule voie par laquelle nous parviennent l’année 870, le nom d’Úlfljótr et l’assemblée dont l’Islande a fêté le millénaire en 1930.

Pour aller plus loin

Les mêmes textes d’Ari conduisent à la colonisation du Groenland par Eiríkr le Rouge et aux voyages vers le Vinland. Le fonctionnement de l’Althing éclaire aussi la conversion de l’Islande au christianisme, décidée par l’assemblée en 999 ou 1000, ainsi que le débat sur la valeur historique des sagas islandaises.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Dicuil, *Liber de mensura orbis terrae*, achevé en 825, chapitre VII, témoignage de clercs ayant vécu sur Thulé du 1ᵉʳ février au 1ᵉʳ août, une trentaine d’années avant la rédaction éd. J. J. Tierney et Ludwig Bieler, *Dicuili Liber de mensura orbis terrae*, Scriptores Latini Hiberniae 6, Dublin, 1967, Dublin Institute for Advanced Studies
  2. Ari Þorgilsson, *Íslendingabók*, rédigée entre 1122 et 1133, prologue, chapitre 1 (papar, forêt, première colonisation datée par la mort d’Edmond, droit de sortie de cinq aurar), chapitres 2 et 3 (Úlfljótr, Kjalarnes, fondation de l’Althing), chapitre 10 (mise par écrit des lois, hiver 1117-1118) copies sur papier de Jón Erlendsson, 1651, Stofnun Árna Magnússonar í íslenskum fræðum, Reykjavík, AM 113 a fol. et AM 113 b fol.
  3. *Landnámabók*, rédaction dite Sturlubók, vers 1275-1280, prologue (papar, trouvailles de Papey et de Papýli) et dénombrement des colons par régions trad. française de Régis Boyer, voir bibliographie
Voir les 24 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. *Chronique anglo-saxonne*, annale 870, mort d’Edmond, roi d’Est-Anglie, ramenée à novembre 869 trad. Michael Swanton, *The Anglo-Saxon Chronicles*, Londres, 2000, p. 70-71, Phoenix
  2. *Grágás*, Konungsbók, parchemin, ff. 14-93 copiés vers 1250, ff. 1-13 copiés vers 1300 GKS 1157 fol., lieu de conservation [À VÉRIFIER]
  3. Fragment de mur de gazon antérieur à la couche de cendre du Landnám et halle du Xᵉ siècle, fouilles de 2001 Borgarsögusafn Reykjavíkur, exposition de la colonisation, Aðalstræti 16, Reykjavík
  4. Site de l’Althing à Þingvellir, vestiges d’une cinquantaine de búðir de gazon et de pierre, emplacement du Lögberg non identifié Parc national de Þingvellir, patrimoine mondial de l’UNESCO, bien n° 1152, inscrit en 2004

