Pour convaincre le roi danois Horik qu’il avait bien pris Paris, le chef viking fit apporter devant lui une poutre arrachée à l’abbaye de Saint-Germain et la serrure d’une porte de la ville. La scène se lit au chapitre 30 de la Translatio sancti Germani, récit composé à Saint-Germain-des-Prés autour de la translation des reliques de 846. Il s’appuie en partie sur le témoignage de Cobbo, que le texte présente comme l’homme de Louis le Germanique auprès de Horik. L’auteur nomme ce chef Ragenarius, « dux incredulorum », le chef des mécréants, sans lui donner ni surnom ni ascendance. Quelques lignes plus loin, il le fait mourir au terme de trois jours de tourments, devant le roi qu’il venait de chercher à impressionner.
Cent vingt navires sur la Seine
Le raid, lui, ne fait aucun doute. En mars 845, selon la partie des Annales de Saint-Bertin que rédige alors Prudence, évêque de Troyes, cent vingt navires normands remontent la Seine en dévastant tout sur les deux rives. Ils entrent dans Paris « nullo penitus obsistente », sans rencontrer la moindre résistance. Charles le Chauve achète leur départ 7 000 livres. L’évêque écrit dans l’entourage du roi, au plus près de l’événement, et ne donne aucun nom.
Deux autres textes en donnent un. À l’année 845, les Annales de Xanten rapportent qu’une épidémie frappa les païens et que le premier des pécheurs d’entre eux, nommé Reginheri, fut abattu par la main de Dieu. La Translatio, qui l’appelle Ragenarius au chapitre 20, décrit au chapitre 30 la dysenterie et l’enflure qui emportent ses hommes, puis l’ordre que donne Horik de faire tuer les survivants. Reginheri, Ragenarius, Ragnarr. Trois graphies, deux latines et une nordique, qui peuvent rendre le même nom germanique, et toute l’identification du pillard de 845 avec le héros des sagas repose sur cette ressemblance.
Ces récits viennent de clercs qui lisaient les invasions comme un châtiment des péchés des Francs, ce que Simon Coupland a montré en 1991 pour l’ensemble des textes carolingiens consacrés aux Normands. Dans ce cadre, la mort d’un pillard frappé par saint Germain vaut miracle autant qu’information. Elle reste datée, et elle tombe en 845. On ignore d’où venait cet homme, quel rang il tenait auprès de Horik, s’il avait des fils et ce qu’il avait fait avant le raid, parce que ces quelques lignes forment à peu près tout ce que l’on possède sur lui.
Lothroc, roi de Dacie
Les fils sont attestés avant le père, et de leur vivant. En 867, selon la Chronique anglo-saxonne, l’armée danoise passe de l’Est-Anglie en Northumbrie jusqu’à York et y tue les deux rois du pays, dont Ælla. En 870, elle tue Edmond, roi d’Est-Anglie. À l’année 878, l’annaliste note qu’un frère d’Ívarr et de Hálfdan débarqua dans le Devon avec vingt-trois navires et y fut tué avec huit cents hommes et quarante de son armée, dans un combat que l’on situe, sans certitude, vers Countisbury. Les deux frères sont assez connus de l’annaliste pour servir de repère à un troisième dont il tait le nom, et leur père n’apparaît nulle part.
Ce jour-là, les Anglais prirent l’étendard que les Danois appelaient le Corbeau.
Au XIᵉ siècle, Ívarr entre dans la poésie nordique. Une Knútsdrápa, poème à la gloire du roi Knútr attribué au scalde Sigvatr Þórðarson, rappelle qu’Ívarr, qui régnait à York, fit tailler le dos d’Ælla avec un aigle. Le père surgit dans les années 1070, de deux côtés à la fois. En Normandie, Guillaume de Jumièges place au début de ses Gesta Normannorum ducum une coutume prêtée aux Danois, qui chassaient tous leurs fils devenus grands sauf un. Au chapitre 5 du premier livre, Lothroc, roi de Dacie, force son fils Bier, « à la côte de fer », à partir avec Hasting, son gouverneur. À Brême, le chanoine Adam fait d’Ívarr, qu’il appelle Inguar, le plus cruel des guerriers du Nord et le fils d’un certain Lodparchus. Lothroc, Lodparchus. Un surnom, déjà, en attendant le prénom.
