Quatre-vingt-huit centimètres et huit millimètres. C’est l’espace dont dispose chaque rameur de l’Olympias, la trière reconstruite par la marine grecque en 1987. Le chiffre ne vient d’aucune épave. Il vient d’une phrase de Vitruve, architecte romain écrivant quatre siècles après Salamine, selon laquelle l’intervalle entre deux tolets vaut deux coudées. Reste à savoir quelle coudée. Toute l’architecture du navire tient sur cette conversion.
Soixante-deux rames en haut, cinquante-quatre en dessous
Ce que l’on tient pour acquis vient d’un corpus épigraphique. Les inventaires des arsenaux athéniens du IVᵉ siècle, gravés sur pierre et regroupés sous les numéros IG II² 1604 à 1632, comptabilisent le matériel navire par navire. Ils donnent la répartition des rames : soixante-deux thranites, celles du rang supérieur, cinquante-quatre zygites au milieu, cinquante-quatre thalamites au ras de l’eau. Total : cent soixante-dix. Un homme par rame, et non trois sur une même rame comme on l’a longtemps supposé par analogie avec les galères modernes. Thucydide le dit sans y penser au livre II de la Guerre du Péloponnèse, lorsqu’il décrit des rameurs corinthiens traversant l’isthme à pied, chacun portant sa rame, son coussin et sa courroie de tolet.
L’image la plus utile est un fragment. Le relief dit Lenormant, quarante centimètres sur cinquante-quatre, a été ramassé en 1852 près de l’Érechthéion ; un second morceau a été retiré en 1876 du versant sud de l’Acropole. Il conserve dix rameurs nus et trois files de rames. La restitution donne vingt-cinq rameurs au rang supérieur, un timonier, un veilleur, des hommes d’armes sur le pont. Le navire est probablement le Paralos, la trière d’État qui rapporta à Athènes la nouvelle du désastre d’Aigos Potamos en 405. Pour le reste de la coque, on travaille sur des monnaies et des vases.
Cent navires, ou deux cents
En 483 ou 482, un filon d’argent est mis au jour au Laurion, dans le sud de l’Attique. La cité s’apprête à distribuer le produit entre les citoyens. Thémistocle obtient qu’il aille à la flotte. Sur le nombre de navires décidé ce jour-là, les sources ne se recoupent pas : la Constitution d’Athènes attribuée à Aristote et la Vie de Thémistocle de Plutarque parlent de cent, Hérodote de deux cents au livre VII. L’écart porte sur le double.
Un document est venu compliquer le dossier plutôt que le clore. Avant 1959, un paysan de Trézène, Anargyros Titiris, utilise comme seuil de porte une plaque de marbre inscrite. Elle échoue dans la collection d’un instituteur, exposée dans un café du village, où l’épigraphiste américain Michael Jameson la remarque et la publie en 1960 dans Hesperia. Le texte se donne pour un décret de l’assemblée athénienne proposé par Thémistocle : évacuation des femmes et des enfants vers Trézène, deux cents navires armés, dix combattants de pont âgés de vingt à trente ans et quatre archers par bâtiment, cent navires envoyés à l’Artémision et cent laissés en garde autour de Salamine.
La gravure, en stoichédon de quarante-deux lettres par ligne, et certaines formules administratives renvoient au IIIᵉ siècle, deux cents ans après les faits. Christian Habicht a rangé la pierre dès 1961 parmi les faux patriotiques fabriqués au IVᵉ siècle, aux côtés du serment de Platées et du décret contre Lycidès. Noel Robertson a soutenu en 1982 qu’elle avait été composée au début du IIIᵉ siècle. L’objection adverse tient pourtant debout : le contenu s’écarte trop du récit d’Hérodote pour en dériver, ce qui suppose une source indépendante, dont personne ne sait si elle était fiable. Jameson a maintenu qu’un rédacteur du IVᵉ siècle recopiant un décret ancien y glisse mécaniquement les tournures de son temps.
Le comptage des navires engagés à Salamine souffre du même mal. Hérodote annonce trois cent soixante-dix-huit bâtiments grecs au livre VIII, chapitre 48, mais l’addition de sa propre liste n’en donne que trois cent soixante et onze. Eschyle, qui a combattu ce jour-là, en compte trois cent dix dans les Perses.
