Connectez-vous pour enregistrer les articles, suivre votre progression et ajouter des favoris.

☰
Abonnez-vous pour bénéficier des playlists

Surveiller et punir : pourquoi la prison a gagné selon Foucault

Anonyme, graveur / Wikimedia Commons
12 min de lecture28 sources vérifiées
L’article complet en PDFAbonnez-vous pour bénéficier du téléchargement PDF

Imaginez une cellule percée de deux ouvertures, une fenêtre sur le mur du fond et une grille sur une cour circulaire. Au centre de la cour se dresse une tour dont les vitres sont masquées par des stores. Vous ne voyez jamais qui l’occupe, ni même si quelqu’un l’occupe. Celui qui s’y tient vous aperçoit en revanche à contre-jour, silhouette découpée dans la lumière, comme chacun des reclus répartis sur cinq ou six étages de cellules autour de lui.

Ce bâtiment a un inventeur, Samuel Bentham, ingénieur naval au service du prince Potemkine, qui avait imaginé dans les années 1780 de surveiller ses ouvriers depuis le centre d’un édifice rond. Il a aussi un plan, dessiné en 1791 par l’architecte Willey Reveley pour le frère aîné, Jeremy Bentham, qui en fit un projet de prison. Michel Foucault l’a placé au milieu d’un livre paru en 1975 chez Gallimard.

Le livre, pourtant, s’ouvre sur un corps qu’on écartèle.

« Pour la Maison des jeunes détenus à Paris »

Robert-François Damiens avait levé un couteau sur Louis XV. Condamné le 2 mars 1757 à « faire amende honorable devant la principale porte de l’Église de Paris », il est tenaillé, brûlé à la cire et au soufre fondus, puis attaché à des chevaux qui ne parviennent pas à le démembrer ; il en faut six au lieu de quatre, et le bourreau finit par lui trancher les nerfs et les jointures. Foucault recopie la scène d’après les Pièces originales et procédures du procès fait à Robert-François Damiens, imprimées la même année, et d’après la Gazette d’Amsterdam du 1ᵉʳ avril 1757. Il ne commente rien. Quelques pages plus loin, sans transition, il reproduit un emploi du temps de 1838, rédigé par le publiciste Léon Faucher « pour la Maison des jeunes détenus à Paris ». Le lever s’y fait au premier roulement de tambour, cinq minutes séparent chaque roulement du suivant, l’atelier se vide à dix heures, et la journée continue ainsi, découpée jusqu’au soir.

Entre ces deux documents, moins d’un siècle. La punition cesse d’être un spectacle infligé à un corps devant la foule et devient un horaire appliqué à des corps enfermés. Le récit habituel attribue ce passage à l’humanisation des peines, portée par les juristes et les philosophes des Lumières. Foucault ne nie pas l’adoucissement. Il soutient qu’il obéit d’abord à une recherche d’efficacité, et que la prison, pour cette raison même, ne figurait pas au programme des réformateurs.

La deuxième partie du livre, « Punition », appuie ce point sur la littérature réformatrice du dernier tiers du XVIIIᵉ siècle, dans le sillage de Beccaria. Ces auteurs rêvent d’une justice lisible, où chaque peine serait un signe ajusté au crime et exposé aux regards pour dissuader les autres. L’enfermement y figure parmi bien d’autres châtiments, et il y est souvent suspect, parce qu’il rappelle l’arbitraire des lettres de cachet. Pourtant, en quelques décennies, la détention devient la forme presque unique de la peine légale. C’est cette victoire que Foucault cherche à expliquer, et sa question est plus étroite qu’on ne le croit souvent, puisqu’elle porte sur le choix d’une technique de punition parmi plusieurs possibles.

Le titre de la première partie, « Supplice », passe mal dans d’autres langues. L’édition anglaise d’Alan Sheridan, parue en 1977, le rend par Torture, mot qui efface le cortège et l’aveu public que contient le terme français, raison suffisante pour garder partout ce dernier. Sheridan signale aussi, dans sa note de traducteur, que le titre anglais, Discipline and Punish, fut proposé par Foucault lui-même, faute d’équivalent anglais pour surveiller, que Bentham disait inspect.

Le projet n’est pas né dans les seules archives. Foucault avait fondé en 1971, avec d’autres, le Groupe d’information sur les prisons, et le premier chapitre rattache explicitement le livre aux révoltes de détenus des années précédentes, des révoltes menées selon lui « au niveau des corps, contre le corps même de la prison ».

