Connectez-vous pour enregistrer les articles, suivre votre progression et ajouter des favoris.

Suivez-nous :
Ω
Abonnez-vous pour bénéficier des playlists

Serment de Platées : la stèle d’Acharnes, document vrai ou forgé ?

Conflits & bataillesGrèce antique25 octobre 2026◈ 25 sources vérifiées
Maspero, G. (Gaston), 1846-1916; Sayce, A. H. (Archibald Henry), 1845-1933 / Wikimedia Commons
10 min de lecture25 sources vérifiées
L’article complet en PDFAbonnez-vous pour bénéficier du téléchargement PDF

Aux lignes 33 et 34 d’une stèle de la collection de l’École française d’Athènes, des Athéniens jurent de ne pas raser Athènes. Louis Robert, qui a publié la pierre en 1938, trouvait l’engagement « un peu comique ». Le texte où il figure passe depuis pour le serment de Platées, celui que les Grecs auraient prêté avant d’affronter l’armée perse de Mardonios en 479 avant notre ère. L’en-tête gravé ne mentionne pourtant ni les Grecs ni la plaine béotienne, seulement des Athéniens sur le point de combattre « contre les barbares ».

Un prêtre d’Arès fait graver deux serments

La pierre s’ouvre sur une dédicace aux dieux. Dion fils de Dion, du dème d’Acharnes, prêtre d’Arès et d’Athéna Areia, l’a consacrée dans le sanctuaire de ce couple divin, alors qu’Arès reçoit rarement un culte propre en Attique. Au fronton, un relief range une panoplie d’hoplite, le grand bouclier rond au centre, un casque et des jambières d’un côté, une cuirasse et une pièce d’étoffe, peut-être un manteau, de l’autre. Sous le relief, les lignes 5 à 20 donnent le « serment ancestral des éphèbes », celui des jeunes Athéniens qui entraient dans le service armé. Eschine l’avait déjà fait lire en 348 dans un discours contre Phil​ippe II, si l’on en croit Démosthène (Sur l’ambassade, 303). Les lignes 21 à 51 portent l’autre serment.

William West la dit trouvée à Acharnes en 1932, mais la notice d’Attic Inscriptions Online n’enregistre aucun point de trouvaille et la rattache seulement au sanctuaire d’Arès. Sa date oscille d’un quart de siècle. Un décret du même dème, découvert avec elle, organise la construction d’un autel d’Arès et d’Athéna Areia sous la prêtrise d’un certain Léon, entre 335 et 325 environ ; Stephen Lambert, qui traduit les deux textes pour Attic Inscriptions Online, place la dédicace de Dion un an ou deux après ce décret, dans les années où domine Lycurgue. P. J. Rhodes et Robin Osborne retiennent, après Robert, le troisième quart du IVᵉ siècle. Georges Daux préférait le deuxième, quand Athènes et Sparte se retrouvent alliées contre Thèbes pour la première fois depuis les guerres médiques, et Hans van Wees l’a suivi en 2006, frappé par l’hostilité du texte envers les Thébains. Le style du relief ne permet pas de choisir.

Les archives des fouilles américaines de l’Agora en gardent deux clichés anciens, cotés French School 3 et 4.

« Ils couvrirent les victimes de leurs boucliers »

Le texte gravé est concret jusqu’à la sécheresse. Le jureur promet de combattre tant qu’il vivra et de ne pas faire passer la vie avant le fait d’être libre, de n’abandonner ni le taxiarque, chef d’un régiment de tribu athénien, ni l’énomotarque, vivants ou morts, de ne se retirer que si les chefs montrent le chemin, d’obéir aux stratèges, d’ensevelir sur place les morts des alliés et de ne laisser personne sans sépulture. Vainqueur, il prélèvera la dîme sur la cité des Thébains, c’est-à-dire qu’il la détruira pour en consacrer le dixième aux dieux, et il ne rasera ni Athènes, ni Sparte, ni Platées, ni aucune autre cité alliée. Il ne laissera pas sans secours ceux que la faim accable et ne les privera pas d’eau courante, qu’ils soient amis ou ennemis. Chaque promesse appelle ensuite sa malédiction. Si le jureur tient parole, que sa cité échappe à la maladie et au pillage, que sa terre porte des fruits, que les femmes mettent au monde des enfants semblables à leurs parents et les bêtes des petits semblables à elles ; s’il se parjure, la stérilité, le sac, et des monstres à la place des enfants. Le texte se termine par un récit à la troisième personne, où les hommes, après avoir juré, couvrent de leurs boucliers les victimes du sacrifice et prononcent au son de la trompette une imprécation contre eux-mêmes s’ils venaient à transgresser ce qui est écrit.

