Les pilleurs n’ont pas laissé grand-chose dans la tombe 4 d’Agia Triada. Deux crânes au fond d’un coffre de calcaire renversé sur son grand côté, un troisième dans une cuve d’argile sans décor logée dans une petite fosse creusée à même le rocher, un bol de serpentine, une figurine de femme en terre cuite, quelques fragments de conque de triton. Le coffre de pierre a échappé à la destruction, probablement à cause de son poids, comme le supposait déjà A. J. Reinach en 1908. Long de 1 375 mètre, il est le seul sarcophage minoen connu à être peint sur ses quatre faces, et on peut le voir au Musée archéologique d’Héraklion.
La tombe 4, ouverte avant les fouilleurs
La mission italienne de Federico Halbherr dégage la tombe en juillet 1903, tout près de l’agglomération d’Agia Triada et au nord-est de celle-ci, dans l’ouest de la plaine de la Messara, à six kilomètres de la mer de Libye et à trois de Phaistos. Roberto Paribeni, qui fouille la nécropole, publie le coffre cinq ans plus tard dans les Monumenti Antichi de l’Académie des Lincei. Halbherr s’était réservé cette publication. Il y renonce, raconte Paribeni dans sa préface, retenu par son enseignement et par une légère fatigue des yeux due à trop de travail.
L’édifice est une petite construction quadrangulaire de pierre, à peine plus grande qu’une chambre, et les chiffres publiés ne concordent pas. Reinach donnait en 1908 un rectangle de maçonnerie de 2,39 sur 1,95 mètres, ouvert à l’est par une porte de 87 centimètres. La notice de l’Université libre de Bruxelles, qui s’appuie sur les travaux récents, retient 3,8 sur 4,2 mètres. Elle précise que la tombe n’a servi que peu de temps et n’a été suivie d’aucune activité de culte.
Pendant presque tout le XXᵉ siècle, on a daté le coffre des environs de 1400 av. J.-C. Reinach le plaçait même à la fin du XVᵉ siècle, en comparant ses vases à ceux que portent les Keftiou, les Crétois des peintures égyptiennes, dans les tombes thébaines de Senenmout et de Rekhmirê. Entre 1997 et 1999, Vincenzo La Rosa a rouvert le secteur en repartant des carnets des anciens fouilleurs. Il date la construction de la tombe du début du Minoen récent IIIA2, une phase de la céramique crétoise que la notice bruxelloise situe vers 1370-1360 av. J.-C., et propose une lecture du pillage. Quelques décennies après l’enterrement, la tombe aurait été profanée à dessein, pour condamner la mémoire de son occupant dans une compétition serrée entre élites, en écho à la destruction du palais de Cnossos.
Fresque sur calcaire
Le coffre est fait de quatre dalles de calcaire, deux longues un peu irrégulières et deux courtes, et repose sur des pieds hauts de 24 centimètres selon Reinach. Une rangée de cinq trous percés au ras du fond laissait s’écouler les liquides du corps. Rien d’exceptionnel jusque-là pour une larnax, le coffre funéraire crétois de l’époque, sinon la matière : les larnakes sont d’ordinaire en argile et fermées d’un couvercle à double pente, tandis que celle-ci est la seule connue en calcaire et n’a pas de couvercle. Pour la peinture, l’artisan a travaillé comme sur un mur. Il a étendu sur la pierre une couche d’enduit de 2 à 7 millimètres, le même enduit fin que dans la peinture murale, puis il a peint avec la palette des fresques égéennes, rouge, bleu, blanc, noir, jaune, rose et vert. Avant toute couleur, les rosettes de la bordure ont été sculptées en léger relief dans le calcaire.
La notice bruxelloise affirme que le bleu a été obtenu avec du lapis-lazuli broyé, ce qui en ferait la seule attestation de ce pigment dans l’Égée. L’analyse de laboratoire sur laquelle repose cette affirmation n’y est pas indiquée, et on ne l’a pas retrouvée ailleurs. La hauteur hésite elle aussi d’une notice à l’autre, 89,5 centimètres chez les uns, 98,5 chez les autres.