Dresser des corps, compter des minutes

La troisième partie, « Discipline », livre l’argument dans sa version la plus forte, et il se reconstruit en trois temps que le plan du livre suit de près. Dans un premier temps, entre le XVIIᵉ et le XVIIIᵉ siècle, des institutions qui ne se concertent pas, l’armée, le collège, l’atelier, l’hôpital, mettent au point des procédés pour rendre les corps à la fois plus utiles et plus obéissants. Chacun reçoit une place dans un espace quadrillé, le temps se découpe en séquences, les gestes se décomposent, celui du soldat qui manie son fusil comme celui de l’écolier qui tient sa plume, et les forces individuelles se combinent enfin dans un ensemble plus efficace que leur somme. Ce sont les « corps dociles » du premier chapitre (III, 1). Dans un deuxième temps, ces procédés reposent sur trois instruments décrits au chapitre suivant (III, 2), la surveillance hiérarchique, la sanction normalisatrice et l’examen, qui ont en commun de mesurer chacun à l’aune d’une norme, là où la loi se contentait de permettre ou d’interdire. Dans un troisième temps, la prison réunit tous ces procédés sous un même toit et leur ajoute ce qui leur manquait, une légitimité judiciaire. Le juge prononce une durée, l’institution la remplit de travail, d’horaires et d’observation, et le condamné doit en sortir corrigé. La prison l’aurait donc emporté parce que la société qui l’adopte pratiquait déjà, dans ses casernes et ses écoles, ce qu’elle y fait à grande échelle.

L’examen donne l’exemple le plus parlant. Quand un maître interroge un élève et consigne le résultat dans un registre, il accomplit deux opérations en un seul geste, contrôler une conduite et produire une connaissance, comparable à celle des autres élèves et rangée sur une échelle. L’individu devient un cas, au double sens d’un objet de savoir et d’un objet de soin. Foucault appelle pouvoir-savoir ce nouage, et il en tire une thèse générale, selon laquelle le pouvoir qu’il décrit produit des comportements, des savoirs et des individus au moins autant qu’il réprime.

Le premier chapitre en avait annoncé la conséquence philosophique. La justice moderne prétend viser, au-delà du corps, l’âme du condamné, sa volonté et son caractère. Foucault prend cette prétention au sérieux et la retourne. L’âme dont parlent juges, psychiatres et éducateurs serait fabriquée par les techniques qui s’exercent sur le corps, au lieu de leur préexister, d’où la formule qui clôt le chapitre, « l’âme, prison du corps ».

Le panoptisme, ou l’inspecteur absent

Revenons à la cellule du début. Le chapitre « Le panoptisme » (III, 3) en fait l’expérience de pensée la plus commentée du livre. Le détenu voit la tour sans voir s’il s’y trouve quelqu’un, il ne peut donc jamais vérifier qu’on le regarde, et le plus sûr pour lui est de se conduire à chaque instant comme s’il était regardé. Bentham présentait déjà son Panopticon ; or, The Inspection-House comme « a new mode of obtaining power of mind over mind », littéralement un moyen d’obtenir un pouvoir de l’esprit sur l’esprit.

Foucault en tire deux conséquences, et c’est à ce point que le schéma devient philosophique. Le pouvoir n’a plus besoin de s’exercer pour fonctionner, puisque la tour peut rester vide sans que rien ne change pour le reclus. Il n’a plus besoin non plus d’une personne déterminée. N’importe quel employé peut occuper la place de l’inspecteur, et la machine marche de la même façon.

L’expérience peut se refaire sans cellule. Il suffit de se représenter une salle d’examen où un surveillant peut, à tout moment, passer derrière n’importe quelle table, sans qu’on sache quand. Celui qui se tient droit, alors, obéit-il à quelqu’un, ou à la seule disposition des lieux ? Bentham ne s’arrêtait d’ailleurs pas à la prison. Il voyait le même principe à l’œuvre dans les hôpitaux, les écoles et les manufactures, et il proposa de loger plusieurs centaines de milliers d’indigents dans 250 maisons d’industrie bâties sur ce plan. Foucault en fait le diagramme d’un pouvoir qui déborde la prison de tous côtés.

Les spécialistes de Bentham ont contesté l’usage que Foucault fait de ce plan. Le Bentham Project de University College London rappelle que l’État idéal de Bentham aurait été un panoptique inversé, où le peuple observe les gouvernants et commente leurs actes, et Janet Semple a publié en 1992 dans la revue Utilitas une défense du panoptisme contre Foucault, avant de consacrer en 1993 un livre entier à la prison benthamienne. Le bâtiment, de son côté, n’a jamais existé. Une loi de 1794 permit d’acquérir à Millbank, au bord de la Tamise, un terrain confié à Bentham, mais le chantier ne commença jamais, et Bentham finit par recevoir 23 000 livres de dédommagement pour des années d’attente et de dépenses.