Le prénom arrive en Islande. Entre 1120 et 1133, le prêtre Ari Þorgilsson date de l’année 870, au premier chapitre de son Livre des Islandais, la mort du roi Edmond, qu’Ívarr, fils de Ragnarr loðbrók, fit tuer. Aucun texte antérieur ne joint ainsi le nom et le surnom. Benjamin Allport a proposé en 2021 que la date de 870 soit venue à Ari d’une tradition anglaise sur le martyre d’Edmond qui circulait en Islande, et l’on voit alors un clerc accrocher la chronologie de son île à un meurtre commis en Est-Anglie, et ce meurtre à une généalogie que tous les auteurs suivants reprendront. Du raid de Paris à cette phrase, près de trois siècles ont passé.
Le refrain de Bragi
Un seul témoin pourrait être plus ancien. Au XIIIᵉ siècle, dans son Edda, Snorri Sturluson cite les strophes d’un poème qui décrit les scènes peintes sur un bouclier, attribué à Bragi Boddason, que la tradition islandaise range parmi les tout premiers scaldes. Aux strophes 7 et 12 de l’édition de Finnur Jónsson revient un refrain, « Ragnarr ok fjǫlð sagna ». Ragnarr a donné le bouclier, et avec lui une foule de récits. Ce donateur s’appelle Ragnarr, sans plus, et il ne porte de surnom dans aucune strophe conservée. Si le titre de Ragnarsdrápa, le poème de Ragnarr, tient à l’autorité de Snorri, la date relève de l’inférence. Les indices linguistiques seraient compatibles avec le IXᵉ siècle, à condition de supposer que certaines évolutions de la langue ont été plus rapides au Danemark et en Norvège qu’en Suède.
Smyth voulait un roi de la mer
Le camp de l’existence a eu son grand livre en 1977. Dans Scandinavian Kings in the British Isles, 850-880, Alfred Smyth fait de Ragnarr un personnage historique, issu d’une lignée de rois de la mer établie dans la région de Vík, en Norvège, et en Seeland danoise. Ragnarr aurait fort bien pu piller Paris en 845, puis mener une flotte danoise contre les colons norvégiens d’Écosse et d’Irlande, saccager Dublin, y rétablir son fils Ívarr, battre les Norvégiens à Carlingford Lough en 852 et périr à Anglesey au milieu des années 850, loin de la fosse aux serpents, que Smyth rejette. L’argument part d’un fait solide. Ívarr a fondé une dynastie qui a fourni, pendant une bonne partie du siècle suivant, des chefs aux Norvégiens de Dublin et aux Danois de York. Smyth le tenait pour le plus grand chef de guerre qu’aient connu les îles Britanniques avant les Normands. Des fils aussi réels supposent un père, et un chef dont le nom ressemble à Ragnarr ravage la Seine une génération avant leur arrivée en Angleterre. John Simpson, qui rendait compte du livre en 1978 dans Northern Studies, prédisait que peu de lecteurs en accepteraient toutes les conclusions et que personne ne pourrait les ignorer. Il reprochait à Smyth de récuser les traditions scandinaves sur Ívarr en Northumbrie pour en reprendre une partie plus loin, et Donnchadh Ó Corráin contestait l’année suivante, dans Irish Historical Studies, la chronologie irlandaise sur laquelle reposait l’édifice.
Une difficulté tient aux textes francs eux-mêmes. Le Ragnarr de Smyth combat en Irlande en 852, quand le Reginheri des Annales de Xanten et le Ragenarius de la Translatio meurent en 845. Pour garder l’identification, il faut tenir cette mort pour une invention de moines, ce que son allure de miracle autorise, mais on récuse alors la seule date que les deux récits partagent. Rory McTurk a tiré la conclusion inverse. Dès la première page de ses Studies in Ragnars saga loðbrókar, en 1991, il traite Ragnarr comme une figure légendaire et non historique. Il envisage un amalgame d’hommes réels dont les noms, Ragnarr d’un côté, Loðbrók de l’autre, se seraient fondus avec le temps. Cette lecture rend compte de l’ordre dans lequel les textes livrent les noms, et c’est probablement l’argument le plus lourd du débat.
