Sept cent vingt-sept tombes fouillées d’un côté. De l’autre, pour la communauté qui les a remplies, aucune maison. Depuis 1898, la nécropole de Chalandriani, au nord de Syros, a livré plus de sépultures que tout autre cimetière des Cyclades, et l’habitat correspondant n’a jamais été mis au jour. On en cherchait encore le centre en 2022.
Sept cent vingt-sept tombes pour un village introuvable
En 1898, Christos Tsountas ouvre cinq cent quarante tombes sur le plateau de Chalandriani et publie l’année suivante sa deuxième livraison cycladique dans l’Ephemeris Archaiologike. Les sépultures sont creusées dans le sol et couvertes en encorbellement, une construction qu’on ne retrouve pas ailleurs dans l’archipel sous cette forme. Elles mesurent environ un mètre cinquante de diamètre, contiennent presque toutes un seul défunt, et se répartissent en groupes que distinguent leur emplacement et la richesse du mobilier.
Le compte total dépend de qui compte. Le Musée national archéologique d’Athènes parle de six cents tombes ; Marisa Marthari, qui a fouillé vingt-huit sépultures intactes du champ Roussos entre 2002 et 2008, en dénombre sept cent vingt-sept en additionnant les campagnes successives. Mieux vaut retenir le second, qui repose sur un dépouillement des campagnes plutôt que sur une tradition de catalogue. Dans ces sept cent vingt-sept tombes, les figurines de marbre sont au nombre de vingt-deux.
Aucune maison de Chalandriani n’a encore été fouillée.
Un habitat de plus d’un hectare existe pourtant sous le hameau moderne, jamais dégagé. Cyprian Broodbank estime la population desservie par la nécropole à soixante-quinze ou cent personnes, un ordre de grandeur, rien de plus. En 2022, une prospection conduite par Marthari sur la colline de Panaghia Chalandriani a ramassé des tessons protocycladiques et des lames d’obsidienne, ce qui situerait le cœur du village près de l’église.
La répartition des vivants entre ce village et la hauteur fortifiée de Kastri, un kilomètre au nord, demeure ouverte.
Le bateau à vingt-huit rames
Parmi le mobilier de Chalandriani figure un type d’objet qu’on appelle poêlon faute de mieux. Le plus connu est conservé au Musée national archéologique d’Athènes sous le numéro Π 4974. Sur le dessous du fond, un artisan a incisé un navire vu de dessus, vingt-huit rames alignées, au milieu de vagues en spirales. Environ deux cents poêlons sont recensés dans l’Égée, avec des bords hauts de 1,6 à 5,2 centimètres. Les navires n’apparaissent que sur ceux de Syros, une dizaine au total.
À quoi servaient ces plats, on l’ignore toujours. John Coleman a classé en 1985 l’ensemble du corpus par la forme des manches et concluait qu’il s’agissait probablement de vaisselle de table. L’hypothèse du moule à pain de sel bute sur l’absence de dimensions normalisées ; celle du tambour rituel, sur la faiblesse acoustique d’une caisse aussi plate. En 2009, Dimitris Papathanassoglou et Charalambos Georgouli ont testé l’hypothèse la plus ancienne, celle du miroir liquide, en remplissant des plats comparables et en mesurant le contraste des images réfléchies. Trois millimètres de liquide suffisent à réfléchir, là où les bords des poêlons montent parfois au-delà de cinq centimètres.
Le poêlon sert aussi d’argument de sociologie. Cyprian Broodbank a soutenu en 1989 que les longues embarcations figurées supposaient des équipages que la plupart des communautés cycladiques, trop petites, ne pouvaient pas fournir, et que leur concentration à Chalandriani signalait un site capable de les armer, donc d’exercer une contrainte sur ses voisins. L’objection la plus solide ne vient pas d’un autre modèle démographique, elle vient du contexte funéraire, puisque ces navires peuvent figurer un statut revendiqué autant qu’une flotte. Marthari a publié en 2017 le premier poêlon à navire au contexte documenté, tombe VII du champ Roussos, aujourd’hui au Musée archéologique de Syros.
