Un roi malade vaut mieux qu’un roi au cœur endurci. La phrase est de Maurice Quentin de La Tour, portraitiste au pastel connu à Versailles pour son franc-parler, et il l’adressa à la marquise de Pompadour une fois Louis XV sorti de la pièce où elle posait. Elle répondait à un mot de la favorite, prononcé quelques minutes plus tôt devant le souverain. Nous ne la connaissons que par Marie Fel, chanteuse de l’Opéra et compagne du peintre pendant plusieurs décennies, qui l’a consignée longtemps après dans une lettre au frère de l’artiste, sans y porter de date.
Le mot de la marquise, lui, a fait une tout autre carrière.
Une devise prêtée à Versailles
Dans sa forme courante, « après moi, le déluge » passe pour une devise de Louis XV, qu’il aurait appliquée à son fils le dauphin, ou pour une prophétie cynique de sa favorite annonçant la Révolution, et aucune de ces deux versions ne repose sur un document du XVIIIᵉ siècle. Le degré de fausseté n’est pas le même pour les deux personnages. Du côté du roi, l’attribution relève de l’affirmation non établie, puisqu’on ne connaît ni témoin, ni lettre, ni mémoire contemporain qui la porte. Du côté de la marquise, on a affaire à un fait réel déformé. Un mot a bien été rapporté, au pluriel et au discours indirect, par une source de seconde main, et c’est sa portée prophétique qui a été ajoutée ensuite.
Le cadre que retient la tradition est précis. Le 5 novembre 1757, à Rossbach, en Saxe, l’armée de Frédéric II met en déroute les troupes du prince de Soubise, dans la deuxième année d’une guerre où la France s’est alliée à l’Autriche. La défaite est rapide et humiliante. Qu’un roi rentre abattu dans l’appartement de sa favorite n’a rien d’invraisemblable.
Marie Fel écrit au chevalier
La lettre est la seule attestation proche des faits, et elle mérite d’être lue pour ce qu’elle est. Marie Fel, née à Bordeaux en 1713, a chanté à l’Opéra jusqu’en 1758 et partagé la vie de La Tour pendant de longues années. Elle écrit au chevalier Jean-François de La Tour pour lui dire quelles anecdotes elle a fournies à Antoine-Nicolas Dezallier d’Argenville, un amateur qui projetait une vie du peintre. Parmi elles figure l’arrivée du roi, fort triste après l’affaire de Rossbach, pendant une séance de pose, et la réponse de la marquise, qui lui dit qu’il ne fallait point s’affliger, qu’il tomberait malade, « qu’au reste, après eux le déluge ». La chaîne compte trois maillons. La Tour a raconté la scène à Fel, Fel l’a racontée à d’Argenville, puis l’a résumée pour le chevalier. Neil Jeffares, qui a rassemblé les biographies anciennes du pastelliste, situe cette lettre vers 1788, l’année où La Tour meurt à Saint-Quentin, dans la nuit du 16 au 17 février, après plusieurs années d’interdiction. Une trentaine d’années séparent donc la scène de sa mise par écrit, et la mise par écrit reste au discours indirect, ce qui interdit de tenir pour exacts les mots, l’exclamation et même l’ordre de la phrase que les recueils de citations impriment aujourd’hui entre guillemets.
Un détail de chronologie gêne. Le grand portrait en pied de la marquise, conservé au Louvre, apparaît pour la première fois dans une lettre du 20 février 1752, où le marquis de Marigny demande au peintre quand il compte commencer, et il est exposé au Salon de 1755 sous le numéro 58. Rossbach vient deux ans plus tard. Ou bien La Tour a de nouveau fait poser la marquise après 1755, ce qui n’a rien d’impossible, ou bien sa mémoire a rapproché deux souvenirs distincts. On ne sait pas trancher. La Tour avait d’ailleurs peint la favorite avant ce pastel. Françoise de Graffigny raconte en juillet 1748 qu’il venait de brûler un premier grand portrait de la marquise à cause d’un seul trait manqué, habitude qui lui valut chez elle le titre de maître fou.