On écrira donc ici Ragnarr loðbrók, à l’islandaise, chaque fois qu’il s’agit du héros des sagas, la minuscule du surnom rappelant qu’il a longtemps vécu séparé du nom.
« Ór bjúgviðum hausa »
Une fois le nom fixé, le récit s’étoffe à chaque copie. Vers 1200, Saxo Grammaticus consacre le neuvième livre de sa Geste des Danois à Regnerus Lothbrog, roi conquérant aux épouses multiples, dont la guerrière Lathgertha, qu’Ælla fait jeter dans une fosse pleine de serpents. La Ragnars saga loðbrókar, écrite en Islande au XIIIᵉ siècle, explique le surnom par les braies velues que le héros porta pour tuer un serpent et conquérir Þóra. Elle lui donne pour autre épouse Áslaug, fille de Sigurðr le Völsung et de Brynhildr. Le lien avec le cycle des Völsungar se voit sur le parchemin. Dans le manuscrit NKS 1824 b 4to de la Bibliothèque royale de Copenhague, copié en Islande entre 1380 et 1420, la Völsunga saga occupe les feuillets 1 à 51 et la saga de Ragnarr lui fait suite jusqu’au feuillet 79. Sur ce même feuillet commence le Krákumál, poème sur la mort du héros, qui s’interrompt à la strophe 22. En français, la saga s’intitule Saga de Ragnarr aux Braies velues dans les Sagas légendaires islandaises réunies en 2012 par Régis Boyer avec le concours de Jean Renaud.
En chemin, l’ordre des morts a été retourné. La Chronique anglo-saxonne fait périr Ælla en 867 sous les coups de l’armée danoise, et aucune source du IXᵉ siècle ne lui prête la mort d’un Ragnarr. Saxo et la saga placent la fosse aux serpents avant, ce qui donne aux fils une vengeance à accomplir. L’aigle de sang a suivi la même pente. Roberta Frank a montré en 1984 que les descriptions du supplice n’apparaissent qu’à la fin du XIIᵉ siècle et s’alourdissent de siècle en siècle. Saxo et la saga se contentent d’un aigle gravé dans le dos d’Ælla, quand le Þáttr af Ragnarssonum, plus tardif, arrache les côtes et tire les poumons. En 2022, dans Speculum, l’historien des religions Luke John Murphy et trois collègues de l’université de Keele ont conclu que même la description la plus complète restait réalisable, à grand-peine, la victime mourant sans doute dès le début. Faisable ne veut pas dire pratiqué, et leur étude laisse ouverte la question de savoir si le supplice a jamais eu lieu.
La coupe taillée dans un crâne a, elle, une date et un auteur. À la strophe 25 du Krákumál, les héros veulent boire la bière « ór bjúgviðum hausa », dans les bois courbes des crânes, c’est-à-dire, par une kenning, ces métaphores en chaîne qu’affectionne la poésie scaldique, dans des cornes de bêtes. En 1636, le savant danois Ole Worm publie le poème avec une traduction latine dans ses Runir seu Danica literatura antiquissima. Dans l’édition de 1651, à la page 203, les héros espèrent boire dans la halle d’Odin « ex craniis eorum qvos occiderant », dans les crânes de ceux qu’ils avaient tués. Les cornes sont devenues des têtes de vaincus.
La série télévisée Vikings, écrite par Michael Hirst, a repris ce héros composite, et Lee Norton relevait en 2016, sur le blog d’histoire de l’université de Sheffield, combien elle réécrivait librement la légende.
Maeshowe
Le surnom n’a jamais reçu d’explication sûre. Les braies velues du tueur de serpent ressemblent fort à une étymologie fabriquée après coup pour le récit, et McTurk a proposé de lire dans un vers ancien les fils de « Loðbróka », forme féminine du nom.
