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La mauvaise foi selon Sartre : le garçon de café qui joue son rôle

Serge Melki from Indianapolis, USA / Wikimedia Commons
11 min de lecture28 sources vérifiées
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« Un épicier qui rêve est offensant pour l’acheteur, parce qu’il n’est plus tout à fait un épicier. » La phrase figure quelques lignes après la description d’un garçon de café qui porte son plateau « avec une sorte de témérité de funambule », dans le chapitre de L’Être et le Néant consacré à la mauvaise foi. Elle tourne le regard vers le client. La page la plus citée du livre compte ainsi deux personnages, celui qui sert et celui qui exige d’être servi par quelqu’un qui ne serait rien d’autre qu’un serveur.

Se mentir sans se dédoubler

L’Être et le Néant, sous-titré Essai d’ontologie phénoménologique, paraît chez Gallimard en 1943 dans la « Bibliothèque des idées ». La mauvaise foi occupe le deuxième chapitre de la première partie, intitulée « Le problème du néant », et l’emplacement compte. Sartre vient de soutenir que la conscience fait entrer la négation dans le monde. Il ouvre le chapitre en ajoutant que l’être humain est aussi « celui qui peut prendre des attitudes négatives vis-à-vis de soi » (p. 82 de l’édition « Tel » de 1976, à laquelle renvoient toutes les pages qui suivent).

Le mensonge ordinaire ne pose aucun problème. Le menteur, écrit Sartre, doit faire « en toute lucidité le projet du mensonge » et posséder une compréhension entière de la vérité qu’il altère (p. 84), et il suppose deux personnes, celui qui trompe et celui qu’on trompe. Dans la mauvaise foi, mensonge à soi, cette dualité disparaît. Il faudrait connaître la vérité comme trompeur et l’ignorer comme trompé, dans une seule conscience et au même moment. L’opération paraît impossible, et chacun connaît pourtant des gens qui se racontent des histoires.

La psychanalyse offrait une issue en coupant le sujet en deux, un moi qui ignore et un inconscient qui sait, séparés par une censure. Sartre retourne l’argument contre Freud. Quand l’analyste approche du complexe refoulé, le patient résiste ; quelque chose en lui reconnaît donc la cible, et ce ne peut être que la censure, « elle seule parce qu’elle est seule à savoir ce qu’elle refoule » (p. 88). Sartre reprend alors un mot d’Alain, savoir c’est savoir qu’on sait, pour le corriger, tout savoir est conscience de savoir. Une censure qui trie ce qu’elle cache doit se représenter ce qu’elle cache et se savoir le cacher. Le paradoxe du menteur se retrouve entier à l’intérieur de l’instance censée l’expliquer. La notice de la Stanford Encyclopedia of Philosophy, révisée en juillet 2026 par Pierre-Jean Renaudie, rapproche ce reproche de ce qu’on nomme aujourd’hui le sophisme de l’homoncule, le petit personnage logé dans l’esprit qui reporte le problème au lieu de le résoudre, et rappelle qu’on discute encore la justesse de cette lecture de Freud.

Sartre garde le paradoxe et en fait une propriété de la conscience. Deux mots du livre suffisent pour le suivre. L’en-soi désigne l’être des choses, plein, identique à lui-même. Le pour-soi désigne la conscience, que Sartre caractérise à plusieurs reprises comme un être qui est ce qu’il n’est pas et qui n’est pas ce qu’il est. Une conscience a toujours à être ce qu’elle est.

La mauvaise foi exploite ce jeu.

Cinq heures du matin, avant l’ouverture

La section II du chapitre, « Les conduites de mauvaise foi », procède par cas. On garde ici le mot « conduites » de préférence à « patterns », retenu par Hazel Barnes dans la traduction anglaise de 1956, parce que l’anglais évoque des modèles fixes là où Sartre décrit des manières de faire qui se reprennent à chaque instant. Le garçon de café n’arrive ni en premier ni seul. Sartre vient d’examiner l’idéal de sincérité et pose une conditionnelle qui commande la suite, « Si l’homme est ce qu’il est, la mauvaise foi est à tout jamais impossible et la franchise cesse d’être son idéal pour devenir son être » (p. 95). Le garçon doit montrer que l’homme n’est pas ce qu’il est.