Pierre-Jean Mariette, qui rédige en 1772 une notice sévère sur l’artiste, confirme que le roi assistait à certaines séances. Il y rapporte qu’un jour où La Tour peignait la marquise, Louis XV présent, le peintre coupa l’éloge des bâtiments royaux pour dire que des vaisseaux vaudraient mieux, au moment où la marine française venait de subir de lourdes pertes face aux Anglais. Mariette ne donne pas d’année. Son récit n’atteste pas le mot du déluge, mais il rend plausible la configuration décrite par Fel, avec un roi en visite, une favorite qui pose, et un peintre qui ne se tait pas.
Au Globe, en mars 1825
La lettre de Fel ne peut pas expliquer la célébrité du mot. Sa plus ancienne publication que citent les spécialistes date de 1874, dans un recueil de Charles Desmaze, quand la formule courait depuis longtemps. Le canal est ailleurs. En 1824 paraissent à Paris les mémoires de Nicole du Hausset, femme de chambre de la marquise, dans la Collection des mémoires relatifs à la Révolution française, chez Baudouin frères.
Le 7 mars 1825, Sainte-Beuve en rend compte dans Le Globe. Il décèle derrière les intrigues « une arrière-pensée sinistre » et comme un regret par avance, puis il cite côte à côte la formule de la marquise et une autre phrase, prêtée au roi, selon laquelle tout cela durerait au moins autant qu’eux. Il enchaîne sur une conversation tenue chez le médecin Quesnay, où le marquis de Mirabeau et Le Mercier de La Rivière jugent le royaume incapable de se régénérer sans un grand bouleversement, et il en déduit que l’inquiétude était partout et annonçait ce qui allait suivre. Le déplacement est là, dans une lecture faite trente-six ans après 1789 par un critique qui sait comment l’histoire a fini. Personne n’a fabriqué le mot. On l’a rangé dans un récit où il devenait un présage.
La forme au singulier suit un chemin parallèle, et elle se détache même de Versailles. En 1867, Karl Marx écrit dans le premier livre du Capital, au chapitre sur la journée de travail, que « après moi le déluge » est le cri de ralliement de tout capitaliste. Le roi n’y est plus pour rien.
Le déluge des emprunts
Avant de passer pour une devise royale, la formule était un proverbe, et c’est le récit de remplacement qu’il faut installer. Le marquis de Mirabeau, dans L’Ami des hommes, livre daté de 1756, le présente comme « le plus commun de tous parmi nous ». La date de ce livre demande elle-même une nuance, puisque Loïc Charles et Christine Théré, qui ont reconstitué sa genèse, montrent qu’il a finalement paru en 1757, alors que la tradition bibliographique retient 1756. L’abbé de Mably rédige en 1758 Des droits et des devoirs du citoyen, qui ne paraît qu’en 1789, à Kell, et dont Jean-Louis Lecercle a publié en 1972 le manuscrit autographe conservé à la Bibliothèque nationale. L’expression y sert à décrire des rentiers de l’Hôtel-de-Ville, occupés du moment présent, que l’avenir inquiète peu.
Michael Sonenscher a montré, dans un livre paru en 2007 chez Princeton University Press, que bien avant la prise de la Bastille des auteurs français employaient la formule pour dénoncer une autre forme d’insouciance. Le déluge qu’ils redoutaient était celui de la dette publique, ces emprunts qui faisaient vivre le présent en reportant la charge sur les générations suivantes. Le proverbe appartenait au vocabulaire de l’économie politique, et le déluge y désignait une ruine financière.