Aux Orcades, le tombeau néolithique de Maeshowe porte sur ses parois un grand nombre d’inscriptions runiques laissées par des visiteurs scandinaves du Moyen Âge. L’une d’elles, numérotée 23 dans l’édition de Michael Barnes et datée du milieu du XIIᵉ siècle, affirme que ce tertre fut élevé avant celui de Loðbrók. Elle continue, « Synir hennar, þeir váru hvatir », ses fils, ils étaient hardis, de ceux qu’on appelle vraiment des hommes. Le pronom hennar, « d’elle », est féminin. On ignore si le graveur plaisantait ou s’il récitait une version de la légende perdue partout ailleurs, parce qu’aucun texte ne commente ces deux lignes. Sur la paroi de Maeshowe, un visiteur anonyme a donc laissé à Loðbrók des fils hardis et un pronom féminin, un siècle environ avant que la saga islandaise n’en fasse le mari de Þóra.
Pour aller plus loin
Le siège de Paris de 885-886, raconté en vers par Abbon de Saint-Germain, prolonge l’histoire des Normands sur la Seine. La grande armée débarquée en Angleterre au milieu des années 860 et le royaume scandinave de York forment le cadre où agissent réellement Ívarr et Hálfdan, et le témoignage d’Ibn Fadlân sur les Rus’ de la Volga montre ce qu’un observateur étranger pouvait comprendre des funérailles scandinaves.
Ragnar Lodbrok passe pour un grand roi viking. Il aurait pillé Paris, puis péri dans une fosse pleine de serpents sur l’ordre d’un roi anglais. Une série télévisée a fait de lui son héros. Ses aventures viennent pourtant de récits écrits longtemps après son époque supposée, et l’on peut se demander si un homme réel se cache derrière eux.
Un chef sans surnom
Au printemps 845, une flotte venue du Nord remonte la Seine jusqu’à Paris. Le roi des Francs paie une forte somme pour obtenir son départ. Le chroniqueur de la cour raconte l’attaque, mais il ne nomme pas le chef.
D’autres auteurs de l’époque le nomment. Les moines d’une abbaye de Paris, Saint-Germain, ont raconté l’affaire. Pour eux, ce chef s’appelait Ragenarius. Il rapporta au roi des Danois une poutre de leur église et le verrou d’une des portes de Paris. Selon eux, il mourut peu après, au bout de trois jours de souffrances.
Ce nom ressemble beaucoup à Ragnar. Les moines voyaient pourtant dans sa mort une punition envoyée par leur saint. Ils ne lui connaissent ni surnom ni enfants, et l’on ne sait presque rien d’autre sur lui.
Les fils d’abord
Une vingtaine d’années après l’attaque de Paris, une armée danoise ravage l’Angleterre. Les chroniqueurs anglais connaissent l’un de ses chefs, Ívarr. Ils citent aussi son frère Hálfdan, et parlent des deux de leur vivant. Ils ne disent jamais qui était leur père.
Ce père apparaît seulement vers 1070. Un chroniqueur normand le nomme Lothroc et en fait un roi. Vers la même époque, un chanoine de Brême voit en Ívarr le fils d’un certain Lodparchus. Ces deux noms ressemblent au surnom de Ragnar, mais le prénom manque encore.
Le prénom et le surnom se rejoignent en Islande, vers 1125. Un prêtre islandais, Ari, écrit alors qu’Ívarr était le fils de Ragnarr Lodbrok. Depuis l’attaque de Paris, près de trois siècles ont passé.
Un poème nordique plus ancien parle peut-être d’un Ragnarr. Il décrit un bouclier offert par cet homme. Sa date reste incertaine, et le surnom n’y figure jamais.
Un vrai roi ou plusieurs hommes ?
En 1977, l’historien Alfred Smyth a défendu un Ragnar bien réel. Selon lui, ce chef aurait pillé Paris puis combattu en Irlande, avant de mourir quelques années plus tard. Son raisonnement part des fils, dont l’existence ne fait aucun doute. Des fils aussi puissants, pense-t-il, avaient forcément un père.
Cette idée bute sur un détail. Les textes francs font mourir le pillard de Paris l’année même du raid. Pour suivre Smyth, il faut croire que les moines ont inventé cette mort. Son allure de miracle rend la chose possible.