Aminoclès, Sidon et une invention sans acte de naissance
Thucydide écrit au livre I que les Corinthiens furent les premiers en Grèce à construire des trières, et mentionne dans la foulée un charpentier corinthien, Aminoclès, allant bâtir quatre navires pour les Samiens vers 704. Pline et Diodore ont lu cette phrase comme une attribution d’invention. Elle ne dit pas cela. Clément d’Alexandrie, dans les Stromates, rapporte au contraire une tradition qui donne le navire à trois rangs aux Sidoniens.
Hérodote complique tout au livre II : le pharaon Néchao aurait fait construire des trières, les unes pour la Méditerranée, les autres pour la mer Rouge, à la fin du VIIᵉ siècle. Alan B. Lloyd a défendu en 1975 dans le Journal of Hellenic Studies que ces navires étaient de conception grecque. Lucien Basch lui a répondu en 1977 dans la même revue, à partir de l’iconographie phénicienne ; Lloyd a répliqué en 1980. Le débat n’a pas été tranché.
L’archéologie n’arbitre pas. Un panneau de gypse du palais de Sennachérib à Ninive, autour de 700 avant notre ère, conservé au British Museum sous le numéro 1851,0902,30, montre un navire de guerre phénicien à éperon et à deux niveaux de rames, boucliers suspendus au bastingage. Deux niveaux, pas trois. Entre cette image et les premières flottes de trières attestées au VIᵉ siècle, le dossier documentaire est mince.
Cent dix mille mètres carrés de hangars
Les dimensions du navire sont contraintes par un bâtiment. Les trières passaient l’essentiel de l’année au sec, sans quoi la coque s’alourdissait d’eau et les tarets la dévoraient, et le Pirée comptait pour cela trois ensembles de hangars. Un inventaire de 330 ou 329, IG II² 1627, lignes 398 à 405, en donne le décompte : quatre-vingt-quatorze loges à Kantharos, cent quatre-vingt-seize à Zéa, quatre-vingt-deux à Mounichie. Trois cent soixante-douze au total. À la fin des années 330, les seuls hangars de Zéa couvraient plus de 55 000 mètres carrés, et l’ensemble portuaire approchait 110 000.
Le Zea Harbour Project, dirigé par Bjørn Lovén sous l’égide de l’Institut danois d’Athènes, fouille ces structures depuis 2001, sous deux à trois mètres d’eau, en mesurant au passage la remontée relative du niveau marin depuis l’Antiquité. Une fosse scellée sous une rampe, remplie de céramique déposée entre 375 et 350, date la troisième phase de construction ; les premières installations étaient de simples rampes à ciel ouvert. La restitution architecturale reste contestée : David Blackman et Boris Rankov ont proposé en 2013 une lecture différente des colonnades et des toitures, à laquelle Lovén a répondu chapitre par chapitre.
Le coût est chiffré par Thucydide. Au livre VI, soixante talents arrivent de Sicile pour solder soixante navires pendant un mois, soit une drachme par jour et par homme pour un équipage de deux cents, les thranites touchant en plus une prime versée par le triérarque. Les mêmes inventaires conservent deux cent soixante-dix-neuf noms de bateaux distincts.
Neuf nœuds en sprint, rien sur la longue distance
Le Trireme Trust est fondé en 1982 par l’helléniste John Morrison et l’architecte naval John Coates, après une controverse publique dans les colonnes du Times. La marine grecque construit le navire entre 1985 et 1987, et cinq campagnes d’essais suivent jusqu’en 1994, avec des équipages de volontaires souvent débutants.
Les résultats ont réglé la question centrale. Contre une opinion savante presque unanime, trois niveaux de rames superposés se manœuvrent sans que les avirons s’emmêlent. L’Olympias a atteint neuf nœuds en pointe, tenus une minute environ à quarante-cinq coups par minute, avec des moyennes de 8,5 nœuds sur deux kilomètres en 1990. Elle vire de cent quatre-vingts degrés en moins d’une minute, dans un arc de deux longueurs et demie. La manœuvrabilité que Thucydide prête aux flottes athéniennes n’était pas une figure de style.
L’échec porte sur l’endurance. Xénophon, au livre VI de l’Anabase, présente la traversée de Byzance à Héraclée comme une longue journée de nage pour une trière, ce qui suppose sept à huit nœuds tenus pendant seize à dix-huit heures. L’Olympias en est loin. Coates a conclu que la course de l’aviron était trop brève, faute de place, et a dessiné un second navire long de 39,6 mètres. Ronald Bockius a repris le dossier de la coudée en 2012 : les épaves romaines de Mayence et d’Oberstimm donnent des espacements de 94 à 96 centimètres, et l’ensemble des bâtiments fouillés s’échelonne de 84 à 99. L’intervalle de 88,8 centimètres retenu en 1985 est probablement trop court d’une dizaine de centimètres. Aucun second navire n’a été construit.
