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Les possédées de Loudun : Urbain Grandier au bûcher, août 1634

Unknown authorUnknown author / Wikimedia Commons
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Antoine Denesde vend du fer à Poitiers et tient, avec sa femme Marie Barré, un journal de famille. Le 16 août 1633, il assiste à l’exorcisme du soir dans l’église Sainte-Croix de Loudun, où les possédées de Loudun sont exorcisées deux fois par jour depuis Pâques. Ce soir-là, seule la prieure des Ursulines est « travaillée ». Couchée, elle ramène pieds et mains joints sur l’échine, tire une langue épaisse, enfle le cou, se ramasse en boule sur un coude et raidit les doigts au point que personne ne parvient à les plier. Après tant d’efforts, elle n’est, écrit-il, « aulcunement esmue », et la main qu’il lui prend est « la plus tampérée du monde ». Un an et deux jours plus tard, le curé que ces convulsions désignaient comme sorcier est brûlé vif sur la place qui porte le nom de la même église.

Saint-Pierre-du-Marché

Urbain Grandier est né vers 1590 à Bouère (aujourd’hui dans la Mayenne), fils d’un notaire royal de Sablé, et il a passé onze ans au collège des jésuites de Bordeaux. En 1617, à vingt-sept ans, il reçoit la cure de Saint-Pierre-du-Marché de Loudun, à laquelle s’ajoute un canonicat à la collégiale Sainte-Croix. La ville compterait alors près de douze mille habitants selon l’exposition du musée Charbonneau-Lassay, un ordre de grandeur que la notice ne rattache à aucun dénombrement. Une forte communauté réformée y vit depuis les années 1560, et la paix d’Alès, le 28 juin 1629, en retirant aux protestants leurs places fortes, a fait de la citadelle une cible.

L’homme plaît et irrite à parts égales. En 1623, il prononce l’oraison funèbre du poète Scévole de Sainte-Marthe ; il fréquente le médecin Théophraste Renaudot ; il tourne en dérision les miracles des carmes. Lors d’une procession de 1618, il prend le pas sur l’évêque de Luçon, alors en disgrâce, qui deviendra le cardinal de Richelieu. La ville lui prête une liaison avec Philippe Trincant, fille du procureur du roi Louis Trincant, son ami, puis un attachement pour Madeleine de Brou, orpheline dont il dirige la conscience et pour qui il écrit un traité où il soutient que le mariage d’un prêtre n’a rien d’impossible. Le procureur deviendra l’un de ses premiers accusateurs. Vers 1630, l’évêque de Poitiers, La Rocheposay, lui interdit d’exercer ; Grandier fait appel à l’archevêque de Bordeaux, Escoubleau de Sourdis, et obtient sa relaxe. Le récit hostile qu’un « témoin », identifié à un certain Des Niau, fait imprimer à Poitiers en 1634 assure qu’il est rentré à Loudun une branche de laurier à la main.

Le couvent des Ursulines s’installe à Loudun au milieu des années 1620. Jeanne de Belcier, née le 2 février 1602 à Cozes, en Saintonge, fille d’un baron, entrée chez les Ursulines de Poitiers en 1622 sous le nom de Jeanne des Anges, participe à la fondation et devient prieure en 1632, à la tête de dix-sept religieuses. Elle demande Grandier pour directeur. Il refuse, et la charge revient au chanoine Jean Mignon, qui lui en veut d’un canonicat qu’il espérait pour lui-même. Cette année-là, la peste traverse la ville.