Rory McTurk, spécialiste de ces récits nordiques, voit les choses autrement. Pour lui, Ragnar appartient à la légende. Plusieurs hommes, l’un appelé Ragnarr, l’autre surnommé Lodbrok, se seraient fondus en un seul héros. L’ordre dans lequel les deux noms apparaissent plaide en ce sens.
Une légende qui grossit
Une fois le héros formé, chaque conteur ajoute quelque chose. Plus tard, un clerc danois le fait mourir dans une fosse à serpents, sur l’ordre d’un roi anglais. Les chroniques anglaises racontent l’inverse. Ce roi avait été tué par l’armée danoise.
Au XIIIᵉ siècle, une saga, c’est-à-dire un long récit en prose écrit en Islande, invente l’origine du surnom. Le héros se serait fait faire des braies velues, des pantalons couverts de poils, pour combattre un serpent. Lodbrok voudrait dire braies velues.
L’idée de Vikings buvant dans le crâne de leurs ennemis vient d’une erreur de traduction. Un vieux poème parle de boire dans des cornes de bêtes, désignées par une image compliquée. Au XVIIᵉ siècle, le savant danois Ole Worm l’a traduite en latin au pied de la lettre. Les cornes sont devenues des crânes.
Dans les îles Orcades se dresse un tombeau très ancien. Des visiteurs y ont laissé des inscriptions vers le milieu du XIIᵉ siècle. Elles sont gravées en runes, les lettres des anciens Scandinaves. L’une d’elles dit que les fils de Lodbrok étaient hardis, et elle parle de Lodbrok comme d’une femme.
La version complète donne le chapitre où le chef de Paris exhibe ses trophées devant le roi danois, et la page de 1651 où les cornes de bêtes deviennent des crânes de vaincus.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Annales de Saint-Bertin, partie rédigée par Prudence de Troyes, à l’année 845 : « Nordmannorum naves centum viginti mense Martio per Sequanam hinc et abinde cuncta vastantes, Loticiam Parisiorum nullo penitus obsistente pervadunt », départ acheté « munere septem milium librarum » ; aucun chef nommé ; trad. Janet L. Nelson, The Annals of St-Bertin, Ninth-century histories I, Manchester, Manchester University Press, 1991 ; trad. abrégée Frederic Austin Ogg, A Source Book of Mediaeval History, New York, 1907, p. 165-173
- Annales Xantenses, à l’année 845 : épidémie chez les païens, mort de « Reginheri », trad. James Harvey Robinson, Readings in European History, I, Boston, Ginn and Co., 1904, p. 158-161
- Translatio sancti Germani Parisiensis, chap. 14-15 et 17-18 (ambassade de Louis le Germanique auprès de « Horich », témoignage de Cobbo), chap. 20 (« Ragenarius, dux incredulorum »), chap. 30 (poutre de l’abbaye et serrure d’une porte de Paris montrées à Horik, mort de Ragenarius après trois jours, dysenterie, survivants mis à mort sur l’ordre de Horik), éd. C. de Smedt, G. van Hooff et J. de Backer, « Translatio S. Germani Parisiensis anno 846 secundum primævam narrationem », Analecta Bollandiana 2, 1883, p. 69-98
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Sources primaires (suite)
- Chronique anglo-saxonne, aux années 867 (l’armée passe à York, les deux rois de Northumbrie tués, dont Ælla), 870 (le roi Edmond tué) et 878 (le frère d’Ívarr et de Hálfdan tué dans le Devon avec vingt-trois navires, huit cents hommes et quarante de son armée, prise de l’étendard du Corbeau), trad. anglaise de l’Avalon Project, Yale Law School
- Sigvatr Þórðarson (attribution), Knútsdrápa, strophe 1 : Ívarr, qui régnait à York, fait tailler le dos d’Ælla avec un aigle, cité d’après Perry et Gabriele 2021 [À VÉRIFIER : strophe et attribution non relevées sur une édition critique]