Un seul éperon conservé, et il n’est pas d’une trière
En novembre 1980, dans la baie d’Athlit, au sud de Haïfa, un plongeur repère une masse de bronze posée sur le fond. C’est un éperon de navire de guerre, complet, avec les bois de l’étrave encore engagés dedans : 2,26 mètres de long, 0,95 mètre de haut, 465 kilos, coulé d’un seul tenant. Il est aujourd’hui au Musée national de la marine de Haïfa. On estimait jusque-là qu’un éperon de trière pesait environ soixante-dix-sept kilos. La pièce d’Athlit provient donc d’un navire plus lourd, sans doute une quadrirème. Sa datation reste ouverte : les symboles gravés renvoient à des monnaies chypriotes frappées entre 204 et 164, tandis que le radiocarbone appliqué aux bois de proue a donné 400 avant notre ère, à cent trente ans près.
De coque de navire de guerre antique, on connaît un seul cas, et il est punique. Honor Frost a fouillé de 1971 à 1974, près de Marsala en Sicile, deux épaves longues et étroites remontant à la première guerre punique. Elle y voyait des bâtiments de combat. D’autres y reconnaissent des navires de servitude, une quinquérème, ou de simples galères à un rang de rames. Le mauvais état des bois interdit de trancher.
Pourquoi aucune trière ? Parce qu’une trière éperonnée ne coulait pas. La coque, sans lest ni cargaison, restait à flot après le choc, et le vainqueur la remorquait pour la remettre en service. Les fouilles sous-marines menées de 2016 à 2022 dans la baie d’Ambélakia, à Salamine, sous la direction de Yannos Lolos, ont dégagé les murs immergés du port classique, une tour carrée de 7,70 mètres de côté, un grand bâtiment public. Pas une planche de navire.
Il reste alors les rampes. À Zéa, sous le remblai moderne du port de plaisance, les entailles taillées dans le rocher conservent la largeur, la pente et la longueur pour lesquelles elles ont été creusées. Le seul objet au monde façonné aux mesures exactes d’une trière est le vide qu’elle laissait en séchant.
Pour aller plus loin
Le dossier croise la bataille de Salamine, dont le déroulement dépend de la topographie du détroit, et les mines d’argent du Laurion, sans lesquelles la flotte de 483 n’aurait pas été financée. Il rejoint aussi la triérarchie, charge imposée aux plus riches Athéniens, et l’archéologie expérimentale, dont l’Olympias reste le chantier le mieux documenté.
Tout le monde sait à quoi ressemble une trière. Le navire de guerre grec apparaît dans les manuels, les films et les jeux vidéo : long, effilé, trois rangées de rames, un éperon de bronze qui fend l’eau. C’est le bateau qui a battu la flotte perse à Salamine, en 480 avant notre ère, et qui a fait d’Athènes une puissance maritime. Il y a un problème avec cette image. Personne n’a jamais retrouvé de trière.
Un bateau qu’aucune fouille n’a rendu
Les fonds marins de Méditerranée ont livré des centaines de navires de commerce antiques. Pas un seul navire de guerre grec. La raison tient à la façon dont ces bateaux mouraient. Une coque éperonnée ne partait pas par le fond : sans cargaison ni lest, le bois flottait. Le vainqueur remorquait l’épave, la réparait et la remettait en service. Il ne restait rien à couler.
Ce que l’on sait vient donc d’ailleurs. Des textes, d’abord, parfois très précis, parfois contradictoires. Des images ensuite, dont un morceau de marbre sculpté ramassé sur l’Acropole d’Athènes au milieu du XIXᵉ siècle, qui montre dix rameurs et trois files de rames superposées. Et surtout des listes gravées sur pierre.
Les comptes des arsenaux
Athènes tenait l’inventaire de son matériel naval et le faisait graver dans la pierre. Ces listes énumèrent, navire par navire, les rames, les cordages et les voiles. Elles donnent le chiffre décisif : cent soixante-dix rames par bâtiment, réparties sur trois niveaux, un homme sur chacune. Avec les officiers, les manœuvres et les soldats de pont, l’équipage approchait deux cents hommes.