Sept démons pour une prieure

À la fin de septembre, alors que l’épidémie reflue, la prieure et plusieurs sœurs disent recevoir la nuit des visiteurs masculins. En octobre, la silhouette prend les traits de Grandier. Mignon commence les exorcismes, que des capucins reprendront ensuite. Pour ceux qui les conduisent, la procédure a sa logique. Le démon logé dans un corps est contraint, au nom de l’Église, de décliner son nom, puis celui de l’homme qui l’a envoyé ; il doit prouver sa présence par des signes qu’aucune cause naturelle n’explique, comprendre le latin sans l’avoir appris, deviner les secrets des assistants, plier le corps en postures impossibles. Asmodée, Léviathan, Béhérit et Balaam répondent ainsi, et un procès-verbal du 23 juin 1634, reproduit par Alexandre Dumas, date du 8 décembre 1632 l’entrée de Léviathan et de ses acolytes dans le corps de Jeanne des Anges. Sept d’entre eux logent dans la prieure. Dans une ville à moitié réformée, un démon forcé de confesser la présence du Christ dans l’hostie vaut toutes les controverses imprimées. Michel de Certeau a décrit ces séances comme un théâtre populaire où la foule crie, conteste et chante des cantiques, et il note que Mersenne et Peiresc s’échangeaient par lettres les « raretés » de l’affaire.

L’Évangile de Jean (8, 44) appelle le diable « père du mensonge », et les théologiens en tiraient qu’un démon accusant un tiers ne pouvait faire preuve.

À Loudun, on passe outre.

En 1633, Jean Martin de Laubardemont, conseiller d’État et parent de la prieure, arrive pour surveiller la démolition du donjon. Le 30 novembre, d’après le récit de Des Niau, une commission l’autorise à instruire l’affaire sans appel, avec des juges choisis dans les sièges royaux voisins. Grandier est arrêté au début de décembre, le 6 ou le 8 selon les auteurs, et enfermé au château d’Angers.

Un latin écrit à l’envers

Les lettres où le bailli de Loudun dénonce une imposture au procureur général du parlement de Paris sont interceptées. Le 31 mai 1634, un arrêt du Conseil confirme les pouvoirs du commissaire, défend au parlement comme à tout autre juge de s’en mêler et interdit l’appel sous peine de cinq cents livres d’amende. Le 23 juin, veille de la Saint-Jean, en présence de l’évêque de Poitiers et de Laubardemont, on présente à Grandier dans l’église Sainte-Croix quatre pactes que les démons disent avoir conclus avec lui. Léviathan a rendu le principal le 17, et le procès-verbal en donne la composition, un cœur d’enfant pris dans un sabbat tenu à Orléans en 1631, la cendre d’une hostie consacrée, du sang du curé. La feuille que toutes les histoires reproduisent depuis le XIXᵉ siècle est d’une autre sorte, un latin écrit en miroir et hérissé d’abréviations où les signatures de Lucifer, de Satan, de Belzébuth, de Léviathan et d’Astaroth entourent celle de Grandier, et dont l’image a circulé par un dictionnaire de démonologie du XIXᵉ siècle que l’exposition du musée de Loudun reproduit. On la dit conservée à la Bibliothèque nationale de France, où le recueil Français 7619 rassemble les pièces originales du procès et des Ursulines entre 1630 et 1638 ; le feuillet qui la porterait n’a pas pu être identifié. Les commentateurs ne s’accordent pas sur la signature, de sa main, imitée ou obtenue sous la contrainte, et aucune des sources consultées ne fait état d’une expertise d’écriture.

Ses partisans font imprimer un Factum pour maistre Urbain Grandier, in-quarto de douze pages sans lieu ni date, et Grandier dénonce jusqu’au bout les irrégularités de l’instruction. Le récit de Des Niau rapporte qu’un démon avait annoncé l’avoir marqué en deux endroits du corps et, plus étonnant sous cette plume favorable à l’accusation, qu’une religieuse s’est jetée aux genoux de Laubardemont pour déclarer qu’elle avait accusé un innocent. Le 18 août au matin, la sentence le déclare « atteint et convaincu du crime de magie », auteur de la possession de religieuses ursulines et d’autres femmes séculières, et ordonne qu’avant l’exécution il soit soumis à la question ordinaire et extraordinaire pour nommer ses complices. Les brodequins, des planches serrées autour des jambes entre lesquelles on enfonce des coins, durent près d’une heure. Il n’avoue rien. Après l’amende honorable devant le porche de Saint-Pierre, il est brûlé vif le même jour sur la place Sainte-Croix. Le musée avance six mille spectateurs, sans dire d’où vient le chiffre. Une gravure conservée au musée Charbonneau-Lassay le montre nu, assis sur une chaise, le cou attaché sans que le lien l’étrangle, contrairement à la pratique habituelle, précise la notice du musée.