« Considérons ce garçon de café. » Il a le geste vif, « un peu trop précis, un peu trop rapide », s’incline avec un peu trop d’empressement, revient en imitant la raideur d’on ne sait quel automate et rétablit d’un mouvement du bras l’équilibre toujours rompu de son plateau. Toute sa conduite, note Sartre, « nous semble un jeu », et il ne faut pas l’observer longtemps pour comprendre qu’« il joue à être garçon de café ». Le jeu n’a rien de frivole. L’enfant joue avec son corps pour en dresser l’inventaire, et « le garçon de café joue avec sa condition pour la réaliser ». Puis la page change d’objet. Du dedans, le garçon ne peut pas être garçon de café « au sens où cet encrier est encrier, où le verre est verre ». Il connaît pourtant très bien sa condition, l’obligation de se lever à cinq heures, de balayer la salle avant l’ouverture, de mettre le percolateur en train, le droit au pourboire, les droits syndicaux. Tout cela compose les droits et les devoirs d’un sujet de droit abstrait, que le texte, passant brusquement à la première personne, déclare avoir à être sans l’être jamais. Ce sujet, le garçon ne peut l’être qu’en représentation, comme l’acteur est Hamlet, et Sartre écrit qu’il ne peut « que jouer à l’être, c’est-à-dire [s’]imaginer » qu’il l’est. La mauvaise foi commence avec la tentation de faire de ce rôle une chose, de réaliser un être-en-soi du garçon de café, « comme s’il n’était pas de mon libre choix de me lever chaque matin à cinq heures ou de rester au lit quitte à me faire renvoyer » (p. 95-96).

Ramené à trois phrases, l’argument tient ainsi. Une chose est ce qu’elle est, tandis qu’une conscience doit sans cesse se faire ce qu’elle est et ne coïncide jamais avec un rôle. Le garçon ne peut donc être garçon qu’en jouant à l’être, et ce jeu est la seule manière humaine d’occuper un métier. La mauvaise foi consiste à oublier que le rôle est joué et à le vivre comme une nature, alors que se lever à cinq heures demeure un choix repris chaque matin.

La danse de l’épicier

Le garçon n’invente pas seul sa raideur. Sa condition, écrit Sartre, est celle de tous les commerçants, « toute de cérémonie » ; le public réclame qu’ils la réalisent comme une cérémonie, d’où la danse de l’épicier, du tailleur et du commissaire-priseur, par laquelle chacun persuade sa clientèle qu’il n’est rien d’autre que cela. Le soldat au garde-à-vous se fait « chose-soldat », le regard « fixé à dix pas » par le règlement. « Voilà bien des précautions pour emprisonner l’homme dans ce qu’il est. » Ces précautions trahissent une crainte, celle de voir l’homme déborder soudain sa condition, et la crainte n’aurait pas d’objet si chacun coïncidait avec son état.

Qu’on se figure, au comptoir, un serveur qui prend la commande puis s’interrompt, regarde la rue et se met à penser tout haut à autre chose. Le client n’a rien perdu, sa commande sera servie. Il éprouve pourtant une gêne précise, celle que Sartre appelle offense, parce que l’homme en face vient de sortir de sa fonction et de rappeler qu’il pouvait en sortir.

Les autres conduites du chapitre jouent sur la même structure. Une femme se rend à un premier rendez-vous, devine ce que l’homme désire et ne veut pas encore décider ; quand il lui prend la main, elle la laisse, inerte, ni consentante ni rebelle, et parle de sa vie avec animation pendant que sa main devient une chose. Sartre décrit ici le levier de toute mauvaise foi, la double propriété de l’être humain, qui est facticité, c’est-à-dire son corps, son passé et sa situation, et transcendance, mouvement par lequel il dépasse ce donné vers des possibles. On invoque l’une quand l’autre gêne. Celui qui s’arrête délibérément à une période de sa vie se dit ce qu’il a été, celui qu’on accable de reproches se désolidarise de son passé au nom de sa liberté (p. 94). La sincérité n’échappe pas au piège. Sartre met en scène un partisan de la sincérité qui somme un ami d’avouer ce qu’il « est », et montre qu’exiger de soi ou d’autrui la coïncidence avec une essence revient à traiter une conscience en chose. La section III, « La “foi” de la mauvaise foi », tire la conséquence pour la croyance elle-même, puisque « croire, c’est savoir qu’on croit, et savoir qu’on croit, c’est ne plus croire ». La mauvaise foi vit de cette fragilité et se contente de preuves qu’elle a décidé de ne pas trop examiner.