Bibliographie

  1. Régis Boyer, *Le Livre de la colonisation de l’Islande (Landnámabók)*, introduction, traduction, notes et commentaire, Paris, 1973, Contributions du Centre d’études arctiques 10 Mouton
  2. Jesse L. Byock, *L’Islande des Vikings*, traduit de l’anglais par Béatrice Bonne, préface de Jacques Le Goff, Paris, 2007, IX-492 p., Collection historique Aubier
  3. Orri Vésteinsson et Thomas H. McGovern, « The Peopling of Iceland », *Norwegian Archaeological Review* 45 (2), 2012, p. 206-218, DOI 10,1080/00293652,2012,721792 Norwegian Archaeological Reviewhttps://doi.org/10.1080/00293652.2012.721792
  4. James H. Barrett, « Counting Invisible Icelanders », commentaire à Vésteinsson et McGovern, *Norwegian Archaeological Review* 45 (2), 2012, DOI 10,1080/00293652,2012,721802 Norwegian Archaeological Reviewhttps://doi.org/10.1080/00293652.2012.721802
  5. Jón Viðar Sigurðsson, « The Peopling of Iceland : Speculation on a Speculation », *Norwegian Archaeological Review* 45 (2), 2012, DOI 10,1080/00293652,2012,721801 Norwegian Archaeological Reviewhttps://doi.org/10.1080/00293652.2012.721801
  6. Magdalena M. E. Schmid, Andrew J. Dugmore, Orri Vésteinsson et Anthony J. Newton, « Tephra isochrons and chronologies of colonisation », *Quaternary Geochronology* 40, 2017, p. 56-66, DOI 10,1016/j.quageo.2016,08 002 Elsevierhttps://doi.org/10.1016/j.quageo.2016.08
  7. Magdalena M. E. Schmid, Davide Zori, Egill Erlendsson, Cathy Batt, Brian N. Damiata et Jesse Byock, « A Bayesian approach to linking archaeological, paleoenvironmental and documentary datasets relating to the settlement of Iceland (Landnám) », *The Holocene* 28 (1), 2018, p. 19-33, DOI 10,1177/0959683617714597 SAGEhttps://doi.org/10.1177/0959683617714597
  8. S. Sunna Ebenesersdóttir, Agnar Helgason, Kári Stefánsson et alii, « Ancient genomes from Iceland reveal the making of a human population », *Science* 360 (6392), 2018, p. 1028-1032 American Association for the Advancement of Science

Sources en ligne

  1. « Þingvellir National Park », fiche du bien n° 1152 UNESCO, Centre du patrimoine mondialhttps://whc.unesco.org/en/list/1152
  2. « World Heritage Scanned Nomination », dossier 1152.pdf, extrait de la décision de la 28ᵉ session du Comité du patrimoine mondial, 7 juillet 2004 UNESCO, archives webhttps://webarchive.unesco.org/web/20190912134209/http://whc.unesco.org/uploads/nominations/1152.pdf
  3. « History - Thingvellir National Park » Parc national de Þingvellirhttps://www.thingvellir.is/en/education/history/
  4. « Lögberg - Thingvellir National Park » Parc national de Þingvellirhttps://www.thingvellir.is/en/education/history/loegberg/
  5. « Is Iceland’s Althing the Oldest Parliament in the world ? », Paul Seaward, 23 avril 2024 History of Parliament, blog du projet Reformation to Referendumhttps://historyofparliamentblog.wordpress.com/2024/04/23/is-icelands-althing-the-oldest-parliament-in-the-world/
  6. « Free Entry to the Settlement Exhibition Aðalstræti on Museum Night » Borgarsögusafn Reykjavíkur, musée municipal de Reykjavíkhttps://borgarsogusafn.is/en/events/fritt-inn-a-landnamssyninguna-adalstraeti-a-safnanott-676222
  7. « 14C Dating of the Settlement of Iceland », notice d’article ResearchGatehttps://www.researchgate.net/publication/305971087_14C_Dating_of_the_Settlement_of_Iceland
  8. « Íslendingabækur : The Books Of The Icelanders », conférence de Vésteinn Ólason, 2003 University of Victoria, Beck Lectureshttps://becklectures.uvic.ca/visit_2003_olason_vesteinn_book_of_icelanders.html
  9. « Viking Age Excavation Could Rewrite the Story of Iceland’s Settlement », Jelena Ćirić Iceland Reviewhttps://www.icelandreview.com/news/culture/viking-age-excavation-could-rewrite-the-story-of-icelands-settlement/
  10. « Gripla - 2021, Blaðsíða 61 », article « Unearthing St Edmund » Gripla, Stofnun Árna Magnússonar, via timarit.ishttps://timarit.is/page/7596148
  11. « Gripla - 20,12,2017, Page 171 », article « Illuminated manuscript production in western Iceland in the thirteenth and early fourteenth centuries » Gripla, via timarit.ishttps://timarit.is/page/6920421?lang=en
  12. « Gripla - 2020, Page 223 » Gripla, via timarit.ishttps://timarit.is/page/7341020?lang=en
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