Les mêmes archives permettent de compter les places à quai. Dans les années 330, les trois ports militaires d’Athènes alignaient trois cent soixante-douze hangars couverts, chacun taillé pour recevoir un navire tiré au sec. Les archéologues danois qui fouillent ces installations depuis le début des années 2000 y travaillent sous deux à trois mètres d’eau, le niveau de la mer ayant monté depuis l’Antiquité.
Les textes chiffrent aussi la dépense. Un navire en campagne coûtait un talent d’argent par mois, ce qui revenait à une journée de salaire d’ouvrier pour chacun des deux cents hommes du bord. Une flotte immobilisait ainsi une part énorme des revenus de la cité.
Le navire construit pour vérifier
En 1982, l’helléniste John Morrison et l’architecte naval John Coates décident de trancher autrement. Depuis un siècle, les spécialistes se disputaient : trois rangs de rameurs assis les uns au-dessus des autres, dans une coque de cinq mètres de large, cela ne pouvait pas fonctionner. Les deux hommes proposent de construire le bateau et de le mettre à l’eau.
La marine grecque le fait. Le navire, baptisé Olympias, est lancé en 1987. Il mesure près de trente-sept mètres. Des équipages de volontaires, souvent débutants, l’essaient en mer pendant sept ans. Le résultat est net : les trois rangs se manœuvrent sans que les rames s’emmêlent. Le bateau atteint neuf nœuds en pointe et vire complètement sur lui-même en moins d’une minute.
Un point résiste. Les auteurs anciens laissent entendre qu’une trière tenait une allure soutenue pendant une journée entière de nage. L’Olympias en est restée loin. Coates a fini par conclure que sa reconstitution était trop courte, et que les rameurs n’avaient pas la place d’allonger leur mouvement. Il en a dessiné une seconde, plus longue de trois mètres. Elle n’a jamais été construite.
Ce qui manque toujours
L’espace attribué à chaque rameur, qui commande toute l’architecture du navire, repose sur une seule phrase d’un architecte romain écrivant quatre siècles après Salamine. La valeur exacte de l’unité de mesure qu’il emploie est discutée, et une erreur de dix centimètres suffit à changer la longueur de la coque.
Un seul éperon de navire de guerre antique nous est parvenu, repêché en 1980 au large d’Israël. Il pèse 465 kilos, bien plus que ce que l’on attribuait jusque-là aux trières, et provient donc d’un bâtiment plus lourd. Les fouilles sous-marines menées jusqu’en 2022 dans la baie où la flotte grecque s’était rassemblée avant Salamine ont dégagé des murs, une tour et un grand édifice public. Aucune planche de bateau.
On peut voir l’Olympias aujourd’hui. Elle est posée à sec dans le parc de la tradition navale de Paléo Faliro, au bord d’Athènes, et sort encore pour quelques fêtes.
L’article complet donne le décret retrouvé sur le seuil d’une maison, la dispute entre deux savants sur l’origine du navire, et le chiffre qui sépare Hérodote d’un poète présent à la bataille.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Relief dit Lenormant, marbre, fragment 0,40 × 0,54 m, trouvé en 1852 près de l’Érechthéion, second fragment recueilli en 1876 Musée de l’Acropole, Athènes, Acr. 1339
- Éperon d’Athlit, bronze coulé d’un seul tenant, 2,26 × 0,95 m, 465 kg, découvert en 1980 dans la baie d’Athlit National Maritime Museum, Haïfa
- Panneau mural en gypse figurant un navire de guerre phénicien à éperon et à deux rangs de rames, palais sud-ouest de Ninive, salle VII, panneau 11, règne de Sennachérib The British Museum, 1851,0902,30
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Sources primaires (suite)
- Décret dit de Thémistocle, stèle de marbre trouvée à Trézène, gravure stoichédon de 42 lettres par ligne Musée épigraphique d’Athènes ; Meiggs et Lewis n° 23
- Inventaires navals des arsenaux du Pirée, IG II² 1604-1632, en particulier IG II² 1615-1618 (répartition des 170 rames) et IG II² 1627, l. 398-405 (372 loges à navires en 330/329)
- Hangars à navires et rampes de halage de Zéa et de Mounichie, taillés dans le rocher, port de Pasalimani, Le Pirée
- Hérodote, Histoires, VII, 144 et VIII, 43-48 édition de référence