Un procès intenté au nom des serveurs

En janvier 1981, D. Z. Phillips publie dans Philosophy un article intitulé « Bad Faith and Sartre’s Waiter ». L’exemple, écrit-il d’entrée, est censé aller de soi et devient de moins en moins évident à mesure qu’on l’examine. D’après le résumé qu’en donne James Mark, Phillips reproche à Sartre de simplifier l’attitude des garçons envers leur travail, leur manière de le faire et la satisfaction qu’ils en tirent, puis d’en tirer une vue sommaire du choix, comme si chaque geste engageait la personne entière. Raymond Tallis, dans Philosophy Now, ramène la pointe de l’objection à une phrase, la métaphysique de Sartre ferait de toute absorption durable dans une activité une forme de mauvaise foi.

La même revue publie deux réponses. James Mark, en juillet 1983, juge les remarques de Phillips raisonnables et estime qu’elles manquent la préoccupation de Sartre, faute de replacer l’exemple dans l’œuvre et dans la vision du monde de son auteur. R. F. Khan, de l’université Monash, part en juillet 1984 de la thèse qu’il prête à Phillips, selon laquelle les garçons seraient nécessairement de mauvaise foi, et la déclare intenable dans le cadre sartrien. Le texte mentionne bien l’obligation que le public impose aux garçons ; Sartre, selon Khan, ne désigne pourtant comme de mauvaise foi que ceux qui se cachent leur liberté derrière ce que le public exige, et la remarque vaut pour l’épicier et le tailleur. Les deux lectures trouvent appui dans la page. Le « un peu trop » répété plaide pour un diagnostic porté sur ce garçon-là, et la place du passage, au service d’une réfutation de la sincérité, plaide pour une structure commune à tout métier ; rien dans le texte ne permet de trancher.

Michèle Le Dœuff a déplacé la difficulté en 1989, dans L’Étude et le rouet. Relisant les saynètes du chapitre, elle remarque que les femmes y sont de mauvaise foi pour avoir refusé quelque chose, une main abandonnée sans être donnée, un plaisir qu’on nie. Le diagnostic exige surtout un témoin mieux informé que l’intéressé, et la notion même de mauvaise foi s’évanouirait, écrit-elle, si l’on supprimait « le savoir-mieux d’une conscience absolument vraie » (p. 87-88). Michel Kail reprend cette critique en 2023 et souligne que le jugement de mauvaise foi, porté par celui qui domine, peut renforcer sa domination. Sartre avait répondu d’avance à une partie du reproche. Dans L’existentialisme est un humanisme, conférence de 1945, il refuse de juger moralement l’homme de mauvaise foi et dit définir sa mauvaise foi « comme une erreur », ce qui relève selon lui d’un jugement de vérité. Faut-il y voir une réponse à l’objection, ou l’aveu qu’un observateur détient bien cette vérité ?

Le texte ne nomme d’ailleurs aucun café ni aucun garçon, et rien ne permet de dire si Sartre décrit un homme réellement observé. L’observateur de la page s’appelle « nous ». La revue britannique Philosophy Now a donné la parole au serveur en 2007, dans une saynète de Carl Murray qui le fait parler, aux Deux Magots, d’un client nommé Sartre qui fume la pipe et noircit des carnets toute la journée.

La force des choses

Le chapitre se termine sur une note. On peut échapper radicalement à la mauvaise foi, concède Sartre, mais cela suppose une « reprise de l’être pourri par lui-même » qu’il nomme authenticité, sans en donner la description (p. 106). La morale annoncée à la fin du livre n’a pas paru de son vivant ; les notes rassemblées sous le titre Cahiers pour une morale ont été publiées en 1983, trois ans après sa mort. Ronald E. Santoni s’en est servi en 1995 pour séparer deux notions que les lecteurs confondaient, une bonne foi qui reste prise dans les difficultés de la croyance et une authenticité issue d’une réflexion purifiante, seule capable d’ouvrir une issue. Matthew C. Eshleman a soutenu en 2010 que le chapitre se lit mal isolé, parce que Sartre y raisonne sur des notions encore abstraites qu’il révise à mesure que l’analyse devient concrète, au point d’abandonner dans la seconde moitié du livre la thèse d’une liberté absolue.