Le sang du taureau recueilli au pied de l’autel
Sur l’un des grands côtés, une procession de femmes avance vers la droite, les quatre premières réduites par une lacune à leurs jambes et au bas de leurs robes. Devant elles, un joueur de double flûte passe derrière une table où un taureau est couché, ligoté, le sang coulant de sa gorge dans un vase posé au pied de la table. Sous le plateau se tiennent deux petites bêtes aux yeux ouverts, des chèvres pour Reinach et pour la notice de Smarthistory, des cervidés pour Josho Brouwers et pour la notice bruxelloise, des veaux pour le père Lagrange en 1908. La lecture en chèvres sauvages paraît la plus économique, puisque l’agrími, la chèvre sauvage crétoise à longues cornes, tire aussi l’un des chars des petits côtés dans plusieurs descriptions du même coffre. Plus à droite, une prêtresse en jupe de peau officie devant un autel bas, sous une aiguière et une corbeille de fruits suspendues dans le champ, puis se dressent une double hache plantée sur un long mât que surmonte un oiseau et un sanctuaire coiffé de cornes de consécration, d’où sort un arbre. Olivier pour Reinach, palmier pour Brouwers.
L’autre grand côté se lit en deux scènes dos à dos. À gauche, une femme en jupe de peau verse un liquide dans un grand bassin bleu posé entre deux doubles haches, montées sur des socles à degrés et surmontées d’oiseaux. Une seconde femme, couronnée de lis, la suit en portant sur l’épaule une perche où pendent deux autres récipients, et un homme en robe longue marche derrière elles en jouant d’une lyre à sept cordes. Reinach, qui voyait du sang dans le liquide versé, se demandait si cette lyre ne devait pas retirer à Terpandre l’invention de l’heptacorde que lui prête la tradition grecque. À droite, sur un fond bleu, trois hommes torse nu, en jupe de peau, apportent deux veaux et une barque à un personnage plus petit qu’eux, sans bras ni pieds visibles, debout devant un édifice orné de spirales, derrière un arbre et une construction à trois degrés.
Les deux petits côtés portent chacun un char monté par deux femmes, tiré d’un côté par des griffons ailés, de l’autre par des chevaux ou par des chèvres sauvages selon les auteurs. Au-dessus du second, une bande presque effacée montre des hommes en pagne pointu. Sur les grands côtés, le fond change de couleur d’une scène à l’autre, jaune, blanc ou bleu, sans qu’on sache ce que signifient ces changements.
Paribeni voyait trois fois le mort
Pour Paribeni, le coffre entier tourne autour du défunt, présent sous trois formes. Son corps, debout devant sa tombe, reçoit la barque et les veaux. Son double, pâle, est emporté par une déesse sur le char aux griffons. Son âme prend la figure de l’oiseau huppé posé sur l’aile d’un griffon, qui montre le chemin. L’objection la plus nette arrive dès 1908, dans la Revue archéologique, sous la plume d’A. J. Reinach. Comment le même mort, peint en brun-rouge devant sa tombe, aurait-il perdu toute couleur en montant sur le char, et pourquoi y changerait-il de vêtement et de coiffure ? Le personnage du char tient les rênes d’une main libre, ce qui s’accorde mal avec la raideur d’un mort, et rien chez les Minoens n’atteste alors l’âme-oiseau des Égyptiens. Reinach accepte en revanche le mort debout, dont le vêtement tombe des épaules avec la raideur d’un linceul et dont le cou, seul de toute la scène, ne porte aucun collier. Il écarte aussi la lecture du père Marie-Joseph Lagrange, qui venait de retrouver sur le coffre toute la symbolique religieuse de l’Égypte, avec un paradis céleste figuré par le palmier et l’édifice orné. Les parallèles égyptiens abondent, concluait Reinach, mais la facture de la peinture, les costumes et le symbole de la hache sur son mât n’ont aucun équivalent sur le Nil.
Le mort debout, lui, a traversé le siècle.
En 1921, au premier volume du Palace of Minos, Arthur Evans y lit l’illustration complète du culte de la double hache. Martin Nilsson en 1950, puis Charlotte Long dans sa monographie de 1974, reconnaissent dans l’homme sans bras le défunt lui-même. Leur argument le plus solide tient à l’économie de la scène, car un personnage plus petit que les autres, privé de bras, raide, sans parure, placé devant un édifice qui ressemble à une tombe et à qui l’on apporte une barque, désigne assez clairement un mort qui reçoit ses offrandes. Donald Preziosi et Louise Hitchcock ont ajouté en 1998 que veaux et barque pourraient être des maquettes destinées à la tombe, une pratique courante dans l’Égypte contemporaine. Robert Laffineur a posé en 1991, dans la revue Kernos, la question d’un rituel de nécromancie, c’est-à-dire de consultation des morts.