Lycurgue, en 331/330, cite devant les juges une version sensiblement différente (Contre Léocrate, 80-81). Elle est prêtée par tous les Grecs à Platées, au moment de se ranger en bataille contre les forces de Xerxès, et l’orateur ajoute qu’ils n’en avaient pas trouvé la formule eux-mêmes, qu’ils imitaient le serment traditionnel des Athéniens. Les officiers y deviennent de simples « chefs », la dîme frappe toutes les cités passées au barbare, aucune cité n’est nommée, et une clause absente de la pierre interdit de rebâtir les sanctuaires incendiés, laissés en ruine pour rappeler l’impiété des Perses. Diodore (XI, 29, 2-3), qui dépend probablement de l’historien Éphore, situe le serment à l’Isthme, garde la clause des sanctuaires et omet la dîme, qu’il rapporte ailleurs à un vote de 480 (XI, 3, 3). Hérodote, le plus ancien témoin, ne mentionne que ce serment de 480, qui promettait au dieu de Delphes la dîme des Grecs ralliés de plein gré aux Perses (VII, 132). Pour Rhodes et Osborne, ces écarts montrent que le graveur d’Acharnes ne recopiait pas les versions littéraires et puisait à une source documentaire.

Théopompe dénonce un faux athénien

Le premier à crier au faux fut un contemporain de Dion. Au livre XXV de ses Philippiques, l’historien Théopompe de Chios consacrait une digression aux mensonges d’Athènes et y affirmait que le serment des Grecs, que les Athéniens disent prêté avant la bataille de Platées, était falsifié (FGrHist 115 F 153). Il y joignait la paix de Callias, traité supposé entre Athènes et le Grand Roi, dont la copie athénienne était gravée en lettres ioniennes, alphabet que la cité n’a adopté officiellement qu’à la fin du Vᵉ siècle (F 154). Raphael Sealey observait en 1960 que beaucoup de modernes donnaient raison à Théopompe sur le serment, tandis que la paix gardait davantage de défenseurs.

Robert lui-même, dans l’édition princeps, rangeait déjà l’inscription parmi les faux controversés de l’époque des guerres médiques, et Christian Habicht l’a compté en 1961 parmi les « faux documents » de l’histoire athénienne de ces années, selon le titre même de son article dans Hermes. William West a soutenu en 1965 que la version gravée combinait trois serments distincts, la clause sur la faim et l’eau courante reprenant le vieux serment amphictyonique, celui des cités associées autour du sanctuaire de Delphes, que cite Eschine (Sur l’ambassade, 115), du moins selon lui. Les sceptiques ajoutent un argument de silence. Isocrate, qui célèbre les guerres médiques dans le Panégyrique en 380, ne mentionne pas le serment (IV, 156), pas plus que Thucydide quand il fait parler les Platéens (III, 57, 2). Krentz juge ces silences peu concluants, et d’autres historiens les trouvent parfaitement explicables.

L’accusation antique a ses failles. On ignore quel texte Théopompe avait sous les yeux, car le fragment ne cite pas la formule qu’il condamne, et rien ne permet de dire s’il visait la version de Lycurgue, celle d’Éphore ou une copie gravée comme celle d’Acharnes. Krentz suppose qu’il jugeait sur la forme des lettres, comme pour la paix de Callias. Une copie gravée au IVᵉ siècle prouve seulement qu’on a gravé au IVᵉ siècle.