Replacé dans ce cadre, le mot de 1757 redevient une consolation banale. Au pluriel, tel que Fel le rapporte, il dit quelque chose comme « nous ne le verrons pas ». Ce pluriel mérite d’être gardé jusque dans les titres, parce qu’il est la seule forme que porte la source et qu’il empêche d’en faire une maxime personnelle. La version prophétique a pourtant été crue pour de bonnes raisons. La marquise passait de son vivant pour l’inspiratrice de la politique royale, la guerre tournait mal, et après 1789 l’image du déluge se lisait presque d’elle-même comme une annonce de la Révolution. Un point tient du côté de la tradition, et il faut le lui accorder avant de conclure. Le mot a choqué au moment même où il a été dit, puisque La Tour l’a jugé assez dur pour le reprocher à la marquise. L’indifférence qu’on lui prête n’est donc pas une pure invention du XIXᵉ siècle, même si le sens politique qu’on y a mis en est une.
Une comète pour explication ?
Une autre lecture circule dans les dictionnaires d’expressions, et elle n’est pas absurde. Le retour de la comète de Halley, annoncé pour la fin des années 1750, aurait ravivé les craintes d’un déluge au sens propre et remis le proverbe en circulation. Aucun texte du XVIIIᵉ siècle avancé à l’appui de cette lecture ne relie pourtant le mot de la marquise à la comète, et l’hypothèse reste une hypothèse.
Les zones d’ignorance sont nombreuses et se disent précisément. On ne connaît ni la date exacte de la scène, ni le portrait pour lequel la marquise posait, ni les mots prononcés, ni le ton, entre la tendresse et la désinvolture. On ignore aussi à quel moment la version au singulier a été attachée au roi, faute d’avoir retrouvé sa première occurrence imprimée. Deux pistes permettraient d’avancer. Le manuscrit de la lettre de Fel, dont les éditions citées n’indiquent pas la localisation actuelle, dirait si la phrase porte des corrections. Les notes réunies par d’Argenville, que ses Vies des fameux architectes et sculpteurs de 1787 n’utilisent pas, diraient si La Tour avait raconté la scène à d’autres.
Le seul objet sûr de toute cette affaire est le grand pastel, conservé au département des Arts graphiques du Louvre sous le numéro INV 27614, haut de 1 775 mètre et assemblé sur huit feuilles de papier bleu, où la marquise est représentée au milieu de ses livres, sans que rien permette de dire si elle posait encore pour lui le jour où le roi revint de Rossbach.
Pour aller plus loin
Le « qu’ils mangent de la brioche » prêté à Marie-Antoinette et le « L’État, c’est moi » attribué à Louis XIV posent des questions d’attribution voisines. Le rôle des collections de mémoires publiées sous la Restauration dans la fabrique de l’image de l’Ancien Régime mérite aussi son propre examen, tout comme l’histoire du pastel au XVIIIᵉ siècle.
Qui a vraiment parlé du déluge, à Versailles ? On prête la phrase tantôt au roi Louis XV, tantôt à sa favorite, la marquise de Pompadour. La scène se passe au milieu du XVIIIᵉ siècle, pendant une guerre contre la Prusse. Ce qu’on sait tient en peu de choses, et une partie reste obscure même pour les spécialistes.
Un peintre qui n’a pas aimé le mot
En 1757, les Prussiens écrasent une armée française à Rossbach, en Saxe. Le roi rentre abattu chez sa favorite. Ce jour-là, elle pose pour un portraitiste réputé, Maurice Quentin de La Tour. Un connaisseur de l’époque a noté que le roi assistait parfois à ces longues séances.
Pour consoler le roi, la marquise lui conseille de ne pas se rendre malade. Puis elle ajoute qu’après eux viendra le déluge. Autrement dit, la catastrophe arrivera quand ils ne seront plus là pour la voir.
Le roi parti, le peintre ose un reproche. Selon lui, mieux vaut un souverain malade qu’un souverain au cœur dur. La favorite a donc choqué quelqu’un dès le premier jour.