Une prison qui échoue dès 1825

La quatrième partie, « Prison », contient la thèse la plus dérangeante du livre, et Foucault la formule avec précaution. Les critiques de la prison sont presque aussi anciennes qu’elle. Foucault en dresse l’inventaire au chapitre « Illégalismes et délinquance » (IV, 2), et il situera plus tard entre 1825 et 1835 les premiers grands constats d’échec. La prison ne fait pas baisser la criminalité, elle provoque la récidive, elle fabrique des délinquants en les réunissant, elle condamne les libérés à revenir, faute de pouvoir vivre autrement, et elle appauvrit enfin leurs familles. Il note avec ironie que ces reproches se répètent presque à l’identique depuis lors, et que la réponse qu’on leur oppose reprend toujours les mêmes principes de réforme.

D’où une hypothèse, qui renverse la question. Si une institution échoue depuis son origine et se maintient malgré tout, son échec remplit peut-être une fonction. Foucault avance que la prison réussit fort bien à produire une chose, la délinquance, entendue comme un milieu séparé, connu de la police, fiché, surveillé et coupé des classes populaires dont il est issu. Ce milieu permet de gérer les illégalismes, mot par lequel Foucault désigne l’ensemble des infractions qu’une société tolère, réprime ou utilise selon ceux qui les commettent. La prison servirait alors à isoler et à rendre visibles ceux des pauvres, tandis que d’autres, mieux protégés, échappent au même traitement.

Le conditionnel est celui du texte. Foucault décrit cette fonction comme une stratégie dont personne n’aurait tenu le plan, et il ne désigne aucune classe ni aucun ministre qui l’aurait conçue.

Les Français du XIXᵉ siècle étaient-ils dociles ?

La première objection d’envergure vient des historiens. Jacques Léonard, spécialiste de l’histoire de la médecine, publie en 1977 dans les Annales historiques de la Révolution française un compte rendu intitulé « L’historien et le philosophe », repris en 1980 dans le volume collectif que Michelle Perrot consacre au système pénitentiaire du XIXᵉ siècle, L’Impossible Prison. Le ton est souvent admiratif, le fond sévère. Léonard reproche à Foucault d’exagérer la rationalisation et la normalisation de la société française du premier XIXᵉ siècle, et demande comment expliquer, si ce peuple était si bien discipliné, ses révoltes, ses insurrections, ses révolutions et le romantisme de 1848. Il oppose au livre ce qu’il appelle la poussière des faits concrets. Le panoptique a rarement été bâti ; beaucoup de prisons du siècle sont antérieures à 1791 ; celles qu’on reconstruit après 1830 suivent rarement le plan de Bentham ; et si casernes, collèges et hôpitaux se ressemblent, c’est souvent parce qu’ils occupent d’anciens couvents sécularisés par la Révolution. Au terme de sa lecture, Léonard avoue ne pas savoir si Foucault « décrit une machinerie ou s’il dénonce une machination ».

Foucault répond dans le même volume, sous le titre « La poussière et le nuage », qui retourne l’image contre son auteur. Sa réponse repose sur trois distinctions. L’étude d’une période oblige à tout traiter, alors que l’analyse d’un problème choisit ses sources selon la question posée, ici l’adoption de l’enfermement comme peine dominante et sa survie aux premiers constats d’échec. Le livre étudie ensuite la raison punitive, c’est-à-dire les calculs, les modèles et les attentes qui ont présidé à la réforme, et il ne prétend pas mesurer l’obéissance réelle des Français. Enfin, les phrases que l’historien lui prête décrivent explicitement le programme de Bentham, tel que Bentham lui-même le présentait, et le caractère mécanique de ces dispositifs, écrit Foucault, « n’est absolument pas la thèse du livre ».

Le débat se poursuit de vive voix le 20 mai 1978, lors d’une table ronde qui réunit autour de Foucault une douzaine de chercheurs, dont Michelle Perrot et Jacques Léonard lui-même. Foucault y précise qu’il a voulu écrire l’histoire de la pratique d’emprisonnement plutôt que celle de l’institution, et montrer comment une façon de faire très ancienne a pu devenir en peu de temps une évidence du système pénal. À ceux qui lui reprochent un effet anesthésiant sur les éducateurs de prison, il répond que ses livres ont surtout produit de l’irritation, à en juger par les attaques venues de tous les bords.