L’énomotarque, un grade de l’armée spartiate

Georges Daux et quelques autres tenaient le serment pour authentique. Peter Siewert leur a donné en 1972, dans une thèse soutenue à Munich, leur argumentation la plus complète. Selon lui, la stèle conserve, à des retouches mineures près, la formule même que l’armée grecque prononça juste avant la bataille, et la promesse sur les sanctuaires ne fut jamais jurée ; Éphore aurait détaché le serment de sa situation, l’aurait réécrit dans l’esprit panhellénique d’Isocrate en le mêlant à d’autres serments, et cette version aurait été insérée plus tard dans le discours de Lycurgue, que les manuscrits transmettent par ailleurs sans ses documents, Diodore dépendant lui aussi d’Éphore. Pour prouver l’ancienneté du texte gravé, Siewert dressait la liste des traits qu’on retrouve dans les traités archaïques, répétitions de mots, goût du concret, absence des notions juridiques classiques, énumérations, énoncé du contraire sous forme négative, et l’historien du droit Gerhard Thür, en recensant le livre en 1975, a salué l’analyse tout en discutant deux de ses catégories.

L’argument le plus solide tient dans un mot. Comme l’a relevé Siewert, l’énomotarque commandait la plus petite unité de l’armée spartiate, trente-deux à quarante hommes ; le taxiarque menait l’un des dix contingents de tribu athéniens, environ 800 hommes à Platées selon le calcul de Krentz, puisque Athènes y alignait 8 000 hoplites (Hérodote, IX, 28, 6). Un faussaire athénien du IVᵉ siècle aurait-il glissé un grade spartiate dans un serment attribué aux seuls Athéniens ? Hans van Wees en a tiré en 2006 une thèse plus audacieuse, selon laquelle les Spartiates auraient fait jurer aux alliés, en 479, un serment traditionnel de leurs « bandes jurées », adapté pour l’occasion, que les Athéniens du IVᵉ siècle auraient ensuite remanié. La clause sur Thèbes servait alors, pense-t-il, à engager l’armée à marcher sur la ville sitôt les Perses vaincus. Il note enfin que le serment des éphèbes et celui de Platées n’ont presque rien en commun, alors que Habicht voyait dans le premier le modèle athénien dont parle Lycurgue.

Marathon plutôt que Platées ?

Sur la pierre, le nom de Platées n’apparaît que dans la liste des cités à épargner, et l’identification avec le serment de 479 vient de Robert, qui a rapproché l’inscription du texte de Lycurgue. En 2007, Peter Krentz a déplacé la question. Le souhait d’une cité « non saccagée » sonne étrangement dans la bouche d’Athéniens dont la ville avait brûlé deux fois. La liste des cités surprend aussi. La colonne serpentine dressée à Delphes après la victoire énumère trente et un alliés, les Spartiates en tête, Platées en quatorzième position ; la stèle n’en nomme que trois, Athènes avant Sparte. Krentz y reconnaît la seule occasion où ces trois cités pensaient affronter seules les Perses, Marathon en 490, si les Spartiates étaient arrivés un jour plus tôt.

L’ensevelissement des morts sur place, traduction plus sûre que « dans la même tombe » puisque les morts ne furent réunis dans une fosse unique ni à Marathon ni à Platées, où chaque cité eut ses tertres (Hérodote, IX, 85), rappelle l’exception que Thucydide fait pour les morts de Marathon (II, 34, 5). Les « compagnons de combat » conviennent aux esclaves affranchis qui y combattirent, et les griefs contre Thèbes remontaient aux affrontements de 519 et de 506. Krentz s’appuie aussi sur une remarque de van Wees, pour qui l’expression proverbiale « dîmer les Thébains », que Xénophon emploie deux fois (Helléniques, VI, 3, 20 et VI, 5, 35), suppose un serment distinct de celui de Platées. Dion aurait pu trouver dans les archives le décret d’alliance et le texte du serment, peut-être la proposition attribuée à Miltiade.