« Cruels effets de la vengeance du cardinal de Richelieu »

Le 26 août 1634, la Gazette de Théophraste Renaudot, qui avait fréquenté le même cercle lettré que le condamné, annonce sa mort dans les termes de la version officielle, et le récit de Des Niau, imprimé la même année à Poitiers chez J. Thoreau et la veuve Ménier, imprimeurs ordinaires du roi, tient pour la possession comme pour la sentence. La formule qui coiffe cette section vient d’ailleurs, et plus tard. En 1693, à Amsterdam, où s’étaient réfugiés tant de huguenots après la révocation de l’édit de Nantes, Abraham Wolfgang imprime sans nom d’auteur l’Histoire des diables de Loudun, un in-12 de près de vingt feuilles d’impression que les bibliographes attribuent à Nicolas Aubin. Le livre fait de la possession un complot ourdi contre la vie du curé. L’usage confessionnel ne se cache pas : la traduction anglaise paraît à Londres en 1703 sous le titre The Cheats and Illusions of Romish Priests and Exorcists. Les éditions du XVIIIᵉ siècle, dont celle de 1737 que conserve la Wellcome Collection, ajoutent en sous-titre « Cruels effets de la vengeance du cardinal de Richelieu ». Alexandre Dumas reprend l’histoire dans ses Crimes célèbres en 1840, et Aldous Huxley en tire en 1952 The Devils of Loudun, après qu’un érudit écossais, Edmund Goldsmid, eut traduit en 1887 le récit de Des Niau pour en montrer l’absurdité.

Une possession qui survit au sorcier

À partir de janvier 1629, Louis XIII ordonne de démolir la citadelle de Loudun, puis le donjon en 1633. Le gouverneur, Jean d’Armagnac, s’y oppose et entretient avec Grandier une correspondance suivie, si bien que le curé devient le porte-parole de la résistance. En 1631, le roi permet à Richelieu d’ériger, à une vingtaine de kilomètres, une ville close avec foires et marchés, qui portera son nom. Loudun, prospère, relevant directement du roi pour la justice et abritant une forte minorité réformée, gêne à plusieurs titres. Le garde des sceaux Pierre Séguier se fait envoyer des rapports. Pour Certeau, le jugement a été politique, organisé par le commissaire du cardinal. La version forte de cette thèse se passe de toute rancune.

Le même Certeau écrit pourtant que la forme du procès était régulière, et la phrase mérite d’être prise au pied de la lettre. La forme, ici, c’est un droit et une démonologie que tous les juges du royaume tenaient pour reçus. Vingt-trois ans plus tôt, le parlement de Provence avait fait exécuter à Aix le prêtre Louis Gaufridi sur la parole de religieuses possédées, et le précédent était connu. Les ennemis de Grandier sont d’abord d’ici, le procureur Trincant, le chanoine Mignon, l’évêque de Poitiers, et leurs procès précèdent de plusieurs années l’arrivée du commissaire. Surtout, la possession survit au sorcier. Une machination montée pour perdre un homme aurait dû s’éteindre avec ses cendres ; elle dure trois ans de plus et change de nature en route.

On préférera, pour décrire les corps, le journal de Denesde aux procès-verbaux d’exorcisme, parce que ce marchand n’avait rien à prouver et que les procès-verbaux étaient des écrits de l’accusation. Robert Rapley, qui a repris en 1998 le déroulement judiciaire, s’attache au jeu combiné des autorités religieuses et politiques, et aux règles du droit civil comme du droit canon. La rancune personnelle de Richelieu est probablement réelle, elle reste invérifiable, et elle n’est pas nécessaire pour expliquer le bûcher.