L’objection des philosophes porte ailleurs. En 1981, dans la revue Praxis International, Nancy Fraser reconnaît au livre des apports empiriques considérables, en particulier l’idée d’un pouvoir capillaire qui atteint la vie quotidienne, et lui reproche une confusion normative. Si toute norme est l’effet d’un pouvoir, on voit mal au nom de quoi Foucault peut juger la discipline inacceptable. Il lui faudrait, écrit-elle à la fin de l’article, des critères pour départager les formes de pouvoir acceptables et celles qui ne le sont pas. Les lecteurs de Foucault ne s’accordent toujours pas sur la réponse qu’y apportent ses derniers travaux sur l’éthique.

Le point qu’aucune de ces discussions n’a réglé se formule simplement. Foucault a reconstitué des programmes, des règlements et des plans, et l’on sait encore mal, prison par prison, dans quelle mesure ils ont été appliqués, parce que la réponse exige des dépouillements d’archives locales que le livre ne fait pas et qu’il ne prétendait pas faire.

Mettray, 22 janvier 1840

Dans le dernier chapitre, « Le carcéral » (IV, 3), Foucault propose lui-même une date d’achèvement pour son histoire. S’il fallait n’en garder qu’une, explique-t-il en substance, ce serait le 22 janvier 1840, jour de l’ouverture officielle de la colonie agricole de Mettray, au nord de Tours, ou mieux encore le jour que personne n’a consigné où un enfant de la colonie regretta, en mourant, de l’avoir quittée trop tôt. Le choix n’a rien d’anodin. Fondée par le magistrat Frédéric-Auguste Demetz pour des garçons condamnés, Mettray est une institution sans murs, où la discipline tient lieu d’enceinte, et Foucault y voit la forme la plus achevée du modèle disciplinaire.

Le jour préféré de Foucault n’a pas de date ; celui de l’ouverture en a une, et des archives. Stephen Toth les a dépouillées et en a tiré en 2019 une histoire de la colonie écrite du point de vue des colons et du personnel. Plus de 17 000 garçons sont passés par Mettray avant sa fermeture, et l’ordre de la colonie, selon lui, a toujours mêlé assujettissement et subversion, l’administration poursuivant la discipline quand les détenus cherchaient de l’autonomie, au point qu’un chapitre entier de son livre porte sur leurs résistances. La phrase de l’enfant mourant occupe une ligne du livre de 1975, tandis que les archives de la colonie, où l’on retrouve ses camarades par milliers, sont conservées aux Archives départementales d’Indre-et-Loire.

Pour aller plus loin

Le panoptique conduit à l’utilitarisme de Bentham, dont le principe d’utilité commande aussi le calcul des peines. La méthode du livre, que Foucault nomme généalogie, se comprend mieux à partir de Nietzsche et des philosophes du soupçon, et l’enfermement des fous, étudié par Foucault dès 1961, en forme le premier volet.

Se connecter pour enregistrer
Se connecter pour enregistrer

Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Michel Foucault, *Surveiller et punir. Naissance de la prison*, Paris, 1975, 318 p. et 24 p. de planches, « Bibliothèque des histoires », rééd. « Tel » n° 225 ; I, 1 (supplice de Damiens, règlement de Léon Faucher, révoltes de détenus, « l’âme, prison du corps ») ; II (programme des réformateurs) ; III, 1-3 (corps dociles, moyens du bon dressement, panoptisme) ; IV, 2-3 (illégalismes et délinquance, le carcéral et Mettray) Gallimard
  2. *Pièces originales et procédures du procès fait à Robert-François Damiens*, 1757 cité par Foucault, *Surveiller et punir*, I, 1 (arrêt du 2 mars 1757 et récit de l’exécution)
  3. *Gazette d’Amsterdam*, 1ᵉʳ avril 1757 cité par Foucault, *Surveiller et punir*, I, 1
Voir les 25 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Léon Faucher, règlement « pour la Maison des jeunes détenus à Paris », 1838 cité par Foucault, *Surveiller et punir*, I, 1 ; texte d’origine non consulté directement
  2. Jeremy Bentham, *Panopticon ; or, The Inspection-House*, Dublin et Londres, 1791, lettres écrites en Russie et postscripts, plan de Willey Reveley ; formule « a new mode of obtaining power of mind over mind », traduite littéralement dans l’article
  3. Michel Foucault, *Discipline and Punish. The Birth of the Prison*, traduction d’Alan Sheridan, New York, 1977, « Translator’s Note » (titre anglais suggéré par Foucault, « surveiller » et « inspect ») Pantheon
  4. Michel Foucault, « La poussière et le nuage », dans Michelle Perrot (dir.), *L’Impossible Prison*, Paris, 1980, p. 29-39, repris dans *Dits et écrits*, IV, éd. Daniel Defert et François Ewald, Paris, 1994 Seuil ; Gallimard
  5. Michel Foucault, « Table ronde du 20 mai 1978 », repris dans *Dits et écrits*, IV, éd. Daniel Defert et François Ewald, Paris, 1994 Gallimard