Skarkos, un étage encore debout
La colline de Skarkos se dresse à mi-hauteur de la côte ouest d’Ios, à un kilomètre d’un des plus vastes ports naturels des Cyclades. Marthari y a identifié un site au milieu des années 1980 et l’a fouillé de façon limitée entre 1986 et 1997, puis beaucoup plus largement dans le cadre de deux programmes européens de conservation, en 2004-2009 et en 2011-2014. L’habitat principal couvre 1,1 hectare et a pu abriter deux à trois cents personnes.
Sa singularité tient à la hauteur conservée des murs. Ils montent jusqu’à quatre mètres, et la plupart des bâtiments se dressent encore au niveau de leur étage. Cinquante-cinq maisons réparties en dix îlots ont été dégagées le long de deux rues larges de deux mètres qui contournent le sommet. Un escalier de pierre extérieur dessert l’étage, des niches ménagées dans les murs font office de placards, avec la trace de portes de bois.
Aucun rempart séparé ne protège l’habitat. À un moment du Bronze ancien II, presque toutes les ouvertures de la couronne extérieure ont été bouchées, et les murs externes des maisons périphériques ont formé une enceinte continue. Dans les espaces ouverts, des couches cendreuses épaisses de vingt à soixante centimètres ont livré des tessons de saucières, des os d’animaux, des coquillages et des lames d’obsidienne brisées. On mangeait ensemble sur ces places, et la vaisselle fine importée permettait sans doute à certains de se montrer.
La part fouillée du site n’est pas donnée de la même façon selon les publications, un tiers dans une présentation de 2020, près de la moitié dans l’article de 2023. L’écart tient aux campagnes menées entre-temps, et il change la portée des comptages de bâtiments.
Dans la maison des figurines
Dans le quartier sud-est, un bâtiment a livré seize figurines de marbre, là où les autres maisons en donnent une à quatre. On y a trouvé aussi une figurine inachevée, une coupe de marbre inachevée, des outils en émeri, des grumeaux de pigment minéral rouge et un tube en os ayant servi de contenant à pigment. C’est le premier atelier de sculpteur sur marbre reconnu dans les Cyclades du Bronze ancien.
Un second atelier occupait une salle de l’étage du bâtiment Kappa, où le mobilier est resté en place sur le plancher effondré, un bloc de marbre blanc à peine dégrossi, deux coupes en cours de travail et une dalle servant de plan de travail. Dans le bâtiment Bêta-Bêta, un foyer portatif portait des résidus de cuivre sur sa paroi interne, à côté de deux tuyères en argile. Marthari précise que ces objets peuvent indiquer une métallurgie sur place ou un stockage en vue d’un usage ailleurs. C’est la formulation exacte qu’appelle l’état du dossier.
Skarkos a livré des sceaux, de la céramique imprimée au sceau et des dizaines de petits objets cubiques en terre cuite portant des empreintes, qu’on suppose attachés comme des étiquettes à des sacs. Aucune scellée n’a été retrouvée, et l’on ignore donc ce que ces marques garantissaient, la propriété du contenant, la nature du produit ou sa provenance. Le contraste avec Syros mérite d’être posé en chiffres. Seize figurines dans une seule maison d’Ios, vingt-deux dans sept cent vingt-sept tombes de Chalandriani.
Quand le carbone 14 rajeunit la période
Jusqu’en 2023, l’habitat majeur de Skarkos n’avait jamais été daté en valeur absolue. Yannis Maniatis, Marisa Marthari et Georgios Polymeris ont sélectionné neuf échantillons d’os bien stratifiés, tirés des niveaux de destruction et des couches cendreuses. Quatre ont été écartés après traitement, faute d’un collagène assez abondant ou assez bien conservé, et les auteurs signalent que ces quatre-là venaient de sondages situés hors de l’habitat ou sur ses marges. Les cinq restants, tous des os de chèvre ou de mouton, ont été mesurés par comptage proportionnel à gaz au laboratoire d’archéométrie du centre Démocrite. Le modèle bayésien à phase unique place le début de l’étape finale de l’habitat à 2 549 ± 41 avant notre ère et sa fin à 2 497 ± 42, soit une cinquantaine d’années d’occupation avant la destruction du site. Intégrées ensuite à un modèle multiphase incluant la grotte de Zas à Naxos, Markiani à Amorgos et Dhaskalio à Kéros, et selon la variante qui traite Skarkos comme une phase postérieure à Markiani III, ces mesures conduisent à placer le cycladique ancien II entre 2 700 et 2 500, cinquante ans plus bas que la fourchette proposée en 2012 par Colin Renfrew, Michael Boyd et Christopher Bronk Ramsey.