Jésus, Maria, Joseph, F. D. Salles

Le jésuite Jean-Joseph Surin arrive à Loudun en décembre 1634, chargé de la prieure, avec l’idée de réduire les exorcismes publics. Jeanne des Anges traverse une grossesse nerveuse, puis tente de se tuer en janvier 1635. Le 7 février 1637, elle guérit d’une grave maladie par l’intercession de son « bon ange ». Sa chemise, touchée et ointe cette nuit-là par saint Joseph, devient une relique. Sur sa main gauche apparaissent en rouge les noms de Jésus et de Marie, puis ceux de Joseph et de François de Sales, écrit « F D SALLES », quand le dernier démon sort, le 15 octobre 1637, contre la promesse d’un pèlerinage au tombeau du saint. D’avril à la fin de 1638, le voyage la mène à Annecy par Paris et la cour, et l’on prête à la chemise d’avoir aidé la reine à accoucher. Le 18 juillet 1638, Jeanne de Chantal écrit d’Annecy qu’elle a vu « renouveler les sacrés et saints Noms qui sont imprimés sur sa main ».

Vers 1644, à la demande de son nouveau directeur, le jésuite Saint-Jure, elle rédige le récit de sa vie et de sa possession. Le catalogue des manuscrits de la bibliothèque de Tours, publié en 1905, décrit sous le numéro 1197 une « Histoire de la possession de la Mère Jeanne des Anges, de la maison de Coze », suivie au numéro 1198 d’une copie due à l’érudit André Salmon. Il s’agit très probablement du texte publié en 1886, sans que la notice consultée permette de l’affirmer. Le 19 juin 1940, un incendie a ravagé la bibliothèque, et le catalogue en ligne porte pour nombre de manuscrits voisins la mention « détruit lors de l’incendie » ; le sort des numéros 1197 et 1198 n’a pas pu être vérifié.

Le texte a été imprimé en 1886 par deux médecins de l’entourage de Charcot, Gabriel Legué et Georges Gilles de la Tourette, sous le titre Autobiographie d’une hystérique possédée, et Charcot y salue en préface « un caractère très particulier de sincérité et de véracité ». Frank Paul Bowman a montré en 1990 que ces éditeurs ne voyaient pas qu’une religieuse du XVIIᵉ siècle disait dans la langue de la théologie ce que leur siècle disait dans celle de la clinique, ni que Jeanne et Surin s’en étaient trouvés guéris.

Le 18 août 1661, Surin lui écrit de Bordeaux qu’on lui rapporte d’elle « tant de subtilités et de finesses » qu’il est malaisé de trouver en elle un esprit de vérité. La lettre est datée vingt-sept ans jour pour jour après le bûcher, et rien n’indique que l’un ou l’autre y ait pris garde. La même année, la paralysie la gagne, la correspondance s’arrête et les noms s’effacent de ses mains. Elle meurt le 29 janvier 1665, trois mois avant Surin, et sa tête momifiée est placée dans un reliquaire en vue d’une béatification qui n’est jamais venue. Dans sa notice de 2014 pour la SIEFAR, Nicole Pellegrin fait suivre le mot stigmates d’un « auto-infligés ? » entre parenthèses, et aucun témoin connu n’a décrit les lettres en train de se former.

En 1920, l’abbé Henri Brémond, au tome V de son Histoire littéraire du sentiment religieux en France, la jugeait sans appel, « ni sa famille, ni son couvent, ni ses relations mondaines, ni le prêtre qu’elle a vu conduire au bûcher, rien ne l’intéresse qu’elle-même ». Antoinette Gimaret a lu en 2011 dans la même autobiographie une femme qui, en reprenant à son compte un genre réservé aux exorcistes, retrouvait sa propre voix face aux autorités ecclésiastiques et aux historiens qui avaient jusque-là raconté sa possession à sa place.

