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Première guerre punique : de Mylae aux îles Égates, texte et bronze

Jamie Heath / Wikimedia Commons
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Au livre I de ses Histoires, Polybe estime que la première guerre punique a coûté à Rome environ sept cents quinquérèmes, et à Carthage quelque cinq cents. Le compte couvre toute la guerre, de 264 à 241 av. J.-C., batailles et naufrages confondus. Au large de Levanzo, dans l’archipel des Égates, vingt ans de prospection sous-marine ont remonté vingt-sept éperons de bronze, le plus récent en août 2024, par quatre-vingts mètres de fond.

Philinos d’Agrigente contre Fabius Pictor

Presque tout ce que l’on sait de cette guerre passe par un seul homme. Grec de Mégalopolis emmené à Rome comme otage en 167, Polybe écrit environ un siècle après les faits, et il annonce vouloir expliquer comment, quand et pourquoi les Romains ont pris la mer pour la première fois.

Au livre I, aux chapitres 14 et 15, il critique nommément ses deux prédécesseurs. Philinos d’Agrigente, un Sicilien favorable à Carthage, allait selon lui jusqu’à présenter des victoires romaines comme des défaites. Fabius Pictor, que l’on tient pour le premier historien romain, penchait dans l’autre sens. Leurs œuvres sont perdues, et on ne les connaît plus qu’à travers celui qui les juge, ce qui rend l’arbitrage de Polybe à peu près invérifiable. Diodore, Zonaras, Eutrope ou Orose sont plus tardifs et souvent réduits à quelques lignes, si bien que pour les effectifs des flottes comme pour le nombre des morts, la recherche travaille presque toujours sur une seule chaîne de transmission.

Le corbeau de Duilius

En 261, Rome ne possède aucun navire ponté, affirme Polybe (I, 20). Une quinquérème carthaginoise échouée près du détroit de Messine sert de modèle, et pendant que l’on construit cent quinquérèmes et vingt trirèmes, les rameurs s’exercent sur des bancs installés à terre. Christa Steinby juge ce tableau d’une Rome étrangère à la mer faussé, et son étude de 2007 fait commencer l’histoire navale romaine bien avant 264 ; Tite-Live (IX, 30) mentionne déjà en 311 des duumvirs navals, deux magistrats chargés de la flotte.

Au printemps 260, le consul Caius Duilius reprend la flotte après la capture de son collègue Cnaeus Cornelius Scipio aux îles Lipari. Polybe décrit alors (I, 22) l’engin qui aurait tout changé, une passerelle d’environ onze mètres sur un peu plus d’un mètre, articulée sur un mât de proue et terminée par une pointe de fer qui se fichait dans le pont adverse. On l’appelait le corbeau. Devant Mylae, sur la côte nord de la Sicile, les Carthaginois d’Hannibal se jettent sur les Romains sans ordre de bataille, se font accrocher, et perdent une cinquantaine de navires, dont le vaisseau amiral, un « sept » qui avait appartenu au roi Pyrrhus.

L’engin n’a pas convaincu tout le monde. William Tarn soutenait en 1907 qu’une telle masse, relevée à la proue, aurait fait chavirer le navire, et il réduisait le corbeau à un grappin amélioré. le latiniste Émile De Saint Denis lui a répondu en 1946, dans Latomus, qu’il confondait la passerelle de Polybe avec le harpon lancé que décrit Appien, tout en admettant que la lourdeur de l’appareil expliquait sa courte carrière. Herman Wallinga en a tiré en 1956 la reconstitution que la plupart des historiens ont suivie depuis. Le camp sceptique garde un argument sérieux : le corbeau disparaît du récit de Polybe après 256, et aucune bataille ultérieure ne le mentionne. Florus, près de quatre siècles plus tard, parle de « mains de fer » et de machines jetées sur l’ennemi, sans décrire de passerelle.