Les rapprochements égyptiens n’ont jamais cessé d’être discutés. En 2005, dans un mémoire de l’université du Maryland, Paula Martino part de la datation basse, qui fait du coffre un contemporain de la fin de la XVIIIᵉ dynastie, époque d’échanges intenses entre la Crète et l’Égypte, pour relire ses procédés techniques à la lumière de la décoration des temples et des tombes égyptiens. D’autres insistent sur les croyances funéraires proprement minoennes, et la part exacte de l’emprunt reste disputée.
Mycéniens à Agia Triada
Brendan Burke a déplacé la question en 2005 dans l’American Journal of Archaeology. Le coffre appartient selon lui aux premiers temps d’une présence mycénienne en Crète, quand des élites venues du continent grec affirment leur domination politique, idéologique et économique en mêlant les traditions. Il s’appuie sur le chantier contemporain d’Agia Triada. Sur les ruines de la villa minoenne détruite par un incendie au Minoen récent IB s’élève un mégaron, la grande salle à foyer des palais mycéniens, de 15,15 sur 24,35 mètres, qu’un sanctuaire et un portique complètent autour d’une cour faite pour les rassemblements. Dans l’espace ouvert devant ce mégaron, on a retrouvé des doubles haches de pierre et de nombreuses figurines votives, parmi lesquelles des taureaux et des barques, et l’entrée de la place dite Piazzale dei Sacelli a été élargie, peut-être pour laisser passer des chars.
Le coffre procède du même mélange. Ses vases sont volontairement archaïsants, des formes attachées aux élites palatiales de l’âge du Bronze moyen, alors que les personnages portent le costume mycénien du moment. Burke y voit un monument qui relie un pouvoir nouveau à un passé crétois choisi avec soin, et parle à propos des bâtiments d’une « architecture de la mémoire et du pouvoir ». La thèse a pour elle la cohérence du site. Elle suppose aussi qu’on sache distinguer un Mycénien d’un Crétois mycénisé, et Josho Brouwers garde le doute en écrivant « mycénienne (ou mycénisante ?) » à propos de cette présence. Paul Rehak et John Younger notent de leur côté que le sacrifice du taureau devient visible en Crète à cette période finale des palais, et envisagent une influence mycénienne.
À qui était destiné le coffre ?
Jacob Heywood a rouvert l’identification en 2024, dans les actes d’un colloque tenu à Heidelberg en 2021 sur le geste et l’attitude dans l’art égéen. Il croise l’état bouleversé de la tombe, la mode contemporaine des larnakes dont le décor emprunte à l’art des élites, les attributs des personnages et leur maintien. Une commande pour une femme de haut rang lui paraît plus probable, peut-être l’une des officiantes peintes sur les grands côtés. Les scènes relèveraient alors moins du récit des funérailles que d’une biographie, l’évocation de la place que l’occupante tenait dans l’élite d’Agia Triada, et l’homme sans bras ne serait plus forcément le défunt.
La lecture classique garde un appui que la nouvelle n’efface pas, puisque la barque, la tombe peinte derrière l’homme et son corps sans mains forment un ensemble qu’aucune autre figure du coffre ne reçoit. Le terrain, de son côté, ne départage personne. Deux crânes reposaient dans la cuve de calcaire et un troisième dans la cuve d’argile, sans que l’on sache lequel des morts fut le premier destinataire du coffre, ni si celui-ci a servi deux fois. Le pillage a dispersé les os et le mobilier, et aucune détermination du sexe ou de l’âge de ces crânes n’est citée dans les publications récentes sur le sarcophage.
En 1908, Paribeni voyait le mort trois fois sur les quatre faces du coffre, en corps, en double pâle et en oiseau. Cent seize ans plus tard, Heywood se demande s’il y figure seulement, et propose de chercher l’occupante parmi les femmes qui versent le liquide entre les haches.
Pour aller plus loin
Le coffre rejoint la question des larnakes peintes du Minoen récent III, dont le décor emprunte souvent aux fresques des palais, et celle du culte de la double hache dans la Crète minoenne. Il touche aussi à la présence mycénienne dans l’île pendant la dernière période des palais, dont Cnossos reste le principal témoin.
On le présente souvent comme l’image d’un enterrement. Un coffre de pierre peint, venu de Crète, montrerait les funérailles de l’homme qui y reposait. Ce coffre a été trouvé à Agia Triada, un site du sud de l’île, et date du XIVᵉ siècle avant J.-C. Il est peint sur ses quatre faces. La question paraît réglée depuis longtemps. Elle ne l’est pas.