Pour aller plus loin

L’affaire de Loudun se lit à côté de l’affaire des poisons, qui ramène un demi-siècle plus tard la magie devant les juges du roi dans un tout autre registre. Elle croise aussi le démantèlement des places protestantes après la paix d’Alès, et l’histoire de la Gazette de Théophraste Renaudot, premier diffuseur de la version officielle de la mort du curé.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Recueil de pièces originales du procès d’Urbain Grandier et des Ursulines de Loudun, 1630-1638 Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Français 7619
  2. Arrest de condemnation de mort contre maistre Urbain Grandier, prestre, curé de l’eglise de Sainct-Pierre-du-Marché de Loudun… atteint et convaincu du crime de magie…, 1634, lieu et imprimeur ; exemplaire numérisé Bibliothèque nationale de France, Gallica
  3. [Des Niau], La Véritable Histoire des diables de Loudun, de la possession des religieuses ursulines et de la condamnation d’Urbain Grandier, par un témoin, Poitiers, J. Thoreau et la veuve Ménier, 1634 ; consultée dans la traduction d’Edmund Goldsmid, The History of the Devils of Loudun, Édimbourg, impression privée, 1887-1888, 275 exemplaires sur petit papier et 75 sur grand papier Wellcome Collection
Voir les 34 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Antoine Denesde, « Journal d’Antoine Denesde, marchand ferron à Poitiers, et de Marie Barré, sa femme (1628-1687) », éd. E. Bricauld de Verneuil, Archives historiques du Poitou, t. XV, 1885, p. 19, entrée du 16 août 1633 passage cité d’après la notice de Nicole Pellegrin (SIEFAR)
  2. Factum pour maistre Urbain Grandier, prestre curé de l’eglise S. Pierre du Marché de Loudun, & l’un des chanoines en l’eglise Saincte Croix dudit lieu, s.l.n.d. [1634], in-4°, 12 p. exemplaire non localisé dans les catalogues consultés
  3. Procès-verbal de la séance d’exorcisme du 23 juin 1634, église Sainte-Croix de Loudun, présentation des pactes à Grandier reproduit dans Alexandre Dumas, « Urbain Grandier », Crimes célèbres, t. IV, Paris, 1840
  4. Évangile selon saint Jean, 8, 44, le diable « père du mensonge »
  5. La Gazette, livraison du 26 août 1634, annonce de la mort d’Urbain Grandier Paris, Bureau d’adresse de Théophraste Renaudot ; mention relevée dans l’exposition du musée Charbonneau-Lassay
  6. [Nicolas Aubin], Histoire des diables de Loudun, Amsterdam, Abraham Wolfgang, 1693, in-12, 19,92 feuilles Short-Title Catalogue Netherlands, notice 102951926
  7. The Cheats and Illusions of Romish Priests and Exorcists. Discover’d in the History of the Devils of Loudun, Londres, W. Turner et R. Bassett, 1703, traduction de l’ouvrage précédent English Short Title Catalogue, T111685
  8. Histoire des diables de Loudun, ou de la possession des religieuses ursulines… / Cruels effets de la vengeance du cardinal de Richelieu, Amsterdam, aux dépens de la Compagnie, 1737 Wellcome Collection
  9. Gravure de l’exécution d’Urbain Grandier, le condamné nu, assis sur une chaise, le cou attaché musée Charbonneau-Lassay, Loudun, numéro d’inventaire
  10. « Histoire de la possession de la Mère Jeanne des Anges, de la maison de Coze, supérieure des religi[euses ursulines de Loudun] », manuscrit, et copie par André Salmon Bibliothèque municipale de Tours, Ms. 1197 et Ms. 1198, état actuel
  11. Sœur Jeanne des Anges, supérieure des Ursulines de Loudun (XVIIᵉ siècle). Autobiographie d’une hystérique possédée, d’après le manuscrit inédit de la bibliothèque de Tours, éd. Gabriel Legué et Georges Gilles de la Tourette, préface de J.-M. Charcot, Paris, aux bureaux du Progrès médical, 1886 exemplaire de l’université de Toronto, Internet Archive
  12. Jeanne de Chantal, lettre d’Annecy du 18 juillet 1638 au commandeur de Sillery, Correspondance, t. V, Paris, 1993, p. 590 Éditions du Cerf
  13. Jean-Joseph Surin, lettre de Bordeaux du 18 août 1661 à Jeanne des Anges, Correspondance, éd. Michel de Certeau, Paris, 1966, lettre 404, p. 1205 Desclée de Brouwer