Sartre a lui-même daté cette liberté. En 1969, dans un long entretien publié par la New Left Review, il raconte avoir relu une note de présentation d’un recueil de ses premières pièces, Les Mouches et Huis clos entre autres, et en avoir été scandalisé. Il y affirmait qu’en toutes circonstances un homme reste libre de choisir d’être un traître ou non, et commente, dans la version anglaise de l’entretien, qu’il trouve incroyable de l’avoir vraiment cru. Il rapporte cette conviction à la Résistance, où la question se réduisait au courage, pour ou contre les Allemands, sans les « pour, mais » de la vie politique. La vie, dit-il, lui a appris la force des choses, et la liberté se réduit désormais à ce petit mouvement qui fait d’un être social entièrement conditionné quelqu’un qui ne rend pas exactement ce que son conditionnement lui a donné. Pour se réfuter, il dit avoir écrit en 1951 le rôle de Heinrich dans Le Diable et le Bon Dieu, un homme qui voudrait choisir entre l’Église, qui a abandonné les pauvres, et les pauvres, qui ont abandonné l’Église, et que sa situation empêche de choisir.

Pour aller plus loin

Le regard d’autrui et la honte, que Sartre analyse dans la troisième partie de L’Être et le Néant, prolongent la figure du client qui exige. Le Deuxième Sexe de Beauvoir reprend la mauvaise foi pour décrire la complicité des femmes avec leur propre condition, et l’intentionnalité husserlienne éclaire la thèse d’une conscience qui ne coïncide jamais avec ce qu’elle est.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Jean-Paul Sartre, *L’Être et le Néant. Essai d’ontologie phénoménologique*, Paris, 1943, « Bibliothèque des idées », première partie, « Le problème du néant », chapitre II, « La mauvaise foi » : section I, « Mauvaise foi et mensonge » (attitudes négatives vis-à-vis de soi, p. 82 ; définition du mensonge, p. 84 ; critique de la censure freudienne et mot d’Alain, p. 88) ; section II, « Les conduites de mauvaise foi » (la femme au premier rendez-vous ; « je suis ce que j’ai été », p. 94 ; l’idéal de sincérité, p. 95 ; le garçon de café, l’épicier, le soldat au garde-à-vous, p. 95-96) ; section III, « La “foi” de la mauvaise foi » (« croire, c’est savoir qu’on croit ») ; note finale sur l’authenticité, p. 106 ; pagination de la réédition coll. « Tel », 1976 Gallimard
  2. Jean-Paul Sartre, *Being and Nothingness : An Essay on Phenomenological Ontology*, trad. Hazel E. Barnes, New York, 1956, première partie, chapitre II, section « Patterns of Bad Faith » ; formule du pour-soi comme être qui est ce qu’il n’est pas, p. 79 selon la *Stanford Encyclopedia of Philosophy* Philosophical Library
  3. Jean-Paul Sartre, *L’existentialisme est un humanisme*, conférence de 1945, Paris, 1946 ; rééd. Paris, 1996, p. 68 (la mauvaise foi définie « comme une erreur », jugement de vérité) Nagel ; Gallimard, « Folio essais »
Voir les 25 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Jean-Paul Sartre, « Itinerary of a Thought », entretien avec la rédaction de la *New Left Review*, I/58, novembre-décembre 1969, p. 43-66 (relecture de la note de présentation des premières pièces, Résistance, « la force des choses », Heinrich) ; version française partielle, « Sartre par Sartre », dans *Situations IX*, Paris, 1972 New Left Review ; Gallimard
  2. Jean-Paul Sartre, *Le Diable et le Bon Dieu*, Paris, 1951, personnage de Heinrich, cité par l’auteur dans l’entretien de 1969 Gallimard
  3. Jean-Paul Sartre, *Cahiers pour une morale*, Paris, 1983, publication posthume Gallimard