Paul Cartledge a écarté l’hypothèse en 2013 dans After Thermopylae, reprochant à Krentz de négliger le contexte idéologique et commémoratif du IVᵉ siècle, et s’est rangé avec la majorité, pour qui ce texte n’a pas été juré avant la bataille. D’après la lecture qu’en donne Michael Taylor, Cartledge admet qu’un serment fut bien prêté à Platées mais que sa formule s’est perdue, l’inscription relevant d’une tentative athénienne pour s’approprier une victoire spartiate. Krentz a répondu dans sa recension qu’un serment censé dater de Marathon s’accorde mieux encore avec le contexte athénien que Cartledge décrit. Taylor avance pour sa part, en le donnant comme une opinion personnelle, une lecture postérieure à 335, quand Alexandre a rasé Thèbes, la clause sur les Thébains servant alors à justifier après coup, chez des Athéniens favorables à l’expédition d’Alexandre contre la Perse, une destruction qui avait choqué les Grecs.

Acharnes

Le lieu, au moins, s’explique. Danielle Kellogg a montré en 2013 que le choix de ces deux textes répondait au culte d’Arès et d’Athéna Areia, propre à Acharnes, à la réputation guerrière des Acharniens, à la position du dème sur le territoire et aux échos qu’y gardaient les guerres médiques. Elle lisait déjà en 2008 la juxtaposition avec le serment des éphèbes comme une exhortation adressée aux jeunes gens qui entraient en formation militaire, invités à égaler leurs aïeux face à une puissance venue du nord. La notice d’Attic Inscriptions Online rappelle que la recherche, voire l’invention, de « documents » édifiants tirés du passé est un trait de cette période, et renvoie sur ce point à J. K. Davies. Un spécialiste des archives athéniennes a fait remarquer, cité par Krentz, qu’un document authentique sert le patriotisme aussi bien qu’un faux.

Personne ne sait d’où Dion tenait son texte. Une copie d’archive, une compilation d’orateur ou une formule gardée au sanctuaire conviendraient toutes, et aucune n’a laissé de trace, si bien que la seule version gravée du serment de Platées reste celle qu’un prêtre d’Arès fit tailler, un siècle et demi après la bataille, sous un bouclier sculpté.

Pour aller plus loin

Le serment des éphèbes, gravé sur la même pierre, appelle une entrée à lui seul, tout comme la bataille de Platées et la colonne serpentine de Delphes. La paix de Callias, dénoncée par Théopompe dans la même digression, et le décret de Thémistocle complètent la série des documents athéniens dont l’authenticité se discute.

Se connecter pour enregistrer
Se connecter pour enregistrer
Suivez-nous :

Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. [Stèle d’Acharnes, dédicace de Dion fils de Dion, prêtre d’Arès et d’Athéna Areia, avec le serment des éphèbes (l. 5-20) et le serment dit de Platées (l. 21-51), vers 335-325 avant notre ère]( collection de l’École française d’Athènes, EFA I 7 ; Tod, GHI 204 ; Rhodes et Osborne, GHI 88https://www.atticinscriptions.com/inscription/RO/88
  2. [Lycurgue, Contre Léocrate, 76-81]( traduction J. O. Burtt, Loeb Classical Libraryhttps://topostext.org/work/113
  3. Diodore de Sicile, Bibliothèque historique, XI, 3, 3 et XI, 29, 2-3 édition de référence
Voir les 22 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Hérodote, Histoires, VII, 132 ; IX, 28, 6 ; IX, 85 édition de référence
  2. Théopompe de Chios, Philippiques, livre XXV, FGrHist 115 F 153-154 Jacoby, Die Fragmente der griechischen Historiker
  3. Eschine, Sur l’ambassade, 115, et Démosthène, Sur l’ambassade, 303 édition de référence
  4. Xénophon, Helléniques, VI, 3, 20 et VI, 5, 35 édition de référence