Bibliographie

  1. Michel de Certeau, La Possession de Loudun, Paris, 1970, 347 p., coll. « Archives », n° 37 – Julliard ; nouvelle édition revue par Luce Giard, Paris, 2005, coll. « Folio Histoire » Gallimard
  2. Robert Rapley, A Case of Witchcraft : The Trial of Urbain Grandier, Montréal et Kingston, 1998, 277 p., ISBN 0-7735-1716-2 McGill-Queen’s University Press
  3. Antoinette Gimaret, « L’Autobiographie de Jeanne des Anges (1644) : histoire d’une âme ou réécriture d’une affaire de possession ? », Études Épistémè 19, 2011, p. 22-49, DOI 10,4000/episteme.626 Études Épistémèhttps://doi.org/10.4000/episteme.626
  4. Frank Paul Bowman, « From History to Hysteria : Nineteenth-Century Discourse on Loudun », chap. 6 de French Romanticism : Intertextual and Interdisciplinary Readings, Baltimore, 1990, p. 120-121 Johns Hopkins University Press
  5. Henri Brémond, Histoire littéraire du sentiment religieux en France, t. V, La Conquête mystique, Paris, 1920, p. 178-251 Bloud et Gay
  6. Aldous Huxley, The Devils of Loudun, New York, 1952 Harper & Brothers

Sources en ligne

  1. « Recueil de pièces originales du procès d’Urbain Grandier et des Ursulines de Loudun. (1630-1638). Français 7619 » Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10023456k
  2. « Arrest de condemnation de mort contre maistre Urbain Grandier, prestre, curé de l’eglise de Sainct-Pierre-du-Marché de Loudun… » Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k84862b
  3. « Urbain Grandier, de la lumière aux ténèbres - Exposition virtuelle » Alienor.org, Conseil des musées, avec le musée Charbonneau-Lassay de Loudunhttps://www.alienor.org/publications/2167-urbain-grandier-de-la-lumiere-aux-tenebres
  4. « Alienor.org, exposition virtuelle, Urbain Grandier : de la lumière aux ténèbres », section « La grande histoire des Possédées » et documents du musée Charbonneau-Lassay Alienor.orghttps://archives.alienor.org/publications/urbain-grandier/affaire.htm
  5. « Jeanne de Belcier », notice de Nicole Pellegrin, 2014 Société internationale pour l’étude des femmes de l’Ancien Régime (SIEFAR)https://siefar.org/gb/personnage/jeanne-de-belcier/
  6. « LOUDUN PROCÈS DE », article de Michel de Certeau Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/encyclopedie/proces-de-loudun/
  7. « Manuscrits de la bibliothèque municipale de Tours », Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France, t. XXXVII, Tours, seconde partie, par M. Collon, 1905 Catalogue collectif de France, Bibliothèque nationale de Francehttps://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark:/16871/005FRCGMBPF-372616101-01b
  8. « Short-Title Catalogue Netherlands », notice 102951926, Histoire des diables de Loudun, Amsterdam, A. Wolfgang, 1693 CERLhttps://data.cerl.org/stcn/102951926
  9. « The cheats and illusions of Romish priests and exorcists… » The Grub Street Projecthttps://www.grubstreetproject.net/publications/T111685
  10. « Histoire des diables de Loudun… / Cruels effets de la vengeance du cardinal de Richelieu », édition de 1737 Wellcome Collectionhttps://wellcomecollection.org/works/hrermrey
  11. « The history of the devils of Loudun ; the alleged possession of the Ursuline nuns, and the trial and execution of Urbain Grandier, told by an eye-witness » Wellcome Collectionhttps://wellcomecollection.org/works/v4gfua6c
  12. « Soeur Jeanne des Anges, supérieure des Ursulines de Loudun, XVIIe siècle : autobiographie d’une hystérique possédée, d’après le manuscrit inédit de la bibliothèque de Tours » Internet Archivehttps://archive.org/details/soeurjeannedesan00jean
  13. « The Possession at Loudun », traduction de Michael B. Smith, présentation de l’ouvrage de Michel de Certeau University of Chicago Presshttps://press.uchicago.edu/ucp/books/book/chicago/P/bo3626714.html
  14. « A Case of Witchcraft : The Trial of Urbain Grandier », compte rendu de Leonard Adams Canadian Book Review Annual Online, université de Torontohttps://cbra.library.utoronto.ca/items/show/3138
  15. « L’Autobiographie de Jeanne des Anges (1644) : histoire d’une âme ou réécriture d’une affaire de possession ? » Études Épistémè, OpenEditionhttps://doi.org/10.4000/episteme.626
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