- Guillaume de Jumièges, Gesta Normannorum ducum, I, 4-5 : coutume danoise d’expulsion des fils, Lothroc, roi de Dacie, chasse son fils Bier « à la côte de fer » avec Hasting, trad. François Guizot, Histoire des ducs de Normandie, Paris, Brière, 1826, livre premier, chap. IV-V
- Adam de Brême, Gesta Hammaburgensis ecclesiae pontificum, années 1070 : « Inguar, filius Lodparchi », le plus cruel des guerriers nordiques, cité d’après Parker 2018 [À VÉRIFIER : livre et chapitre non relevés sur l’édition de Bernhard Schmeidler]
- Ari Þorgilsson, Íslendingabók, chap. 1, entre 1120 et 1133 : Ívarr, fils de Ragnarr loðbrók, fait tuer le roi Edmond, mort datée de 870, cité d’après Allport 2021 et Parker 2018
- Bragi Boddason (attribution), Ragnarsdrápa, refrain « Ragnarr ok fjǫlð sagna », strophes 7 et 12, éd. Finnur Jónsson, Den norsk-islandske skjaldedigtning, B1, Copenhague, 1912-1915 ; strophes transmises par l’Edda de Snorri Sturluson
- Saxo Grammaticus, Gesta Danorum, livre IX : Regnerus Lothbrog, Lathgertha, mort dans la fosse aux serpents d’Ella ; trad. Troadec 1995
- Ragnars saga loðbrókar, fol. 51r-79r, précédée de la Völsunga saga (fol. 1r-51r, incomplète) et suivie du Krákumál (fol. 79r-80v, incomplet, interrompu à la strophe 22), parchemin, Islande, 1380-1420 Copenhague, Det Kongelige Bibliotek, NKS 1824 b 4to [À VÉRIFIER : cote et foliotation relevées sur la base Stories for all time, notice de la bibliothèque non consultée] ; trad. française dans Boyer 2012
- Krákumál, strophe 25 : « drekkum bjór af bragði ór bjúgviðum hausa », cité d’après le World-Tree Project
- Ole Worm, Runir seu Danica literatura antiquissima, Copenhague, 1636 ; 2ᵉ éd., 1651, p. 203 : « Sperabant Heroes se in aula Othini bibituros ex craniis eorum qvos occiderant »
- Inscription runique de Maeshowe, Orkney, milieu du XIIᵉ siècle : « Sá haugr var fyrr hlaðinn heldr Loðbrókar. Synir hennar, þeir váru hvatir, slíkt váru menn, sem þeir váru fyrir sér », numérotation de Michael P. Barnes, The Runic Inscriptions of Maeshowe, Orkney, 1994, n° 23 (Or Barnes23)
Bibliographie
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- Donnchadh Ó Corráin, « High-kings, Vikings and other kings », Irish Historical Studies 21 (83), 1979, p. 283-323, DOI 10,1017/S002112140011315X Irish Historical Studies Publicationshttps://doi.org/10.1017/S002112140011315X
- Rory McTurk, Studies in Ragnars saga loðbrókar and its Major Scandinavian Analogues, Medium Ævum Monographs, New Series XV, Oxford, 1991 Society for the Study of Medieval Languages and Literature
- Adam Bierstedt, « Ragnar Loðbrók Isn’t Real : The Limits of Treating Sagas Like History », Mittelalter Digital 1 (2), 2020, p. 164-173 Mittelalter Digital
- Simon Coupland, « The Rod of God’s Wrath or the People of God’s Wrath ? The Carolingian Theology of the Viking Invasions », The Journal of Ecclesiastical History 42 (4), 1991, p. 535-554, DOI 10,1017/S0022046900000506 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/S0022046900000506
- Benjamin Allport, « Unearthing St Edmund : A Source for Edmund’s Martyrdom in Íslendingabók », Gripla 32, 2021 [À VÉRIFIER : pagination] Stofnun Árna Magnússonar í íslenskum fræðum
- Roberta Frank, « Viking Atrocity and Skaldic Verse : The Rite of the Blood-Eagle », English Historical Review 99 (391), 1984, p. 332 et suiv. [À VÉRIFIER : pagination complète] Oxford University Press