Bibliographie

  1. Louis Robert, Études épigraphiques et philologiques, Paris, 1938, p. 302-316 (édition princeps de la stèle) Paris
  2. Georges Daux, « Deux stèles d’Acharnes », dans Χαριστήριον εἰς Ἀναστάσιον Κ. Ὀρλάνδον, I, Athènes, 1965, p. 78-90 Athènes
  3. Pierre Carlier (dir.), Le IVᵉ siècle av. J.-C. Approches historiographiques, Études anciennes 15, Nancy et Paris, 1996, dont J. K. Davies, « Documents and “documents” in fourth-century historiography », p. 29-39 ADRA et De Boccard
  4. Peter Siewert, Der Eid von Plataiai, Vestigia 16, Munich, 1972, XI-118 p. C. H. Beck
  5. Christian Habicht, « Falsche Urkunden zur Geschichte Athens im Zeitalter der Perserkriege », Hermes 89, 1961, p. 1-35 Hermes
  6. [Raphael Sealey, « Theopompos and Athenian lies », The Journal of Hellenic Studies 80, 1960, p. 194-195, DOI 10,2307/628389]( Society for the Promotion of Hellenic Studieshttps://doi.org/10.2307/628389
  7. Hans van Wees, « “The Oath of the Sworn Bands” : The Acharnae Stela, the Oath of Plataea and Archaic Spartan Warfare », dans A. Luther, M. Meier et L. Thommen (dir.), Das Frühe Sparta, Stuttgart, 2006, p. 125-164 Stuttgart
  8. [Peter M. Krentz, « The Oath of Marathon, Not Plataia ? », Hesperia 76 (4), 2007, p. 731-742]( American School of Classical Studies at Athenshttps://ascsa.edu.gr/publications/hesperia/article/76/4/731-742
  9. [Danielle L. Kellogg, « The Place of Publication of the Ephebic Oath and the “Oath of Plataia” », Hesperia 82 (2), 2013, p. 263-276]( American School of Classical Studies at Athenshttps://ascsa.edu.gr/publications/hesperia/article/82/2/263-276
  10. Paul Cartledge, After Thermopylae. The Oath of Plataea and the End of the Graeco-Persian Wars, Emblems of Antiquity, New York et Oxford, 2013, XXX-240 p. Oxford University Press
  11. P. J. Rhodes et Robin Osborne, Greek Historical Inscriptions 404-323 BC, Oxford, 2003, n° 88 Oxford University Press

Sources en ligne

  1. [« Dedication from Acharnai with military oaths », RO 88, traduction et notes de Stephen Lambert]( Attic Inscriptions Onlinehttps://www.atticinscriptions.com/inscription/RO/88
  2. [« Stele from the Sanctuary of Ares at Acharnai containing Ephebic Oath, Oath of Plataia », cliché 1997,10,0338 (French School.3)]( Agora Excavations, American School of Classical Studies at Athenshttps://agathe.gr/id/agora/image/1997.10.0338?q=Oath
  3. [« V. Panhellenic Monuments of Plataea », William C. West III, Greek Public Monuments of the Persian Wars]( Center for Hellenic Studies, Harvard Universityhttps://chs.harvard.edu/chapter/william-custis-west-iii-greek-public-monuments-of-the-persian-wars-v-panhellenic-monuments-of-plataea
  4. [« 2013,07,09 Krentz on Cartledge, After Thermopylae »]( The Classical Journal Online (CAMWS)https://cj.camws.org/files/reviews/2013/2013.07.09%20Krentz%20on%20Cartledge,%20After%20Thermopylae.pdf
  5. [« After Thermopylae : The Oath of Plataea and the End of the Graeco-Persian Wars by Paul Cartledge », recension de Michael J. Taylor, 2017-057]( Michigan War Studies Reviewhttps://www.michiganwarstudiesreview.com/2017/downloads/2017-057.pdf
  6. [Gerhard Thür, recension de P. Siewert, Der Eid von Plataiai, Zeitschrift der Savigny-Stiftung für Rechtsgeschichte, RA 92, 1975, p. 479-480]( Österreichische Akademie der Wissenschaften, epubhttps://epub.oeaw.ac.at/0xc1aa5576%200x0036c298.pdf
  7. [« The Ephebic Oath and the Oath of Plataia in Fourth Century Athens », Danielle L. Kellogg]( Classical Association of the Middle West and South, congrès 2008https://camws.org/meeting/2008/program/abstracts/03a2.Kellogg.html
La lettre

Vous avez aimé cet article ?

Les nouveaux récits de l’encyclopédie et l’enquête du moment.