Une lettre écrite bien après
Cette scène, on ne la connaît que par une seule lettre. Son autrice s’appelle Marie Fel. Elle chantait à l’Opéra et partageait la vie du peintre, qui lui avait raconté l’épisode. Elle écrivait pour aider un amateur d’art qui préparait une vie du peintre. Elle a résumé l’histoire pour le frère de l’artiste, vers la fin de la vie de celui-ci.
Le récit a donc voyagé de bouche en bouche avant d’être écrit. Une trentaine d’années séparent la scène de la lettre. Marie Fel ne recopie pas les paroles exactes, elle les raconte avec ses propres mots. Les guillemets des recueils de citations sont une reconstruction.
Un autre détail gêne les spécialistes. Le grand portrait de la marquise par La Tour a été montré au public en 1755. La défaite vient après. Peut-être la marquise a-t-elle posé de nouveau pour lui. Peut-être le peintre a-t-il mêlé deux souvenirs. Personne ne sait trancher.
Pour le roi, la réponse est plus nette. Aucun témoin, aucune lettre, aucun écrit de son temps ne lui prête la phrase.
Un vieux dicton devenu présage
Avant d’être un mot de Versailles, la formule était un dicton. Des auteurs de ce siècle s’en servaient pour attaquer les dettes de l’État. On empruntait pour vivre bien tout de suite, et on laissait la facture aux générations suivantes. Dans ces textes, le déluge voulait dire la ruine des finances. L’historien Michael Sonenscher l’a montré dans un livre récent.
La marquise employait donc une expression banale pour réconforter le roi. Le sens de prophétie arrive plus tard. En 1824 paraissent les souvenirs de sa femme de chambre, Madame du Hausset. L’année suivante, le critique Sainte-Beuve les commente.
Sainte-Beuve connaît la suite, la Révolution de 1789. Il lit donc la phrase comme un présage, le signe d’une cour inquiète de son avenir. Personne n’a inventé le mot de toutes pièces. On l’a seulement placé dans une histoire qui menait tout droit à la Révolution.
Une comète en renfort
Une autre explication circule. On attendait à la même époque le retour d’une comète célèbre, celle de Halley. Elle n’a rien d’absurde. Ce passage aurait réveillé la peur d’un vrai déluge et remis le dicton à la mode. Aucun texte de ce temps ne relie pourtant la comète aux paroles de la marquise. L’idée demeure une simple hypothèse.
Beaucoup de choses échappent encore. On ignore le jour exact de la scène, et le ton de la marquise, tendre ou désinvolte. On ignore aussi quand la phrase a été accrochée au roi. La lettre originale de Marie Fel en dirait peut-être plus, mais les éditions ne disent pas où elle se trouve aujourd’hui.
Le grand portrait, lui, est conservé au Louvre, haut de près de 1,80 mètre et fait de huit feuilles de papier bleu assemblées.