Bibliographie

  1. Jacques Léonard, « L’historien et le philosophe. À propos de Surveiller et punir ; naissance de la prison », *Annales historiques de la Révolution française*, 1977, repris dans Michelle Perrot (dir.), *L’Impossible Prison*, Paris, 1980, p. 9-26 Seuil
  2. Michelle Perrot (dir.), *L’Impossible Prison. Recherches sur le système pénitentiaire au XIXᵉ siècle*, Paris, 1980, « L’Univers historique » Seuil
  3. Nancy Fraser, « Foucault on Modern Power : Empirical Insights and Normative Confusions », *Praxis International* 1 (3), 1981, p. 272-287, repris dans *Unruly Practices*, Minneapolis, 1989 University of Minnesota Press
  4. Janet Semple, « Foucault and Bentham : A Defence of Panopticism », *Utilitas* 4, 1992, p. 35-44 Utilitas
  5. Janet Semple, *Bentham’s Prison : A Study of the Panopticon Penitentiary*, Oxford, 1993 Clarendon Press
  6. Stephen A. Toth, *Mettray. A History of France’s Most Venerated Carceral Institution*, Ithaca, 2019, xii-263 p. Cornell University Press
  7. Gary Gutting et Johanna Oksala, « Michel Foucault », *The Stanford Encyclopedia of Philosophy*, première publication 2003, révision du 21 avril 2026 Stanford University

Sources en ligne

  1. « Michel Foucault » Stanford Encyclopedia of Philosophyhttps://plato.stanford.edu/entries/foucault/
  2. « Panopticon » Bentham Project, UCL Faculty of Lawshttps://www.ucl.ac.uk/laws/sites/laws/files/benthampanopticon.pdf
  3. « Guide to the Papers of Jeremy Bentham (as filmed by the AJCP) » National Library of Australiahttps://nla.gov.au/nla.obj-752387868/findingaid
  4. « Surveiller et punir » (notice : Paris, Gallimard, DL 1975, 318 p. et 24 p. de pl., « Bibliothèque des histoires ») Bibliothèques numériques du ministère des Arméeshttps://bibliotheques-numeriques.defense.gouv.fr/impression/document/5767ef4f-0dc4-46a1-9782-c0add4456205
  5. « Exemplier Foucault – Surveiller et punir, 1975 » Université Paris 1 Panthéon-Sorbonnehttps://cours.univ-paris1.fr/pluginfile.php/2531905/mod_resource/content/1/Exemplier%20Foucault.pdf
  6. « Michel Foucault’s bodies » (Mathieu Potte-Bonneville) HAL SHShttps://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00777003v1/file/Mathieu_Potte-Bonneville_-_Foucault_s_bodies_Proofed.pdf
  7. « Monitoring and punishment » Utpictura18, Aix-Marseille Universitéhttps://utpictura18.univ-amu.fr/en/rubriques/archives/critique-theorie/monitoring-and-punishment
  8. « L’historien et le philosophe à propos de ’Surveiller et punir : naissance de la prison’ / [Jacques Léonard] » Wellcome Collectionhttps://wellcomecollection.org/works/c2zr48ze
  9. « Nem poeira nem nuvem : a reflexão no historiar de Vigiar e punir » (Pablo Spíndola) Associação Nacional de História, ANPUHhttps://anpuh.org.br/uploads/anais-simposios/pdf/2019-01/1548875179_74ab5ccfc3d07e60567e813caed2d871.pdf
  10. « Støvet og skyen » Slagmark, Tidsskrift for idéhistoriehttps://tidsskrift.dk/slagmark/article/view/104204
  11. « Foucault on Modern Power : Empirical Insights and Normative Confusions » e-Disciplinas, Universidade de São Paulohttps://edisciplinas.usp.br/pluginfile.php/3123299/mod_resource/content/1/Nancy%20Fraser%20Foucault%20on%20modern%20power.pdf
  12. « Mettray : A History Of France’s Most Venerated Carceral Institution » Criminal Law and Criminal Justice Books, Rutgers Universityhttps://clcjbooks.rutgers.edu/?p=8153
  13. « Stephen A Toth. Mettray. A History of France’s Most Venerated Carceral Institution » Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/product/B2DD4857BAF7BE59EFD6726D4B4FA944/core-reader
La lettre

Vous avez aimé cet article ?

Les nouveaux récits de l’encyclopédie et l’enquête du moment.