Un coffre trop lourd pour les voleurs
Des archéologues italiens fouillent un cimetière près d’Agia Triada. Ils ouvrent une petite tombe bâtie en pierre. Des pilleurs sont passés avant eux. Ils ont laissé deux crânes au fond du coffre peint, et un troisième dans une simple cuve d’argile.
Le coffre, lui, est resté sur place. Son poids l’a probablement sauvé. Les cuves funéraires de cette époque sont d’ordinaire en argile et fermées par un couvercle. Celle-ci est en calcaire, et on n’en connaît pas d’autre semblable. Elle n’a même pas de couvercle.
Peint comme le mur d’un palais
Le peintre a traité la pierre comme une paroi. Il l’a d’abord couverte d’un enduit très fin. Il a ensuite posé les couleurs des palais crétois, du rouge, du bleu, du jaune ou du vert. Aucun autre coffre funéraire crétois connu n’est décoré ainsi sur toutes ses faces.
D’un côté, un taureau est couché sur une table, les pattes liées. Son sang coule de la gorge dans un vase posé par terre. Un musicien souffle dans une flûte. Derrière lui, des femmes s’avancent en procession vers un autel.
De l’autre côté, une femme verse un liquide dans un grand bassin. Ce bassin se trouve entre des haches à lame double, plantées sur de hauts supports. Les Crétois vouaient un culte à cette double hache. Plus loin, des hommes torse nu s’avancent. Ils apportent des veaux et une petite barque à un personnage sans bras, debout devant un bâtiment.
Sur les petits côtés, des femmes conduisent des chars. L’un d’eux est tiré par des bêtes ailées imaginaires, des griffons.
Un mort debout devant sa tombe
Roberto Paribeni publie le coffre en 1908. Pour lui, le personnage sans bras est le mort lui-même, debout devant sa tombe. Il croit aussi le retrouver sur le char des griffons, sous une forme pâle. Il voit enfin son âme dans un oiseau posé sur l’aile d’un griffon.
Un autre savant, A. J. Reinach, lui répond aussitôt. Si c’est le même mort, pourquoi serait-il devenu pâle une fois sur le char ? Et pourquoi y porterait-il un autre vêtement ? Reinach garde pourtant l’idée du mort debout. Ce personnage plus petit n’a pas de bras ni de collier, et son habit tombe raide comme un linceul.
Cette lecture a tenu presque tout le siècle suivant. Son argument est simple. On apporte des offrandes, dont une barque, à un homme raide placé devant ce qui ressemble à une tombe. Tout cela désigne un mort qui reçoit ses dons.
Une tombe vidée exprès
À la fin du XXᵉ siècle, des archéologues rouvrent la tombe. Ils la datent des environs de 1370 avant J.-C. Selon eux, le pillage n’est pas un hasard. Quelques décennies après l’enterrement, des rivaux auraient profané la tombe pour effacer la mémoire de son occupant.
À la même époque, des gens venus de la Grèce continentale sont présents à Agia Triada. On les appelle les Mycéniens. Une grande salle s’élève alors sur les ruines d’une villa crétoise incendiée. Pour un spécialiste, le coffre servait leur pouvoir. Il mêle des vases à l’ancienne mode crétoise et les costumes mycéniens du moment.
Jacob Heywood propose en 2024 une autre piste. Le coffre aurait été fait pour une femme de haut rang. Elle pourrait être l’une des femmes qui officient sur les grands côtés. Les peintures raconteraient alors sa place dans l’élite locale, et le personnage sans bras ne désignerait peut-être pas le défunt.
L’ancienne lecture garde un point fort. Personne d’autre que l’homme sans bras ne reçoit une barque et une tombe peinte. Les ossements, eux, ne tranchent rien. Les pilleurs les ont dispersés, et aucune étude publiée ne dit si ces crânes étaient ceux d’hommes ou de femmes.
Le coffre se trouve aujourd’hui au Musée archéologique d’Héraklion, en Crète, toujours sans couvercle.