Les auteurs disent eux-mêmes ce que cette révision ne règle pas. Jusqu’ici, le passage du cycladique ancien I/II au cycladique ancien II reposait sur trois dates de Markiani affectées de fortes incertitudes, deux échantillons de charbon de Dhaskalio ont été retirés du calcul par crainte d’un effet de bois ancien, et il n’existe aucune datation radiocarbone pour Ayia Irini ni pour Phylakopi. Autrement dit, 2 700 n’est pas une date acquise. La proposition de Marthari de rebaptiser la période culture d’Ios-Kéros-Syros mérite en revanche d’être retenue, parce qu’elle corrige un biais de découverte : le nom forgé en 1972 enregistrait l’état des fouilles de 1972.
L’obsidienne ne vient pas d’Anatolie
À un kilomètre au nord de la nécropole, sur une hauteur escarpée d’où l’on voit Andros, Tinos et Mykonos, un demi-hectare est enfermé dans des fortifications. Kastri a été sondé par Tsountas, étudié en 1967 par Eva-Maria Bossert, puis repris par Marthari pour la Société archéologique d’Athènes, de 2006 à 2022. L’entrée se faisait au nord, par un double mur dont l’enceinte interne porte des bastions en fer à cheval ; les campagnes récentes ont ajouté un troisième mur au sommet. Une population estimée à cent ou cent cinquante personnes y vivait dans des maisons d’une ou deux salles. L’occupation est d’une seule phase, datée par comparaison avec Dhaskalio, entre 2 550 et 2 400. La céramique qu’on y ramasse est le cœur de l’affaire. Vases à bec de type depas, gobelets en cloche, premier usage du tour de potier, armement nouveau, techniques métallurgiques nouvelles : tout ce répertoire vient de la côte occidentale de l’Anatolie, et c’est à Kastri qu’il a été décrit d’abord, d’où le nom de groupe de Kastri employé dans tout l’archipel. Les analyses de plomb isotopique publiées en 1984 par Zofia Stos-Gale, Noel Gale et Graham Gilmore ont durci le constat. Soixante-neuf pour cent des objets en alliage cuivreux de Kastri sont des bronzes à l’étain pauvres en arsenic, et leur cuivre vient de trois gisements identiques à ceux de Troie II, différents de ceux qu’utilisaient Amorgos, Paros, Kythnos et Chalandriani même.
Deux lectures s’affrontent depuis. Pour Stos-Gale et ses coauteurs, la concordance des sources de métal et des types d’objets signale l’installation de gens venus d’Anatolie. Pour Broodbank, elle signale des insulaires qui adoptent de nouveaux moyens de se distinguer et resserrent leurs relations avec l’autre rive. L’abandon de l’habitat bas de Chalandriani au profit de la hauteur reste lui-même une hypothèse de travail. Quarante ans après l’article de 1984, les deux lectures s’appuient sur le même matériel.
Le nettoyage de 2019 a fait apparaître sur les rochers de nouvelles gravures, motifs circulaires et allongés, navires, et elles ne s’arrêtent pas à l’acropole puisqu’on les suit jusqu’au chemin du hameau. La même campagne a livré une bague d’argent qui n’a rien à faire là, datée du IIᵉ ou du Iᵉʳ siècle avant notre ère. Surtout, Tristan Carter, Rose Moir et Marisa Marthari ont analysé en 2023, par fluorescence X portable, cent quarante-neuf éclats d’obsidienne issus des dernières campagnes. Cent trente-trois viennent de Sta Nychia, à Mélos, quinze de Dhemenegaki, sur la même île. Aucun ne vient d’Anatolie, et la manière de tailler reste celle des Cyclades et de la Crète. Le résultat ne départage pas les deux camps, et il précise ce qu’ils doivent expliquer, une communauté qui importe sa vaisselle et débite sa pierre comme ses voisins de toujours.