- Eschyle, Perses, v. 338-343, représentés à Athènes en 472 avant notre ère
- Thucydide, La Guerre du Péloponnèse, I, 13 (Aminoclès), II, 93 (rame, coussin et courroie), VI, 8 et VI, 31 (solde et primes)
- Vitruve, De architectura, I, 2, 4 (intervalle de deux coudées entre tolets)
- Xénophon, Anabase, VI, 4, 2 (traversée de Byzance à Héraclée)
Bibliographie
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- Ronald Bockius, « Uniformity or Multiplicity ? On Vitruvius’ interscalmium », dans Boris Rankov (dir.), Trireme Olympias : The Final Report, Oxford, 2012, chap. 24, p. 170 et suiv. Oxbow Books
- Lucien Basch, Le musée imaginaire de la marine antique, Athènes, 1987, 525 p., 1 136 illustrations Institut hellénique pour la préservation de la tradition nautique
- Lucien Basch, « Trières grecques, phéniciennes et égyptiennes », Journal of Hellenic Studies 97, 1977, p. 1-10 The Society for the Promotion of Hellenic Studies
- Alan B. Lloyd, « Were Necho’s Triremes Phoenician ? », Journal of Hellenic Studies 95, 1975, p. 45-61 The Society for the Promotion of Hellenic Studies
- Alan B. Lloyd, « M. Basch on Triremes : Some Observations », Journal of Hellenic Studies 100, 1980, p. 195-198 The Society for the Promotion of Hellenic Studies
- Jules Labarbe, La loi navale de Thémistocle, Bibliothèque de la Faculté de philosophie et lettres de l’Université de Liège, fascicule 143, Paris, 1957 Université de Liège
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- Christian Habicht, « Falsche Urkunden zur Geschichte Athens im Zeitalter der Perserkriege », Hermes 89 (1), 1961, p. 1-35 Franz Steiner Verlag
- Noel Robertson, « The Decree of Themistocles in Its Contemporary Setting », Phoenix 36, 1982, p. 1-44 Classical Association of Canada
- Vincent Gabrielsen, Financing the Athenian Fleet. Public Taxation and Social Relations, Baltimore, 1994 Johns Hopkins University Press
- Bjørn Lovén et Mette Schaldemose, The Ancient Harbours of the Piraeus, vol. I.1 : The Zea Shipsheds and Slipways. Architecture and Topography, Aarhus, 2011, 174 p., Monographs of the Danish Institute at Athens 15,1 Aarhus Universitetsforlag
- David Blackman et Boris Rankov, Shipsheds of the Ancient Mediterranean, Cambridge, 2013 Cambridge University Press
- Lionel Casson et J. Richard Steffy (dir.), The Athlit Ram, College Station, 1991, Ed Rachal Foundation Nautical Archaeology Series 3 Texas A&M University Press
- Asaf Oron, « The Athlit ram bronze casting reconsidered : scientific and technical re-examination », Journal of Archaeological Science 33 (1), 2006, p. 63-76 Elsevier
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Sources en ligne
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- « The Athlit Ram », page d’exposition permanente The National Maritime Museum, Haïfahttps://www.nmm.org.il/eng/Exhibitions/468/The_Athlit_Ram
- « wall panel ; relief », notice d’objet 1851,0902,30 The British Museumhttps://www.britishmuseum.org/collection/object/W_1851-0902-30
- « Piraeus, the Zea Harbour Project » Danish Institute at Athenshttps://diathens.gr/en/aktiviteter/piraeus-the-zea-harbour-project
- « The Ancient Harbours of the Piraeus : the Zea Shipsheds and Slipways (2 vols.) », compte rendu de Carmelo Di Nicuolo Bryn Mawr Classical Reviewhttps://bmcr.brynmawr.edu/2013/2013.02.39/
- « A Decree of Themistokles from Troizen », Michael H. Jameson, Hesperia 29 American School of Classical Studies at Athenshttps://www.ascsa.edu.gr/publications/hesperia/article/29/2/198-223
- « Une historiographie de l’archéologie sous-marine et la contribution d’Honor Frost » Cairn.info, Dialogues d’histoire anciennehttps://doi.org/10.3917/dha.hs29.0235
- « Ancient Naval Base for Epic Greek Battle Found », sur les fouilles de la baie d’Ambélakia Live Sciencehttps://www.livescience.com/58358-ancient-harbor-for-greek-battle-found.html
- « The Trireme Trust », lettres d’information et comptes rendus de la conférence de 1998 Trireme Trusthttp://www.triremetrust.org.uk/index.asp




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