La version complète détaille la querelle sur les deux petites bêtes couchées sous l’autel, et donne les mesures du grand bâtiment mycénien élevé sur les ruines de la villa.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- [Sarcophage d’Agia Triada, calcaire enduit et peint, L. 1 375-1 385 m, l. 45 cm, tombe 4 de la nécropole, fouilles de la mission italienne, juillet 1903]( Musée archéologique d’Héraklion, inv. 396https://ancmed.ulb.be/details.php?row=51
- [Tombe 4, dite tombe du Sarcophage peint, construction quadrangulaire en pierre, porte orientale de 0,87 m, reprise en 1997-1999]( site archéologique d’Agia Triada, Messara, Crètehttps://www.aegeussociety.org/new_article/haghia-triada-i-saggi-di-scavo-nell-area-della-necropoli-1997-1999/
- Larnax en terre cuite sans décor, déposée dans une fosse taillée dans le rocher de la tombe 4, contenant un crâne lieu de conservation et numéro d’inventaire
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Sources primaires (suite)
- Mobilier résiduel de la tombe 4, bol de serpentine, figurine féminine en terre cuite, fragments de conque de triton, rasoir de bronze, pierre gravée lieu de conservation et numéros d’inventaire
Bibliographie
- Roberto Paribeni, [« Il sarcofago dipinto di Haghia Triada »]( *Monumenti Antichi pubblicati per cura della Reale Accademia dei Lincei* 19, Rome, 1908, extrait de 86 p. Reale Accademia dei Linceihttps://tpsalomonreinach.mom.fr/Reinach/MOM_TP_160791/MOM_TP_160791_0001/PDF/MOM_TP_160791_0001.pdf
- A. J. Reinach, [« Le sarcophage de Haghia Triada »]( *Revue archéologique*, 1908, II, p. 278-288 Revue archéologiquehttps://tpsalomonreinach.mom.fr/Reinach/MOM_TP_129118/MOM_TP_129118_0001/PDF/MOM_TP_129118_0001.pdf
- Marie-Joseph Lagrange, *La Crète ancienne*, Paris, 1908, p. 61-67 référence donnée par A. J. Reinach, 1908
- Arthur Evans, [*The Palace of Minos at Knossos*, vol. I, Londres, 1921, p. 438]( Macmillanhttps://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/evans1921bd1/0478
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- Charlotte R. Long, *The Ayia Triadha Sarcophagus. A Study of Late Minoan and Mycenaean Funerary Practices and Beliefs*, Studies in Mediterranean Archaeology 41, Göteborg, 1974 Paul Åström
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- Robert Laffineur, [« À propos du sarcophage d’Aghia Triada : un rituel de nécromancie à l’époque protohistorique ? »]( *Kernos* 4, 1991, p. 277-285, DOI 10,4000/kernos.310 Centre international d’étude de la religion grecque antique, Liègehttps://doi.org/10.4000/kernos.310
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- Brendan Burke, [« Materialization of Mycenaean Ideology and the Ayia Triada Sarcophagus »]( *American Journal of Archaeology* 109 (3), 2005, p. 403-422, DOI 10,3764/aja.109,3.403 Archaeological Institute of Americahttps://doi.org/10.3764/aja.109.3.403
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- Jacob E. Heywood, [« Funeral or “Biography” ? Re-considering the Potential Identities of Figures on the LM III A2 Agia Triada Sarcophagus »]( dans Ute Günkel-Maschek et al. (dir.), *Gesture, Stance, and Movement : Communicating Bodies in the Aegean Bronze Age*, Heidelberg, 2024, p. 425-430, DOI 10,11588/propylaeum.1309.c19844 Propylaeumhttps://doi.org/10.11588/propylaeum.1309.c19844
Sources en ligne
- [« Hagia Triada sarcophagus », Senta German]( Smarthistoryhttps://smarthistory.org/?p=31828
- [« The Agia Triada sarcophagus », Josho Brouwers, 15 octobre 2019]( Ancient World Magazinehttps://www.ancientworldmagazine.com/articles/agia-triada-sarcophagus/
- [« Funerary procession », notice de la larnax d’Agia Triada]( Université libre de Bruxelleshttps://ancmed.ulb.be/details.php?row=51
- [« Haghia Triada : I saggi di scavo nell’area della Necropoli (1997-1999) »]( Aegeus Society for Aegean Prehistoryhttps://www.aegeussociety.org/new_article/haghia-triada-i-saggi-di-scavo-nell-area-della-necropoli-1997-1999/
- [« Materialization of Mycenaean Ideology and the Ayia Triada Sarcophagus »]( American Journal of Archaeologyhttps://ajaonline.org/article/107/
- [« Lesson 15,16 : Fertility and Funerary Cult »]( Aegean Prehistoric Archaeology, Dartmouth Collegehttps://sites.dartmouth.edu/aegean-prehistory/lessons/lesson-15-narrative/lesson-15-bibliography/fertility-and-funerary-cult/