Pour aller plus loin
Le dossier croise les figurines cycladiques, dont la fabrication est désormais documentée en atelier à Skarkos, après un siècle où on ne la connaissait que par des tombes pillées, et le sanctuaire de Kéros, où les dépôts de marbre brisé posent une tout autre question sur l’usage de ces objets. Il rejoint aussi l’obsidienne de Mélos et les rapports entre l’Égée et Troie au IIIᵉ millénaire.
Les Cyclades du IIIᵉ millénaire avant notre ère sont connues du public par leurs figurines de marbre blanc. Presque toutes proviennent de tombes, et beaucoup ont été sorties de terre par des pilleurs. Pendant un siècle, on a donc décrit une civilisation entière à partir de ses morts. Deux chantiers grecs, l’un sur l’île de Syros, l’autre sur l’île d’Ios, ont déplacé cet équilibre.
Le cimetière sans village
Le premier de ces chantiers est un cimetière. Un archéologue grec y ouvre plusieurs centaines de tombes à la fin du XIXᵉ siècle. Il s’appelle Christos Tsountas, et c’est lui qui fait connaître les Cyclades préhistoriques au monde savant. On compte aujourd’hui sept cent vingt-sept tombes fouillées sur ce seul site, davantage que partout ailleurs dans l’archipel.
Chaque tombe est creusée dans le sol et couverte de dalles disposées en escalier, chacune avançant un peu sur la précédente jusqu’à fermer le toit. Elles contiennent presque toujours un seul défunt, avec des vases et des outils déposés auprès de lui.
Les gens enterrés là vivaient quelque part. Leur village n’a jamais été fouillé. On le cherche encore sous les maisons du hameau actuel, et une prospection récente a ramassé près de l’église des débris de poterie qui pourraient en marquer le centre.
Vingt-huit rames gravées au fond d’un plat
Dans ces tombes, on dépose souvent un plat d’argile peu profond muni d’un manche, décoré sur sa face extérieure. Les archéologues l’appellent poêlon, faute de savoir à quoi il servait. Sur l’un d’eux, conservé à Athènes, un artisan a gravé un navire vu de dessus, entouré de vagues en spirales. On y compte vingt-huit rames.
Des navires de ce genre n’apparaissent que sur les plats de Syros. Cyprian Broodbank en a tiré une idée forte. Une embarcation pareille demande un équipage nombreux, que la plupart des communautés insulaires, trop petites, ne pouvaient pas réunir ; le village de Syros faisait partie des rares qui le pouvaient. L’objection tient au lieu de la trouvaille. Ces images sont gravées sur des objets déposés auprès des morts, et elles disent peut-être un prestige revendiqué autant qu’une flotte réelle.
Quant à l’usage du plat lui-même, personne ne l’a démontré. Vaisselle de table, tambour, moule à sel, miroir d’eau, les hypothèses se sont accumulées, et une expérience menée sur des répliques remplies de liquide n’a pas suffi à trancher.
Une maison encore debout à Ios
Plus au sud, une colline de l’île d’Ios portait un village entier oublié sous la terre. Les murs y tiennent encore sur quatre mètres de haut. La plupart des maisons se dressent jusqu’au niveau de leur étage, ce qu’aucun autre site des îles ne montre pour cette époque.
Cinquante-cinq maisons ont été dégagées. Elles bordent deux rues qui font le tour du sommet et s’élargissent par endroits en petites places. Un escalier de pierre extérieur montait à l’étage, où l’on entreposait des provisions. Des niches creusées dans les murs servaient de placards et se fermaient par des portes de bois.