Duilius obtient le premier triomphe naval de Rome et une colonne ornée des éperons pris à l’ennemi, dressée près du Comitium. En 1565, on a retrouvé près de l’arc de Septime Sévère une base de marbre de Luni portant son éloge, conservée aujourd’hui aux Musées du Capitole sous le numéro Scu 750. Le marbre et la forme des lettres excluent le IIIᵉ siècle, et la base est une copie d’époque impériale. Le texte, lui, aligne des formes que plus personne n’écrivait sous l’Empire, « navebos » pour les navires, « triresmos » pour les trirèmes, « marid » pour la mer. Au XIXᵉ siècle, deux philologues allemands de premier plan y ont vu une invention d’antiquaire. Tenney Frank a repris la question en 1919 dans Classical Philology. Il observait que l’inscription contient d’authentiques archaïsmes, qu’il lui manque justement ceux qu’un faussaire aurait choisis d’abord, « quom », « endo » ou « ai », et que ses graphies incohérentes correspondent toutes à l’orthographe en usage vers 150 av. J.-C. Il en concluait à deux restaurations successives, l’une au IIᵉ siècle av. J.-C., l’autre au début de l’Empire, peut-être sous Tibère. Cette solution a notre préférence, parce qu’elle rend compte de chaque graphie sans supposer un faussaire qui aurait mal fait son travail. Eric Kondratieff a proposé en 2004 que le butin naval distribué par Duilius au peuple ait été fondu en lingots de bronze à décor naval, ces aes signatum datés vers 260, et il présente lui-même sa démonstration comme une chaîne d’hypothèses liées.

Trois cent trente navires à Ecnome

En 256, au large du cap Ecnome, sur la côte sud de la Sicile, Polybe (I, 25-26) aligne trois cent trente navires romains portant environ cent quarante mille hommes, contre plus de trois cent cinquante navires carthaginois et cent cinquante mille hommes. Tarn puis, en 1954, J. H. Thiel ont réduit ces effectifs, et l’on a fait remarquer depuis que leurs corrections reposaient d’abord sur un jugement d’invraisemblance. G. K. Tipps les a défendus en 1985 dans Historia.

Les Romains passent en Afrique. Laissé sur place, le consul Marcus Atilius Regulus est battu en 255 par une armée carthaginoise que commande un mercenaire spartiate, Xanthippe. La flotte venue récupérer les survivants rentre par le sud de la Sicile et, près de Camarina, une tempête la brise. Sur trois cent soixante-quatre navires, quatre-vingts seulement en réchappent, et Polybe (I, 37) en fait porter la faute aux consuls, qui ont passé outre l’avis des pilotes. Une hypothèse moderne ajoute le poids des corbeaux, qui aurait déséquilibré les coques par gros temps ; elle a le mérite d’expliquer leur disparition, et le défaut de n’avoir aucun texte ancien pour elle.

En 249, devant Drepana, l’actuelle Trapani, le consul Publius Claudius Pulcher attaque la flotte d’Adherbal et perd quatre-vingt-treize navires, capturés avec leurs équipages selon Polybe (I, 51), qui explique le désastre par une manœuvre mal conduite contre la côte. La tradition romaine a préféré un sacrilège. Cicéron rapporte au livre II du De natura deorum que les poulets sacrés refusaient de manger avant le combat, et que le consul les fit jeter à la mer pour qu’ils boivent, puisqu’ils ne voulaient pas manger.

Polybe ne dit pas un mot des poulets.

Hannon attend le vent à Hiera

Après Drepana, Rome renonce pour plusieurs années à armer de grandes flottes, et la guerre de Sicile se fige. Personne ne parvient plus à déloger personne. Débarqué en 247, Hamilcar Barca tient des hauteurs près de Panorme, puis le mont Éryx, dont les Romains occupent déjà le sommet et le versant qui descend vers Drepana (Polybe, I, 55-58).

Le Trésor romain est vide. En 243 ou 242, les citoyens les plus riches avancent, seuls ou à deux ou trois, le prix d’une quinquérème équipée, remboursable en cas de victoire, et l’on construit ainsi deux cents navires sur le modèle d’un bâtiment rapide pris à Hannibal le Rhodien, qui avait longtemps forcé le blocus de Lilybée (Polybe, I, 59). Avec cette flotte, le consul Caius Lutatius Catulus prend position devant Drepana et verrouille la rade de Lilybée.

Chargée de blé et de matériel pour l’armée d’Hamilcar, la flotte carthaginoise d’Hannon doit décharger d’abord, embarquer les meilleurs soldats de l’Éryx, et combattre ensuite. Elle fait halte à Hiera, l’actuelle Marettimo, en attendant un vent favorable. Le 10 mars 241, selon la date que donne Eutrope (II, 27), le vent se lève et Catulus, malgré une mer forte, se met en travers de sa route. Polybe (I, 61) compte cinquante navires carthaginois coulés, soixante-dix capturés avec leurs équipages et près de dix mille prisonniers.

La paix suit dans l’année. Le premier projet, négocié par Catulus, prévoit que Carthage évacue la Sicile et verse deux mille deux cents talents d’argent en vingt ans (I, 62). Le peuple romain le rejette, et une commission de dix membres ajoute mille talents en ramenant le délai à dix ans (I, 63). Polybe conclut que cette guerre de vingt-quatre ans fut la plus longue, la plus continue et la plus étendue dont il ait entendu parler.