- Luke John Murphy, Heidi R. Fuller, Peter L. T. Willan et Monte A. Gates, « An Anatomy of the Blood Eagle : The Practicalities of Viking Torture », Speculum 97 (1), 2022, DOI 10,1086/717332 University of Chicago Presshttps://doi.org/10.1086/717332
- Régis Boyer (prés. et trad.), avec le concours de Jean Renaud, Sagas légendaires islandaises, coll. Famagouste, Toulouse, 2012, 1 098 p., dont « Saga de Ragnarr aux Braies velues », « Dit des fils de Ragnarr » et « Chant de Kráka » Anacharsis
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Sources en ligne
- « Disorder and Warfare according to the Annals of Xanten (844 -861) », 25 juin 2013, traduction de J. H. Robinson De Re Militari, The Society for Medieval Military Historyhttps://deremilitari.org/2013/06/disorder-and-warfare-according-to-the-annals-of-xanten-844-861/
- « Medieval Sourcebook », Annals of St. Bertin, trad. F. A. Ogg Fordham University, Internet Medieval Sourcebookhttps://sourcebooks.web.fordham.edu/source/843bertin.asp
- « Translatio S. Germani Parisiensis anno 846 secundum primævam narrationem », reproduction numérique Internet Archivehttps://archive.org/details/translatiosgerma02smed
- « The Anglo-Saxon Chronicle : Ninth Century » Yale Law School, Lillian Goldman Law Library, The Avalon Projecthttps://avalon.law.yale.edu/medieval/ang09.asp
- « MEM25099 - Battle of Cynwit, Countisbury (Monument) » Exmoor National Park, Historic Environment Recordhttps://www.exmoorher.co.uk/Monument/MEM25099
- « The Project Gutenberg eBook of Histoire des ducs de Normandie, par Guillaume de Jumiège, suivie de La vie de Guillaume le Conquérant, par Guillaume de Poitiers. » Project Gutenberghttps://www.gutenberg.org/files/64008/64008-h/64008-h.htm
- « Ragnar Lothbrok : the legend of the immortal Viking and his sons », Eleanor Parker, BBC History Magazine, juillet 2018 History Revealedhttps://historyrevealed.com/period/viking/ragnar-lothbrok-the-immortal-viking
- « Ragnarsdrápa (B1) », texte d’après Finnur Jónsson Heimskringla.nohttps://heimskringla.no/wiki/Ragnarsdr%C3%A1pa_(B1
- « Gripla - 20,12,2013, Page 21 », sur la datation des poèmes attribués à Bragi timarit.is, Bibliothèque nationale et universitaire d’Islandehttps://timarit.is/page/6472082?lang=en
- « Simpson 1978 Vol 11 pp 37 39 », compte rendu de A. P. Smyth, Scandinavian Kings in the British Isles, par John Simpson, Northern Studies 11, 1978, p. 37-39 Scottish Society for Northern Studieshttps://www.ssns.org.uk/wp-content/uploads/2019/09/Simpson_1978_Vol_11_pp_37_39.pdf
- « Vikings : Re-Writing the Legend of Ragnar for the TV Age », Lee Norton, 30 novembre 2016 University of Sheffield, History Mattershttps://historymatters.sites.sheffield.ac.uk/blog-archive/2016/vikings-re-writing-the-legend-of-ragnar-for-the-tv-age
- « NKS 1824 b 4to », notice de manuscrit Stories for all time (fasnl.net)https://fasnl.net/manuscripts/756
- « Did Vikings drink from the skulls of their enemies ? » World-Tree Project, University College Corkhttps://www.worldtreeproject.org/exhibits/show/miscon/drinkingskulls
- « Or Barnes23 » Scandinavian Runic-text Database (rundata.info)https://rundata.info/inscription/or-barnes23/
- « Did the Vikings Actually Torture Victims With the Brutal ’Blood Eagle’ ? », David M. Perry et Matthew Gabriele, 6 décembre 2021 Smithsonian Magazinehttps://www.smithsonianmag.com/history/did-the-vikings-actually-torture-victims-with-the-brutal-blood-eagle-180979148/











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