Une maison du quartier sud-est a livré seize figurines de marbre, avec une figurine inachevée, une coupe inachevée et des outils de polissage. C’était un atelier de sculpteur, le premier reconnu dans ces îles.
La vaisselle change de modèle
Vers la fin de la période, la communauté de Syros paraît quitter la plaine pour une hauteur escarpée, qu’elle entoure de remparts à bastions arrondis. La poterie qu’on y trouve ne ressemble plus à celle des îles. Ses formes viennent de la côte d’Asie Mineure, et le métal travaillé sur place provient des mêmes gisements que celui de Troie.
Deux explications circulent depuis longtemps. Des gens seraient venus s’installer là. Ou bien des insulaires auraient adopté ce qui les distinguait de leurs voisins. Les spécialistes en discutent encore, et le matériel qu’ils invoquent est le même des deux côtés.
Une analyse récente a porté sur les éclats d’obsidienne du site, cette roche volcanique noire dont on tirait les lames tranchantes. Tous viennent de Mélos, une île des Cyclades, et aucun d’Anatolie. Les habitants avaient changé de vaisselle, et ils tiraient toujours leur pierre de la même île.
L’article complet donne le désaccord sur les métaux dans le détail, le compte exact des tombes selon les fouilleurs et les cinq os de chèvre qui ont fourni la date du village d’Ios.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Poêlon en argile à représentation de navire, vingt-huit rames incisées, nécropole de Chalandriani, Syros Musée national archéologique d’Athènes, Π 4974
- Poêlon à navire, tombe VII, champ Roussos, secteur ouest de la nécropole de Chalandriani Musée archéologique de Syros, 1163
- Bague en argent doré, IIᵉ-Iᵉʳ siècle avant notre ère, trouvée à l’intérieur du rempart de Kastri Musée archéologique de Syros, 1199
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Sources primaires (suite)
- Figurines de marbre de la variété Chalandriani et figurines schématiques du type Apeiranthos, habitat Skarkos II, Ios Musée archéologique d’Ios, Chora
- Sceaux et objets cubiques en terre cuite imprimés de sceaux, Skarkos II Musée archéologique d’Ios, publiés dans le Corpus der minoischen und mykenischen Siegel, V, Supplementum 3
- Cinq échantillons d’os de caprinés (capra/ovis), niveaux de destruction et couches cendreuses de Skarkos II laboratoire d’archéométrie du centre national de recherche « Démocrite », Athènes
- Cent quarante-neuf éclats d’obsidienne des fouilles récentes de Kastri, analysés par fluorescence X portable Éphorie des antiquités des Cyclades et Société archéologique d’Athènes
- Christos Tsountas, « Κυκλαδικά ΙΙ », Ephemeris Archaiologike, 1899, p. 73-134, publication originale des fouilles de Chalandriani
Bibliographie
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Sources en ligne
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- [« SYROS. – Chalandriani », notice 19206, prospection de 2022 à Panaghia Chalandriani]( Chronique des fouilles en ligne, École française d’Athènes et British School at Athenshttps://chronique.efa.gr/?r=report&id=19206
- [« Radiocarbon Dating of the Major Settlement at Skarkos (Ios Island, Cyclades) »]( Cambridge Core, revue *Radiocarbon*https://www.cambridge.org/core/journals/radiocarbon/article/radiocarbon-dating-of-the-major-settlement-at-skarkos-ios-island-cyclades-and-inferences-for-the-early-cycladic-chronology/F520C73774180C384AEAF222063F4806
- [« Defining cultural traditions in the Early Bronze Age Aegean »]( ScienceDirect, *Journal of Archaeological Science : Reports*https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S2352409X23001621
- [« Archaeological site of Skarkos on the Island of Ios »]( European Heritage Awards / Europa Nostrahttps://www.europeanheritageawards.eu/winners/archaeological-site-skarkos-island-ios/
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- [« Archaeological Museum of Syros »]( Direction des musées archéologiques, ministère grec de la Culturehttps://archaeologicalmuseums.gr/en/museum/5df34af3deca5e2d79e8c199












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