Levanzo, par quatre-vingts mètres de fond

En 2001, Sebastiano Tusa, archéologue sicilien, apprend qu’un éperon de bronze est exposé dans le cabinet d’un dentiste de Trapani. En 2004, un autre rostre, remonté par des pêcheurs au nord du cap Grosso, à Levanzo, est récupéré au terme d’une enquête du parquet de Trapani et des carabiniers chargés du patrimoine, et il devient Egadi 1.

Le programme systématique commence en 2005. La Soprintendenza del Mare de la Région sicilienne, longtemps dirigée par Tusa, mort en 2019, travaille avec la fondation américaine RPM Nautical Foundation, puis avec la Society for the Documentation of Submerged Sites, sur une zone qui couvrait déjà cinq kilomètres carrés en 2013, entre quarante et cent vingt mètres de profondeur. En août 2024, la Région annonçait le vingt-septième rostre, aux côtés d’une trentaine de casques de type Montefortino, de deux épées, de monnaies et d’un grand nombre d’amphores. Le décompte n’est pas parfaitement stable, puisque le communiqué de 2023 avait déjà baptisé deux pièces Egadi 26 et Egadi 27.

Sept de ces éperons, publiés par Jonathan Prag en 2014, portent une inscription latine du IIIᵉ siècle. Elles nomment les magistrats qui ont réceptionné l’arme, des questeurs dans la plupart des cas, un collège de six hommes dans un autre. Sur Egadi 11, Marcus Publicius, fils de Lucius, et Caius Papirius, fils de Tiberius, questeurs, ont approuvé le rostre, et Prag n’exclut pas que ce Publicius soit Marcus Publicius Malleolus, consul en 232. En 2025, le nettoyage d’Egadi 25 a livré le nom d’un autre questeur, Servius Sulpicius, fils de Caius, dont le père pourrait être, avance la Soprintendenza, le consul de 243. Les inscriptions latines du IIIᵉ siècle sont rares, celles sur métal davantage encore, et ces quelques lignes apportent des témoignages précoces sur la questure et sur la réception des armes par l’État. Egadi 3 porte en revanche un texte punique, une prière pour la bonne fortune adressée à une ou plusieurs divinités de Carthage.

Un rostre romain au fond de l’eau ne dit pourtant pas quel camp montait le navire, puisque Carthage avait capturé quatre-vingt-treize bâtiments romains à Drepana huit ans plus tôt et pouvait en avoir réarmé une partie, et aucune inscription ne permet de trancher.

Polybe a-t-il grossi ses navires ?

Polybe décrit des flottes composées pour l’essentiel de « cinq », les quinquérèmes, et il y revient en dressant son bilan final (I, 63). Les rostres des Égates s’y accordent mal. Dès 2012, Tusa et Jeffrey Royal notaient que les pièces alors connues n’étaient pas plus grandes que des éperons de trières, les navires à trois rangs de rameurs de la Grèce classique. William Murray, spécialiste des éperons antiques, en a tiré la conclusion la plus nette : ces armes viennent de navires plus petits que des « quatre », et le tableau d’une marine faite surtout de quinquérèmes paraît simplifié et trompeur. Il rejoint Steinby, pour qui le livre I de Polybe donne de la marine romaine une image faussée.

L’autre camp a des arguments. Entre la taille d’un éperon et celle du navire qui le portait, le rapport repose sur une poignée de pièces comparables, le rostre d’Athlit en tête, et toute conversion reste fragile. Le site, surtout, n’est pas épuisé. En 2021, James Goold, président de la RPM Nautical Foundation, constatait que la zone de débris continuait de s’étendre à mesure qu’on en cherchait les limites au nord et au sud. En août 2024, il signalait que les trois dernières campagnes avaient livré des rostres de grande taille, qui pourraient appartenir aux navires de plus fort tonnage.

Murray tient que Polybe a simplifié la composition des flottes de 241, Goold voit dans les grands rostres remontés ces dernières années la trace possible des navires lourds que décrit le livre I, et les deux hommes appartiennent au même programme de fouille, conduit depuis 2005 entre Levanzo et Favignana.