Bibliographie

  1. D. Z. Phillips, « Bad Faith and Sartre’s Waiter », *Philosophy* 56 (215), janvier 1981, p. 23-31 Cambridge University Press pour le Royal Institute of Philosophy
  2. James Mark, « The Waiter and the Philosopher », *Philosophy* 58 (225), juillet 1983, p. 386-388, DOI 10,1017/S0031819100068455 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/S0031819100068455
  3. R. F. Khan, « D. Z. Phillips on Waiters and Bad Faith », *Philosophy* 59 (229), juillet 1984, p. 389-391, DOI 10,1017/S0031819100069990 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/S0031819100069990
  4. Michèle Le Dœuff, *L’Étude et le rouet. Des femmes, de la philosophie, etc.*, Paris, 1989, p. 77-88 Seuil
  5. Michel Kail, *Beauvoir et Sartre. Pour un féminisme matérialiste*, Paris, 2023, p. 31 Presses universitaires de France
  6. Ronald E. Santoni, *Bad Faith, Good Faith, and Authenticity in Sartre’s Early Philosophy*, Philadelphie, 1995 Temple University Press
  7. Matthew C. Eshleman, « The Misplaced Chapter on Bad Faith or Reading Being and Nothingness in Reverse », *Phenomenology 2010*, vol. 5, *Selected Essays from North America*, partie 1, p. 241-270 Philosophy Documentation Center
  8. Pierre-Jean Renaudie, « Jean-Paul Sartre », *The Stanford Encyclopedia of Philosophy*, première publication le 26 mars 2022, révision substantielle du 10 juillet 2026, section 4,2 Stanford University
  9. Víctor Alvarado, « De la mala fe a la consciencia cínica », *Revista de Filosofía de la Universidad de Costa Rica* 43 (109-110), mai-décembre 2005, p. 157-162 Universidad de Costa Rica
  10. Raymond Tallis, « The Philosopher in the Cafe », *Philosophy Now*, n° 148 Philosophy Now
  11. Carl Murray, « Sartre and the Waiter », *Philosophy Now*, n° 61, 2007 Philosophy Now

Sources en ligne

  1. « Jean-Paul Sartre (Stanford Encyclopedia of Philosophy) » Stanford Encyclopedia of Philosophyhttps://plato.stanford.edu/entries/sartre/
  2. « Jean-Paul Sartre, Itinerary of a Thought, NLR I/58, November–December 1969 » New Left Reviewhttps://newleftreview.org/issues/i58/articles/jean-paul-sartre-itinerary-of-a-thought
  3. « The Waiter and the Philosopher » Philosophy, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/philosophy/article/abs/waiter-and-the-philosopher/2BB4D6B3BDB5D26C51523E1485CC1517
  4. « D. z. Phillips on Waiters and Bad Faith » Philosophy, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/philosophy/article/abs/d-z-phillips-on-waiters-and-bad-faith/F6B64994A015DAE3387D822A10ACDA42
  5. « The Philosopher in the Cafe » Philosophy Nowhttps://philosophynow.org/issues/148/The_Philosopher_in_the_Cafe
  6. « Sartre and the Waiter » Philosophy Nowhttps://philosophynow.org/issues/61/Sartre_and_the_Waiter
  7. « La mauvaise foi entre saleté et pourriture, à propos de Michel Kail, Beauvoir et Sartre. Pour un féminisme matérialiste » ORBi, Université de Liègehttps://orbi.uliege.be/bitstream/2268/333125/1/Compte%20rendu%20Michel%20Kail%20Beauvoir%20et%20Sartre.pdf
  8. « De la mala fe a la consciencia cínica » Revista de Filosofía, Universidad de Costa Ricahttps://revistas.ucr.ac.cr/index.php/filosofia/article/download/7510/7181/10209
  9. « Bad Faith, Good Faith, and Authenticity in Sartre’s Early Philosophy » Project MUSE, Johns Hopkins Universityhttps://muse.jhu.edu/book/9552
  10. « The Misplaced Chapter on Bad Faith or Reading Being and Nothingness in Reverse » Philosophy Documentation Centerhttps://www.pdcnet.org/phenomenology2010/content/phenomenology2010_2010_0241_0270
  11. « L’être et le néant, essai d’ontologie phénoménologique » UW–Madison Librarieshttps://search.library.wisc.edu/catalog/999676937202121
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