La version complète cite mot pour mot la lettre de Marie Fel, raconte l’anecdote des vaisseaux lancée devant le roi et montre comment Karl Marx a repris le proverbe en 1867.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Marie Fel, lettre au chevalier Jean-François de La Tour, non datée (vers 1788), publiée par Charles Desmaze en 1874 et reprise par Albert Besnard et Georges Wildenstein en 1928, p. 14-15 texte reproduit dans Neil Jeffares, « The contemporary biographies of La Tour », Pastels & pastellists, pièce [V]
- Maurice Quentin de La Tour, Portrait en pied de la marquise de Pompadour, pastel et rehauts de gouache sur papier bleu, h. 1 775 m, l. 1,31 m, 1752-1755, exposé au Salon de 1755 sous le n° 58 Musée du Louvre, département des Arts graphiques, INV 27614
- Pierre-Jean Mariette, notice sur Maurice Quentin de La Tour, 1772, publiée dans l’Abécédario de P.-J. Mariette, t. III, 1854-1856, p. 66-78 manuscrit à la BnF, Estampes, Rés. Ya 2-4, IX, fol. 49-54
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Sources primaires (suite)
- Françoise de Graffigny, lettres à Devaux des 7 et 8 juillet 1748, Correspondance de Madame de Graffigny, t. IX, 2004 Voltaire Foundation
- Mémoires de Madame du Hausset, femme de chambre de Madame de Pompadour, avec des notes et des éclaircissemens historiques, Paris, Baudouin frères, 1824 Collection des mémoires relatifs à la Révolution française
- Charles-Augustin Sainte-Beuve, compte rendu des Mémoires de Madame du Hausset, Le Globe, 7 mars 1825, repris dans Premiers lundis, t. I, Paris, 1874 Michel Lévy frères
- Victor Riqueti, marquis de Mirabeau, L’Ami des hommes, ou Traité de la population, « A Avignon. 1756 » [i.e. Paris, Hérissant, 1757] BnF, notice 36115424
- Gabriel Bonnot de Mably, Des droits et des devoirs du citoyen, rédigé en 1758, Kell, 1789 manuscrit autographe à la Bibliothèque nationale
- Antoine-Nicolas Dezallier d’Argenville, Vies des fameux architectes et sculpteurs, Paris, 1787 Debure
- Karl Marx, Das Kapital. Kritik der politischen Ökonomie, livre I, Hambourg, 1867 Otto Meissner
Bibliographie
- Albert Besnard et Georges Wildenstein, La Tour. La vie et l’œuvre de l’artiste, Paris, 1928 Les Beaux-Arts, Édition d’études et de documents
- Gabriel Bonnot de Mably, Des droits et des devoirs du citoyen, éd. critique par Jean-Louis Lecercle, Paris, 1972, l + 241 p., « Société des textes français modernes » Didier
- Michael Sonenscher, Before the Deluge : Public Debt, Inequality, and the Intellectual Origins of the French Revolution, Princeton, 2007, x + 415 p. Princeton University Press
- Loïc Charles et Christine Théré, « The Marquis de Mirabeau and Cantillon’s Essai sur la nature du commerce en général », 2023, halshs-04289047 HAL
Sources en ligne
- « The contemporary biographies of La Tour / Les biographes anciens de La Tour », mise à jour du 18 juin 2024 Neil Jeffares, Pastels & pastellistshttps://www.pastellists.com/Misc/LaTour_biographies.pdf
- « Portrait en pied de la marquise de Pompadour » Musée du Louvre, site des collectionshttps://collections.louvre.fr/en/ark:/53355/cl020213445
- « Portrait en pied de la marquise de Pompadour - DELATOUR Maurice Quentin » Musée du Louvre, collections du département des Arts graphiqueshttps://arts-graphiques.louvre.fr/detail/oeuvres/2/213445-Portrait-en-pied-de-la-marquise-de-Pompadour
- « Premiers lundis. Tome I – Critique littéraire » Sorbonne Université, LABEX OBVILhttps://obtic.huma-num.fr/obvil-web/corpus/critique/sainte-beuve_premiers-lundis-01
- « Before the Deluge » Princeton University Presshttps://press.princeton.edu/books/paperback/9780691143262/before-the-deluge
- « Des droits et des devoirs du citoyen . Par M. l’abbé de Mably » BnF, Gallicahttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5698063x/f240.item
- René Galliani, compte rendu de « Gabriel Bonnot de Mably : Des droits et des devoirs du citoyen. Éd. crit. par Jean-Louis Lecercle », Dix-huitième Siècle, n° 8, 1976, p. 454 Perséehttps://www.persee.fr/doc/dhs_0070-6760_1976_num_8_1_2839_t1_0454_0000_3
- « The Marquis de Mirabeau and Cantillon’s Essai sur la nature du commerce en général » IDEAS/RePEchttps://ideas.repec.org/p/hal/journl/halshs-04289047.html
- « Mémoires de Madame Du Hausset, femme de chambre de Mme de Pompadour » BnF, Gallicahttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36431d







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