Pour aller plus loin

Le récit se prolonge avec la guerre des Mercenaires, qui éclate en Afrique dès la fin du conflit, et avec la deuxième guerre punique, où Hannibal, fils d’Hamilcar Barca, porte la guerre en Italie. Il croise aussi l’histoire de la questure républicaine, que les inscriptions des rostres documentent pour le IIIᵉ siècle, et la figure de Polybe, historien grec de la conquête romaine.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Polybe, *Histoires*, livre I, 14-15 (Philinos et Fabius Pictor), 20-23 (construction de la flotte, corbeau, Mylae), 25-26 (Ecnome), 37 (tempête de Camarina), 51 (Drepana), 55-63 (Éryx, flotte de 242, bataille des Égates, traité)
  2. Base de la colonne rostrale de C. Duilius, marbre de Luni, copie d’époque impériale de l’éloge, ILS 65, découverte en 1565 près de l’arc de Septime Sévère Musées du Capitole, Rome, [Scu 750](https://museicapitolini.comune.roma.it/assetdet/1046
  3. Rostre Egadi 11, bronze, inscription des questeurs M. Publicius L. f. et C. Papirius Ti. f. Soprintendenza del Mare della Regione Siciliana ; édition Prag 2014
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Sources primaires (suite)

  1. Rostre Egadi 25, bronze, inscription du questeur Ser. Sulpicius C. f., lue après nettoyage en 2025 Soprintendenza del Mare della Regione Siciliana
  2. Rostre Egadi 3, bronze, inscription punique (prière pour la bonne fortune) Soprintendenza del Mare della Regione Siciliana
  3. Tite-Live, *Histoire romaine*, IX, 30 (duumvirs navals en 311)
  4. Appien, *Guerres civiles*, V, 106 (les « corbeaux » lancés, discutés par Émile De Saint Denis)
  5. Florus, *Abrégé de l’histoire romaine*, I, 18 (II, 2 dans certaines éditions), récit de Mylae
  6. Cicéron, *De natura deorum*, II, 7 (les poulets sacrés de P. Claudius Pulcher)
  7. Eutrope, *Abrégé de l’histoire romaine*, II, 27 (date de la bataille des Égates)

Bibliographie

  1. Sebastiano Tusa et Jeffrey Royal, « The landscape of the naval battle at the Egadi Islands (241 B.C.) », *Journal of Roman Archaeology* 25, 2012, p. 7-48 [Journal of Roman Archaeology](https://journalofromanarchaeology.com/wp-content/uploads/2020/04/v25.7-1.pdf
  2. Jonathan R. W. Prag, « Bronze rostra from the Egadi Islands off NW Sicily : the Latin inscriptions », *Journal of Roman Archaeology* 27, 2014, p. 33-59, [DOI 10,1017/S1047759414001159]( Cambridge University Presshttps://www.cambridge.org/core/journals/journal-of-roman-archaeology/article/abs/bronze-rostra-from-the-egadi-islands-off-nw-sicily-the-latin-inscriptions/7C5024203C9E08BE5B56996739C6694C
  3. Jeffrey G. Royal et Sebastiano Tusa (dir.), *The Site of the Battle of the Aegates Islands at the End of the First Punic War. Fieldwork, analyses and perspectives, 2005-2015*, Bibliotheca Archaeologica 60, Rome, 2019 (2020 selon d’autres notices), 322 p. [L’Erma di Bretschneider](https://arborsapientiae.com/libro/21820/the-site-of-the-battle-of-the-aegates-islands-at-the-end-of-the-first-punic-war-fieldwork-analyses-and-perspectives-2005-2015-bibliotheca-archaeologica-60.html
  4. William W. Tarn, « The Fleets of the First Punic War », *Journal of Hellenic Studies* 27, 1907, p. 48-60 Society for the Promotion of Hellenic Studies
  5. Émile De Saint Denis, « Une machine de guerre maritime : le corbeau de Duilius », *Latomus* 5 (3-4), 1946 Société d’études latines de Bruxelles
  6. Herman Tammo Wallinga, *The Boarding-Bridge of the Romans*, Groningue et Djakarta, 1956 J. B. Wolters
  7. J. H. Thiel, *A History of Roman Sea-Power Before the Second Punic War*, Amsterdam, 1954 North-Holland Publishing Company
  8. G. K. Tipps, « The Battle of Ecnomus », *Historia* 34, 1985 Franz Steiner Verlag
  9. Christa Steinby, *The Roman Republican Navy from the Sixth Century to 167 B.C.*, Commentationes Humanarum Litterarum 123, Helsinki, 2007, 236 p. [Societas Scientiarum Fennica]( (compte rendu de Dexter Hoyos, *Classical Review*, 2010)https://resolve.cambridge.org/core/journals/classical-review/article/roman-navy-c-steinby-the-roman-republican-navy-from-the-sixth-century-to-167-bc-commentationes-humanarum-litterarum-123-pp-236-maps-helsinki-societas-scientiarum-fennica-2007-paper-22-isbn-9789516533509/2BE86575B333B2C0C2E2CDB4173CEC49
  10. Tenney Frank, « The Columna Rostrata of C. Duilius », *Classical Philology* 14 (1), 1919, p. 74-82 [University of Chicago Press, texte sur LacusCurtius](https://penelope.uchicago.edu/Thayer/E/Journals/CP/14/1/Columna_Duilii*.html
  11. Eric Kondratieff, « The Column and Coinage of C. Duilius : Innovations in Iconography in Large and Small Media in the Middle Republic », *Scripta Classica Israelica* 23, 2004, p. 1-39 [Israel Society for the Promotion of Classical Studies](https://scriptaclassica.org/index.php/sci/article/view/3545
  12. Yann Le Bohec, *Histoire militaire des guerres puniques, 264-146 av. J.-C.*, Monaco, Éditions du Rocher, 1995 ; rééd. Paris, 2014, coll. « Texto » [Tallandier](https://bibliotheques.paris.fr/2021/doc/SYRACUSE/973396
  13. Christophe Burgeon, *La première guerre punique ou la conquête romaine de la Sicile*, Louvain-la-Neuve, 2017, 242 p. [Academia-L’Harmattan](https://bibliotheques-numeriques.defense.gouv.fr/impression/document/34ee01a0-1144-45b6-9098-78c84f464950

Sources en ligne

  1. [« Battle of the Egadi Islands Project »]( RPM Nautical Foundationhttps://rpmnautical.org/projects/egadi-islands-project/
  2. [« 2021 Battle of the Egadi Islands Field Season Press Release »]( RPM Nautical Foundationhttps://rpmnautical.org/2021-egadi-field-season-press-release/
  3. [« Archeologia, recuperato in mare un altro rostro della Battaglia delle Egadi »]( Regione Sicilianahttps://www.regione.sicilia.it/la-regione-informa/archeologia-recuperato-mare-altro-rostro-battaglia-egadi
  4. [« Archeologia, nuovi ritrovamenti dal sito della battaglia delle Egadi. Recuperati due rostri in bronzo »]( Regione Sicilianahttps://www.regione.sicilia.it/la-regione-informa/archeologia-nuovi-ritrovamenti-sito-battaglia-egadi-recuperati-due-rostri-bronzo
  5. [« Campagna di ricerca nel sito della Battaglia delle Egadi, recuperato un rostro romano e altri reperti. Gli esperti ipotizzano la presenza di un relitto navale »]( Comune di Favignanahttps://www.comune.favignana.tp.it/it/news/135383/campagna-di-ricerca-nel-sito-della-battaglia-delle-egadi-recuperato-un-rostro-romano-e-altri-reperti-gli-esperti-ipotizzano-la-presenza-di-un-relitto-navale
  6. [« Nouveau rostre en bronze retrouvé dans la mer d’Egadi : la découverte de trésors historiques se poursuit »]( Finestre sull’Artehttps://www.finestresullarte.info/fr/archeologie/nouveau-rostre-en-bronze-retrouve-dans-la-mer-d-egadi-la-decouverte-de-tresors-historiques-se-poursuit
  7. [« Sicile, casque de la bataille de l’Egadi en 241 avant J.-C. récupéré en mer »]( Finestre sull’Artehttps://www.finestresullarte.info/fr/archeologie/sicile-casque-de-la-bataille-de-l-egadi-en-241-avant-j-c-recupere-en-mer
  8. [« Ancient naval battle site yields relics of war »]( Archaeology Wikihttps://www.archaeology.wiki/blog/2013/11/14/ancient-naval-battle-site-yields-relics-of-war/
  9. [« I Progetti | I Rostri »]( Fondazione Sebastiano Tusahttp://www.fondazionesebastianotusa.org/sezione/46710/i-rostri
  10. [« The Ship Classes of the Egadi Rams and Polybius’ Account of the First Punic War », William M. Murray]( Society for Classical Studieshttps://classicalstudies.org/annual-meeting/145/abstracts/william-m-murray
  11. [« The Battle of the Aegates Islands (241 B.C.) », résumés du panel (dont Jonathan Prag, « Inscriptions and Institutions »)]( Society for Classical Studieshttps://classicalstudies.org/sessionpanel-title/battle-aegates-islands-241-bc
  12. [« Reassessing Polybius on Naval Power in the First Punic War »]( Classical Association of the Middle West and Southhttps://camws.org/sites/default/files/meeting2016/108.NavalPowerPolybius.pdf
  13. [« Mémoires de la première guerre punique à l’époque impériale et au Moyen Âge », Pierre Courroux et Mathieu Engerbeaud]( Interférences, OpenEdition Journalshttps://journals.openedition.org/interferences/9974
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